Pensée du mercredi 30 novembre 2011.


« Vous voulez sincèrement renoncer à certaines de vos mauvaises
habitudes, mais ce n’est pas facile, c’est vrai, il faut le
savoir. Avant de s’engager dans un mouvement spirituel, le
disciple n’est pas encore instruit des règles de la Science
initiatique, il vit un peu n’importe comment. Mais dès
l’instant où il a entrevu une vie plus belle, plus riche, et
où il décide d’accepter cette vie, évidemment comme les
anciennes habitudes n’ont pas disparu, tout son être
intérieur devient un véritable champ de bataille : ce ne sont
que conflits entre la vieille vie qui est là, qui réclame, et
la nouvelle vie qui veut s’installer ; et il souffre, il est
malheureux et par moments le découragement s’empare de lui…
Mais il faut persévérer. Avec mesure, sans rien forcer, et
quoi qu’il arrive, tâchez de persévérer dans vos efforts,
vous finirez un jour par remporter la victoire. Alors vous ne
souffrirez plus, vous ne lutterez plus : tout sera en vous
ordonné, harmonisé et vous saurez enfin ce qu’est la vraie
vie. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Pourquoi l’islamisme triomphe | Slate Afrique


Cinquante ans après le triomphe des idéologies nationalistes et socialisantes, est-ce le grand moment islamiste pour le monde arabe?

Des électeurs du PJD, à Casablanca, le 26 août 2007. REUTERS/Rafael Marchante

 

Après la Tunisie, le Maroc? Cela en attendant l’Egypte, la Libye et la Syrie (quelle que soit la manière dont évoluent les situations respectives de ces trois pays) et, bien sûr, sans oublier l’Algérie ou la Jordanie? Cinquante ans après le triomphe des idéologies nationalistes, panarabes et socialisantes, est-ce aujourd’hui le grand moment islamiste pour le monde arabe?

Le fait est que la victoire du Parti de la justice et du développement (PJD) aux élections législatives anticipées marocaines conforte la thèse de l’avènement du temps des islamistes dans le monde arabe. «Après moi, l’islamisme», était le slogan brandi par nombre de dictateurs de cette région à l’adresse de celles et ceux qui réclamaient d’eux plus de libertés et de respect des droits de l’homme. Une mise en garde que les nostalgiques de l’ordre fort ne vont pas manquer de rappeler en ces jours où l’islamisme politique a le vent en poupe et où il a plutôt tendance à inquiéter les Occidentaux.

Il y a plusieurs manières de commenter cette lame de fond même s’il faut d’abord se garder des raccourcis un peu trop rapides. Ainsi, le cas marocain est-il différent de celui de la Tunisie. Pour cette dernière, les islamistes d’Ennahdha ont gagné des élections pour la mise en place d’une Assemblée constituante et ils disposent aujourd’hui d’une marge de manœuvre politique importante pour gouverner. Certes, le parti de Rached Ghanouchi tente de se montrer conciliant à l’égard des autres forces politiques, notamment ses alliés démocrates, le Congrès pour la République (CPR) et Ettakatol (socio-démocrate) mais il ne faut pas être dupe. Aujourd’hui, pour Ennahdha tout est possible dans une Tunisie où aucun scénario n’est écrit à l’avance.

Les clés du pouvoir restent entre les mains du Palais

La situation est différente au Maroc. Bien sûr, le PJD enregistre un score à la fois impressionnant et inattendu avec 107 sièges sur 395 (on est loin des 47 sièges de 2007 qui résultaient aussi, il faut le rappeler, d’une stratégie d’auto-limitation de la part de ce parti). Pour autant, sa marge de manœuvre reste limitée car toutes les clés du pouvoir restent entre les mains du Palais Royal. Le PJD ne pourra diriger ni la défense, ni le ministère de l’intérieur ni les Affaires étrangères et il semble même que les ministères économiques ne tomberont pas dans son escarcelle.

Ce parti devra se contenter des portefeuilles sociaux et éducatifs ce qui, au passage, n’est pas forcément une bonne nouvelle pour le Maroc. En effet, la perspective de voir le ministère de l’éducation et celui de l’enseignement supérieur être dirigé par un islamiste est plus qu’inquiétante (et cela vaut aussi pour la Tunisie). A l’heure où les pays du Maghreb connaissent une régression en matière de tolérance religieuse et d’ouverture, il faut espérer que les programmes pédagogiques, déjà très critiqués, ne seront pas réformés dans un sens favorisant une vision archaïque du monde.

Empêcher que le souffle du Printemps arabe n’ébranle le trône

Mais revenons au PJD. Sa victoire électorale est aussi une initiative préventive à deux coups de la part du roi Mohammed VI. En premier lieu, cela lui permet d’empêcher que le souffle du Printemps arabe n’ébranle son trône. Au Maroc, comme en Tunisie mais aussi en Egypte ou ailleurs dans le monde arabe, nombreux sont ceux qui se demandent si, finalement, les islamistes ne sont pas ceux qui détiennent la solution aux problèmes économiques et sociaux. Ce raisonnement tient dans les propos suivants entendus sur la télévision publique marocaine :

«On ne les a jamais essayé au pouvoir. Ils vont peut-être faire mieux que les autres». En clair, la victoire du PJD offre un répit d’au moins une année au roi. Dans le contexte d’un Maroc étranglé par la crise économique mondiale et par les disparités sociales, c’est un bonus appréciable.

En second lieu, Mohamed VI se donne aussi les moyens de faire perdre leur aura aux islamistes du PJD en les obligeant à se colleter avec la dure réalité de l’exercice du pouvoir (fut-il formel). En son temps, son père Hassan II avait tenté une expérience identique au milieu des années 1990 en décidant une alternance que les urnes ont confirmée par la suite… A l’époque, c’était la gauche marocaine, regroupée sous le nom de Koutla, qui avait emporté la mise. Quinze ans plus tard, le résultat est édifiant. L’Union socialiste des forces populaires (USFP) n’est plus qu’un fantôme n’ayant plus rien à voir avec la formation capable de mobiliser (et de faire rêver) des centaines de milliers de Marocains. Idem pour le Parti du progrès et du socialisme (PPS) et même de l’Istiqlal qui n’est plus que l’ombre du grand parti des combats nationalistes contre la présence coloniale française. Il est d’ailleurs édifiant de voir que le scénario le plus probable en matière de recomposition politique au Maroc est celui d’une alliance entre le PJD et la Koutla. «En somme, c’est la même recette que celle de Hassan II avec l’ingrédient islamiste en plus» commente un fin connaisseur du Royaume.

Le PJD aura du pouvoir à défaut d’avoir le pouvoir

Mais recette du roi ou pas, il n’en demeure pas moins que le PJD aura du pouvoir à défaut d’avoir le pouvoir. Il est possible que le Palais royal ne soit pas affecté par cette évolution politique. Il est même probable que le Makhzen, cet enchevêtrement d’intérêts, d’allégeances et de mainmises sur les affaires économiques et politiques du pays, trouve le moyen de composer avec le PJD et, donc, de survivre comme il a toujours su le faire, quel que soit l’adversaire qu’il a affronté au cours de son histoire. Mais une chose est certaine, la victoire du PJD, comme celle d’Ennahda en Tunisie, annonce une accélération de ce que l’on peut d’ores et déjà appeler une réislamisation du Maghreb. Il reste à savoir si cette dernière sera tranquille ou pas et, plus important encore, si elle sera définitive ou pas…

Akram Belkaïd

Plaidoyer pour une jeunesse mal aimée | Slate


Par François Content, Directeur général d’Apprentis d’Auteuil.

Un jeune couple, au Louvre, en novembre 2011. Dylan Martinez / Reuters– Un jeune couple, au Louvre, en novembre 2011. Dylan Martinez / Reuters –

Une jeunesse jugée dans sa majorité paresseuse, intolérante et égoïste: le sondage Ipos-Logica Business Consulting publié par Le Monde la semaine dernière et l’éditorial qui l’accompagnait ont ravivé le spectre de la guerre des générations. D’un fossé grandissant entre des baby boomers repus de privilèges et une jeunesse sacrifiée sur l’autel de la crise.

De cette enquête aux conclusions sans doute un peu hâtives –les principaux intéressés ne sont pas les derniers à porter un jugement sévère sur leur classe d’âge – on a moins retenu ce chiffre éloquent : 81% des personnes interrogées pensent qu’il est «difficile d’être un jeune aujourd’hui en France».

Qu’est-ce qui explique ce paradoxe apparent d’une France visiblement consciente des difficultés de sa jeunesse, mais bien peu compréhensive à son endroit, et surtout faiblement disposée à l’aider davantage en consentant à un effort fiscal supplémentaire? Sans doute faut-il y voir le signe d’une désillusion généralisée à l’égard du pouvoir redistributeur de l’Etat, à un moment où le niveau des déficits publics cristallise les peurs. Car dans le même temps, la solidarité intergénérationnelle, elle, est bien réelle. Elle se manifeste par des transferts familiaux non négligeables, qui aident ses bénéficiaires à passer le cap de plus en plus difficile de l’entrée dans la vie active.

Aussi est-il plus juste d’affirmer qu’il existe aujourd’hui deux catégories de jeunes: ceux qui ont la chance de bénéficier d’un soutien familial et les autres. Nés de parents pauvres ou aux revenus modestes, ceux-là n’ont personne sur qui compter lorsque se dressent les premiers obstacles.

A Apprentis d’Auteuil, nous accueillons, éduquons et formons dans nos établissements près de 13.000 jeunes qui nous ont été confiés par leur famille (pour 75 % d’entre eux), par les services sociaux ou par le juge pour enfants. En près de 150 ans d’existence, nous n’avons jamais connu une dégradation aussi rapide.

Aujourd’hui, 18 % des enfants sont touchés par la pauvreté. Depuis 2010, parmi les sans-abri, on compte pour la première fois plus de familles avec de très jeunes enfants, de jeunes et d’adolescents que de personnes isolées. 300.000 enfants ont bénéficié en 2009 de l’Aide sociale à l’enfance.

Parmi eux, 150.000 d’entre eux ont été placés. De plus en plus, nous voyons venir à nous des parents frappés par une extrême précarité, des mères isolées que des horaires de travail impossibles empêchent de faire face à leurs responsabilités éducatives. La crise étend chaque jour ses effets dévastateurs, et ce sont les jeunes qui lui payent le plus lourd tribut.

Il y a urgence pour les pouvoirs publics à agir en faveur des jeunes en difficulté, au risque de voir une part importante de la population s’installer durablement en marge de la société. Apprentis d’Auteuil invite les candidats aux prochaines échéances électorales à se pencher sur des dispositifs qui ont fait la preuve de leur efficacité.

Un seul exemple, sur une question-clé, celle du décrochage scolaire. 150.000 sortent chaque année du système scolaire sans diplôme. Parmi eux, beaucoup ont commencé à décrocher dès l’école primaire, manifestant très tôt des difficultés de lecture et d’écriture qu’ils n’ont jamais réussi à surmonter, basculant progressivement dans le découragement, la résignation, voire la violence. Pour beaucoup de ces «décrocheurs», l’internat peut constituer un cadre structurant, permettant de reprendre prise sur leur scolarité.

Or, les internats sont aujourd’hui très peu financés sur fonds publics et de­meurent hors de tout dispositif, si l’on excepte quelques initiatives gouvernementales ponctuelles. Sans contribution significative et durable, les structures qui offrent aux jeunes les plus en difficulté un encadre­ment éducatif adapté devront renoncer à accueillir ceux qui, précisément, en auraient le plus besoin.

Si ces jeunes ne sont plus pris en charge nulle part, que deviendront-ils dans deux ans? Dans cinq ans? Il y a fort à craindre que, pour certains, le maintien dans leur famille ne sera plus tenable et qu’ils feront l’objet d’une mesure de placement en maison d’enfants. Ce sera alors à la collectivité de supporter la charge dans son intégralité, charge 3 à 4 fois supérieure à ce qu’elle aurait été si le même jeune avait été accueilli en internat éducatif et scolaire.

Cet exemple montre qu’une intervention ciblée, au moment où les premières difficultés se font jour, peut permettre d’éviter des dépenses considérables des années plus tard, une fois qu’il est trop tard. En dépit des contraintes qui pèsent sur les finances publiques, des solutions existent. A condition de sortir du court-termisme et de développer une approche globale et ambitieuse des problématiques de la jeunesse.

François Content

C’est Noël, avec un mois d’avance ! Merci petit papa Epstein ! | Rue89


Daniel Schneidermann
Fondateur d’@rrêt sur images

A l’instant où l’intrigue du Carlton commençait à faiblir, voici que le super-méga-modèle économique 2011 de la presse française (l’affaire DSK) s’invente une nouvelle saison. Bonjour les clics, les ventes, et l’audimat.

On ne sait plus comment la numéroter. 1 ? 2 ? 3 ? DSK, le complot : la presse n’osait en rêver, M. Epstein l’a fait. Petit papa Epstein, quand tu descendras du ciel, avec ta hotte pleine de coïncidences-qui-ne-prouvent-rien-en-elles-même-mais-qu’on-est-tout-de-même-très-troublés, n’oublie pas nos petits journaux ! Et chacun d’y aller.

En tête de meute, Rue89, qui sort le premier le résumé de l’article de la New York Revue of Books. Le lendemain, le site semble pris d’un doute. Est-il bien sérieux, ce M. Epstein, qui estime qu’Al Qaeda n’est pas seule responsable des attentats du 11 Septembre, et qu’une piste « mène en Irak » ? Oui sans doute, puisqu’il a « collaboré au Wall Street Journal ».

On ne va pas s’arrêter aux détails

Vérification faite par notre Gilles Klein, on ne trouve sous sa plume, que quatre articles remontant aux années 80, et deux libres opinions sur l’industrie du spectacle à Hollywood, mais qu’importe.

Ah oui, il a décroché un prix, aussi. Re-vérification faite, ce prix a été décerné par un consultant en intelligence économique dont nous ne savons rien, mais on ne va pas s’arrêter à ces détails.

Et le lendemain encore, le site de publier une chronologie joliment interactive qui, de l’aveu même du site, « en dit beaucoup mais pas tout » (titre à étudier dans les écoles de journalisme), mais qui fait tout de même très chic.

Une « danse de la victoire » « pas centrale »

Que dit M. Epstein ? Plein de choses, que je vous laisse lire tranquillement, puisqu’il a passé son week-end à accorder des interviews à la presse française (à lire notamment ce lundi matin, l’Obs et Slate).

En substance, non, l’affaire du Sofitel n’est pas un complot, mais le personnel du Sofitel était tout de même mobilisé par la surveillance de DSK. La fameuse « danse de la victoire » de deux employés de l’hôtel (tête de gondole de l’article) est importante, mais « pas centrale », tout bien pesé.

Epstein, enfin, ne connaît pas si bien que cela le biographe officiel de DSK, Michel Taubmann, lequel (comme le remarque Slate) le décrivait pourtant en août comme « son ami ». Pour alimenter le feuilleton, c’est un avantage indéniable.

La Libanaise Rania Bou Kheir remporte le prix scientifique de la Francophonie | L’Orient-Le Jour


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La Libanaise Rania Bou Kheir remporte le prix scientifique de la Francophonie

Par Marion LOMPAGEU | mardi, novembre 29, 2011

Rania Bou Kheir a été félicitée par le président de la République, Michel Sleiman, pour l’obtention de son prix.
Rania Bou Kheir a été félicitée par le président de la République, Michel Sleiman, pour l’obtention de son prix.

Le prix scientifique de la Francophonie vient d’être attribué à la jeune chercheuse Rania Bou Kheir, par l’Agence universitaire de la francophonie (AUF).

Elle est grande et brune. Ses yeux marron sont soulignés d’un trait de turquoise. Sur son visage, un large sourire s’affiche. Rania Bou Kheir, docteur et enseignante-chercheuse à l’Université libanaise, vient de se voir attribuer le prix de la Francophonie pour les jeunes chercheurs, option sciences et médecine, ainsi qu’une bourse de 9 000 euros (environ 12 500 dollars) pour la qualité de ses travaux en « télédétection et sciences environnementales ».
Tous les deux ans, depuis 2003, l’AUF récompense des chercheurs issus de 90 pays francophones. Le but affiché de ce prix est de permettre la reconnaissance du ou de la lauréat(e) sur les cinq continents. « Ce prix représente un certificat d’excellence dans le domaine de la recherche scientifique », avance Rania Bou Kheir, ravie.
Cette année, ils étaient une vingtaine à se présenter au prix AUF option sciences et médecine. « C’est souvent des jeunes gens du Nord qui remportent ce prix. Une fois n’est pas coutume, cette année c’est une femme du Sud ! » se réjouit Khalef Boulkroune du bureau de l’AUF, basée à Paris.

Cuisine et matière grise
Bien entendu, les chercheurs récompensés par l’AUF sont triés sur le volet. Il faut avoir moins de 45 ans et être titulaire d’un doctorat, sans oublier une carrière scientifique remarquable. Toutes ces conditions, le docteur Rania Bou Kheir les a et bien plus encore quand on lit son curriculum vitae pour le moins fourni.
Depuis que Rania a débuté sa carrière universitaire, elle a eu l’occasion de prouver à plusieurs reprises qu’une femme scientifique est aussi performante qu’un homme. « On pense encore trop souvent que les femmes sont bonnes à être à la cuisine. C’est dommage de se priver de 50 % de matière grise », s’insurge la lauréate 2011. Cette femme qui a su imposer son travail face à des hommes parfois réticents de la voir réussir affirme à 38 ans que « (sa) priorité reste la recherche ». « J’ai fait beaucoup d’études, j’ai donné des cours en Europe, j’ai une habilitation à diriger des recherches (HDR) en France… Mais tout cela, je l’ai obtenu par le travail », confie Rania qui affirme travailler une dizaine d’heures par jour, week-end inclus.
Lors du 50e anniversaire de l’Agence universitaire de la francophonie à Paris en décembre, le conseil scientifique remettra le prix à Rania Bou Kheir ainsi qu’à Oualid Hamdoui de l’université d’Annaba (Algérie). Les deux gagnants deviendront par la même occasion des experts de l’AUF. De quoi remplir un peu plus l’agenda serré de la Libanaise.

Soirée du livre libanais francophone à Neuilly-sur-Seine | Culture Liban | L’Orient-Le Jour


Culture

Soirée du livre libanais francophone à Neuilly-sur-Seine

mardi, novembre 29, 2011

De gauche à droite : Zeina Abirached, Hyam Yared, Alexandre Najjar, Carole Dagher, Gilbert Sinoué et la journaliste animant le débat Alya Chéhab Ferrero.
De gauche à droite : Zeina Abirached, Hyam Yared, Alexandre Najjar, Carole Dagher, Gilbert Sinoué et la journaliste animant le débat Alya Chéhab Ferrero.

La première soirée du livre libanais francophone de Neuilly-sur-Seine s’est tenue sous le patronage et en présence du maire de la ville et conseiller général des Hauts-de-Seine, Jean-Christophe Fromantin, et de l’ambassadeur du Liban en France, Boutros Assaker, avec la participation des écrivains libanais de langue française, Carole Dagher, Alexandre Najjar, Gilbert Sinoué, Hyam Yared et Zeina Abirached.
Dans la belle et grande salle du théâtre de Neuilly, archipleine, l’amitié qui relie la France et le Liban s’est illustrée d’une belle manière, grâce à l’association « Amitiés Neuilly Liban ». Formée de bénévoles, amis du Liban habitant à Neuilly, et présidée par Carlos Faddoul, l’association, qui a offert un cèdre à la ville en 2009, a choisi cette année de faire découvrir au public la littérature libanaise francophone et, par la même occasion, à travers la vente de livres, d’aider l’association « Anta Akhi » au Liban, s’occupant d’enfants et d’adultes handicapés.
Pour un coup d’essai, l’initiative fut un coup de maître. MM. Fromantin et Assaker ont tour à tour souligné l’importance de cette manifestation et redit la force et la richesse de la coopération franco-libanaise et des échanges culturels entre les deux pays, avant de céder la parole aux écrivains présents. La discussion, animée par la journaliste Alya Chéhab Ferrero, a démarré sur la question-thème de la soirée : « L’écrivain libanais peut-il s’affranchir de son histoire ? », pour s’étendre au rôle de la langue française dans l’écriture et l’expression de soi, la place de la guerre dans les sujets développés par les auteurs, et ce qui fait l’universalité d’une œuvre littéraire.
Cette soirée réussie en tous points, grâce au dévouement des organisateurs – parmi lesquels Alia Atieh – et à la participation d’Émile Khoury, du Virgin Megastore de Beyrouth, devait être agrémentée d’un cocktail et suivie d’une séance de dédicaces.

Le nouveau Messi s’appelle Takefusa Kubo (vidéo) – Football Etranger – 7s7


Il joue au Barça, il est gaucher et il porte le numéro 10: Takefusa Kubo est la nouvelle pépite de la « Masia » (le centre de formation du club catalan).

« Il est le nouveau Messi »
Même si le joueur japonais (le premier dans l’histoire du FC Barcelone) n’est âgé que de 11 ans, les comparaisons avec un certain Lionel Messi sont inévitables. « Il est le nouveau Messi », confirme son entraîneur Oscar Hernandez.

Repéré au Japon
Il y a deux ans, le FC Barcelone a organisé une journée découverte de talents à Yokohama. Takefusa Kubo a crevé l’écran. Quelques jours plus tard, il était pris en charge à l’école de football du Barça située au Japon (à Fukuoka).

Arrivé en Catalogne cet été
Ce n’est que cet été que le petit Takefusa Kubo a fait ses valises pour la Catalogne. Il a rapidement laissé de grosses impressions lors de ses premières apparitions sous le maillot blaugrana. (chds)

 

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[youtube http://www.youtube.com/watch?v=16GGpbKP8jo&version=3&hl=nl_NL]

 

28/11/11 16h58

En justice parce que son ex lui a volé son sperme et est tombée enceinte – Canal You – 7s7


Joe Pressil, 36 ans, est devenu papa malgré lui: son ex lui a volé son sperme lors de leur relation en 2007 et est tombée enceinte de jumeaux. Joe accuse une clinique de fertilité de Houston d’avoir accepté un échantillon de son sperme et de l’avoir utilisé sans le lui dire et sans son consentement. Une fécondation in vitro a eu lieu: deux bébés en sont nés.

Il poursuit également Omni-Med, la banque de la clinique du sperme qui garde son sperme restant en otage dans ses frigos. Selon lui, cette histoire lui a causé angoisse dans ses relations amoureuses et « préjudice financier », puisqu’il paie une pension alimentaire.

Joe a eu une relation avec une femme de 2005 à 2007. Trois mois après leur rupture, cette année-là, elle lui a annoncé sa grossesse. Il ne pensait pas être le père jusqu’à ce qu’elle fasse un test de paternité. Pensant à un accident, il a accepté de payer une pension alimentaire. En février 2011, il a reçu un courrier d’Omni-Med au sujet de la cryoconservation d’un échantillon de son sperme. Il est évidemment tombé des nues.

Selon Joe, son ex gardait le sperme récolté dans les préservatifs. Très énervé, il en est venu aux mains avec la maman de ses jumeaux. Il a été inculpé en février pour avoir agressé son ex en 2010. Il rappelle que l’accusation a été rejetée.

Dé.L.

 

 

28/11/11 14h20

 
 

« La nuit, je volais le sperme de mon fiancé pour être enceinte »

 

Liz Jones est une éditorialiste britannique renommée et appréciée de ses lecteurs. Mais ses récentes confidences risquent de lui attirer pas mal d’inimitiés, certainement du côté de ses ex-compagnons.

Aujourd’hui quinquagénaire et sans enfant, Liz Jones explique aux hommes de se méfier de leurs partenaires sexuelles, si celles-ci approchent ou dépassent de peu la quarantaine. En effet, selon elle, les femmes à cet âge sont obnubilées par leur horloge biologique. Même si elles clament tout le contraire.

Tic tac, l’horloge tourne
Leur seule obsession à l’heure où la ménopause guette? Avoir un enfant tant qu’il en est encore temps. Pour Liz Jones, les femmes sont prêtes à recourir à tous les subterfuges à cette fin. Y compris les tactiques les plus écoeurantes, tant leur crainte de « finir » sans enfant est grande.

Pour étayer sa thèse, Liz Jones raconte sa propre histoire, et les méthodes pas du tout catholiques qu’elle a employées afin de tomber enceinte de ses petits amis avec qui elle entretenait des relations peu stables.

A la fin de la trentaine, Liz Jones avait un petit ami qui avait fini par vivre chez elle « pour pouvoir aller au travail à pied plus que par amour », relate-t-elle. Elle en était consciente, et lui prétendait qu’elle ne voulait pas d’enfant de lui vu ses moyens limités d’une part, que sa carrière était primordiale à ses yeux d’autre part et enfin que la maternité ne l’obsédait pas. Elle affirmait d’ailleurs être sous pilule. Son compagnon, qui ne lui faisait pas confiance, insistait pour utiliser des préservatifs.

Le précieux sésame dans un préservatif usagé
Liz, qui en réalité était déçue de la tournure de son avenir professionnel et qui avait compris qu’il ne lui restait que peu de temps pour être mère, n’utilisait plus de contraceptif oral. Vu leurs rapports sexuels protégés, elle ne vit qu’une seule solution pour tomber enceinte. « Vu qu’il refusait de me donner ce que je voulais, j’ai décidé de le lui voler. Je me suis résolue à voler son sperme au milieu de la nuit. Je pensais que c’était mon droit, vu qu’il vivait chez moi et que je lui achetais beaucoup de plats tout prêts de chez Marks & Spencer ».

Et d’expliquer sa technique: une fois son partenaire endormi après l’amour, Liz chipait le préservatif usagé et, enfermée dans la salle de bains, elle récupérait le sperme dans l’espoir de tomber enceinte. Sa technique n’a jamais fonctionné.

Liz Jones se demande néanmoins pourquoi les hommes ne sont pas plus conscients du risque qui plane au-dessus de leur tête quand ils ont des rapports protégés. « Peut-être le sexe embrume-t-il leur cerveau », suggère Liz. « Ils feraient mieux de se demander pourquoi une femme file aux toilettes avec le préservatif après un rapport sexuel ».

42% des femmes prêtes à mentir sur leur contraception
Celle qui voulait devenir mère a reproduit l’expérience avec d’autres compagnons, et même son nouveau mari, de 14 ans son cadet et qui se trouvait trop jeune pour être père. Toujours sans succès, mais Liz est convaincue que d’autres femmes ont utilisé les mêmes méthodes en parvenant à leurs fins.

Elle appuie ses propos de chiffres et d’exemples. Une étude menée en 2001 aurait d’ailleurs révélé que 42% des femmes serait prêtes à mentir sur leur contraception pour être enceinte contre la volonté de leur partenaire. Elle affirme également que dans son entourage, de nombreuses femmes ont « piégé » leur petit ami ou leur mari.

L’une d’elles aurait inventé prendre une contraception orale et le père serait actuellement obligé de verser une pension alimentaire pour un enfant qu’il n’a jamais vu. Une autre, qui se doutait être bientôt quittée par son fiancé, a tout fait pour tomber enceinte avant son départ afin que celui-ci se sente obligé de revenir vers elle.

« Il faut toujours pousser un homme à être prêt »
Une troisième se fait secrètement des injections d’hormones pour augmenter ses chances de fertilité, une quatrième cache un diagramme de son ovulation dans le tiroir à essuies de vaisselle. Une cinquième fait cela pour prendre une année sabbatique. La plupart des femmes estimerait qu’un homme ne se sent jamais spontanément prêt à fonder une famille. « Il faut toujours les pousser », concluent-elles (entre elles).

L’éditorialiste, consciente des répercussions de ses déclarations, explique confier ses actes pour réveiller les hommes trop naïfs. Elle préfère prévenir les hommes enclins à fréquenter des femmes dans la tranche d’âge « critique », affirmant qu’elles ont – quasi – toutes ce désir refoulé, même si elles le nient haut et fort.

Liz Jones regrette de n’avoir pas été honnête dans ses relations et d’avoir trompé la confiance de certains en poursuivant son propre rêve au détriment de ceux de ses partenaires. Elle explique: « Aujourd’hui, les femmes ont l’habitude d’obtenir ce qu’elles veulent; elles estiment que tout avoir est un droit et plus un privilège. Elles ne pensent plus réellement qu’être mariée à leur travail est une satisfaction suffisante pour s’épanouir. Une vie sans enfant est synonyme d’échec à leurs yeux ».

Et le droit de l’homme à disposer de son corps?
Et de finir sur une considération philisophique et un conseil destiné à la gent masculine: « On débat énormément du droit des femmes à disposer de leur corps et à décider de leur avenir. Mais qu’en est-il du droit des hommes à disposer du leur et de leur futur? Si un homme envisage de sortir avec une femme qui a entre la fin de la trentaine et le début de la quarantaine, qu’il soit prudent. Peut-être est-elle la femme pour lui, peut-être est-elle honnête en disant qu’elle ne veut pas d’enfant. Peut-être aussi est-elle un être qui tient un double discours, et est prête à dépasser toutes les limites pour accéder à ses désirs ».

(acx)

 

 

03/11/11 13h15

Les bars à sourire fâchent les dentistes – Beauté & Bien-être – 7s7


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Les « bars à sourire », ces boutiques où on se fait « blanchir » les dents dans une ambiance design comme on se ferait une coloration, se multiplient, provoquant le mécontentement des dentistes qui invoquent la banalisation d’un acte loin d’être anodin, selon eux, au plan de la santé.

L’Ordre national des chirurgiens-dentistes (ONCD), en France, a lancé une attaque d’envergure contre le phénomène qui prend de l’ampleur, barrant la une de sa revue d’un avertissement rectangulaire encadré de noir, style paquets de cigarettes: « Les bars à sourire peuvent nuire à la santé ». « J’assume » ce ton incisif contre des commerces (plusieurs centaines en France) parfois « peu scrupuleux », explique à l’AFP le secrétaire général de l’Ordre Alain Moutarde.

« Nous sommes là pour défendre la santé publique et dénoncer ceux qui ne respectent pas la loi », explique-t-il en référence à la récente directive européenne qui impose de strictes limites dans la concentration du produit utilisé pour « éclaircir » les dents.

L’agent chimique blanchissant, du peroxyde d’hydrogène, autrement dit de l’eau oxygénée, ne « présente aucun risque » à condition qu’il soit utilisé à des concentrations minimes, inférieures à 0,1%, selon le texte adopté en septembre par Bruxelles. Au-delà d’une concentration de 0,1% (et jusqu’à 6%), l’utilisation doit être encadrée par les dentistes.

Les bars à sourire de plus en plus contrôlés
A la demande de l’Ordre des dentistes, nombre de bars à sourire ont reçu la visite d’huissiers pour relever noms et compositions des produits utilisés. La Direction générale de la concurrence et des fraudes (DGCCRF) a été alertée et a procédé à plusieurs contrôles.

Le cofondateur de la principale chaîne française « Point sourire » (une vingtaine de boutiques), Yann Toledo se défend bec et ongles: « J’ai eu cinq à sept contrôles de la DGCCRF ou d’huissiers sur ordre de l’ONCD. Je n’ai pas eu une seule fermeture ».

Dans l’ambiance épurée d’une de ces boutiques dans le quartier du Marais, à Paris, un panneau bien en évidence garantit aux clients un strict respect des doses maximums tolérées dans l’UE. Isolé dans une cabine, le client reçoit un gel sur les dents et doit « sourire » pendant 15 à 20 minutes devant une lampe à lumière bleue qui active le processus de blanchiment. Prix de base: 29,9 euros.

En Belgique, les dentistes s’y mettent
Mais à ce tarif, l’effet blancheur dure au mieux quinze jours, avoue le responsable. « La directive européenne n’a rien changé pour nous, nous avons toujours respecté le seuil des 0,1% », assure-t-il. « On a essayé de contacter l’ordre national des dentistes pour leur expliquer que c’est un phénomène qui existe depuis 10 ou 15 ans aux Etats-Unis, qu’en Belgique des dentistes ont créé une chaîne de bars à sourire », plaide M. Toledo.

Mais les dentistes sont restés sourds à ces avances. « La profession n’est pas en retrait. Elle veut simplement tirer la sonnette d’alarme pour souligner que les gens dans le bar à sourire n’ont aucune qualification », explique le secrétaire général de l’Association dentaire française (ADF), Joël Trouillet.

Les normes respectées? Vraiment?
Au principal syndicat dentaire, la Confédération nationale des syndicats dentaires (Cnsd), on doute du respect de la norme européenne par les boutiques du sourires. « Si vous voulez des résultats vous devez forcément avoir des concentrations supérieures aux normes autorisées par la directive européenne », affirme Catherine Mojaïsky, secrétaire générale de la Cnsd.

« S’ils respectent la norme européenne, le résultat sera très faible », confirme Jacques Wemaere, chirurgien dentiste près de Bordeaux. Mais ce jeune dentiste de 31 ans affiche une attitude plus ouverte que ses aînés sur le phénomène: « Moi je n’ai pas du tout peur des bars à sourire, je dirais même que c’est une chance pour la profession ». (afp/dl)

 

 

28/11/11 10h47

Histoires d’enfants


Une maman vient d’avoir un deuxième bébé.
La nuit il se met à pleurer.
La maman se lève alors et dit :
– Il va falloir que j’aille le changer !.
Le petit frère,entendant cela, s’adresse alors à la maman :
– Oh oui, change-le et prends-en un autre qui pleure moins !!!

 

Un gamin regarde sa mère enceinte se dévêtir…
-Dis Maman, pourquoi tu as un gros ventre ?…
– Ah….lui répond sa maman,c’est parce que papa m’a donné un petit bébé….
Il sort de la chambre et s’en va retrouver son père pour lui demander:
– Papa, c’est vrai que tu as donné un petit bébé à maman ?
– Oui, lui répond tendrement son jeune papa…
– Eh bien….. elle l’a mangé!!!…..

Le pouvoir du marketing…
Deux enfants de 8 ans sont en conversation dans la chambre.
Le gamin demande à la petite fille :
-Que vas-tu demander pour la Saint Nicolas?
-Je vais demander uneBarbie,et toi?
-Moi,je vais demander unTampax,répond le garçon.
-C’est quoi un Tampax?
-J’en sais rien…mais à la télé,ils disent qu’on peut aller à la plage tous les jours,aller à vélo,faire du cheval,danser,aller en boîte,courir,faire un tas de choses sympa,et le meilleur…sans que personne s’en aperçoive!

Pensée du mardi 29 novembre 2011.


« Après avoir été des enfants et considérés comme des enfants
pendant une certaine période de votre existence, vous êtes un
jour déclarés majeurs. Cela n’est pas seulement vrai pour la
vie sociale, mais aussi pour la vie spirituelle ; avec cette
différence que, pour la vie spirituelle, la majorité ne
s’obtient pas à un âge prévu par la loi. Même à
quatre-vingt-dix-neuf ans, beaucoup d’hommes et de femmes ne
sont pas encore vraiment majeurs et adultes, parce qu’ils
n’ont encore acquis aucune maturité spirituelle.
Seul celui qui a reçu le Saint-Esprit peut être considéré
comme véritablement adulte, les autres ne sont encore que des
enfants. Oui, tous ceux qui n’ont pas atteint cette maturité
spirituelle sont considérés par le Ciel comme des enfants
mineurs, et quel que soit leur âge ils doivent garder une
attitude d’enfants, c’est-à-dire rester obéissants,
humbles, soumis au monde divin. Tous les humains que l’on voit
aux prises avec d’inextricables difficultés intérieures ne
sont encore que des enfants récalcitrants. Les vrais adultes,
eux, ne souffrent plus, car ils sont toujours dans la lumière. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Gaston Doumergue (1) – Biographie d’un Président de la République né à Aigues-Vives , Vie culturelle, aigues-vives (Gard)


Un enfant d’Aigues-Vives devenu Président de la République Française en 1924

Ecrit par Aiguesvives.fr – FH – Redaction indépendante, le dimanche 18 juin 2006, à Aigues-Vives, Gard

Gaston Doumergue, Président de la Troisième République Française était un enfant d’Aigues-Vives (Gard). Voici, en bref, sa biographie.

 

GASTON DOUMERGUE

BIOGRAPHIE

« Gastounet », Gaston Doumergue, le plus célèbre des Aigues-Vivois, est certainement le plus connu des présidents de la Troisième République. Pour les habitants d’Aigues-Vives, il n’est pas un inconnu. Sa maison, place du griffe, (rebaptisée place Doumergue) s’orne d’une plaque rappelant qui il était. Pourtant, connaît-on bien l’homme, l’enfant du pays qui, « monté » à Paris, a occupé la plus haute charge de l’Etat ? Quelle était cette famille Doumergue dont le fils s’est ainsi illustré

 

Sa naissance

Né le premier août 1863, Gaston est le fils de Pierre et de Françoise Pattus. Sa sœur aînée, Fanny, a quatorze ans de plus que lui. Il est le descendant mâle, l’héritier du nom que les Doumergue n’attendaient plus.

Portrait de Gaston Doumergues, Président originaire d'Aigues-Vives

 

Aigues-Vives possède au milieu du XIXe siècle deux écoles primaires : l’école protestante, privée, payante, dirigée par M. Bernard et l’école publique gratuite, située à côté de l’actuelle maison du peuple(salle J. Bosc actuellement), dont M. Favas avait la charge. Les familles aisées de la bourgeoisie viticole du village mettent leurs enfants à l’école protestante. Pierre Doumergue, sa femme ou tous les deux, décident, à la surprise des autres protestants et par idéal démocratique, d’envoyer leur fils à l’école communale l’année de ses six ans.

 

Ses années de formation.

Le jeune Doumergue, vif et parfois turbulent, est puni comme les autres. Doué d’une excellente mémoire, il apprend ses leçons sans difficulté et décroche les premiers prix à la distribution de fin d’année. Après l’école primaire, ses parents l’inscrivent au Lycée de Nîmes pour faire ses « humanités ». Il est souvent inscrit au tableau d’honneur, mais ces sept années d’études lui paraissent, dit-il lui même,« un peu longues ».

 
  En juillet 1881, bachelier ès-lettres, il choisit de se spécialiser dans la connaissance du droit en vue d’une carrière d’avocat. Licencié de la Faculté de Droit de Paris, Doumergue commence sa carrière au barreau de la Cour d’Appel de Nîmes.+

Ses débuts

Parce que ses débuts sont laborieux, parce que la vie d’une préfecture de province lui paraît monotone, parce qu’il veut voyager et connaître le monde, Doumergue obtient avec l’appui de son compatriote Emile Jamais, sous-secrétaire d’Etat aux Colonies, un poste à Cholon, en Indochine. Muté en Algérie en 1892, il est juge de paix dans la province d’Oran. L’Afrique du nord, les mœurs de ses populations l’intéressent, il visite et étudie le pays lorsqu’en novembre 1893, E. Jamais, député de la deuxième circonscription de Nîmes décède tout à fait brusquement.

Son élection

Après le deuil et les regrets, les Aigues-Vivois souhaitent qu’un des leurs prenne la suite du disparu et continue à représenter le village et le Gard. Un comité électoral soutient la candidature de Gaston Doumergue dont le principal adversaire est le maire de Nîmes, Gaston Maruéjol. On connaît la suite, Doumergue est élu, réélu jusqu’en 1910 où il devient sénateur et, en 1924, président de la République.

Son retour à Tournefeuille

Revenu quelques mois au pouvoir en 1934 comme chef du gouvernement, G. Doumergue se retire ensuite, tantôt à Tournefeuille, propriété de son épouse, tantôt à Aigues-Vives. C’est auprès de sa femme qu’il termine sa vie en lisant et méditant.

Gaston Doumergue (2) – Généalogie d’un Président de la République né à Aigues-Vives

Généalogie du Président de la République Gaston Doumergue

Ecrit par Aiguesvives.fr – FH – Redaction indépendante, le lundi 14 août 2006, à Aigues-Vives, Gard

Brève Généalogie du Président de la République Gaston Doumergue, enfant du pays d’Aigues-Vives (Gard)

« Gastounet », Gaston Doumergue, le plus célèbre des Aigues-Vivois, est certainement le plus connu des présidents de la Troisième République. Pour les habitants d’Aigues-Vives, il n’est pas un inconnu. Sa maison, place du griffe, (rebaptisée place Doumergue) s’orne d’une plaque rappelant qui il était. Pourtant, connaît-on bien l’homme, l’enfant du pays qui, « monté » à Paris, a occupé la plus haute charge de l’Etat ? Quelle était cette famille Doumergue dont le fils s’est ainsi illustré ?

Tout individu, simple citoyen ou président, reçoit une éducation de son milieu, de ses maîtres, de sa famille. Evoquaient les Doumergue, parents et alliés, permet de situer le plus célèbre de leurs représentants. Les parents élèvent leurs enfants mais la société et les études marquent souvent la personnalité. L’école primaire, le lycée et les études supérieures ont formé durablement les convictions de Gaston Doumergue. Cette instruction l’a aidé dans ses fonctions et son activité politique. A la fin de sa vie, retiré avec son épouse en Haute-Garonne, il n’oublie pas son village natal où il revient de temps en temps. C’est au cours d’un séjour dans sa maison qu’il meurt subitement.

Un peu de généalogie : Les Doumergue avant Doumergue.

Au milieu du XVIe siècle, la quasi totalité des Aigues-Vivois a choisi la Réforme protestante et reste membre de l’Eglise réformée au moins jusqu’à la première guerre mondiale.

Le nom des Doumergue figure dans les registres de baptêmes, mariages et sépultures, tenus par le pasteur et conservés depuis le début du XVIIe.

En 1623-24, sont baptisés Pierre et Gilles Doumergue, fils de Jean et Marie Delon. En 1685, lors de la révocation de l’édit de Nantes, le cadet, Gilles, abjure comme tous les autres habitants d’Aigues-Vives menacés par les dragons du roi. De 1685 à 1787, date de l’édit dit de « tolérance », les nouveaux convertis, qualificatif des protestants qui ont abjuré, « de bouche mais non de cœur » selon l’expression de l’époque, jouent le double jeu : ils vont à l’église les jours de fêtes et aux assemblées réformées « au désert », la nuit pour ne pas être surpris.

A la fin du XVIIIe siècle, Antoine Doumergue et Jeanne Melon ont quatre enfants qui se marient dans les années 1792-1800 : Marie se marie avec Isaac Arnaud, Antoine épouse Marie Fontanès, Pierre s’unit à Marguerite Hébrard et Jacques à Elisabeth Pasquier.

Gaston Doumergue est l’arrière petit-fils de Pierre et Marguerite Hébrard.

Le 6 frimaire an 5, Pierre Doumergue épouse Marguerite Hébrard, ils ont 3 enfants :

- Jeanne, épouse de H. Vidier,
- Julie, épouse de C. Mourgues
- Pierre, épouse Adélaïde Vialat le 23 janvier 1823, ils ont 2 enfants :

- Fanny, épouse d’A. Liautard,
- Pierre épouse Françoise Pattus le 20 avril 1848, ils ont 2 enfants :

- Fanny, épouse de J. Combe,
- Gaston épouse Jeanne-Marie Gaussal le 1er juin 1931.

Pour l’anecdote Gaston Doumergues est le premier Président de la République française à s’être marié à l’Elysée. Il était même le seul jusqu’en février 2008, date à laquelle le Président Nicolas Sarkozy s’est à son tour marié discrètement avec l’ex-top modèle et chanteuse Carla Bruni.

Au XVIIIe comme au XIXe siècles, les Aigues-Vivois ont trois sources principales de revenus : l’agriculture et ses activités annexes, l’artisanat textile, fabrication de cadis et molletons et le travail de la pierre, l’exploitation des carrières de calcaire de Garrigouille, à l’écart du village.

Les Doumergue sont propriétaires-agriculteurs. Le chef de famille travaille lui même ses terres et se fait aider par des journaliers pour les travaux importants.

Les Doumergue ne sont pas les plus gros ni les plus riches, mais ils ont quelques biens au soleil et chaque génération essaie d’arrondir son domaine. Sous la Révolution et l’Empire, les trois frères Doumergue profitent de la demande croissante en vins et eaux-de-vie : Antoine et Jacques sont fabriquant d’eau-de-vie, on ne sait s’ils sont associés.

Antoine, l’aîné, est l’héritier ; c’est lui qui fait le partage entre les frères à la mort du père. Le premier à se marier, en 1792, il est victime de la chute de la nouvelle monnaie, car la dot de sa femme est payée en papiers-assignats. Ses deux frères, Pierre et Jacques, se marient respectivement en 1797 et 1800, leur beau-père verse la dot, partie en numéraire « métallique », partie en terres.

Le grand-père de Gaston, Pierre, propriétaire et fabricant d’eau-de-vie, épouse en 1823, A. Vialat, fille de François, propriétaire de la « métairie de Robillac »(Rouvillac actuellement), il donne en dot à sa fille deux vignes.

En ce début du XIXe siècle, c’est encore l’époque où seuls les hommes sont instruits, lors de l’établissement du contrat de mariage chez le notaire, les mères et les filles disent « ne savoir signer ».

Les jeunes filles cousent, brodent, préparent leur trousseau. Dans une garde-robe en bois noyer, elles rangent un assortiment de « linceuls » (draps), nappes, serviettes et essuie-mains. Une douzaine de chaque, de quoi recevoir famille et invités. Les épouses apportent aussi en dot des bijoux, le plus fréquent est le clavier ou « chaîne en or pour le col ». La richesse se mesure au nombre de tours.

Le clavier d’Adélaïde Vialat a cinq tours « à l’un desquels est suspendu une croix en diamants, à un autre un médaillon où est le chiffre de la demoiselle, à chacun des autres une étoile ou cœur en or ».

Françoise Pattus, la mère de Gaston, a une chaîne en or à deux grands tours et une autre à trois petits tours avec au bout un papillon, signe distinctif des protestants.

L’annonce du décès du Président, le 18 juin 1937, stupéfie, consterne les Aigues-Vivois, amis et connaissances qui l’avaient rencontré la veille, souriant, simple et cordial comme toujours. L’hommage de la nation a lieu à Nîmes, place des Arènes, « une écharpe tricolore ceinture le monument romain, au centre sur un immense écusson noir, une longue palme de branches d’olivier y est fixée ».

Au temple d’Aigues-Vives, le service religieux célébré par le pasteur Armengaud réunit la population du village.

Paul Pattus, maire depuis 1935, prononce au nom de ses concitoyens, place E. Jamais, le discours d’adieu « au plus illustre des enfants du pays ». Il rappelle « l’ascension de l’homme politique et les honneurs accordés à l’intelligence et au travail de celui qui les méritait et n’avait qu’un souci, l’intérêt général ».

Quelques jours après, le conseil municipal est informé que G. Doumergue, par testament, lègue à la commune sa maison natale et sa bibliothèque.

Comment sait-on qu’on aime ? » Ma Planète


Ajouté le 11/27/2011 17:40:35 par COSMOS
Comment sait-on qu’on aime ?

Quand il est là, nous ne pouvons douter de sa présence. Mais dès que nous cherchons à le définir, l’amour prend un malin plaisir à nous échapper. Enquête sur un sentiment qui résiste à toute logique.


Quels critères, quels signes nous assurent que nous aimons vraiment ? Si, comme Jean Cocteau, nous pensons qu’il n’y a pas d’amour, mais seulement des « preuves d’amour », qu’est-ce qui, dès lors, fait preuve ?

La fidélité ? Non. La fidélité est affaire de tempérament, d’éthique personnelle, de rapport au corps, mais ne prouve rien quant à l’amour que l’on ressent ou non pour son conjoint. Nous savons bien que le désir sexuel pour une personne peut tomber et l’amour, rester. La mémoire des dates anniversaires ? L’offrande de cadeaux ? Le désir de passer le plus de temps possible avec l’autre ? Non plus, car, là aussi, il est plus question de caractère, de goût, d’éducation.

Alors, comment savons-nous que nous aimons ? « Tout d’abord, il ne faut pas confondre l’état amoureux et l’amour, explique l’écrivain Michel Cazenave (auteur d’ Histoire de la passion amoureuse, Lebaud, 2001). Au début, ils se présentent de la même façon, une sorte de bouleversement de l’être tout entier dont la Phèdre de Racine rend compte par ces quelques mots : “Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue.” » Cet état paroxystique et un peu théâtral, les neurologues et les psychiatres l’assimilent aux névroses obsessionnelles. Il dure six mois, un an maximum.

« C’est ensuite qu’apparaît la vérité du sentiment, poursuit Michel Cazenave. Quand cet emballement se métamorphose, on se rend compte alors que ce qui est important pour nous n’est plus notre petite personne et le plaisir que nous tirons de notre partenaire, mais l’autre, devenu indispensable comme s’il détenait notre principe vital. »
Le temps nous révélerait donc s’il s’agit ou non d’amour. Mais quelles autres preuves encore ?

« Avec Irène, j’étais attentif à ce que je disais quand, d’ordinaire, avec les femmes, je suis plutôt du genre insouciant et joueur, explique Georges. Je n’avais pas envie d’étaler ma vie mais, au contraire, de maintenir un jardin secret afin de de la protéger de ce qui aurait pu la blesser. J’éprouve du respect pour elle, et je sais que je l’aime parce que je fais des efforts pour la garder. » Laurence, quant à elle, raconte que « certains jours, je ne sais plus si j’aime Hervé ; je me sens indifférente. Puis, grâce à un geste qu’il fait, aussi banal que de se passer la main dans les cheveux, ou à une réflexion qu’il lance, dans ce langage que moi seule peux comprendre, je suis troublée, émue. Je sais alors que l’amour est là, même s’il devient parfois imperceptible. »

Temps, respect, trouble, les preu-ves varient au gré des individus. « Mais surtout, elles ne prouvent rien, affirme Alain Guy, psychanalyste et professeur à Paris-VIII. Elles sont une tentative pour savoir quelque chose de l’amour, alors que l’amour et le savoir sont deux notions qui s’opposent. L’amour est une magie, quelque chose d’incongru qui surgit dans l’existence et qui est de l’ordre de l’insu, de l’inconscient. Il n’a donc rien à voir avec la raison. Mais cette irruption bouleverse tellement le sujet que celui-ci essaye de rétablir de la logique, du sens, afin d’être sûr qu’il n’est pas fou. Quand on aime, on passe son temps à interroger l’autre pour déchiffrer la place que l’on occupe en lui. Et cette façon que l’on a de réclamer à l’autre des signes de son amour prouve que l’on aime. » La formule de Cocteau devrait donc être complétée : il n’y a, en réalité, ni amour ni preuves d’amour ; il n’y a que des demandes de preuves d’amour. C’est lorsque nous ne pouvons plus vivre sans réclamer à l’autre des signes de son amour que nous savons, à coup sûr, que nous aimons.




extrait de psychologie

Mots-clés: COSMOS PSYCHOLOGIE

Mentons-nous plus par email ou dans la vraie vie? | Slate


Photo: .Pinocchio/Juliana Coutinho via Flickr - CC Licence By

D’après une étude de l’université de Massachussets-Amherst, les gens ont plus tendance à mentir à des inconnus quand ils communiquent par email ou messagerie instantanée que quand ils leur parlent en face à face.

Pour leur étude, parue dans le Journal of Applied Social Psychology, les chercheurs ont recruté 220 étudiants américains, à qui ils ont demandé de discuter avec d’autres personnes de leur sexe pendant 15 minutes, soit par email, soit par messagerie instantanée, soit dans la vraie vie, rapporte le site web du magazine Health.

Les participants ont ensuite lu les transcriptions de leurs conservations, et noté les endroits où ils avaient menti, pour une moyenne de 1,5 mensonge par 15 minutes. En regardant à quel point les étudiants mentaient par rapport au nombre de mots qu’ils avaient énoncés, les chercheurs se sont rendu compte que ceux qui avaient échangé par emails avaient menti cinq fois plus, et par messages instantanés trois fois plus, que ceux discutant dans la vraie vie.

Et les chercheurs de relier ça à la distance entre les interlocuteurs:

«Plus loin ils étaient de la personne avec qui ils communiquaient, que ce soit physiquement ou psychologiquement, et plus ils étaient enclins à mentir.»

Pour eux, «il semble que la non synchronicité de l’email fait que les utilisateurs se sentent encore plus déconnectés de leur interlocuteur, parce qu’une réponse à leur courriel n’est pas attendue immédiatement, mais est retardée à un moment futur».

Les mensonges n’étaient généralement pas bien gros: certains ont dit qu’ils allaient bien alors que ce n’était pas vrai, une jeune fille a dit qu’elle «avait voulu être serveuse» alors que ce n’était pas le cas…

Mais l’email n’est pas nécessairement toujours notre plus gros véhicule à mensonge: comme le rapportait le New Scientist en 2004, une autre étude a montré que les gens mentaient encore plus au téléphone, notamment parce que les emails sont enregistrés.

D’après cette enquête menée à l’université de Cornell, 14% des emails étaient des mensonges, contre 37% des conversations téléphoniques. A l’époque, les conversations en face à face comportaient également plus de mensonges (27%) que celles par email.

Reste donc à confirmer cette évolution (d’autant que l’étude de Cornell était sur 30 étudiants, le long d’une semaine, donc une méthodologie très différente), à savoir pourquoi ce rapport email/face à face a évolué, et à comparer à nouveau les conversations téléphoniques (et les SMS?) avec le reste de nos interactions.

Photo: Photo: .Pinocchio/Juliana Coutinho via Flickr – CC Licence By