Pensée du jeudi 1 décembre 2011.


« Aimez, et préoccupez-vous seulement d’améliorer la qualité
de votre amour en lui enlevant les éléments de convoitise, de
possessivité, de violence qu’il contient et qui nuisent à
votre évolution.
Les humains entretiennent tous dans leur cœur quelques germes
d’égoïsme qui empoisonnent leur amour et les font souffrir
comme ils font aussi souffrir ceux qu’ils aiment. C’est
difficile à accepter, bien sûr, mais la réalité est là :
aucun être n’appartient à un autre et vouloir asservir une
âme ou un cœur est une entreprise vouée d’avance à
l’échec. Même si vous êtes quelqu’un d’exceptionnel, un
génie, une splendeur, sachez que l’être que vous aimez aura
toujours de la place dans son cœur pour en aimer d’autres, des
quantités d’autres. Le jour où votre amour sera assez
éclairé pour accepter cette idée, il vous apportera les plus
grandes bénédictions. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Le monde mystérieux de la sexualité des Parisiens | Slate Afrique


Regard amusé d’un Algérien sur les moeurs de certains couples parisiens.

Les toits de Paris. REUTERS/Mal Langsdon

 

La nuit est sans étoiles ni clair de lune. C’est une heure où enfants sages et parents raisonnables dorment depuis longtemps. Je hâte le pas en descendant le boulevard Pasteur. Au loin, la Tour Eiffel va bientôt scintiller pendant quelques minutes. Sur le trottoir, déboulant dans mon dos, un cycliste m’évite de justesse. Je lui demande pourquoi il ne roule pas sur la chaussée, il m’envoie deux ou trois grossièretés qui me donnent envie de le poursuivre pour lui faire avaler le guidon de son vélib’. Mais je suis trop fatigué et j’ai hâte de rentrer. Demain, ou plutôt tout à l’heure, la journée sera longue et bien remplie. Inutile de gaspiller ses forces.

Plus tu brailles et plus je t’aime

A l’angle de la rue Vaugirard, une femme surgit en courant. Elle est poursuivie par un homme corpulent qui, la traitant de dame de petite vertu, lui ordonne de l’attendre. Il respire bruyamment et son souffle rauque me fait penser à un vieux transistor des années soixante-dix. Elle obéit et fait face, menton levé et index pointé. «T’as pas intérêt à me taper encore. Je t’avertis, j’vais crier et j’irai aux flics», hurle-t-elle. Il se met à rire, se tenant les côtes, le buste penché vers l’avant. «C’est ça, fais-moi peur Tu sais bien que plus tu brailles et plus je t’aime», lui lance-t-il avec une douceur étonnante dans la voix.

Je ralentis mon pas, me disant qu’il vaut peut-être mieux traverser. A chaque fois que j’assiste à ce genre de scène, je repense à l’une des rares fois dans ma vie où l’on a bien voulu de moi dans une pièce de théâtre. C’était «Le Médecin Malgré Lui». Je jouais le (petit) rôle de M. Robert, le brave voisin qui cherche à s’interposer quand Sganarelle corrige sa femme Martine. Au final, le pauvre Robert se prend quelques soufflets de la belle, solidaire de son époux, et s’enfuit la joue brûlante et l’esprit méditant sur l’importance de ne jamais se mêler des disputes conjugales fussent-elles musclées.

Je m’apprête à prendre la clé des champs quand la prise de bec dégénère. Avec une rapidité d’exécution qui tranche avec sa corpulence, l’homme met un coup de poing dans la figure de la dame qui tourne sur elle-même avant de tomber à terre. Impossible de regarder ailleurs ou de fuir. Je m’interpose. «Laisse-moi la finir. Elle m’a trahi!» me hurle le cogneur tandis que je le repousse par les épaules. Je lui parle le plus lentement possible, sans crier, méthode classique et maintes fois éprouvées pour dompter les énervés.

Il a l’haleine avinée et les yeux pratiquement clos. Il cherche à me faire perdre l’équilibre et le maintenir immobile n’est pas facile. Je lui demande de se calmer, de ne pas commettre de bêtise qu’il pourrait regretter. «Mais tu ne comprends-pas ! Elle m’a trahi ! Elle a un petit copain !». Je lui réponds, en le vouvoyant, que cela ne lui donne pas le droit de la frapper et que si cela continue, il risque de se retrouver au poste de police. «T’es flic ? C’est ça ? Mais, c’est elle qu’il faut arrêter ! Elle m’a trahi. Elle a un amant. L’adultère, c’est la prison, non ?».

De temps à autre, je jette un coup d’œil derrière mon dos, surveillant la dame qui s’est relevée. Elle a allumé une cigarette et semble indifférente à ce qui se passe. On dirait qu’elle réfléchit à ce qu’elle doit faire. Puis, sans crier gare, elle se met à hurler des obscénités. Des mots gras et méchants qui laissent entendre que l’homme que j’ai du mal à contenir n’en serait pas un. Au dessus de nous, des volets s’ouvrent. Je me dis que l’on va bientôt recevoir un seau d’eau sur la tête, arme classique des Parisiens excédés par les bars et cafés qui restent ouvert tard la nuit et dont les clients sortent sur le trottoir pour fumer et cancaner à voix trop haute.

Le mari trompé n’apprécie guère la plaisanterie

Alors que je commence à fatiguer, un passant s’approche. Je reconnais le cycliste qui m’a tangenté. Une idée folle me traverse la tête. «Voici l’amant de votre femme» dis-je en le montrant du doigt. «Regardez comme il est laid. Un type comme lui ne vous fera pas concurrence longtemps». Le cycliste incivique est interloqué. Il ne comprend pas. Ou plutôt, il devine vite qu’il a intérêt à détaler. Dans ma peine du moment, je suis satisfait en le voyant s’éloigner le dos voûté, comme s’il craignait de recevoir un mauvais coup. Vengeance… Mais le mari trompé n’apprécie guère la plaisanterie.

«C’est quoi cette histoire ? Tu te fous de moi? J’le connais son amant ! Il est Noir. C’est pour ça que j’la cogne. Me faire ça avec un n.. !». Je perds patience. L’envie me prend de bastonner cet abruti. Il n’a toujours pas renoncé et lance parfois son pied vers l’avant. Je ne sais pas comment me dépêtrer de cette histoire. Je me tourne vers la femme et lui demande de s’en aller pour qu’il puisse enfin se calmer. Elle me regarde à peine et hausse les épaules en continuant à tirer sur sa cigarette. D’une fenêtre, une voix excédée annonce qu’elle a appelé la police.

Quelques minutes plus tard, une voiture banalisée s’arrête à notre hauteur. «Pourquoi vous battez-vous?» nous demande l’un des policiers en civil. Tandis que j’explique la situation, une angoisse me saisit. J’imagine le scénario catastrophe qui risque de se dérouler. La femme qui jure que son homme ne la battait pas, lui qui m’accuse de les avoir agressés et moi qui me retrouve au poste, puni bien plus sévèrement que M. Robert. Enchaînement de catastrophes, garde à vue, bavure, avocat et tout le tintouin .

Finalement, tout s’arrange. On me remercie du bout des lèvres et on me laisse partir non sans m’avoir demandé de décliner mon identité. La tête un peu lourde et les jambes flageolantes, j’abandonne les présumés infidèle et cornu à leur sort incertain. L’air frais de la nuit me fait vite du bien et voilà que j’accélère de nouveau le pas me disant qu’avec un peu de chance, je risque peut-être de rattraper le cycliste indélicat…

Akram Belkaïd

Tunisie : « Si rien ne change, on va brûler Gafsa » – Le Point


Un an après la révolution du Jasmin, les contestations sociales se multiplient. L’emploi est au centre de toutes les revendications.

À Gafsa, le taux de chomâge atteint 40 %. Des manifestants tentent d'attirer l'attention de l'État sur leur situation.

À Gafsa, le taux de chomâge atteint 40 %. Des manifestants tentent d’attirer l’attention de l’État sur leur situation.© Julie Schneider / Le Point.fr

De notre correspondante à Tunis, Julie Schneider

Des pneus brûlés jonchent le bitume de la rue Habib Bourguiba, avenue principale de M’dhilla. Dans cette petite ville du centre de la Tunisie, près du local de l’UGTT, le principal syndicat tunisien, des chaises, brûlées également, sont disposées sur les trottoirs. Les fenêtres du bâtiment ont été brisées, tout comme celles de la municipalité qui date de l’empire colonial.

« En plus de nos emplois, c’est notre patrimoine qui est parti en fumée », regrette Hossein, 30 ans d’ancienneté à la Compagnie de phosphate de Gafsa (CPG), détenue à 99 % par l’État tunisien et numéro cinq mondial du secteur. Dans la nuit du 23 au 24 novembre, M’dhilla mais aussi Moularès, située à une trentaine de kilomètres, ont été le théâtre de violences. Les manifestants contestaient les résultats, annoncés le 23 novembre, du concours de recrutement de la CPG.

40 % de chômeurs

« Ils n’ont pas respecté les critères de sélection (basés essentiellement sur des critères sociaux, NDLR). Certains ont été pris alors qu’ils avaient déjà un emploi », assure Néji Yacoubi, les dents noircies à cause de la pollution engendrée par le phosphate. Fragilité des os, perte des cheveux, cancer, les effets sur la population locale de l’extraction de cette ressource sont nombreux, pourtant, tout le monde veut travailler dans cette entreprise. Alors que le taux de chômage flirte avec les 40 % dans le gouvernorat de Gafsa, contre 18 % pour la moyenne nationale, l’emploi reste plus que jamais au coeur des préoccupations. Et la CPG, le principal employeur.

Des salaires alléchants (environ 500 dinars -250 euros- pour un chauffeur, alors que le salaire moyen est de 120 à 150 dinars), une retraite juteuse, des avantages sociaux et une sécurité sociale sont les nombreux avantages qu’elle offre. Cette année, elle a reçu plus de 16 000 candidatures pour 2 600 postes au sein de l’entreprise et 1 200 autres à pourvoir dans sa société de préservation de l’environnement. Mais les résultats annoncés le 23 novembre, peu avant la démission du gouvernement, n’étaient que partiels et manquaient de transparence. « Nous avions demandé au ministère de l’Emploi d’attendre et d’afficher les scores de chaque candidat. Mais certaines personnes au sein du gouvernement n’ont pas voulu », regrette Kaïs Daly, le P-DG du groupe, tout en refusant de nommer qui que ce soit. Devant le siège du Groupe chimique tunisien, à Tunis, des militaires sécurisent la zone. Une centaine de personnes, venues du gouvernorat de Gafsa, se sont réunies le 28 novembre, pour dénoncer ces résultats.

Une impression de déjà-vu

Les dents jaunies, un manteau visiblement trop grand pour lui, Hossein, ancien chauffeur de poids lourds, s’avance dans la cour de la compagnie de phosphate, à M’dhilla. À quelques mètres de là, une grue a été la proie des flammes. Derrière, c’est un camion. Plus loin, des carcasses de bus carbonisés trônent. La plaque de marbre qui indiquait l’entrée de la compagnie est en morceaux. Les murs blancs du laboratoire ont été noircis par la fumée. Même vision du côté du bâtiment administratif, construit en 1923, où le plafond d’une aile menace de s’effondrer. Les dégâts matériels s’élèvent à plus de 5 millions de dinars (2,5 millions d’euros), « mais ce n’est rien comparé au manque à gagner – 3 millions de dinars par jour – dû à l’arrêt de la production », souligne Kaïs Daly.

Depuis le 24 novembre, un couvre-feu a été instauré dans tout le gouvernorat. À M’dhilla, quatre blindés de l’armée et de la gendarmerie patrouillent toute la journée.

Cette situation n’est pas sans rappeler celle de 2008. À l’époque, Redeyef, une ville minière située à la frontière algérienne, s’était enflammée. Les manifestants dénonçaient alors la corruption et leurs mauvaises conditions de vie. Pendant plus de six mois, ils ont affronté les forces de l’ordre de Ben Ali. Une contestation violemment réprimée qui a fait deux morts. « Nous avons commencé la révolution à ce moment-là », rappelle Moktar Charfi, le directeur de la maison de la culture de M’dhilla.

Promesses

Pour calmer les tensions, les résultats du concours sont suspendus. Les habitants souhaitent leur révision, mais surtout des investissements. À M’dhilla, il n’y a ni banque, ni station-service. « Ce sont nos richesses qu’ils exploitent. Ils gagnent beaucoup d’argent, mais le gouvernorat n’en bénéficie pas », déplore Belgacem Mabrouki, employé à l’université de Gafsa.

Difficile d’attirer des investisseurs dans ce bassin minier, dont l’accès se fait essentiellement via des routes défoncées. Il faut plus de cinq heures pour y arriver depuis Tunis. « Nous avons présenté un programme de 400 millions de dinars – 200 millions d’euros – au gouvernement pour développer et créer des emplois dans la région », soutient Kaïs Daly. « Beaucoup de promesses ont été faites, mais rien ne se passe », regrette de son côté le gouverneur, Moncef El Héni.

« Si rien n’est fait, on va brûler Gafsa »

« Rien n’a changé depuis 2008. Les pratiques restent les mêmes. Et la corruption est toujours là », constate Rim Ammar, jeune avocate de Gafsa, alors que l’impatience sociale se fait sentir. Devant le siège du gouverneur, des chauffeurs de taxi ont planté une tente. Ils souhaitent recevoir des autorisations pour travailler. Au loin, une épaisse fumée noircit le ciel de Gafsa. Devant la gare, des hommes brûlent un pneu de poids lourd. Moatassim Karam, 50 ans, est au chômage. Comme la cinquantaine de personnes présentes sur place, il souhaite que le gouvernement s’occupe d’eux. « Le local de réparation des wagons a été transféré à Sfax. Huit cents personnes se sont retrouvées au chômage, alors que les installations sont toujours là. (…) Si rien n’est fait rapidement, on va brûler Gafsa », lance-t-il, reconnaissant que ce n’est peut-être pas la solution, « mais j’ai besoin de manger et de faire manger ma famille ».

Certaines entreprises, comme la société de câblage Yazaki ou encore Benetton, se sont depuis installées à Gafsa grâce au pôle de compétitivité voulu par la CPG, mais cela n’est pas suffisant. « On ne cherche pas des salaires importants, on veut juste travailler. Toutes ces destructions et ces contestations ne sont pas une bonne chose, mais que faire ? On ne connaît pas la démocratie, analyse, tel un sage, Hossein, alors qu’il fume son narguilé. C’est la mission des intellectuels de nous l’enseigner. »

Après 21 ans de mariage,


Après 21 ans de mariage,

j’ai commencé à trouver une nouvelle lueur d’amour.

Je commençais en effet à sortir avec une femme

autre que ma femme et c’était l’idée de mon épouse

qui m’a dit un jour :

«Je sais très bien combien tu l’aimes! »

La femme avec laquelle mon épouse voulait que je sorte,

était ma mère qui est veuve depuis 19 ans,

mais à cause des activités de la vie courante,

mes trois enfants et d’autres responsabilités,

je ne lui rendais visite que rarement.

Un jour, je l’ai appelée

et je l’ai invitée à dîner.

Elle m’a demandé :«tu vas bien ?»…

Elle n’était pas habituée

à recevoir des appels de ma part

à cette heure-ci.

Elle s’est inquiétée

mais je l’ai rassurée :

« Oui je vais très très bien,

mais je voulais juste

passer un moment avec toi maman »

« Nous deux, seuls ? » demanda-t-elle ;

elle resta songeuse »

Jeudi, après le travail,

je suis passé chez elle pour la prendre.

J’avais un peu le trac.

En arrivant chez elle,

je l’ai trouvée aussi perturbée.

Elle m’attendait devant la porte

dans une belle tenue !

Il semble que c’était la dernière robe

que mon père lui avait achetée avant sa mort.

Avec un sourire angélique,

maman me dit :

«J’ai dit à tout le monde

qu’aujourd’hui je vais sortir avec mon fils.

Ils sont tous contents

et ils attendent impatiemment

ce que je vais leur raconter à mon retour.»

Nous sommes allés à un restaurant exceptionnel,

calme et magnifique.

Ma mère tenait mon bras,

comme si elle était La Première Dame.

Nous étions assis,

j’ai commencé à lire le menu

car elle ne pouvait lire que l’écriture large.

Tandis que je lisais,

elle me contemplait

avec un large sourire

sur ses lèvres ridées…

Elle m’a dit :

«C’était moi

qui te faisais la lecture

quand tu étais petit »

Je répondis :

«Le moment est venu pour moi

de te rendre un peu de ce que tu as fait pour moi.

Ne te dérange donc pas maman »

On a beaucoup discuté pendant le dîner.

Rien d’inhabituel

mais c’était de vielles histoires et de nouvelles.

Sans nous en rendre compte,

le temps s’est écoulé

et nous n’avons pas remarqué que minuit était passé..

A notre retour, devant sa porte

elle me dit :

«Je suis d’accord pour une autre sortie,

mais cette fois-ci,

ce sera moi qui vais payer! ».

J’ai embrassé sa main

et j’ai pris congé d’elle.

Quelques jours plus tard,

maman est décédée d’une crise cardiaque.

Cela s’est produit si vite

que je n’ai pas eu le temps

de faire quoi que ce soit.

Quelques jours après,

j’ai reçu une lettre du restaurant

dans lequel nous avions eu ce dîner.

Avec une remarque écrite de sa propre main,

me disant : «J’ai payé d’avance

car je savais que je ne serais pas là…

L’essentiel, le repas,

est payé pour deux personnes,

toi et ta femme.

Tu ne pourras pas savoir l’importance

de cette nuit pour moi.

Je t’aime mon fils !»

A ce moment-là,

j’ai vraiment compris

ce que signifie le mot « aimer» et « Je t’aime»

et ce que signifie l’expression

de cet amour pour l’autre

 

© Merci à l’auteur inconnu de cette histoire.

 

Un mariage à Gaza… comme si vous y étiez | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

Le Clic

Un mariage à Gaza… comme si vous y étiez

Par Rania Massoud | mercredi, novembre 30, 2011

C’est l’histoire improbable d’une jeune blogueuse de Gaza et d’un journaliste sud-africain d’origine palestinienne qui vit à Doha. Une rencontre placée sous le signe du destin qui a commencé par un tweet et s’est soldée par un « oui ».

Elle, c’est Lina al-Sharif, auteure du blog « Live from Gaza ». Lui, c’est Mohammad Haddad, journaliste travaillant pour la chaîne panarabe al-Jazira, en langue anglaise. Ils se sont mariés le dimanche 27 novembre, à Gaza, et ont partagé l’heureux événement avec le monde entier, via Twitter, sous le hashtag #GazaWedding.
« Je sors de la maison ! Je me dirige chez mon oncle avant d’aller chercher ma future épouse », écrit Mohammad sur son compte (@Haddadme), une heure avant la cérémonie. « Je suis presque prête, je n’arrive pas à respirer, cette robe m’étouffe, lol. J’ai hâte de voir @Haddadme, tweetait pendant ce temps @livefromgaza. Le bouquet n’est pas comme je le voulais, mais je n’ai pas le temps de le changer (…) » « Il est là ! Oh mon Dieu ! » lance-t-elle quelques minutes plus tard.


Au cours de la cérémonie, ce sont les amies de Lina – très mordues de nouvelles technologies – qui prennent la relève, rapportant les moindres détails de la soirée… photos à l’appui : « La robe de Lina est parfaite (…). Couleur ivoire, simple et élégante », tweete @olanan. « @livefromgaza et @haddadme avaient l’air trooooop mignons en dansant sur Jackie Wilson – Reet Petite », écrit de son côté @palinoia. « Lina, tout le monde veut savoir quand avez-vous eu le temps de pratiquer la danse. Via Skype ? ? 😀 », taquine pour sa part @yelkhoudary. « Oh ! @abuelsharif, le frère de Lina, est enfin arrivé pour enflammer la piste de danse ! #Allez », lance @Gazanism.

Les amis du couple au cours de la cérémonie.
Des tweets qui n’ont pas manqué d’attirer l’attention de nombreux internautes à travers le monde entier. Les échos du mariage sont même parvenus à la chanteuse libanaise Oumaima el-Khalil qui a tenu à féliciter « personnellement » les nouveaux mariés.
« Merci d’avoir partagé le mariage avec nous. Ça a l’air très sympa. C’est comme si on y était », écrit, de son côté, @FriederikeHell de la Jordanie. « Enfin une bonne nouvelle de Gaza ! » se réjouit quant à lui @3bdallah, d’Arabie saoudite. « Mais pourquoi ne dansez-vous pas au lieu de garder votre nez collé au téléphone ? » demande pour sa part @Maureen_70, de Chicago.
Cette nouvelle tendance de tweeter en direct un mariage peut très bien paraître ridicule pour beaucoup de personnes, « mais dans le cas de Lina et Mohammad, le geste est tout à fait justifié, argumente @yelkhoudary. Leur amour est né sur Twitter ».

Cet amour, Lina le partage avec les lecteurs de son blog dans un long billet, quelques jours avant son mariage. Elle y raconte son histoire, « l’histoire d’une fille ordinaire qui vit dans des circonstances extraordinaires ». Extraits :

« Tout a commencé par un tweet discutant de la nature d’un bruit éclatant qui a été entendu à travers Gaza. Était-ce le résultat d’un raid israélien ou un simple coup de tonnerre ?
« Très vite, (Mohammad et moi) sommes devenus amis. Nous avons tweeté ensemble tout au long de la révolution égyptienne, jusqu’à la chute de (Hosni) Moubarak. Puis, après plusieurs séances de tchat, nous nous sommes vraiment rapprochés l’un de l’autre. Nous discutions de tout, de la Palestine, du monde et de nos rêves ; nous avons eu l’envie de construire une nouvelle vie ensemble.
« Notre histoire prouve que l’amour ne connaît ni frontières, ni blocus, ni occupation. (…) Dieu nous a réunis grâce aux réseaux sociaux Twitter, WordPress, Facebook, G-chat et puis Skype. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour je me marierai avec un Palestinien d’Afrique du Sud ! Même mes parents n’y croyaient pas ! Mais nos deux pays partagent un amour commun pour la liberté et la dignité. »

Lina et Mohammed.
Le couple continue de s’échanger des messages pendant de longs mois. En avril, il la demande en mariage, bien qu’il ne l’ait toujours pas rencontrée en personne. Lina accepte. Cinq mois plus tard, après des mois de discussions souvent interrompues par les longues coupures d’électricité à Gaza, ils décident de se voir. Mais où ? Lui se trouve au Qatar et elle vit à Gaza…
Le couple choisit enfin de se retrouver en Afrique du Sud, où habite la famille du fiancé. Mais si, pour faire le trajet, Mohammad n’avait qu’à prendre un vol direct du Qatar, Lina, elle, a dû endurer un voyage de six heures pour traverser le Sinaï jusqu’au Caire avant d’embarquer à bord d’un vol de huit heures vers l’Afrique du Sud… « Mais ça valait totalement la peine ! assure-t-elle. J’ai enfin pu rencontrer Mohammad et j’ai pu apprécier l’Afrique du Sud pour la richesse de son histoire. Je me suis vraiment sentie chez moi. »

Quarante jours plus tard, Lina rentre à Gaza et s’occupe des préparatifs du mariage. « Je suis une fille de Gaza et la cérémonie doit nécessairement avoir lieu en Palestine », insiste-t-elle.
Bientôt, la jeune blogueuse quittera sa famille pour commencer une nouvelle vie au Qatar. Son blog ? Elle ne semble pas prête à le lâcher. « Même de loin, je continuerai de raconter des histoires sur la mer, sur la guerre et sur les contradictions de la vie dans cette partie de la Palestine. » C’est elle qui le promet…

Une pub pour un déo qui incite au sexe désinhibé interdite – Canal You – 7s7


Il y a un mois tout juste, la publicité pour le déodorant de la marque Axe nous interpellait. Aujourd’hui, c’est la marque Lynx qui est dans le colimateur de l’organisme qui contrôle les publicités en Angleterre.

Selon l’Advertising Standards Authority, la campagne montrant la top modèle britannique Lucy Pinder est « compromettante pour les femmes ». Une image montre notamment plusieurs gros plans sur le décolleté de la jeune femme et le texte incite les voyeurs à « jouer avec Lucy » en donnant l’URL du site de Lynx. L’ASA estime que c’est présenté « d’une manière provocante » et que l’accent mis sur le décolleté de Lucy Pinder était « gratuit » et « dépersonnalisait les femmes ».

L’agence remarque que le texte « Peut-elle vous faire perdre le contrôle? » et l’invitation « jouer avec Lucy » étaient « dégradantes pour les femmes. » « Cette publicité laisse entendre que l’utilisation du produit conduirait à un comportement sexuel plus désinhibé. »

Unilever, à qui appartient la marque Lynx, a précisé que les pubs étaient destinées à des hommes âgés de 17 à 27 ans. « Des campagnes de ce style ont été populaires ces dernières années pour leur côté ludique, sexy, pince-sans-rire. » La pub a malgré tout été interdite en Angleterre.

Dé.L.

 

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29/11/11 11h45

 

Des stripteaseuses dans les toilettes: la pub scandaleuse de Axe

Les publicités pour le déodorant Axe n’ont jamais été des modèles en matière d’image de la femme, souvent réduite à un objet sexuel pour un prédateur mâle irrésistible qui sent bon des aisselles. Mais on peut dire que ce spot argentin bat des records de sexisme déplacé. Le site Madmoizelle rapporte une campagne diffusée à l’occasion de la « Journée du Petit Ami » le 24 septembre dernier.

Pour célébrer l’amour et récompenser les hommes qui doivent supporter fidèlement leur copine, l’équipe de Axe Argentine a mis au point une initiative qui touche au génie créatif, appelée « Axe Strip Toilette ». Le concept? Permettre aux braves petits amis d’échapper à un dîner au resto avec leur copine, le temps d’une pause revigorante aux toilettes en compagnie de stripteaseuses.

Donc selon Axe, le pouvoir sexuel d’un homme serait menacé par leur vilaine copine castratrice qui les force à la monogamie, alors que d’autres filles plus libérées sont ravies de lui faire sa fête aux toilettes. Le rôle de la copine est particulièrement flatteur, abandonnée à la table du restaurant, le visage flouté, en attendant patiemment le retour de son homme au charisme ravageur. (CD)

 

 

 

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=JeRmFSQOkEk&w=560&h=315]

28/10/11 13h00

Un Allemand jugé pour viols répétés sur sa fille pendant 34 ans – Monde – 7s7


Illustration

 

Le procès d’un retraité accusé d’avoir violé de manière répétée sa fille pendant 34 ans, avec laquelle il a eu trois enfants s’est ouvert lundi à Nuremberg, dans le sud de l’Allemagne.

L’accusé, Adolf Bergbauer, 69 ans, a reconnu avoir eu des relations sexuelles avec sa fille, mais nie les charges de viol qui pèsent contre lui, affirmant qu’elle était consentante.

La justice a retenu 497 viols présumés commis ces 20 dernières années par l’accusé qui bénéficie de la prescription pour les cas soupçonnés avant 1991.

Bergbauer a nié les charges selon lesquelles il est accusé d’avoir commencé à violer sa fille alors qu’elle avait 12 ans. Il affirme que le premier rapport s’est produit quand elle avait 17 ans. « Elle était une participante consentante », a-t-il insisté.

« Je ne la déshabillais pas moi-même », a ajouté Bergbauer qui est illettré et occupait des emplois occasionnels. Selon lui, ils avaient une relation souhaitée deux fois par semaine.

D’après le parquet, la fille, aujourd’hui âgée de 46 ans, a raconté avoir été violée par son père dans la chambre de ses parents, dans sa propre chambre, et plus tard, dans une forêt et dans une voiture.

Elle a aussi précisé avoir été contrainte à des relations sexuelles sous la menace d’un couteau, ce que nie Bergbauer. « Jamais de la vie, je n’ai fait cela », a-t-il assuré.

Des trois fils nés de leurs relations, deux sont décédés et un troisième est handicapé.

L’accusé, s’il est jugé coupable, encourt 15 ans de prison. (belga)

 

 

28/11/11 15h13

Pense-malin.com – Retrouvez les trucs et astuces


Trucs et astuces

Notre quotidien est souvent perturbé par de petits contretemps, des détails désagréables qui nous contrarient et pour lesquels nous n’avons pas de solution. Nous avons pensé à vous renseigner de façon hebdomadaire, sur diverses façons de vous faciliter la vie.

Faites découvrir vos trucs et astuces en nous écrivant à l’adresse suivante : trucsetastuces@pense-malin.com

ADIEU LES CERNES!

Pour faire disparaître les cernes autour des yeux sans l’aide de cosmétiques, souvent onéreux, déposez deux cuillères à café au congélateur durant environ deux minutes, placez-les ensuite sur vos yeux, et finie la peur du miroir!

ÇA BRÛLE, GRAND-MAMAN!

Vous vous êtes brûlé un doigt en retirant un plat du four et vous n’êtes pas particulièrement doué pour la danse que cela occasionne? Voici grand-mère et son astuce à la rescousse! Mélangez du miel et quelques gouttes d’huile essentielle de lavande, appliquez la solution sur la brûlure tout en l’entourant d’une pellicule de cellophane. C’est tout simplement magique!

UN SECOND SOUFFLE POUR VOS AMANDES DÉFRAÎCHIES

Vous avez l’habitude de jeter vos amandes lorsqu’elles sont défraîchies? Lisez ce qui suit et vous perdrez ce mauvais penchant… Faites-les simplement tremper dans du lait durant quelques minutes et elles retrouveront leur côté croquant, ainsi que leur saveur.

MORPHÉE VOUS INVITE AU NORD!

Étonnant, mais des études le prouvent… Si la tête de votre lit est orientée vers le nord, votre sommeil sera plus réparateur! D’après les chercheurs, la tension artérielle diminue, ce qui favorise le sommeil.

LE NETTOYAGE DES MARMITES EN FONTE

Pour vous faciliter la tâche lorsque le temps est venu de nettoyer vos marmites en fonte, coupez un oignon en deux, frottez l’intérieur de vos marmites à l’aide de ces deux parties d’oignon et lavez normalement ensuite. Résultat garanti!

DES CD RÉCALCITRANTS

Voici un petit truc simple, souvent efficace, pour réparer des CD qui refusent de fonctionner adéquatement. Appliquez-y deux ou trois couches de cire liquide pour voiture, tout en évitant les mouvements circulaires. Les chances que vos CD reproduisent de nouveau votre musique préférée sont raisonnablement élevées.

Elle perd 35 kilos grâce à l’hypnose – Santé – 7s7


© Bruno

Sam Alderwish pensait avoir recours à un anneau gastrique. Mais c’est l’hypnose qui lui a fait perdre ses kilos de grossesse!

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Après deux grossesses, Sam Alderwish avait pris du poids. Des capitons très tenaces sont venus s’ajouter à sa silhouette. Coincée dans une tenue de soirée lors d’un essayage, la jeune femme avait eu recours aux ciseaux des vendeuses pour en sortir. Humiliée, elle était bien déterminée à perdre les kilos superflus.

Mais le prix d’une chirurgie gastrique l’a rapidement refroidie. Volontaire, elle s’est alors tournée vers l’hypnothérapie, rapporte le Daily Mail.

Après une séance de 45 minutes, en septembre, la mère de famille de 36 ans a perdu quatre tailles de vêtements. Son hypnothérapeute a dupé son cerveau en lui faisant croire qu’elle avait eu recours à une chirurgie. A l’aide de sons et d’odeurs de salle d’opération, Russell Hemmings a réussi à lui faire croire que son estomac avait rétréci.

Lors des repas, Sam confie qu’après trois bouchées, elle se sentait rassasiée. Elle a également changé ses habitudes alimentaires. Elle ne mange plus de chocolat. Au petit déjeuner, elle mange des céréales à la place de tartines beurrées. Elle boit également beaucoup plus d’eau.

Elle déclare au Daily Mail qu’elle est « impatiente d’être invitée à un mariage. Je ne peux pas attendre de montrer ma nouvelle silhouette. »

L.C.C.

 

 

29/11/11 10h05

Humour » Ma Planète


Humour

Ajouté le 11/29/2011 20:23:36 par Nanoo

Quand le corps humain fut créé, toutes les parties voulaient être chef.
Le cerveau disait : “ Puisque je commande tout et que je pense pour tout le monde, je devrais être le chef ”.
Les pieds disaient : “ Puisque nous transportons le corps là où il le désire et que nous permettons ainsi de faire ce que pense le cerveau nous devrions être chef ”.
Les mains disaient : “ Puisque nous faisons tout le travail et gagnons de l’argent pour entretenir tout le corps, nous devrions être chef ”.
Et ainsi de suite pour le coeur, les yeux, Ies oreilles et les poumons.
Enfin, le trou du cul se fit entendre et demanda à être choisi comme chef.
Les autres parties du corps éclatèrent de rire à l’idée qu’un trou du cul puisse être chef.
Le trou du cul se mit en colère et refusa de fonctionner.
Bientôt, le cerveau devint fiévreux, les yeux, se vitrèrent, les pieds étaient trop faibles pour marcher, les mains pendaient sans force, et le coeur et les poumons luttaient pour survivre.
Alors tous supplièrent le cerveau de se laisser fléchir et de permettre au trou du cul d’être chef.

AINSI FUT FAIT.

Toutes les autres parties du corps faisaient le travail, tandis que le trou du cul dirigeait tout le monde et s’occupait principalement de la merde, comme tout chef digne de ce titre.

MORALITÉ :
Il n’est nullement nécessaire d’être un cerveau pour devenir chef ; un trou du cul a nettement plus de chances. Regardez autour de vous et vous en serez convaincu.

 

 

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