Pensée du mercredi 7 décembre 2011.


« Avoir trop de choses hétéroclites dans la tête, vouloir
atteindre plusieurs buts à la fois, être tiraillé dans toutes
les directions, voilà le meilleur moyen de perdre ses forces.
Réfléchissez-y bien et décidez-vous à vous concentrer sur une
seule idée, un seul désir : toutes vos énergies seront ainsi
orientées vers ce but et vous développerez une puissance
fantastique.
Quand un pays est en guerre, s’il doit envoyer son armée dans
toutes les directions, sur tous les fronts, il disperse ses
forces et elles ne sont plus aussi efficaces que si elles
étaient concentrées au même endroit. C’est tellement
évident et facile à comprendre ! Prenez une loupe et
concentrez les rayons du soleil en un point : vous pouvez tout
enflammer. Mais si les rayons sont dispersés, même si vous
tenez la loupe pendant plusieurs années, rien ne se produira.
Seule la concentration, que ce soit celle du feu, de la lumière,
de la pensée, du sentiment, de l’action, donne la véritable
puissance. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Quand la CIA finançait les Frères musulmans – Le Point


Les services secrets américains ont longtemps soutenu la confrérie, née en 1928 en Égypte.

Saïd Ramadan, mort à Genève en 1995, fondateur des Frères musulmans et père de Hani et Tariq Ramadan.

Saïd Ramadan, mort à Genève en 1995, fondateur des Frères musulmans et père de Hani et Tariq Ramadan

De notre correspondant à Genève,

Le fonds E 4320, conservé aux archives fédérales à Berne, concerne Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan el-Banna, fondateur des Frères musulmans égyptiens. Poursuivi par le régime nassérien, réfugié en Suisse en 1959, Saïd Ramadan a créé le Centre islamique de Genève, le premier institut de ce genre en Europe. Il est par ailleurs l’un des fondateurs de la Ligue islamique mondiale inspirée par les Saoudiens. Une note confidentielle des services secrets suisses datant du 17 août 1966 évoque la « sympathie » de la BUPO, la police fédérale sur la protection de l’État, pour Saïd Ramadan. Elle ajoute : « Il est très certainement en excellents termes avec les Anglais et les Américains. »

Un autre document, daté du 5 juillet 1967, se montre encore plus précis. Saïd Ramadan est présenté comme un « agent d’information des Anglais et des Américains. De plus, je crois savoir qu’il a rendu des services – sur le plan d’informations – à la BUPO. » Toujours est-il qu’une réunion, présidée par le chef du service du Ministère public fédéral, du 3 juillet 1967, décide d’accorder un permis de séjour à Saïd Ramadan, alors que ce dernier aurait dû être expulsé le 31 janvier 1967. Les raisons de cette tolérance ? La possibilité « que les amis de Saïd Ramadan prennent le pouvoir dans les mois à venir dans l’un ou l’autre État aujourd’hui qualifié de progressiste ou socialiste ».

Saïd Ramadan et le président américain

Ces documents déclassés vont dans le même sens que l’ouvrage publié en septembre dernier par le journaliste américain Ian Johnson, lauréat du prix Pulitzer, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident (*), on découvre que les Allemands, pendant la Seconde Guerre mondiale, ont utilisé les Tchétchènes, les Kazakhs, les Ouzbeks, les musulmans vivant en URSS contre les communistes athées. Les Américains ont ensuite pris le relais, soutenant les islamistes contre le bloc communiste et ses satellites. En juillet 1953, une délégation de musulmans est invitée aux États-Unis, et reçue à la Maison-Blanche, parmi eux Saïd Ramadan.

Le 28 octobre dernier, dans un article intitulé « Le rôle mobilisateur de Saïd Ramadan », le site francophone Oumma.com montre la photo du président Dwight Eisenhower entouré des membres de la délégation. Saïd Ramadan est à sa droite. Le président américain estime que, dans ses relations avec les dirigeants arabes, « notre foi en Dieu devrait nous donner un objectif commun : la lutte contre le communisme et son athéisme », relève Ian Johnson. Quelques années plus tard, Saïd Ramadan, réfugié en Europe, traite avec Bob Dreher, un agent de la CIA installé à Munich.

Une thèse sur la charia

Saïd Ramadan vient d’obtenir en 1959 un doctorat en droit de l’université de Cologne pour sa thèse La charia, le droit islamique, son envergure et son équité. Il brûle d’envie d’étendre son influence à l’Europe entière. « Installé à Genève, il considérait Munich, à une journée de route de son domicile, comme l’endroit idéal où établir une sorte de base avancée », lit-on dans Une mosquée à Munich. La CIA finançait-elle directement Saïd Ramadan et les Frères musulmans en Europe ?

Ian Johnson reste prudent, dans la mesure où une partie des archives de l’agence de renseignements ne peut être consultée. « Tout indique que Dreher et l’Amcomlib eurent recours aux moyens financiers et politiques à leur disposition pour donner un coup de pouce au principal représentant des Frères musulmans en Europe », écrit-il. L’Amcomlib, ou American Committee for Liberation from Bolshevism, était un faux nez des services américains.

Il roulait en Cadillac

René Naba, ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’AFP, penche davantage pour une sous-traitance par la Jordanie et l’Arabie saoudite. Pour preuve, Saïd Ramadan, de nationalité égyptienne, voyageait à cette époque avec un passeport diplomatique jordanien. Apparemment, le gendre d’Hassan el-Banna ne manquait pas de subsides, Une mosquée à Munich raconte ainsi qu’il roulait en Cadillac…

Décédé en 1995 à Genève, Saïd Ramadan est notamment le père de l’islamologue Tariq Ramadan, et de Hani Ramadan, qui lui a succédé à la tête du Centre islamique de Genève. Interrogé sur les liens éventuels de son père avec les services secrets américains et européens, ce dernier n’a pas souhaité nous répondre.

(*) Ian Johnson, Une mosquée à Munich. Les nazis, la CIA et la montée des Frères musulmans en Occident, JC Lattès

Faut-il abolir la prostitution ? – Le Point


« Une société sans prostitution » : c’est l’objectif-phare d’une proposition de résolution qui sera discutée le 6 décembre à l’Assemblée nationale.

Une prostituée rue Saint-Denis à Paris en janvier 2011.

Une prostituée rue Saint-Denis à Paris en janvier 2011.© Loïc Venance / AFP

Par

« Le plus vieux métier du monde » n’a plus de métier que le nom. Selon la Fondation Scelles, qui lutte pour le respect de la dignité humaine, plus de 80 % des entreprises du sexe sont contrôlées, financées ou soutenues par le crime organisé, alimentant une véritable industrie planétaire. L’envers du décor, c’est la violence physique et psychologique exercée contre celles dont les corps font prospérer les réseaux. Il est donc temps, pour les auteurs de la résolution qui sera débattue à l’Assemblée nationale le 6 décembre, de réaffirmer la position « abolitionniste » de la France marquée notamment par la loi Marthe Richard et la fermeture des maisons closes en 1946. « L’objectif n’est pas de réprimer la prostitution, mais d’aller vers un monde sans prostitution », explique la députée PS Danielle Bousquet, qui a présidé la mission parlementaire contre la prostitution. « Il faut donner à ces femmes le droit de ne pas se prostituer. »

Le projet, signé par tous les responsables des groupes politiques présents à l’Assemblée nationale, s’appuie sur un rapport d’information de la commission des Lois publié en avril 2011. Celui-ci dresse un bilan sans concession sur la réalité de la prostitution en France, et souligne notamment « l’emprise croissante des réseaux de traite ». Sur les 20 000 personnes prostituées recensées en France (contre 400 000 en Espagne ou en Allemagne), près de 90 % sont d’origine étrangère (Roumanie, Bulgarie, Nigeria et Chine principalement), pour la plupart victimes de la traite et du trafic illicite d’êtres humains. Le renforcement de la lutte contre le proxénétisme et les réseaux criminels fait partie des trois axes de la résolution soumise au vote des députés, avec la responsabilisation du client et la réaffirmation que la prostitution n’est pas un « métier ».

600 procès de proxénètes liés au crime organisé

La France dispose de la législation la plus répressive d’Europe, parce qu’elle englobe toutes les formes d’exploitation sexuelle, allant du proxénète qui incite une personne à se prostituer aux établissements qui hébergent les trafics en passant par le racolage en ligne. Le fait « d’aider, d’assister ou de protéger la prostitution d’autrui de quelque manière que ce soit, d’en tirer profit (…), d’entraîner une personne en vue de la prostitution (…) » est puni de 7 ans de prison (article 225-5 du Code pénal), les peines pouvant aller jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité si le proxénétisme s’accompagne d’actes de torture ou de barbarie.

« La lutte vise toutes les formes de proxénétisme et de traite, avec pour priorité le proxénétisme violent, exercé par des réseaux albanais, bulgares et roumains installés en France. Certains ont été démantelés et ont subi de très lourdes peines, ce qui a eu un effet dissuasif, puisqu’une bonne partie de ces réseaux se sont détournés vers d’autres pays européens », souligne Véronique Degermann, vice-procureur au tribunal de grande instance de Paris. Sur les quelque 1 000 procès annuels de proxénètes condamnés par an, 600 sont liés au crime organisé. « Cette criminalité procède du recrutement, dans des pays de l’est de l’Europe, de femmes que l’on trompe en leur faisant espérer un emploi rémunéré en France », expliquait pour sa part Marie-Louise Desgrange, conseillère à la Cour de cassation, à l’occasion d’un colloque qui s’est tenu à Paris en 2010. « Cela s’accompagne de représailles sur leur famille pour le paiement du voyage, de menaces d’actes de violence physique sur les femmes avec un contrôle rigoureux de leur travail et de leurs ressources qui leur sont prélevées souvent avec violence par des membres de l’organisation chargés sur place de recueillir l’argent et de le reverser aux proxénètes. »

Sans les consommateurs, l’industrie de la prostitution ne serait pas aussi lucrative. D’où l’idée de responsabiliser le client qui encourage indirectement le trafic d’êtres humains aux fins d’exploitation sexuelle.

Sanctionner ou dénoncer le client

Le client, c’est celui dont on ne parle jamais. Pourtant, sans lui, « la prostitution et la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle n’existeraient pas », souligne le rapport d’information sur la prostitution. Environ un homme sur huit (12,6 %) a déjà eu recours à une prestation sexuelle tarifée, un pourcentage se situant dans la moyenne des pays européens. Plus des deux tiers vivent ou ont vécu en couple, et plus de 50 % sont pères de famille.

Véritable laboratoire en la matière, la Suède a été le premier pays, en 1999, à condamner pénalement l’achat de services sexuels, le responsable risquant une amende et 6 mois d’emprisonnement, et ce, quels que soient le mode de paiement utilisé (argent liquide, alcool, drogue…) et le lieu de la prestation (domicile, rue…). En dix ans, un peu plus de 650 personnes ont été sanctionnées, et ce, malgré les faibles moyens consacrés à la recherche des auteurs. Mais le véritable effet de la loi est ailleurs : la prostitution de rue a été divisée par deux, passant de 800 à 400 personnes environ. Et le nombre des prostituées a chuté de 2 500 à 1 500 en dix ans. La traite des personnes à des fins d’exploitation sexuelle est également en nette diminution.

Effet dissuasif

D’autres pays ont rebondi sur ce mouvement en renforçant leur système répressif. Une loi norvégienne de 2008 pénalise l’achat de services sexuels, puni de six mois de prison et d’une amende. Cette loi s’applique non seulement aux personnes domiciliées en Norvège, mais aussi aux actes commis par des Norvégiens à l’étranger. Une loi finlandaise de 2006 punit le client d’une prostituée si celle-ci est victime de traite. En Angleterre, le Policing and Crime Act du 1er avril 2010 sanctionne d’une amende de 1 000 livres l’achat d’un acte sexuel, dès lors que les personnes prostituées sont « sous la contrainte » (d’un réseau par exemple) ou « sous le contrôle d’un proxénète ». Mais l’effet dissuasif ne s’arrête pas là : leur nom peut être mentionné dans les journaux. Le fait d’ignorer que la personne prostituée était forcée n’est pas un argument de défense. Une loi anglaise plus ancienne sanctionne par ailleurs le kerb crawling (« drague motorisée »), consistant, pour le conducteur d’un véhicule à moteur, à accoster une femme pour lui proposer l’achat de ses services. Il risque une amende de 1 000 livres ou un retrait de permis. 


En France, ce n’est que depuis 2002 que la loi pénale sanctionne les clients au travers de la prostitution des mineurs et des personnes d’une particulière vulnérabilité (maladie, infirmité…). La résolution propose de responsabiliser le client dont la demande perpétue l’exploitation de la prostitution. « La marchandisation du corps génère des profits considérables pour un investissement minime, souligne le président de la Fondation Scelles et avocat général à la Cour de cassation, Yves Charpenel. Une prostituée rapporte annuellement entre 100 000 et 150 000 euros net d’impôts, et la prostitution génère en France un chiffre d’affaires annuel de 3 milliards d’euros. »

Baudelaire ou le « cimeterre » pince-sans-rire – Histoire de France. Le Blog La France pittoresque


D’après « Curiosités sur Baudelaire », paru en 1912

 

Dans la Revue des curiosités révolutionnaires, Georges Barral rapporte que Baudelaire lui exposa l’étymologie de son nom, ne venant pas du tout de bel ou beau mais de band ou bald. « Mon nom est terrible, continua- t-il. En effet, le badelaire était un sabre à lame courte et large, au tranchant convexe, à la pointe tournée vers le dos de l’arme. C’était une sorte de cimeterre musulman, rectiligne au lieu d’être courbe. Introduit en France à la suite des Croisades, il fut employé à Paris jusque vers 1560, comme arme d’exécution.

 

« Il y a quelques années, en 1861, on a retrouvé lors des fouilles exécutées près du Pont-au-Change, le badelaire qui servit au bourreau du Grand Châtelet, au cours du XIIe siècle. On l’a déposé au musée de Cluny. Voyez-le. Son aspect est terrifiant. Je frémis en pensant que le profil de mon visage se rapproche du profil de ce badelaire. »

 

– Mais votre nom est Baudelaire, répliqua Barral, et non pas Badelaire.

– Badelaire, Baudelaire par corruption. C’est la même chose.

– Pas du tout, votre nom vient de Baud (gai), Baudiment (gaiment), s’ébaudir (se réjouir). Vous êtes bon et gai.

– Non, non, je suis méchant et triste, conclut Baudelaire.

 

Le poète entrait dans les églises vers la fin de la journée et se prosternait devant l’autel, donnait les signes extérieurs de la piété la plus vive. Lorsque l’heure de la fermeture approchait, le bedeau, n’osant troubler un homme si pieux, l’avertissait par des « hum » discrets ; puis, lassé, finissait par lui toucher l’épaule : « Monsieur… on ferme… » Après se l’être fait répéter plusieurs fois, Baudelaire se levait, disant d’un ton

cafard : « Mon frère, lorsqu’oubliant cette vallée de larmes, je m’abreuve aux sources de la volupté céleste… » puis changeant de ton : « Je n’aime pas qu’on m’… » Et il s’éloignait laissant le bedeau stupéfait.

 

Lorsqu’il se présenta à l’Académie française, il avait quarante ans et avait publié les Fleurs du Mal. Or, le titre seul de son volume lui fit un tort considérable et lui valut d’être reçu fraîchement. L’un des Immortels, au cours de sa visite, lui déclara tout net : « Ah ! si vous aviez écrit les Fleurs du Bien ! » Baudelaire, toujours pince-sans-rire, répondit alors :

 

– Mais, j’ai publié un livre sous ce titre qui est une mordante réplique à mon premier volume.

– Ah ! s’intéressa l’académicien, et quand cela ?

– Mais, en 1858, sous le pseudonyme de Henry Bordeaux.

 

L’académicien balbutia, ne promit rien, mais fut aimable. Baudelaire n’avait d’ailleurs pas menti. En 1858, un nommé Henry Bordeaux avait écrit les Fleurs du Bien. Il faut être un bien grand érudit pour s’en souvenir aujourd’hui.

 

Illustration : Charles Baudelaire

Les Allemand(e)s sont… | Slate


Convergence franco-allemande oblige, voici dix idées reçues sur nos voisins d’outre-Rhin.

Fête de la bière à Munich en 2009.  REUTERS/Michaela Rehle

 Fête de la bière à Munich en 2009. REUTERS/Michaela Rehle –

Plus que jamais en ces temps de crise de l’euro, la référence à nos partenaires d’outre-Rhin est d’actualité. Pour les encenser ou les décrier, ils ne laissent pas indifférents: on parle de «convergence avec l’Allemagne», de FrançAllemagne, de modèle allemand,de bismarckisation de l’Europe, de germanophobie…

Mais nous les connaissons bien mal, ces cousins germains. La preuve, on ne parle d’eux qu’à coup d’idées fausses, de préjugés, ou de blagues pas toujours bien fines. La preuve, voici dix idées reçues sur nos voisins qui sont souvent parfois à côté de la plaque.

Ils ne boivent que de la bière

Les Allemands comptent parmi les plus grands buveurs de bière d’Europe, avec une moyenne de 102 litres consommés par habitant en 2010. C’est beaucoup face aux 30 petits litres consommés par les Français, mais outre-Rhin la bière fait partie du patrimoine, avec près de 1.300 brasseries et une fête de la Bière mondialement célèbre. Mais les Allemands raffolent aussi du vin, à l’instar du blanc mousseux Sekt, le «champagne» national à moins de cinq euros la bouteille. La consommation de bière est en baisse, alors que celle du vin se porte bien. L’Allemagne est d’ailleurs le premier acheteur mondial de vin français.

Ils sont ultra-ponctuels

La ponctualité fait partie des valeurs les plus appréciées outre-Rhin, en particulier par les patrons, dont le tiers se déclarent prêts à licencier un employé s’il arrive deux ou trois fois en retard. Mais les Allemands sont bien plus tolérants dans la sphère privée: plus de la moitié trouvent acceptable qu’un ami soit en retard d’un quart d’heure. Les retardataires qui agacent le plus les Allemands sont les trains: un sur trois serait en retard, selon une étude récente de la fondation Warentest contestée par la Deutsche Bahn, qui soutient que les retards ne concernent qu’un train sur dix. Bref, on se croirait à la SNCF…

Ils aiment l’ordre

Certainement le moins cliché des clichés. Grande vertu prussienne, l’ordre («Ordnung») occupe une grande place dans la société mais aussi dans la langue allemande. «D’accord» se dit littéralement «en ordre» en allemand; «tout est pour le mieux» est un «tout est dans le meilleur ordre», «entendu!» vaut pour «c’est en ordre!»; et pour savoir si «tout va bien», on demande naturellement si «tout est en ordre».

Pour beaucoup d’Allemands, jeter un papier sur le trottoir ou traverser au feu rouge est une véritable incivilité. Les villes sont d’ailleurs quadrillées par des Ordnungsämte(services d’ordre) qui verbalisent ceux qui roulent en vélo hors de la piste où écrasent leur mégot par terre. Le cliché s’effondre pourtant quand on observe quelques minutes un carrefour à Berlin, tant les rues sont sales et les piétons indisciplinés.

Ils s’habillent en costumes traditionnels

Ce cliché-là tient de l’image d’Épinal: un couple d’Allemands rieurs posant sur un paysage verdoyant de Bavière. Monsieur porte fièrement le Lederhose (la «culotte de cuir» comme on l’appelle chez nous), avec bretelles brodées d’Edelweiss tendues sur son ventre replet, grandes chaussettes de laine et chapeau de chasseur montagnard.

Madame a un décolleté si vertigineux qu’on oublierait presque d’admirer ses nattes blondes: elle arbore la «dirndl», une robe avec corset lacé, blouse blanche et tablier paysan. Ces costumes n’ont pourtant rien de traditionnel. La dirdnl et ses imprimés colorés ne sont en vérité qu’un fantasme de bourgeoises qui jouaient aux paysannes pendant leurs vacances dans les Alpes à la fin du XIXe, rappelle le SZ Magazin.

Si plusieurs personnalités politiques bavaroises s’affichent publiquement en bretelles ou en corsages, il n’en est rien dans le reste de l’Allemagne, où ces tenues sont perçues comme ringardes et conservatrices. Ce qui n’a pas empêché le musée Madame Tussauds Berlin, pour rire, d’affubler d’une dirndl le mannequin à l’effigie d’Angela Merkel l’été dernier.

Ils sont tous naturistes

Un Allemand sur sept se rend aujourd’hui régulièrement sur une plage estampillée FFK («Frei Körper Kultur», la culture du corps libre). Un chiffre énorme par rapport aux 500.000 Français qui osent tomber le maillot. Ce mouvement né à la fin du XIXe siècle est devenu un phénomène de masse en Allemagne dans les années 1970, en particulier en ex-RDA.

Boudé par les jeunes, le naturisme est aujourd’hui en perte de vitesse, la majorité des membres de la FFK ayant désormais la cinquantaine. Même la direction de l’Englischer Garten, à Munich, étape-phare des touristes amateurs de fessiers germaniques, se plaint depuis quelques années de voir partir les naturistes qui s’étalent par milliers sur les pelouses du parc.

Les Allemandes ne sont pas sexy

Elles ne se rasent pas, ne se maquillent pas, ne portent pas de soutien-gorge, s’habillent mal et se promènent en Birkenstock. Voilà pour le charmant portrait hérité des années 1970, quand les féministes allemandes crachaient sur la coquetterie. La décennie suivante, l’ingénue Nena enfonçait le clou en dévoilant ses aisselles fournies sur scène.

La jeune Allemande d’aujourd’hui, comme la Française ou l’Espagnole, est épilée de près, s’habille chez H&M et sort rarement sans maquillage. A la différence qu’elle n’a pas envie de souffrir pour être belle. Un seul mot d’ordre: le confort. Au placard donc, les talons. Plus arty que sexy, la Berlinoise branchée aime le vintage, les grosses lunettes et les mini-shorts de chez American Apparel.

Les Allemands ne savent pas draguer les filles

Pour celles qui en ont assez de se faire siffler ou aborder à chaque coin de rue, l’Allemagne est un vrai paradis, où l’on peut se balader à toute heure du jour et de la nuit dans une paix royale. Le revers de la médaille, c’est que si l’on tombe amoureuse d’un Allemand, il faudra bien souvent être patiente. Commede nombreuses études, livres, articles de presse et même chansonle démontrent, les timides mâles allemands souffrent d’une grande peur du râteau. La faute dit-on aux féministes, la virulente Alice Schwarzeren tête.

Mais comme dit le proverbe: «Stille Wasser sind tief» («les eaux calmes sont profondes»). A mille lieux du Français superficiel aux formules toutes faites, maintes fois éprouvées et souvent ridicules, l’Allemand, quand il s’aventure à faire un compliment, vous a ouvert son cœur.

Ils sont radins

«Moins cher!», «La meilleure qualité au meilleur prix», «Plus radin, plus malin!»: tous ces slogans incitant à crisper les doigts sur son porte-monnaie viennent d’Allemagne, berceau européen du hard-discount. Les Allemands économisent sur la nourriture, mais s’avèrent dépensiers quand il s’agit de s’équiper en produits informatiques ou de s’habiller. De nombreux Allemands ont par ailleurs la choquante habitude de payer séparément après un resto romantique, sans que cela provoque un malaise chez leur partenaire. Au contraire, elles se trouvent chanceuses de ne pas être avec un macho. Voir ci-dessus.

Ils ne mangent que des saucisses

Il y a la «Wiener Würstchen», que l’on fait bouillir comme la saucisse de Strasbourg, la «Bratwurst», que l’on déguste grillée avec un «Brötchen» (petit pain), ou encore la berlinoise «Currywurst», servie sous un déluge de ketchup et de curry en poudre. Un régal pour seulement neuf Allemands sur dix. 9% d’entre eux sont en effet végétariens, un des plus hauts taux d’Europe, contre seulement 2% de Français.

Ils sont nazis

Que ce soit dans Indiana Jones, Un pont trop loin ou plus récemment dans Inglorious Basterds, les acteurs de cinéma allemands semblent englués à jamais dans le sale rôle du nazi ou de l’ex-nazi faussement repenti. Dans la vraie vie, 66 après la fin de la Seconde Guerre, le nombre de néonazis est estimé à plus de 20.000 personnes dans le pays. Le parti d’extrême droite NPD —qui a la même devise que le gouvernement de Vichy,«travail, famille, patrie», est en léger recul: il comptait 6.800 adhérents en 2009, soit 200 de moins que l’année précédente.

Annabelle Georgen

Baaba Maal, la nouvelle conscience politique du Sénégal | Slate Afrique


Le numéro trois de la chanson sénégalaise veut donner une dimension plus politique à sa carrière artistique.

Le chanteur sénégalais Baaba Maal, tous droits réservés.

 

Le chanteur Baaba Maal n’est pas d’un naturel expansif. Il partage une certaine réserve avec un autre grand de la musique sénégalaise, Omar Pène, le chanteur du Super Diamono. Et contrairement à Youssou Ndour, cette star de la musique world ne s’est pas impliquée directement dans la vie politique de son pays. On ne l’a guère entendu, même au moment des émeutes du 23 juin 2011, qui ont contraint le président Abdoulaye Wade à faire marche arrière sur son énième projet de réforme constitutionnelle.

L’enfant peul est devenu un artiste engagé

L’enfant de Podor, une ville du Fouta située au nord du Sénégal, n’en reste pas moins engagé, à sa manière. Ambassadeur des Nations unies, avec d’autres artistes africains, pour un programme de promotion des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), il devait lancer un appel à Dakar, le 30 novembre, à la veille de la journée mondiale de lutte contre le Sida. A trois mois des élections prévues pour février 2012, il veut rappeler à leurs responsabilités les dirigeants du pays —actuels et à venir.

«Il y a des appréhensions, des attentes, dit-il. Je vais faire appel au calme, à la maturité. On va devoir interpeller nos leaders pour avoir des élections propres et respectables, qui ne permettent aucun doute. Celui qui gagnera devra se rendre compte qu’il a des choses à faire pour la santé, l’éducation, l’accès à la technologie pour la jeunesse

Pour Baaba Maal, l’engagement des musiciens relève à la fois de l’évidence et de la tradition. Son propre groupe ne s’appelle-t-il pas Daandé Lenol (La voix du peuple, en pulaar)? Il cite les artistes ivoiriens Tiken Jah Fakoly et Alpha Blondy, mais aussi Bob Marley. Sans oublier «les grands griots des siècles passés qui ont été à certains moments des consciences morales». Partisan du dialogue, il rappelle que l’ancien empire du Mali était basé sur la culture. Et que la Charte du Mandé a posé les premiers jalons de ce qu’on a appelé plus tard les droits de l’homme.

La crise ivoirienne ne lui a pas inspiré de nouvelles chansons, mais plutôt des prières et l’envie de reprendre l’un de ses anciens titres, Dental (l’unité).

Il explique le sens de cette chanson:

«A chaque nouvelle élection, les gens élisent des leaders, qui reviennent chaque fois pour décevoir. Il faut prendre le temps de réfléchir avant d’aller aux urnes, pour savoir qui sont ces gens et quels sont leurs programmes. A chaque élection, la manipulation, la corruption entre en jeu. Au lieu de nous battre les uns contre les autres, il faut mordre la main qui nous tient dans un sac et nous enfonce dans l’eau.»

Son modèle: Nelson Mandela

Baaba Maal dénonce aussi le gouffre entre les politiques et la population. Les responsables n’écoutent pas les deux grands groupes qui sont le moteur d’une société: les jeunes, dit-il, et les femmes. Son modèle? L’ancien prisonnier politique et ancien président sud-africain Nelson Mandela, qu’il a rencontré, lors d’un concert organisé en avril 2001 pour lui rendre hommage à Londres. Il se souvient:

«Nelson Mandela m’a dit que le message des artistes est plus important que celui des politiciens, parce qu’il touche le coeur des gens, dans les bureaux, les cuisines, les supermarchés

Voix unique, Baaba Maal représente un parcours atypique dans la musique du Sénégal. Il a eu son bac très jeune, décroché en candidat libre à la fin de la classe de première.

«Je voulais aller à Dakar rapidement, raconte-t-il, pour soutenir sa mère, qui avait perdu un de mes oncles. Je ne savais pas que la musique m’attendait au coin de la rue

Après six mois à la faculté de lettres, il bifurque vers le conservatoire de Dakar. Il y passera quatre ans, se destinant à un avenir de professeur de musique. Mais ses rencontres le mèneront ailleurs. Lorsqu’il arpente son pays avec le griot Mansour Seck, il rêve d’une carrière à l’intérieur des frontières du Sénégal. Il séjourne ensuite à Paris, où il apprend la musique occidentale au conservatoire, puis à Londres, où il rencontre Chris Blackwell, le producteur d’Island Records —le label de Bob Marley. Sur les rives de la Tamise, il se lie d’amitié avec Peter Gabriel et Bono, le chanteur de U2. Comme Salif Keita et Angélique Kidjo, il enregistre ses premiers disques chez Mango, division d’Island Records et label phare de la musique world.

Aujourd’hui âgé de 58 ans, le chanteur ne nie pas l’influence de son père, un pêcheur qui était aussi muezzin et aimait la musique. A son époque, la vie en société à Podor était une véritable école, rappelle-t-il, non sans une pointe de nostalgie.

«L’éducation venait de partout. On apprenait tout d’une façon détendue et agréable, avec les parents, la famille au sens large, les gens qui revenaient de France et nous racontaient leurs expériences. Rien à voir avec le Sénégal d’aujourd’hui, où la société est devenue plus dure.»

Aux yeux de l’artiste, quelque chose avait déjà changé au Sénégal avant la dévaluation du franc CFA, en 1994. Une manoeuvre monétaire qui a divisé par deux le pouvoir d’achat des Sénégalais, du jour au lendemain. Si la conception traditionnelle de la vie en société s’est effacée, la culture sénégalaise persiste, note le chanteur, avec ce qui fait la marque du pays: les percussions, le sabar (instrument de musique et fête), les baptêmes et autres cérémonies.

Baaba Maal a longtemps été perçu comme le chanteur peul du Sénégal, à cause de ses origines et de son style, musical, ancré dans la tradition.

«On a essayé de me mettre dans ce carcan, mais en réalité, j’ai commencé à chanter en wolof, la langue que l’on parle le plus à Podor et la langue qu’il faut aussi utiliser, si l’on veut se faire comprendre à travers le pays.»

Dans son tube international, African Woman (VIDEO), sorti en 1994, il explique avoir utilisé plusieurs langues, dont l’anglais, pour faire passer son message auprès des cadres et dirigeants de l’Afrique anglophone. Il a fait baigner cette chanson dans une «sauce salsa, la musique cubaine avec laquelle les gens de cette génération ont grandi

«Je suis nomade. Je ne vois pas de frontières entre moi et les autres

Le chanteur se définit comme un artiste ouvert. Il est prêt à composer avec les plus jeunes, comme le rappeur Duggy Tee, avec qui il a signé en avril dernier le titre Fulani.

«Je suis nomade. Je suis Peul. Je ne vois pas de frontières entre moi et les autres.» Dans son groupe, les influences se mélangent, à l’image des différentes ethnies du Sénégal.

«Les Wolofs, qui vivent le long de la côte et à Dakar, ont beaucoup à apporter: le sabar, le tama (petit tambour d’aisselle, ndlr), les percussions en général. De leur côté, les ethnies de l’intérieur du pays ont une tradition musicale qui repose plus sur la mélodie, avec la guitare, la flûte, le violon, le xalam (un luth traditionnel, ndlr). Les deux apports sont très riches, et les musiciens sénégalais l’ont bien compris

Le public de Baaba Maal transcende largement les frontières: il s’étend du Sénégal au Mali, en passant par la Guinée, la Côte d’Ivoire et la diaspora ouest-africaine. Question de génération? Il croit encore et toujours à l’unité africaine. «C’est peut-être utopique», reconnaît-il, mais l’aventure lui paraît possible.

Anne Khady Sé

La religion réformée célèbre le compositeur libanais Naji Hakim


Musique C’est dans la mythique église réformée de Sainte-Anne à Augsburg (Allemagne) et à l’occasion de sa réouverture que s’est déroulée, il y a quelques jours, la création mondiale de la « Augsburger Symphonie » du compositeur et organiste libanais Naji Hakim.

Construite en 1321 par les moines carmélites, l’église Sainte-Anne d’Augsburg acquiert une grande importance au XVIe siècle quand Martin Luther, père de la Réforme, y séjourne lors des négociations avec l’empereur Charles Quint et les catholiques au sujet de ses convictions religieuses. Ce haut lieu de la «nouvelle religion» devient donc la première église évangélique d’Augsburg et elle abrite aujourd’hui la précieuse documentation sur les débuts de la Réforme en Allemagne. Et c’est précisément sur le texte fondateur de la Deutsche Messe de Martin Luther, que l’église Sainte-Anne a commandé au compositeur et organiste libanais mondialement connu, Naji Hakim, une œuvre pour solistes, chœur et orchestre, afin de célébrer avec éclat sa réouverture après plusieurs années de travaux.

«C’est une œuvre gaie, légère et fluide », commente le quotidien Ausburger Allegemeine dans un article rendant compte de cette soirée exceptionnelle, qui s’est déroulée en présence du compositeur. Cette symphonie d’une heure comprend 10 mouvements, elle s’ouvre sur un «Notre Père» «frêle et mystique», s’enchaîne avec de «délicieuses petites surprises et développements harmoniques» et s’achève sur un final très rythmique. Cette œuvre majeure de musique sacrée combine «impressionnisme et sonorités orientales, où chœur et orchestre se répondent en écho dans un très grand raffinement», poursuit le journal allemand.
Naji Hakim est aujourd’hui un organiste et un compositeur reconnu dans le monde entier. Il est lauréat de dix premiers prix internationaux d’orgue et de composition. Il a occupé pendant quinze ans la chaire d’Olivier Messiaen à l’orgue de l’église de la Trinité à Paris. Il donne des concerts à travers toute l’Europe, ainsi qu’au Japon et ses improvisations à l’orgue sont célèbres. Sa grande connaissance du choral luthérien vient de sa pratique assidue de la musique de Jean-Sébastien Bach à l’orgue. Le catalogue de Naji Hakim est très vaste : musique vocale, pour orgue, pour orchestre de chambre, pour orchestre symphonique. Son œuvre est multiple, inspirée par la religion ou par ses racines libanaises. Ainsi son Ouverture libanaise, présentée en création mondiale en 2002 à l’Unesco, existe dans trois versions: pour orgue, pour piano et pour orchestre symphonique.
Il est intéressant de noter et l’on peut en être fier, que l’Allemagne, patrie de la musique savante et foyer de nombreux compositeurs, a fait appel à un compositeur libanais pour célébrer la réouverture d’un haut lieu légendaire de son patrimoine. C’est une preuve supplémentaire de la richesse et de la variété de notre culture, ainsi que de l’universalité de nos talents.
Le Liban, dans toutes ses composantes, au-delà des clivages politiques et communautaires, devrait faire plus souvent appel à la crédibilité et à la renommée de ses fils qui portent son nom à travers le monde.

Source: L’Orient Le Jour

Rester vierge: de plus en plus populaire chez les jeunes – Sexe & Relations – 7s7


On vous en parlait il y a quelques jours: la télé réalité Virgin Diaries va faire parler d’elle. Elle met en scène la vie de jeunes adultes encore vierges. Selon le Centre National des statistiques de la santé, la virginité serait de plus en plus répandue chez les 15-24 ans. 27% des jeunes garçons et 29% des jeunes filles de cet âge disent ne pas avoir encore fait l’amour.

Selon Helen Fisher, anthropologue biologiste et professeur à l’Université de Rutgers, il y a des côtés négatifs à attendre sa première relation sexuelle. « Les adultes de presque 30 ans qui n’ont pas encore fait l’amour n’ont rien appris sur le sexe. Ils n’ont rien appris non plus sur eux-mêmes. Ils ne savent pas comment gérer les autres, pas seulement dans un lit mais dans un processus de séduction. »

Elle précise: « Pour la plupart des gens, c’est étrange de ne pas encore avoir fait l’amour à la fin de la vingtaine. Les gens se demandent: Qu’est-ce qui t’arrive? Le sexe est quelque chose de naturel. C’est un moteur extrêmement puissant et un élément fondamental de la procréation humaine. »

Dé.L.

 

 

06/12/11 08h08

Parmoi.com: Ils se mettent en danger en buvant de la vodka par les yeux


Ils se mettent en danger en buvant de la vodka par les yeux

Alors que le Binge drinking est un fléau chez les jeunes, une nouvelle mode toit aussi dangereuse a fait son apparition: le « eyeballing », qui consiste à verser de l’alcool directement dans l’oeil.

Savez vous que l’on peut ‘boire’ de l’alcool par les yeux ? « L’eyeballing » est en train de se faire connaître chez les adolescents du monde entier. Pour ce faire, on verse tout simplement de l’alcool dans l’oeil, principalement de la vodka. Certains affirment que l’ivresse vient plus vite que par des moyens plus classiques car l’alcool serait absorbé plus vite qu’en passant par l’estomac, rapporte le site Oddity Central. Rien de plus faux, selon les spécialistes, qui expliquent que seule une petite partie de l’alcool rentre vraiment dans le système sanguin par l’oeil.

Ce qui est vrai en revanche, c’est qu’en pratiquant « l’eyeballing », il est très vite possible de devenir aveugle. En versant de l’alcool dans l’oeil, on risque de brûler l’épithélium, une mince couche de peau qui protège l’oeil, ce qui à force peut mener à une infection, des cicatrices ou même la cécité. Un ophtalmologiste est même allé jusqu’à comparer « l’eyeballing » au fait de se verser de la javel dans les yeux !

Le Daily Mail rapporte le cas d’une fille, qui après avoir pratiqué cette dangereuse forme d’absorption d’alcool, se retrouve avec un oeil larmoyant à cause de la vodka qui a traversé l’oeil jusqu’à la cornée. Un spécialiste des yeux lui aurait dit que de futures complications pourrait amener à la cécité, un fait qu’elle reconnaît maintenant comme « terrifiant ». Mais les risques ou la douleur ne sont apparemment rien pour ces jeunes, qui postent par centaines des vidéos sur YouTube, la bouteille de vodka collée à l’oeil.

source: Yahoo.fr

Biberons et tétines des maternités stérilisés avec un produit cancérogène


Biberons et tétines des maternités stérilisés avec un produit cancérogène
mercredi 16 novembre 2011

Xavier Bertrand, ministre en charge de la Santé, a diligenté une enquête conjointe de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) suite à la publication par le Nouvel Observateur d’un article révélant que les biberons et tétines utilisées dans les maternités des hôpitaux français sont stérilisés au moyen d’un produit classé comme cancérogène par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) depuis 1994 .

Une réaction rapide des autorités de santé

 

La réaction du ministre de la Santé n’aura donc pas tardé. Au lendemain de la parution de l’article, le 18 novembre, intitulé « Ces bébés qu’on empoisonne » dans l’hebdomadaire, Xavier Bertrand a décidé de faire la lumière sur ce qu’il qualifie de « dysfonctionnement » de la part des entreprises qui commercialiseraient de tels produits et de la part des établissements qui les auraient achetés. Avant même les conclusions de l’enquête réalisée en lien avec la Direction générale de la concurrence,de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui devront être rendues au plus tard à la fin de l’année, le ministre souhaite que « les biberons, tétines et téterelles stérilisés avec de l’oxyde d’éthylène soient retirés dans les plus brefs délais« .

Le soir même, une réunion demandée par le Ministère organisée sous l’égide du Directeur général de la santé avec les industriels et les directions et agences concernées a permis de prendre plusieurs décisions immédiates :

  • une information immédiate des établissements de santé, par la Direction générale de l’offre de soins, en lien avec les Agences régionales de santé ;

  • le déploiement progressif de solutions alternatives (nourettes, autres biberons à usage unique ou non) permettant dès que possible le retrait des lots incriminés. Les industriels s’engagent par ailleurs à mettre en place immédiatement des cellules dédiées pour répondre à toutes les demandes des établissements de santé dont ils sont les fournisseurs. Une antenne d’appui, sous l’égide de la Direction générale de l’offre de soins, coordonnera au niveau national le dispositif, en lien permanent avec les industriels ;

  • L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) et l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) réaliseront, quant à elles, avant la fin de l’année, les études complémentaires nécessaires.

Par ailleurs, la Direction générale de la santé indique « qu’en l’état des connaissances actuellement disponibles, il ne semble pas que le non-suivi par les industriels de la réglementation puisse avoir des conséquences sanitaires avérées, compte tenu des durées et des doses d’exposition« .

L’oxyde d’éthylène, un produit cancérogène normalement interdit

L’oxyde d’éthylène est une substance utilisée pour la stérilisation de matériel thermosensible ne supportant pas la stérilisation à la vapeur, peut-on lire dans un document du CClin Sud-Est pour le CHU de Lyon. À la fin des années 1970, le ministre de la Santé de l’époque, Jacques Barrot, avait envoyé une circulaire aux préfets et aux administrations centrales leur préconisant de réserver l’usage de l’oxyde d’éthylène pour la stérilisation, si aucun autre moyen n’existe, poursuit l’hebdomadaire. Et ce dernier d’expliquer qu’en effet, à l’époque, des alertes étaient remontées au ministre sur des cas de cancers chez des travailleurs exposés à cette substance.

« Depuis le début des années 1990, les réglementations françaises puis européennes excluent l’oxyde d’éthylène des procédés de stérilisation dès lors qu’il s’agit de « matériaux au contact des denrées alimentaires » (MCDA). Une réglementation qui a été précisée par un arrêté du 9 novembre 1994 selon lequel le « traitement désinfectant » de tous les produits en contact avec des denrées alimentaires (ce qui inclut les tétines, biberons, etc.) doit être dûment « autorisé ». L’oxyde d’éthylène est donc exclu des processus de stérilisation des produits pour nouveau-nés.

Or, d’après le Nouvel Observateur, qui a mené une enquête auprès des hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) et des sociétés auprès desquelles ils se fournissent en biberons, tétines et autres téterelles (embouts en plastique facilitant l’allaitement) ou nourettes (mini-biberons à usage unique), la méthode de stérilisation employée par ces sociétés repose sur l’utilisation de l’oxyde d’éthylène, « comme il est indiqué sans faux-semblant dans leurs documents […]« .

Si l’enquête des journalistes n’a pas permis de connaître le nombre de maternités concernées en France, les chiffres de vente d’un des fournisseurs en biberons, tétines et téterelles de l’AP-HP laisse imaginer l’ampleur des dégâts : le groupe français Cair a ainsi vendu à lui seul 4 millions de tétines et 300 000 téterelles en 2010… Quand on sait que la moitié des nouveau-nés sont nourris au biberon dès leur naissance, cela a de quoi inquiéter les parents.

Après le bisphénol A, on peut donc s’attendre à un nouveau scandale sanitaire portant atteinte à la santé des bébés. Vous pouvez en discuter et faire part de votre opinion sur notre forum.

Amélie Pelletier

Sources

Stérilisation des biberons, tétines et téterelles avec de l’oxyde d’éthylène (cancérogène) ; communiqué du ministère de la Santé, 17 novembre 2011.

– « Ces bébés qu’on empoisonne« , le Nouvel Observateur, 15 novembre 2011 (accessible sur le site de l’hebdomadaire).

– Stérilisation à l’oxyde d’éthylène, CClin sud-Est, mars 2004 (téléchargeable sur Internet).

A la caisse d’un supermarché…véridique…


images drôles C'est là que j'habite.. heuh j'habitais...
 
Vous reconnaîtrez certainement un de ces nombreux enfants rois qui pourrissent la vie de tout le monde à l’école et ailleurs.
Mais que j’aimerais connaitre ce jeune homme génial de 19 ans…
C’est une scène vécue par un lecteur du nouvel obs. Il la raconte au courrier des lecteurs.
Une vieille dame est à la caisse d’une grande surface, où la caissière est occupée à pointer ses achats.
Derrière elle, un « sale gamin » de 9 ou 10 ans pousse le chariot de sa mère dans les pieds de le vieille dame…
Une fois, deux fois, trois fois… La vieille dame se retourne et demande au gamin d’arrêter.
Le gosse continue volontairement, une fois, deux fois, trois fois…
La vieille dame s’en prend alors à la mère:  » Vous ne pouvez pas lui demander d’arrêter, Madame, s’il vous plaît? Votre fils me fait très mal!
Non! dit la mère, ma méthode d’éducation consiste à le laisser faire tout ce qu’il veut, sans interdit, pour qu’il prenne conscience tout seul du tort qu’il fait aux autres. C’est plus efficace. »
Derrière la mère et son fils, un jeune homme de dix-neuf ans attend son tour avec quelques courses à la main, dont un pot de confiture de groseilles rouges. Il dévisse calmement le pot de confiture et le déverse sur la tête de la mère du sale gosse. La mère se retourne furieuse!
Lejeune homme la regarde en riant:
« Voilà, dit-il, moi, j’ai été élevé comme votre fils, je me comporte donc comme je veux! « 
La vieille dame, à l’avant, se retourne et dit à la caissière:
« Le pot de confiture… c’est pour moi »