Pensée du mardi 6 décembre 2011.


« Lorsqu’ils s’adressent à un auditoire, certains êtres sont
traversés par des courants psychiques très puissants qui
agissent magnétiquement sur lui, et souvent on dit de ces êtres
qu’ils sont « inspirés ». Non, pas nécessairement, car
l’essentiel, pour parler d’inspiration, c’est l’origine,
le lieu où elle prend sa source.
Il faut comprendre. Ce n’est pas parce que certains êtres ont
le pouvoir de galvaniser des foules qu’ils sont réellement
inspirés. Combien de fois on a vu cela avec des hommes
politiques ! On ne peut pas nier qu’ils aient un don, mais ce
don n’est souvent que la manifestation de certaines forces et
énergies psychiques de nature très inférieure : des
sentiments ordinaires, des pensées ordinaires et même parfois
véritablement diaboliques, mais qui s’expriment avec une
exceptionnelle intensité. Seulement l’intensité est une chose
et la qualité en est une autre. La véritable inspiration
sous-entend la qualité ; il entre en elle des éléments purs,
subtils, désintéressés. La véritable inspiration a son
origine dans le monde divin. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Égypte : Tariq Ramadan : « Derrière les salafistes, l’Arabie saoudite » – Le Point


Pour l’islamologue, Riyad pousse les intégristes afin de neutraliser les Frères musulmans et les forcer à négocier avec l’armée.

Pour Tariq Ramadan, la fracture entre les courants islamistes pourrait en réalité profiter en premier lieu à l'armée égyptienne.

Pour Tariq Ramadan, la fracture entre les courants islamistes pourrait en réalité profiter en premier lieu à l’armée égyptienne.© Florence Durand / Sipa

Propos recueillis par

Une lutte fratricide. Si la victoire des Frères musulmans au premier tour des législatives égyptiennes ne faisait aucun doute, le score de 24 % obtenu dimanche par les salafistes constitue une véritable surprise qui pourrait changer la donne politique en Égypte. Sur les 56 sièges en jeu au second tour, 22 opposent mardi les islamistes « modérés » du PLJ (Frères musulmans) au parti islamiste radical al-Nour (salafistes). L’issue est pour le moins incertaine. Pour comprendre les dessous du « réveil » salafiste en Égypte, Le Point.fr a interrogé Tariq Ramadan, professeur d’études islamiques contemporaines à Oxford, et auteur de L’islam et le réveil arabe (Presses du Châtelet).

Le Point.fr : Comment expliquez-vous le score important des salafistes en Égypte ?

Tariq Ramadan : Il est primordial de noter le revirement spectaculaire qui a été effectué par les salafistes ces dernières semaines. Il faut savoir que ce courant, qui prêche une vision très littérale du Coran et de la tradition – sans rien contextualiser – affirmait encore il y a quelques mois que la démocratie était anti-islamique, et qu’il ne fallait surtout pas participer aux élections. Il a tout à coup changé. Pendant ces dernière semaines, les salafistes ont joué sur le sentiment populaire. Ils sont extrêmement présents sur le terrain, tiennent beaucoup de mosquées. Ils ont également tiré parti de l’image d’opposant historique qui colle à la peau des Frères musulmans.

Comment expliquer ce revirement ?

Sans doute ont-ils vite saisi que se présentait devant eux une opportunité historique de pouvoir tourner les événements à leur avantage. Alors que ni eux ni les Frères musulmans n’étaient présents au début de la révolution, ils se sont rendu compte que plus le temps passait, plus le référent islamique réapparaissait au sein de la population. Même si sous la dictature, alors qu’il était fortement combattu et nié, il participait toujours aux consciences. Dès le début de la révolution, je faisais remarquer que ceux qui ont aidé la révolution n’étaient pas des islamistes, mais qu’ils restaient des musulmans.

Dès lors, la victoire des Frères musulmans, avec 37 % des voix, n’est-elle pas ternie ?

Il faut savoir que les Frères musulmans avaient volontairement décidé de se limiter à un plafond de 40 % des voix. Leur but : ne pas représenter tout de suite une majorité mais une forte minorité. Il s’agissait d’un calcul stratégique visant à ne pas s’exposer. D’autre part, ils mesuraient déjà les oppositions en leur sein. Ainsi, ils ont décidé de ne pas nommer de représentants dans tout le pays. Tout à coup, les salafistes arrivent et remportent une grosse part du gâteau. Il faut dire qu’ils bénéficient du soutien financier et idéologique de l’Arabie saoudite. En finançant ce mouvement, ils lui donnent la possibilité de s’exprimer sur le terrain. Contrairement à ce que l’on croit, ce ne sont pas 60 % (addition des scores des Frères et des salafistes, NDLR) des islamistes qui gagnent aujourd’hui en Égypte. Il y a une vraie fracture entre les deux courants. Alliés de l’Arabie saoudite, les États-Unis n’ont aucun problème avec le salafisme saoudien – même s’il est très conservateur et va jusqu’à établir des châtiments – dès lors qu’il protège leurs intérêts.

Quel est le but de l’Arabie saoudite ?

Les Saoudiens pourraient créer la division en Égypte afin de neutraliser la force des Frères musulmans. Toute la question est désormais de savoir où vont se positionner les Frères. Vont-ils faire alliance avec les salafistes, en tant que mouvement islamique ? Le souci est que l’idéologie salafiste prônée en Arabie saoudite considère que les Frères musulmans sont sortis de l’islam. De toute manière, une telle alliance islamiste serait synonyme de théocratie, et donc de fin du processus de réformes de type turc ou tunisien. L’autre solution pour les Frères musulmans serait de trouver des alliances dans les autres partis politiques, voire l’armée, qui joue toujours en Égypte un rôle déterminant, et qui n’est sûrement pas prête à laisser le pouvoir. On sait d’ailleurs aujourd’hui que des discussions sont menées entre l’armée et les Frères. On pourrait donc assister à un « deal » entre eux qui pourrait aboutir à la reconnaissance officielle du rôle des Frères musulmans dans la société en échange d’un système politique où l’armée resterait prédominante. Dans les deux cas, les Frères musulmans demeurent coincés. C’est maintenant que l’on va pouvoir mesurer leur véritable capacité de réforme dans leur processus de démocratisation.

Une telle alliance avec l’armée ne va-t-elle pas provoquer de foudres populaires place Tahrir ?

Il faut être clair. Nous n’aurons plus de régime militaire avec le maréchal Tantaoui à sa tête. Le système politique en Égypte va évoluer. La question est de savoir si l’armée sera suffisamment habile pour garder un pouvoir réel. Elle pourrait ainsi propulser une figure civile à la tête du pays, comme Mohammed El Baradei, qu’elle a choisi pour devenir le prochain président. Même s’il demeurait relativement peu connu à son arrivée sur la place Tahrir en début d’année, il bénéficie du soutien des Américains et des jeunes Égyptiens. Dans tous les cas, les chefs actuels de l’armée s’assureront de n’être ni arrêtés, ni condamnés, ni écartés. Cette situation de fracture potentielle entre les courants islamistes pourrait en réalité profiter en premier lieu à l’armée.

N’y a-t-il pas contradiction pour les Saoudiens à soutenir les salafistes alors que leur allié américain finance l’armée égyptienne ?

Justement. Les Saoudiens ne s’engageraient pas à soutenir les salafistes contre les Américains en Égypte. C’est un sujet beaucoup trop sensible et explosif. Le soutien saoudien aux littéralistes pourrait être au contraire le meilleur moyen d’imposer aux Frères musulmans de n’avoir d’autre solution que de négocier avec l’armée.

Comprenez-vous que l’on puisse s’inquiéter en France, comme Jeannette Bougrab, de la montée de l’islamisme en Égypte ?

Il est justifié d’avoir des craintes sur l’avenir. Ce qui est en train de se passer sur le terrain est extrêmement grave. Ce n’est pas un hasard si le mouvement littéraliste salafiste a changé aussi radicalement politiquement. Il place aujourd’hui les forces démocratiques égyptiennes dans une situation très délicate, car il ne laisse d’autre choix aux autres partis politiques que de chercher à repositionner l’armée pour éviter la théocratie. En même temps, il faut aller plus loin que l’analyse simpliste selon laquelle « les islamistes sont tous les mêmes ». Ne pas comprendre les divisions extrêmement profondes et réelles qui existent en Égypte, c’est être aveugle. J’ai une autre question à poser : « Comment se fait-il que la France, qui critique ici et là, n’a aucun problème avec le salafisme saoudien ? » Ses positions doivent être beaucoup plus globales, car l’Arabie saoudite joue aujourd’hui au Moyen-Orient un jeu de division extrêmement dangereux. Il faut se rendre compte que c’est l’allié de l’Occident qui est en train de soutenir les mouvements les plus littéralistes et les plus fermés qui soient.

Comprenez-vous que les jeunes manifestants égyptiens qui manifestaient en janvier place Tahrir estiment que leur Printemps arabe a été volé par l’hiver islamiste ?

Il n’y a jamais eu ni de printemps arabe ni d’hiver islamiste. Les jeunes se sont mobilisés avec l’énergie, la volonté et le courage du changement, sans avoir été toujours équipés politiquement par les enjeux. Il ne suffit pas de faire tomber Moubarak et son régime. Tous les mouvements islamiques n’étaient pas là au début de la résistance. Tous ces jeunes qui sont descendus dans la rue étaient portés par l’espoir du changement. Mais toute personne qui dispose d’un sens politique sait que tout cela peut être récupéré. Ce qui était leur instinct révolutionnaire au départ demeure toujours aujourd’hui. Mais ces soulèvements populaires ne se sont pas achevés en révolution.

Au nom d’Allah | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

La chronique de Nagib Aoun

Au nom d’Allah

lundi, décembre 5, 2011

Après la dictature des potentats, la dictature des islamistes ? Évanouie l’euphorie des premiers mois du printemps arabe, voici venu le temps des interrogations inquiètes, des remises en question, des réadaptations effectuées dans l’urgence.
Dans les pays occidentaux comme dans les États arabes, soudainement sortis de leur frilosité ancestrale, on ne s’était focalisé, dès le départ, que sur l’instant immédiat, sur l’avènement d’une ère nouvelle faite de démocratie réinventée et de liberté.
Des hourras ont accompagné la chute de Ben Ali, de Moubarak et de Kadhafi, des grincements de dents précèdent l’arrivée des islamistes au pouvoir, leur montée en puissance. Et pourtant, dans un pays comme dans l’autre, c’est le verdict des urnes qui a initié le changement, ce sont des élections libres, un mouvement populaire irrépressible qui ont propulsé les mouvances intégristes au-devant de la scène politique, à la tête des instances légales.
Tous ceux qui avaient appelé de leurs vœux l’effondrement des régimes totalitaires seraient malvenus, aujourd’hui, de critiquer les tombeurs des tyrans ou de souhaiter le gel du processus démocratique. Ils ne sont pas sans ignorer ce qu’il en a coûté à l’Algérie d’avoir torpillé les élections qui amenaient les islamistes au pouvoir : une atroce guerre civile et des dizaines de milliers de morts.
Que le « risque intégriste » ait pu être occulté au début du printemps arabe n’enlève rien à la réalité des choses, à l’évidence des faits. Des décennies d’oppression et d’humiliations, « l’embastillage » systématique des islamistes, l’aide énorme que ces mêmes islamistes ont assurée aux couches les plus défavorisées des populations arabes ont créé les conditions idéales à l’engrangement des gains, à la prise de bénéfices le moment venu.
Et pourtant, il est impératif de rappeler que le mouvement contestataire, celui qui a fait tache d’huile dans les pays arabes, a été déclenché par la société civile, laïcs et libéraux réunis, les islamistes se contentant de prendre le train en marche pour le conduire le plus légitimement du monde sur la voie des urnes.
Faut-il avoir peur des islamistes ? Qu’il s’agisse de la Tunisie ou du Maroc, de l’Égypte ou de la Libye, les partis vainqueurs, en l’occurrence les Frères musulmans et les mouvances affiliées, se sont efforcés de rassurer sur leurs intentions et de donner de leur action une image de réelle modération.
Des assurances favorablement accueillies dans les pays occidentaux, quoique de fausses notes et, parfois, des prises de position alarmantes ne cessent d’altérer les déclarations de bonne intention : c’est ainsi qu’en Libye, l’instauration de la charia et de la polygamie est ouvertement évoquée, en Tunisie les mouvances extrémistes descendent dans la rue pour exiger l’application par l’État des strictes règles religieuses, et en Égypte, les salafistes talonnent les Frères musulmans aux élections générales et ne cachent pas leur volonté d’imposer une théocratie où les coptes seraient relégués au rang de citoyens de seconde zone.
Faut-il donc avoir peur des islamistes ? La question est sérieusement posée et il serait irresponsable de l’éluder. Le paradoxe, aujourd’hui, c’est que les démocraties occidentales qu’effrayaient jusqu’à présent les Frères musulmans en sont arrivées, après la chute des dictateurs, à espérer que les anciennes brebis galeuses, devenues soudainement très fréquentables, se résoudront à contrer l’intégrisme radical.
Hier épouvantails, aujourd’hui « blanches colombes », les Frères musulmans ne sont pas sans ignorer que leur statut d’interlocuteur privilégié dépendra largement de la « bonne conduite » qui est attendue d’eux. Une conduite en conformité avec la diversité des courants qui ont constitué le printemps arabe, en adéquation avec la réalité des relations internationales
La planète, ne l’oublions pas, est devenue un grand village. Les idées circulent à une vitesse vertigineuse et les sociétés civiles révèlent chaque jour un peu plus les énormes potentialités dont elles sont détentrices. Les pays musulmans libérés de leurs tyrans ne peuvent évidemment pas vivre en autarcie, coupés des réalités du monde, à moins qu’ils ne deviennent l’otage des extrémistes de tout poil.
Ce serait alors catastrophique, et pour le monde arabe et pour les musulmans, pour le printemps arabe comme pour la démocratie.
On voit déjà Ben Ali et Moubarak ricaner, qui dans son exil, qui dans sa cellule ou sa chambre d’hôpital. Faut-il vraiment faire ce cadeau à Bachar el-Assad, lui qui n’a pas encore fini de plier bagage ?

Un prof donnait de meilleures notes à ses élèves voilées – Belgique – 7s7


Un professeur de religion musulmane de 58 ans qui enseigne à l’athénée Verdi de Verviers a perdu son recours devant le Conseil d’Etat, qui vient de le rejeter pour « manque de sérieux », ont rapporté vendredi « La Dernière Heure » et « De Morgen ».

L’enseignant a fait preuve d’écarts à répétition depuis 2004 tels que l’attribution de meilleures notes à ses élèves voilées. La Communauté française l’avait alors sanctionné de quatre mois de suspension avec un salaire réduit de moitié.

L’enseignant avait ensuite attaqué la Communauté française devant le Conseil d’Etat et lui demandait d’annuler la sanction ou la suspendre.

Une enquête du directeur général de l’Enseignement obligatoire mettait en cause le professeur pour avoir critiqué des collègues, pour n’avoir pas respecté le programme d’études auquel il était tenu et pour avoir évalué des élèves musulmanes de façon discriminatoire selon qu’elles portaient un foulard ou non.

Il a également été établi que l’enseignant profitait des heures de cours pour inciter les élèves à s’inscrire sur le forum du site internet du Conseil supérieur des musulmans ainsi qu’à mémoriser des sourates du Coran, non inscrites au programme de quatrième. Mohammed G. est par ailleurs trésorier du Conseil supérieur des musulmans de Belgique. (belga)

 

 

02/12/11 06h14

Alfred de Vigny prône un gouvernement probe et économe… – Histoire de France. Le Blog La France pittoresque


D’après « La Chronique médicale », paru en 1897

Si l’on ne présente plus la figure du romantisme, le dramaturge, poète et académicien Alfred de Vigny, l’homme politique est moins connu. Candidat à la députation du département de la Charente aux élections législatives d’avril 1848, il ne cache pas, dans une profession de foi rédigée pour les électeurs et dont nous donnons ici l’intégralité, sa foi en la IIe République proclamée le 25 février précédent :

« C’est pour moi un devoir de répondre à ceux de mes compatriotes de la Charente qui ont bien voulu m’appeler à la candidature par leurs lettres et m’exprimer des sentiments de sympathie dont je suis profondément touché. La France appelle à l’Assemblée Constituante des hommes nouveaux. Ce sentiment est juste après une révolution plus sociale que politique, et qui a enseveli dans les débris les catégories haineuses des anciens partis.

« Mais les hommes nouveaux qu’il lui faut ne sont-ils pas ceux que des travaux constants et difficiles ont préparé à la discussion des affaires publiques et de la vie politique? Ceux qui se sont tenus en réserve dans leur retraite sont pareils à des combattants dont le corps d’armée n’a pas encore donné. Ce sont là aussi des hommes nouveaux, et je suis de ceux-là.

« Chaque révolution après sa tempête laisse des germes de progrès, dans la terre qu’elle a remué et, après chaque épreuve, l’Humanité s’écrie : Aujourd’hui vaut mieux qu’hier, demain vaudra mieux qu’aujourd’hui. Je me présente à l’élection sans détourner la tête pour regarder le passé, occupé seulement de l’avenir de la France. Mais, si mes concitoyens veulent rechercher dans les années écoulées pour voir ma vie, ils y trouveront une indépendance entière, calme, persévérante, inflexible ; seize ans de cette vie consacrés au plus rude des services de l’armée, tout le reste donné aux travaux des lettres, chaque nuit vouée aux grandes études.

« Existence sévère, dégagée des entraves et des intrigues de partis. J’ai ce bonheur, acquis avec effort, conservé avec courage, de ne rien devoir à aucun gouvernement, n’en ayant ni recherché, ni accepté aucune faveur. Aussi ai-je souvent éprouvé combien cette indépendance de caractère et d’esprit est plus en ombrage au pouvoir que l’opposition même. La raison en est celle-ci : les pouvoirs absolus ou qui prétendent à le devenir peuvent espérer corrompre ou renverser un adversaire, mais ils n’ont aucun espoir de fléchir un juge libre, qui n’a pour eux ni amour ni haine. Si la République sait se comprendre elle-même, elle saura le prix des hommes qui pensent et agissent selon ce que je viens de dire. Elle n’aura jamais à craindre d’eux, puisqu’elle doit être le gouvernement de tous par chacun et de chacun pour tous.

« Ainsi conçu, ce mâle gouvernement est le plus beau. J’apporte à sa fondation ma part de travaux dans la mesure de mes forces. Quand la France est debout, qui pourrait s’asseoir pour méditer ? Lorsque l’Assemblée nationale, dans de libres délibérations, aura confirmé, au nom de la France, la République déclarée, efforçons-nous de la former à l’image des Républiques sages, pacifiques et heureuses, qui ont su respecter la Propriété, la Famille, l’Intelligence, le Travail et le Malheur ; où le gouvernement est modeste, probe, laborieux, économe ; ne pèse pas sur la nation , pressent, devine ses voeux et ses besoins, seconde ses larges développements et la laisse librement vivre et s’épanouir dans toute sa puissance.

« Je n’irai point, chers concitoyens, vous demander vos voix. Je ne reviendrai visiter au milieu de vous cette belle Charente qu’après que votre arrêt aura été rendu. Dans ma pensée, le peuple est un souverain juge qui ne doit pas se laisser approcher par les solliciteurs et qu’il faut assez respecter pour ne point tenter de l’entraîner ou de le séduire. Il doit donner à chacun selon ses oeuvres. Ma vie et mes oeuvres sont devant vous. »

Non élu, Alfred de Vigny se présenta également aux élections de l’année suivante, sans succès.

La musique qui venait de la maison » Ma Planète


Ajouté le 12/03/2011 14:25:39 par Nanoo

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Comme toujours la veille de Noël, le roi convia le Premier ministre à une promenade. Il lui plaisait de voir comment on décorait les rues. Mais pour éviter que les sujets ne fassent des dépenses exagérées pour lui être agréables, ils se déguisaient toujours en commerçants venus de lointains pays.

Ils marchèrent dans le centre, admirant les guirlandes lumineuses, les sapins, les bougies allumées sur les marches des maisons, les baraques où l’on vendait des cadeaux, les hommes, les femmes et les enfants qui se pressaient d’aller rejoindre leurs parents pour fêter cette nuit autour d’une table bien garnie.

Sur le chemin du retour, ils traversèrent le quartier le plus pauvre ; l’ambiance y était tout à fait différente. Pas question de lumières, de bougies, ni de l’odeur délicieuse de la nourriture bientôt servie. On ne voyait personne ou presque dans la rue, et comme il le faisait tous les ans, le roi fit observer au Premier ministre qu’il devrait être plus attentif aux pauvres de son royaume. Le ministre acquiesça de la tête, sachant que sous peu le sujet serait de nouveau oublié, enterré sous la bureaucratie quotidienne, l’approbation des budgets, les discussions avec des dignitaires étrangers.

Soudain, ils remarquèrent que l’une des maisons les plus pauvres venait le son d’une musique. L’habitation, de construction sommaire, avait plusieurs fentes entre ses planches pourries, leur permettant de voir ce qui se passait à l’intérieur. C’était une scène totalement absurde : un vieux dans une chaise roulante qui paraissait pleurer, une jeune fille complètement chauve qui dansait, et un garçon au regard triste qui tapait sur un tambourin et chantait une chanson du folklore populaire.

– Je vais voir ce qui se passe, dit le roi.

Il frappa à la porte. Le jeune garçon interrompit sa musique et vint répondre.

– Nous sommes des marchands et nous cherchons un endroit pour dormir. Nous avons entendu la musique, nous avons vu que vous n’étiez pas couchés et nous aimerions savoir si nous pouvons passer la nuit ici.

– Vous trouverez abri dans un hôtel de la ville, Messieurs. Malheureusement nous ne pouvons pas vous aider ; malgré la musique, cette maison est pleine de souffrance et de tristesse.

– Et pouvons-nous savoir pourquoi ?

– C’est ma faute – c’était le vieux dans la chaise roulante qui parlait. Toute ma vie, j’ai voulu éduquer mon fils pour qu’il apprenne la calligraphie et devienne un des scribes du palais. Mais les années passaient et les nouvelles inscriptions pour cette charge n’étaient jamais ouvertes. Et puis cette nuit, j’ai fait un rêve stupide : un ange apparaissait et il me demandait d’acheter une coupe en argent, parce que le roi allait me rendre visite, boire un peu dans cette coupe, et trouver un emploi pour mon fils. La présence de l’ange était si convaincante que j’ai décidé de faire ce qu’il avait dit. Comme nous n’avons pas d’argent, ma belle-fille est allée ce matin au marché, elle a vendu ses cheveux, et nous avons acheté la coupe qui est là devant vous. Maintenant ils essaient de me faire plaisir, ils chantent et ils dansent parce que c’est Noël, mais c’est inutile.

Le roi vit la coupe en argent, se fit servir un peu d’eau parce qu’il avait soif et, avant de partir, déclara à la famille :

– Quelle coïncidence ! Nous étions aujourd’hui avec le Premier ministre et il nous a dit que les inscriptions pour un nouveau poste seraient ouvertes la semaine prochaine.

Le vieux hocha la tête, ne croyant pas vraiment ce qu’il entendait, et prit congé des étrangers. Mais le lendemain, une proclamation royale fut lue dans toutes les rues de la ville : on cherchait un nouveau scribe pour la cour. Le jour fixé, la salle des audiences était pleine de gens désireux de concourir pour le poste tant convoité. Le Premier ministre entra, demanda à tous de préparer leurs blocs et leurs porte-plume :

– Voici le sujet de dissertation : pourquoi un vieil homme pleure-t-il près d’une femme chauve qui danse et d’un garçon triste qui chante ?

Un murmure d’étonnement parcourut la salle : personne ne savait raconter une histoire comme celle-là ! Excepté un jeune garçon vêtu humblement, dans un coin de la salle, qui fit un large sourire et commença à écrire.


Paulo Coelho

(basé sur un conte indien)


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Les Sud-Coréennes font la grève du mariage – Le Point


En Corée, le nombre de femmes trentenaires célibataires a été multiplié par trois en dix ans. Un phénomène qui inquiète les autorités.

Une femme sud-coréenne... seule.

Une femme sud-coréenne… seule.© Ahn Young-Joon / AP/Sipa

De notre correspondant à Séoul, Sébastien Falletti

Eunmi restera chez elle. À 34 ans, cette psychologue pour enfants ne veut plus se rendre aux réunions familiales et boudera le prochain nouvel an chez ses grands-parents. « Je ne supporte plus les questions sur la date de mon mariage. Tous les oncles et les tantes jouent les entremetteurs pour me trouver un mari », se désole la trentenaire, qui vit toujours chez ses parents, comme la plupart des célibataires de Corée du Sud. Mais cette brunette n’est pas seule, elle fait partie du bataillon grandissant de Sud-Coréennes qui refusent de se faire passer l’anneau au doigt en dépit des pressions familiales et sociales. Quarante pour cent des femmes trentenaires ayant un emploi sont célibataires, selon les statistiques. Un phénomène nouveau qui bouscule la société du pays du Matin calme. En dix ans, le nombre de femmes trentenaires seules a été multiplié par trois, du fait de leur entrée massive sur le marché du travail. Une révolution dans ce pays où le confucianisme a, pendant des siècles, institutionnalisé la soumission de la femme via le lien matrimonial.

Diplômées

Désormais, 66 % des jeunes femmes décrochent un emploi, et 80 % un diplôme universitaire, contre 65 % en 2000. Elles n’ont donc plus besoin d’un mari pour assurer leur subsistance. « Je ne me marierai que si je trouve quelqu’un que j’aime. Je ne veux pas me presser ni me forcer malgré la pression de mon entourage familial », explique Youmi Lee, avocate de 31 ans. D’autres sont moins romantiques : elles recherchent toujours un mari au statut social ou professionnel plus élevé qu’elles, mais ces derniers se font plus rares, puisque les femmes sont désormais en moyenne plus éduquées que les hommes. Cette prise d’indépendance a été qualifiée de « grève du mariage » par les experts sud-coréens, laissant sur le carreau de nombreux prétendants masculins qui ont de plus en plus de mal à trouver une épouse.

Ce phénomène inquiète les autorités, à l’heure où la natalité de la Corée du Sud s’effondre, déclenchant un vieillissement accéléré de la quatrième économie d’Asie. Un récent rapport du Korea Development Institute (KDI) estime que le refus du mariage par les jeunes femmes est le facteur principal qui explique le taux de fertilité le plus bas du monde (1,2 enfant par femme en 2007). Le nombre croissant de femmes célibataires est un « problème », renchérit le site du journal conservateur Chosun.com.

Belle-famille

Mais les jeunes femmes « single » refusent de porter le chapeau et pointent le conservatisme persistant de la société, qui leur demande de prendre en charge les tâches ménagères et l’éducation des enfants en sacrifiant leur carrière. « En Corée, le mariage répond toujours à une mentalité patriarcale, où l’épouse est au service de sa belle-famille, il n’y a pas encore d’égalité homme-femme », estime Chung Jiyoon, designeuse de 38 ans. L’absence de crèches publiques, un modèle d’éducation ultracompétitif et des horaires de travail très lourds forcent souvent les mères à abandonner leur emploi. « Les jeunes femmes ont changé de mentalité, elles veulent leur autonomie, mais la société n’a pas suivi », résume Haeyong Sohn, rédactrice chez Marie-Claire Korea.

Marvise, 70 ans, retraitée, vit sur les trottoirs de Versailles | Rue89


Alors que je marche à grandes enjambées, absorbée dans mes pensées, sur un trottoir de la très chic ville de Versailles, un regard m’accroche. Celui d’une vieille dame assise sur un tas de couvertures et de couettes aux couleurs criardes, entre deux caniches, l’un blanc, l’autre noir, dans l’entrée d’un immeuble aux grilles fermées.

Marvise n’est pas son vrai prénom. Marvise ne veut pas qu’on la reconnaisse, surtout pas ses deux grandes filles, « qui vivent en Bretagne avec leurs enfants et qui ne savent pas que je suis dans la rue ».

La mairie de Versailles en 2008 (Wikimedia Commons/CC)

Originaire de Versailles – « ma ville de Versailles », répète-t-elle à plusieurs reprises durant notre conversation –, elle a travaillé une quinzaine d’années comme employée de mairie. Il y a plusieurs semaines, elle a d’ailleurs rencontré un ancien collègue.

« Mais j’avais encore une apparence respectable, il n’a donc pas forcément compris ma situation. »

En Midi-Pyrénées pour « peindre, sculpter »

Elle était aussi bénévole dans diverses associations.

« J’avais 12 ans lors de l’appel de l’Abbé Pierre en 1954. J’étais de l’autre côté. »

Veuve, enfin retraitée, elle décide de réaliser son rêve : s’installer en région Midi-Pyrénées. Son objectif : « peindre, sculpter, des choses comme ça. »

Là-bas, elle loue une « très belle maison dont le montant du loyer équivaut à celui d’une chambre en ville à Versailles ». Malgré dix années passées dans cette « belle région », Marvise ne parvient pas à s’intégrer à la population locale. Elle décide donc d’en partir et de revenir aux sources.

Pèlerine de Saint-Jacques de Compostelle

Catholique, elle entreprend ainsi un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle avant d’atterrir à Versailles.

C’était le 21 février 2011 : ce jour-là, elle comprend qu’elle n’aura jamais les moyens, avec sa maigre retraite, de se loger sur Versailles. Elle s’installe sous une tente en commençant les démarches.

« A votre place, on abandonnerait les chiens »

Après un premier contact avec une association locale qui tourne au vinaigre, Marvise se tourne vers le Centre communal d’action sociale (CCAS). Mais lorsqu’elle explique qu’elle touche environ 600 euros de retraite, qu’elle a quelques (petites) économies mais qu’elle ne veut pas y toucher, la réponse est sans appel :

« A votre place, on débloquerait ces économies. »

« A votre place, on abandonnerait les chiens. »

En effet, Marvise ne veut pour rien au monde qu’on la sépare de Zéphyr et de Caline, ses deux caniches. Problème : à cause de ses deux chiens, aucune structure d’accueil ni hôtel n’accepte de l’accueillir.

« Chercher du travail, à mon âge ? »

Les yeux de la vieille dame, à l’évocation de cet épisode, s’embrasent, les traits de son visage se crispant dans une grimace colérique :

« Ils ne cessent de répéter “ à votre place ”, mais ils ne sont pas à ma place justement ! Ils ont un logement, une télé, des dimanches en famille, ils ne comprennent pas ce que je vis. On n’écoute pas un marginal. »

Ses mots me mettent mal à l’aise, car je me surprends à comprendre les réponses sèches, quoique culpabilisantes des services sociaux.

Il lui reste donc les structures d’accueil de jour.

« C’est bien, mais pas adapté aux personnes âgées.

Est-ce qu’à mon âge, je vais aller chercher du travail ? C’est ridicule ! Je serais plus utile à aider des mamans en difficulté ou à faire le ménage, que de rester dans la rue toute la journée. »

Serre-tête de velours et boucles d’oreilles dorées

Alors qu’un jeune homme et deux jeunes femmes roms viennent la saluer, Marvise me dit :

« C’est vrai qu’avec ma retraite, par rapport à d’autres, je n’ai pas à me plaindre. Au moins, je peux parfois me nourrir correctement. Pas comme eux. »

Est-ce parce qu’elle n’a pas « le profil habituel des sans-abri » qu’un attroupement disparate peu à peu se crée autour de nous ? Une mère de famille, entourée de ses deux garçons, serre-tête de velours et boucles d’oreilles rondes et dorées, s’approche, et demande timidement ce qu’elle peut faire pour elle.

Un monsieur âgé, vêtu d’un manteau bien taillé, donne un billet à Marvise et s’échappe rapidement.

Un quadragénaire, genre universitaire, cardigan noir et petites lunettes, lui propose un café et s’indigne de « cette situation inacceptable ».

Une petite dame blonde frisée complète la désormais petite troupe en racontant qu’elle-même a vécu dans la rue, et que si elle bénéficie aujourd’hui d’un 30 m² avec son mari, elle n’en oublie pas pour autant son ancien parcours. Elle ajoute :

« Je suis pas raciste, mais j’ai entendu des histoires comme quoi des Roms violeraient des personnes âgées ! »

Ce à quoi Marvise répond :

« Un pauvre est avant tout un pauvre, vous savez. »

« J’ai juste vu cette dame, ça m’a fait mal au cœur »

Un couple tout droit sorti du dernier film de Guédiguian s’approche de Marvise en lui indiquant que jeudi soir, c’est bœuf bourguignon à la soupe populaire. Marvise me dit alors :

« Ce sont les bénévoles de la rue, sans eux je ne sais pas ce que je deviendrais. »

Cela fait déjà deux bonnes heures que nous discutons, une dame au brushing impeccable s’approche, café bouillant et croissants à la main. Elle salue Marvise. Je lui demande si elle aussi fait partie d’une association.

« Non, j’ai juste vu cette dame, ça m’a fait mal au cœur. Alors, je lui porte un peu de nourriture et quelques couvertures, rien de spécial. »

Je demande à Marvise si beaucoup de gens s’arrêtent, elle me confirme qu’elle n’est là que depuis quelques jours et que plusieurs personnes, associatifs ou simples passants, lui ont proposé leur aide.

Devant l’inefficacité des services sociaux débordés et le manque de moyens, il ne nous reste donc plus que ça, l’entraide ?

« Le maire passe ici tous les matins en vélo »

Il y a quelques jours, Marvise est venue s’installer dans cette entrée d’immeuble.

« Ailleurs, c’était devenu trop dangereux, au moins ici, on me voit, à tous les sens du terme. Et puis, il paraît que le maire passe ici tous les matins en vélo, alors comme ça, il me voit, il sait. »

Le point noir, c’est le ravitaillement en eau :

« Je me sens comme une Africaine en plein Versailles. »

MERCI RIVERAINS !Marlene

Parmoi.com: Pour se venger, son petit ami lui a tatoué une crotte immense dans le dos


Pour se venger, son petit ami lui a tatoué une crotte immense dans le dos

Un tatoueur a écopé d’une lourde amende pour avoir tatoué une montagne d’excréments avec des mouches bourdonnant autour, sur le dos de son ancienne petite amie.

 

On imagine la surprise et la colère de cette Américaine lorsqu’elle a découvert son tout nouveau tatouage dans son dos : une immense crotte autour de laquelle gravitent des mouches. Elle avait pourtant demandé à son petit ami, tatoueur, de lui dessiner une scène du livre Narnia sur le dos. Le caractère indélébile de cette « décoration » rend cet acte encore plus atroce…

Selon le site Internet Very Weird News, l’artiste tatoueur Ryan L. Fitzjerald a joué un assez mauvais tour à Rossie Brovent, sa petite amie, qui n’a pas dû le rester bien longtemps après un tel acte… Elle a traîné son ancien petit ami en justice. Il a été condamné mi-novembre à lui payer une amende de 74 000 euros.

Le tatoueur a expliqué son acte par le fait que Rossie l’avait trompé avec un ami de longue date. Pour lui tatouer cette pile d’excréments dans le dos, il a voulu se protéger juridiquement en lui faisant signer un formulaire attestant de son consentement pour un tatouage étant « à la discrétion de l’artiste ». Ryan avait fait boire sa petite amie pour lui faire accepter un tel pacte. Une méthode astucieuse qui n’a pourtant pas marché, puisque Rossie a gagné le procès qu’elle lui a intenté. Elle prétend avoir été complètement inconsciente pendant toute l’opération du tatouage…

source: Yahoo.fr

Smartphones: de la puissance mais pour quoi faire ?


Info rédaction, publiée le 02 décembre 2011

 

 

 

Depuis quelques mois, les constructeurs de smartphones intègrent le meilleur des technologies mobiles dans leurs produits. Mais cette course à la puissance est elle une nécessité face à des services toujours plus gourmands ou un argument marketing sans réel bénéfice pour les utilisateurs?

Les smartphones connaissent depuis quelques mois une augmentation progressive de leur puissance de calcul. Les constructeurs rivalisent d’ingéniosité pour intégrer à ces appareils des pièces d’une puissance qui n’aurait pas grand chose à envier à des ordinateurs classiques. On voit d’ailleurs fleurir dans les derniers modèles annoncés par Apple, Samsung ou HTC des processeurs double-cœur et des quantités de mémoire dépassant allègrement 1 Go. Mais quel est le bénéfice de cette débauche de technologie au sein des téléphones intelligents pour les clients ? Les constructeurs sont-ils obligés de faire la guerre des spécifications pour exister sur un marché hautement concurrentiel ?

Politiques des écosystèmes

Comme sur le PC, ce sont les éditeurs de systèmes d’exploitation qui mènent la danse auprès des constructeurs de smartphones. On en distingue quatre, iOS, Android, Windows Phone et Blackberry OS, qui adoptent trois politiques différentes. Celle d’Apple et de Blackberry qui ont fait le choix d’un OS fermé, réservé à ses propres terminaux et qui peut en contrôler les moindres aspects, du choix des composants à utiliser aux applications autorisées. A l’inverse, Google a fait le choix de l’ouverture avec Android. Son système est proposé gratuitement aux constructeurs, qui ont libre choix de modifier des éléments et d’ajouter des couches logicielles ou d’interface. Enfin, Microsoft adopte une position intermédiaire. Windows Phone est licencié, les constructeurs et opérateurs peuvent rajouter des éléments propriétaires mais un cahier des charges très strict est imposé sur la fiche technique minimum de l’appareil, ou le respect total de l’interface mise en place.

Ces modèles différents participent déjà à l’adoption de ces pièces toujours plus performantes. Apple ou Blackberry gèrent matériel et logiciel, dans une stratégie pyramidale. Ainsi elle décide quelles pièces seront utilisées dans ses produits, et donc peut optimiser son système iOS pour une seule configuration. Google lui développe pour plus d’une centaine de références. Le moteur de recherche doit livrer un produit qui doit fonctionner sur toutes les plateformes, en sachant qu’il sera ensuite revu en profondeur par les constructeurs.

C’est pour cela qu’un Samsung Galaxy S II obtient des benchmarks (tests de performances) sensiblement inférieurs à ceux de l’iPhone 4S qui pourtant embarque des composants moins puissants (le processeur de l’iPhone est double-cœur mais cadencé à 800 MHz contre 1,2 pour le mobile de Samsung). Les constructeurs doivent doper leurs machines plus que de raison pour tenir la route et pallier à ce manque d’optimisation. Windows Phone évite cet écueil en imposant une configuration minimum qui lui permet de développer en fonction d’un appareil de référence. On a déjà vu pareil problème sur les ordinateurs avec Windows qui adoptait la même politique d’ouverture à toute configuration et qui a posé des problèmes criants de performances, en particulier avec Windows Vista en 2008.

Se différencier dans la masse

L’argument matériel est aussi une stratégie marketing qui fait rage finalement chez les constructeurs travaillant avec Android. Beaucoup ont entendu l’argument de Google d’une plateforme complète, ouverte et gratuite et ont prospéré en suivant la voie tracée par le moteur de recherche. Seulement, tous ces mobiles doivent se livrer une bataille sans merci du fait de leur différenciation prononcée. Ces modèles proposent la même expérience Android et n’ont pas l’originalité ou la spécificité d’un iOS ou d’un Blackberry. La seule manière de créer une différenciation, là encore comme sur les PC, c’est sur le plan matériel. Et depuis des mois, les écrans sont de plus en plus grands, les processeurs de plus en plus puissants pour le bonheur des geeks, toujours désireux de posséder le téléphone le plus rapide.

Le problème d’une telle stratégie, c’est le brouillage en terme de communication. Apple lance un téléphone « premium » par an, c’est le smartphone à avoir car le dernier. Un Samsung lui propose désormais un « premium » tous les six mois. A peine le Galaxy S2 lancé que l’on annonce le Galaxy Nexus encore plus performant, qui lui même sera éclipsé par le futur Galaxy S3. Et ce constat s’applique chez les autres constructeurs. Quel choix pour le consommateur ? Attendre indéfiniment la sortie du « premium », puis se décider avant d’apprendre qu’un modèle encore meilleur arrivera dans un mois ? Les modèles haut-de-gamme ne sont plus les meilleurs du moment mais les meilleurs du mois avant le suivant.

L’utilisateur a t-il besoin d’une machine de guerre dans sa poche ?

Toutes ces considérations sont compréhensibles dans des logiques d’entreprise mais où est l’utilisateur final, celui qui paye son mobile haut-de-gamme, dans l’équation ? Le succès de l’iPhone ou de mobiles Android plus légers sur les spécifications ont montré qu’il se fiche d’avoir le meilleur mobile du monde, s’il n’a pas les services pour les utiliser, hormis un ou deux jeux qui font office de démos techniques.

Ce qui fait la différence en boutiques, c’est l’attrait pour un modèle, pour une marque. Un utilisateur voulant un iPhone repartira avec son téléphone Apple parce qu’il est séduit. Android est vu comme une solution par défaut, plus abordable et aussi complète mais n’a pas l’image de marque qui fait de l’iPhone cet immense succès. Les chiffres sont formels: 10 millions de Samsung Galaxy S2 ont été vendus en 6 mois, 4 millions d’iPhone 4S en une seule journée. Deux téléphones à puissance équivalente pourtant.

L’utilisateur attend du service, que son smartphone l’accompagne dans sa vie de tous les jours, développe ses usages. La technique ne vaut rien sans les applications. Pour s’en rendre compte, prenons un exemple dans le monde du jeu vidéo. La Nintendo DS était techniquement bien inférieure à la PSP de Sony. Pourtant ils ont vendus 150 millions de machines dans le monde contre 70 millions de Playstation. La raison est simple: les jeux étaient plus originaux, plus frais, plus novateurs que les vieilles recettes proposées sur PSP.

La technique n’est rien sans les applications

Les différentes boutiques d’applications, leur catalogue sont l’un des points d’inflexion pour qu’un client passe sur un modèle. Les constructeurs, comme l’explique Olivier Bourdeau, directeur produits Europe chez HTC: « Nous pensons que la guerre du matériel arrive à son terme, il faudra trouver d’autres choses pour se différencier, notamment au niveau des services : applications maison, contenus spécifiques. Le contenu sera le roi, pas le terminal qui deviendra à terme une simple plate-forme.« 

L’exemple le parlant de cette nouvelle voie à adopter pour les constructeurs est celle choisie par Nokia et son Lumia 800. Le finlandais ne livre pas le téléphone le plus puissant du marché mais le plus complet avec une vraie suite GPS et un service de streaming musical gratuit et adoptant un design sexy et agréable à l’œil. Les réactions des consommateurs, comme de la presse, sont très enthousiastes. Microsoft et Nokia incarneraient-ils aujourd’hui la nouvelle voie à suivre, celle du consommateur ?

 

 

Manger des mouchoirs pour se remplir l’estomac – Santé – 7s7


En février dernier, Janet Jackson nous révélait cette habitude étrange, très en vogue chez les célébrités, qui consiste à manger des mouchoirs pour couper son appétit. « C’est fou. Les histoires que j’entends. Je ne vais pas vous donner des noms mais c’est vraiment horrible. Manger des Kleenex pour se remplir l’estomac. Pour ne plus pouvoir manger une bouchée », racontait la chanteuse sur CNN.

Le blog XoJane affirme que cette tendance n’a rien de nouveau. Les mannequins et les danseuses étoiles y auraient souvent recours pour garder leur ligne svelte. Manger un mouchoir permettrait de ne plus avoir faim pendant une heure, une heure et demie. Selon Kimberly Dennis, docteur et directrice d’un centre qui soigne les troubles alimentaires, ce comportement peut avoir des conséquences graves pour la santé et cache des problèmes plus profonds.

« Les personnes qui mettent leur vie en danger, juste pour l’apparence, devraient analyser ce qu’il se passe réellement dans leur vie, au-delà du physique. Bien souvent les troubles alimentaires, comme toute autre forme d’automutilation, sont associés à une dépression, de l’anxiété, une faible estime de soi ou un traumatisme. » (CD)

 

 

02/12/11 12h53

Tout dépend de la position » Ma Planète


 

Ajouté le 12/03/2011 15:56:02 par marcheuse

TOUT DÉPEND DE LA POSITION…

 

 

Selon des études récentes,

le faire débout fortifie la colonne;
sur le ventre améliore la circulation du sang;

sur le dos est plus agréable;

tout seul c’est bon, mais égoíste;

en groupe peut être amusant;

dans la toilette c’est très digestif;

le faire fréquemment
developpe l’imagination;

à deux, enrichit la connaissance;

à genoux, peut faire mal…

À la fin, sur la table ou sur le bureau,

avant de manger ou après le souper
dans le lit ou le hamac,
à poil ou habillés,
sur le gazon ou le tapis,
avec fond musical ou en silence,
dans des draps ou dans le placard:

le faire, est toujours un acte d’amour et d’enrichissiment.

Peu importe l’âge, la race, les croyances, le sexe, ni la position économique…

Lire est un plaisir!!!

 

DÉCIDEMMENT, IL EST BON DE LIRE ET LAISSER ALLER L’IMAGINATION, COMME TU VIENS DE FAIRE.

 

ET RAPPELLE-TOI QUE CHAQUE LIVRE LU FAIT,

UN plaisir de plus!.

Mots-clés: Marcheuse Blagounettes