Blague du jour C’est une maîtresse d’école qui…


Blague du jour

C’est une maîtresse d’école qui propose une dictée à ses élèves avec la phrase suivante :
 » Les poules sortirent, dès qu’on leur avait ouvert la porte.  »
Ouinouin sans problème écrivit :  » Les poules sortirent, des cons leur avaient ouvert la porte. « 

Pensée du dimanche 16 octobre 2011.


« Déménager, changer leurs conditions matérielles d’existence,
c’est ainsi que les gens s’imaginent pouvoir résoudre leurs
problèmes. En réalité ils sont comme ces petits oiseaux qui
disaient un jour à leur mère : « Notre nid est devenu tellement
sale ! Nous ne pouvons plus y rester ! Allons vivre ailleurs,
dans un autre nid. – Bien, répondit la mère oiseau, je comprends
votre dégoût, nous pouvons changer de nid. Mais est-ce que vous
n’emporterez pas avec vous vos petits derrières ? »
Quand la terre commence à leur paraître invivable, les humains
rêvent du Paradis. Mais si on les laissait entrer au Paradis,
avec leur coeur et leur intellect pleins d’impuretés, ils en
feraient bientôt un endroit repoussant. S’ils étaient purs,
partout où ils iraient, ils emporteraient le Paradis avec eux.
Alors, chaque fois qu’ils sont tentés de se plaindre des
conditions extérieures, ils devraient commencer par chercher si
ce n’est pas d’abord en eux qu’il y a quelque chose à changer. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Egypte, Syrie: l’avenir incertain des chrétiens arabes | Slate


Un massacre de coptes a eu lieu au Caire. En Egypte, en Syrie, dans le monde arabe, les minorités chrétiennes sont écartelées entre dictature militaire et montée de l’islamisation.

Une femme copte en deuil au Caire, le 11 octobre 2011. REUTERS/Mohamed Abd El-Ghany– Une femme copte en deuil au Caire, le 11 octobre 2011. REUTERS/Mohamed Abd El-Ghany –

En Egypte, les chrétiens coptes enterrent leurs morts. Avec un vif sentiment d’amertume et de frustration. Ils avaient participé à la révolution qui a abouti, le 11 février, à la chute du régime Moubarak. La croix et le croissant avaient cheminé ensemble, prêtres et cheikhs avaient prêché main dans la main pour le changement.

Neuf mois après, ils se sentent volés de leur victoire, victimes d’un régime de transition politique où, par incompétence des autorités militaires en place, renaissent les tensions intercommunautaires. Dimanche 9 octobre au Caire, dix-sept coptes ont été tués par balles ou écrasés par des véhicules de l’armée, et enterrés le lendemain, dans la fièvre, à la cathédrale copte de la capitale égyptienne.

Ilsmanifestaient pacifiquement contre l’incendie d’une église près d’Assouan et pour le respect de leurs droits, menacés par la poussée des salafistes, ces extrémistes musulmans apparus sur la scène politique à la faveur de la révolution. Mais la répression brutale de l’armée, qui ne veut plus tolèrer la moindre manifestation avant les élections de la fin novembre, a abouti à des affrontements qui, au total, ont fait 25 morts et 329 blessés.

Ce sont les baltagui, ces hommes de main infiltrés dans toutes les manifestations, qui auraient provoqué les forces de l’ordre. La minorité chrétienne d’Egypte –de 8 à 10 millions– ne s’estime plus protégéepar un pouvoir militaire incapable de tenir le pays et de contrôler l’avancée des forces islamistes dans un contexte post-révolutionnaire.

La promesse de la protection des dictateurs

Jamais l’Egypte d’après-Moubarak n’avait connu une telle tragédie, même si l’escalade des violences antichrétiennes n’a pas cessé depuis un an. Le 1er janvier 2011 à Alexandrie, un attentat avait fait 23 morts à la sortie d’une église copte qui venait de célébrer la messe du Nouvel an. Des églises ont été attaquées à Sol, dans le quartier de Mokattam au Caire, puis à Imbaba où des musulmans radicaux voulaient «délivrer» une jeune chrétienne prétendument convertie à l’islam. Quatorze personnes ont été tuées. A Qena, en Haute-Egypte, le seul gouverneur copte du pays a été la victime d’incessantes pressions et manifestations musulmanes et mis à l’écart par les autorités du Caire qui ont fini par céder. Début octobre, l’église Saint-George, à Merinab près d’Assouan, qui venait d’être rénovée avec toutes les autorisations requises, a été prise d’assaut: c’est une manifestation de solidarité pour ce village qui a dégénéré en carnage le dimanche 9 octobre au Caire. «Encouragés par le laxisme des autorités, déplore l’association Egyptiens contre la discrimination religieuse, les salafistes redoublent de violence dans leurs discours de haine contre les chrétiens. Ils les traitent de dhimmis, vont jusqu’à exiger, au nom du Coran, qu’ils paient l’impôt autrefois exigé des non-musulmans.»

L’avenir des minorités chrétiennes, dans un monde arabe soulevé par les promesses de la révolution et de la démocratie, est de nouveau une question cruciale. Selon l’Union égyptienne des droits de l’homme, 100.000 coptes auraient quitté le pays depuis le mois de mars, émigrant aux Etats-Unis et au Canada, en Europe (20.000), en Australie. Ils ne mettent pas en cause les musulmans modérés, ni même les Frères musulmans désormais tolérés, mais des groupes islamistes qui «insultent» les chrétiens sur leurs chaînes satellitaires, s’attaquent aux églises, contestent la revendication copte à l’unification de la loi sur la construction des lieux de culte.

Cette menace, qui pèse sur la minorité chrétienne la plus nombreuse et la plus influente du Moyen-Orient, s’ajoute à la longue liste des épreuves déjà subies par les Eglises locales –dont l‘origine remonte aux premiers siècles et est donc bien antérieure à l’islam– dans tout le monde arabe.

En Irak, depuis l’invasion anglo-américaine de 2003, le pays s’est vidé de ses chrétiens, pris pour cibles par des groupes islamistes et totalement marginalisés par les nouvelles autorités. Au moins 400.000 d’entre eux ont trouvé refuge en Occident ou campent dans des banlieues d’Alep ou de Damas en Syrie.

En Syrie précisément, et dans le reste du monde arabe, leur avenir est très incertain, coincés sont-ils entre des régimes de «protection», prétendument assurés pendant des décennies par les dictatures en place, et les menaces de l’islamisation qui succèdent aux promesses du «Printemps arabe».

Les chrétiens sont méfiants devant les processus révolutionnaires amorcés et ils ne sont pas les plus actifs dans le soulèvement syrien. Ils craignent l’explosion de l’équilibre confessionnel, tant bien que mal mis en place, entre sunnites, chrétiens et alaouites. Si les Frères musulmans instaurent la charia en Egypte, en Syrie, que deviendrons-nous? se demandent-ils.

Se mobiliser davantage

Récemment en visite à Paris, où il a été reçu par le président Sarkozy, Mgr Bechara Raï, nouveau patriarche des maronites du Liban, a fait scandale en tenant des propos de soutien au président syrien Assad:

«Assad a engagé des réformes. Il faut lui donner plus de chances et favoriser le dialogue interne. Il ne s’agit pas pour nous de soutenir le régime. Ce que nous craignons, c’est la transition.»

Les chrétiens du monde arabe ont peur. Depuis des années, en Irak, en Syrie, en Egypte, ils ont cherché leur salut dans une «loyauté» aux régimes en place, convaincus que ceux-ci étaient les meilleurs remparts contre l’islamisme. Mais comment ignorer le prix dont cette loyauté et cette fidélité ont été payées par ces minorités arabes chrétiennes? Comment oublier les atteintes à leurs droits les plus élémentaires, les chicaneries administratives opposées à la construction des églises, leur sous-représentation dans l’appareil politique, dans la fonction publique, à l’université, dans l’armée?

Le statut du chrétien dans le monde arabe ne diffère guère de celui du dhimmi que lui réservait l’empire ottoman, où un traité de«reddition» déterminait les droits et les devoirs des non-musulmans. Le Liban seul, où la Constitution leur garantit une représentation dans les instances politiques, fait exception.

Chrétien opposant de longue date au régire syrien, emprisonné à plusieurs reprises par le père comme par le fils Assad, Michel Kilo a publié un article très remarqué, le 12 août dernier, dans le quotidien libanais As-Safir, dans lequel il a appelé les Eglises de Syrie à se mobiliser davantage dans le soulèvement anti-Assad: les chrétiens, qui ont le sentiment de n’avoir d’autre choix, pour se soustraire à l’islamisation du monde arabe, que de gagner la protection de dictateurs, n’ont-ils pas eux aussi leur mot à dire dans la démocratisation du monde arabe?

Henri Tincq

Voir Mandela et s’enrichir | Slate Afrique


Le nom de Mandela se prête à toutes sortes de récupérations commerciales. Le voilà cité dans le pitch d’un programme de téléréalité. Texte et dessin inédits de Damien Glez.

Monseigneur Desmond Tutu est lapidaire: l’Afrique du Sud, c’était moins bien avant Mandela, c’est moins bien après Mandela. En apprenant que le Dalaï Lama ne pourrait pas obtenir de visa pour assister à l’anniversaire du prélat, ce dernier a, en effet, estimé, ce mardi, que l’actuel gouvernement de son pays était «pire qu’au temps de l’apartheid». Nelson «Madiba» Mandela serait donc le mètre étalon de la politique sud-africaine, l’icône historique à laquelle ne pourrait se mesurer ni un glacial Mbeki, ni un bonimenteur Zuma, ni un effrayant Malema.

Mieux que Lech Walesa pour la Pologne ou Václav Havel pour la Tchécoslovaquie, le mythe du combattant sud-africain de la liberté a résisté à l’exercice du pouvoir. Le héros n’est pas seulement national ou continental. Chaque 18 juillet (sa date anniversaire), c’est à travers le monde qu’on célèbre le «Mandela day» que chantait le groupe Simple Minds dès 1988. En s’apprêtant à interpréter le rôle de Madiba, le comédien américain Morgan Freeman l’affirmait: «Si l’humanité devait se choisir un père, ce serait sans doute Mandela».

Mandelamania

Si Mandela lui-même se refuse à devenir une icône, une telle popularité se prête évidemment à toute sorte de dérive commerciale. En avant pour la «Mandelamania».

Déjà, le vieux Madiba fait l’objet d’un culte digne d’une rock star. Et de l’objet du culte au culte de l’objet, il n’y a qu’un pas. Tout le monde veut être pris en photo à côté du vieux sage. Qui pour rapporter un souvenir touristique, qui pour brandir une homologation idéologique. La pellicule cinématographique n’échappe pas à la fascination de la pellicule photographique. Rarement une personnalité aura été autant interprétée dans des longs métrages de fiction de son vivant. Les deux plus gros succès auront été «Goodbye bafana» de Bille August et «Invictus» de Clint Eastwood. On ne compte plus les livres sur Madiba, dont l’officiel «Conversations avec moi-même». Marketing oblige, l’ancien président sud-africain est le héros d’une bande dessinée. Il s’en amuse:

«Quand vous devenez un personnage d’une bande dessinée, vous savez alors que vous êtes vraiment célèbre».

Image-hommage toujours: un timbre sud-africain à son effigie a été lancé pour son quatre-vingt dixième anniversaire. Depuis longtemps, il apparaissait sur des enveloppes gabonaises ou soviétiques.

De l’œuvre artistique, on verse rapidement dans la frénésie marchande. Et l’on décline toutes les variables du merchandising. Le héros de la lutte anti-apartheid devient textile. En 2007, les supermarchés sud-africains Pick’n Pay arboraient des tabliers de cuisine à son effigie. Comme le visage du «Che», l’imagerie Mandela est exploitée sur toutes sortes de produits dérivés: des pièces d’or, des tee-shirts, des polos, des posters, des bracelets de la marque de luxe Montblanc estampillés “46664”, en référence à son numéro de cellule dans la prison de Robben Island.

La Fondation Mandela tente de veiller au grain. Elle a déposé la marque «Mandela» à l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle de Genève. Elle-même utilise avec parcimonie l’image de son héros. À son arrivée à la tête de la Fondation, l’écrivain Achmat Dangor a remplacé le visage de Mandela, sur les objets promotionnels, par une photo de sa main ouverte. Cela n’a pas découragé les faussaires. En 2005, de faux autographes ont été apposés sur des centaines de lithographies représentant la main de Mandela.

Où se situe la frontière entre le caritatif et le marketing? Existe-t-elle? À l’occasion du 90e anniversaire du «père de la nation», l’opérateur téléphonique Vodacom lançait une grande opération «écrivez un texto d’anniversaire à “Madiba”». Cette pub exceptionnelle fut jugée acceptable par la Fondation Mandela, car le coût de l’envoi des SMS fut reversé à des oeuvres de charité. Parfois, la fondation, moins magnanime, fait retirer les produits «idolâtres» du marché.

Faire fructifier le patronyme

À 93 ans, et depuis qu’il a été baladé comme une mascotte sur la pelouse de la cérémonie de clôture de la dernière coupe du monde de football, le héros se prête de moins en moins aux mises en scène médiatico-commerciales. Il convient alors, pour les pros du marketing, de faire fructifier le patronyme au-delà du patriarche. Les trois épouses de Mandela ont déjà été abondamment traquées par les objectifs: Evelyn, Winnie et Gracia. Il faut maintenant renouveler, et en profiter pour rajeunir les protagonistes de ce feuilleton «people».

La maison de production sud-africaine New Vision Pictures décline un concept de téléréalité déjà appliqué aux trois enfants de Michael Jackson. En 2012, une émission permettra de suivre le quotidien de trois petits-enfants de Nelson Mandela. Dorothy Adjoa Amuah est la belle-fille de Makaziwe Mandela, l’un des enfants que Nelson a eu avec sa première femme Evelyn. Swati Dlamini et Zaziwe Dlamini-Manaway sont les filles de Makaziwe Mandela Zenani, fille de Winnie et Nelson. Elevées à l’étranger, les trois starlettes en herbe sont déjà des figures de la jet-set sud-africaine. La fondation Mandela n’est pas associée au projet et il n’est ni confirmé ni infirmé que le vieux Madiba pourrait apparaître dans le programme. Maintenir le suspense permet de faire le buzz.

En prison, Mandela était le parfait créneau pour chanteur engagé en mal d’inspiration. Maintenant qu’il vit reclus dans son village natal, il reste un filon commercial. Attendons-nous à des mugs Mandela®, des flocons de céréales Mandela®, des réveille-matin Mandela®, des figurines Mandela®, des crèmes anti-âge Mandela®, des pyjamas rayés «Robben island» Mandela®, un spot publicitaire United Colors of Mandela®, des vrais-faux morceaux de chaînes de prisonnier politique en vente sur eBay…

Si le leader de l’ANC (Congrès national africain) était rappelé à Dieu, les intérêts commerciaux suggèreraient probablement de dissimuler son décès jusqu’à rentabilité des investissements. Un peu comme on cachait, un temps, la mort des leaders soviétiques. Mais Dieu a-t-il vraiment envie de le rappeler? Madiba lui ferait une sacrée concurrence au paradis.

Damien Glez

Triangle Rose sur bottes noirs : l’Allemagne nazie et l’homosexualité


illustration

ISBN : 9782746714854

Prix eBook :

Prix papier : 23 €

Pages : 310 pages

Editeur : Autrement

À l’heure de la Gay pride et du Coming out, on pourrait espérer que la cause homosexuelle ne soit plus un combat à mener au quotidien, mais les éructations homophobes que l’on peut entendre régulièrement et les agressions relatées dans les journaux prouvent que non…


Triangle rose (Quadrants) de Michel Dufranne et Milorad Vicanovic nous ramène à une période où le régime nazi envoie des hommes dans les camps de concentration pour « crime contre la race » et c’est l’un d’entre eux que rencontrent de nos jours de jeunes écoliers à la recherche d’un témoignage pour un devoir d’histoire. L’homme se montre revêche et même brutal, car la sortie des camps n’a pas signifié pour lui la fin du calvaire…

Dans les années Trente, Andreas est un talentueux dessinateur publicitaire entouré d’amis ; il est joyeux, optimiste et vit parfaitement bien son homosexualité dans une relation amoureuse tendre et discrète (on est aux antipodes de l’excellent film Cabaret de Bob Fosse et de ses personnages flamboyants et tapageurs).

Triangle rose,

sur BDfugue.com

En accédant au pouvoir, les nazis vont systématiser et durcir l’arsenal répressif dirigé contre l’homosexualité jusqu’à ce fameux paragraphe 175 du Code pénal allemand, porte ouverte à l’arbitraire total… Le groupe d’amis se disloque, certains d’entre eux pensent à se marier pour tromper les autorités !

C’est le cas d’Andreas, mais il est dénoncé par sa concierge et perd son travail : convoqué par la police, puis jeté en prison où il est battu et violé, il refuse de révéler les noms des homosexuels qu’il pourrait connaître, ce qui lui vaut d’être déporté dans un camp de concentration… Miraculeusement, il va survivre, mais l’après-guerre est terriblement cruel pour lui, car il n’a pas droit à une réparation financière, étant un condamné de droit commun, il est méprisé parce qu’ayant survécu à la guerre sans combattre (!) et stigmatisé parce qu’homosexuel…

Le premier mérite de ce livre est de remettre en mémoire l’acharnement des nazis contre les Allemands considérés comme traîtres à la patrie de par leur orientation politique ou sexuelle, avec cette sinistre méticulosité administrative symbolisée par le fameux triangle rose portée par les détenus dans le camp !

Situés au plus bas de l’échelle pénitentiaire, les homosexuels sont parmi les premiers à être déportés, leur espérance de vie est l’une des plus courtes, et ils subissent des humiliations spécifiques comme d’être forcés de laisser leurs mains visibles pendant leur sommeil pour ne pas, et je reprends là l’écœurante expression des nazis, « se toucher »…

Peut-on craindre le retour d’une telle barbarie ? La séquence d’ouverture de cette bande dessinée nous invite à nous poser la question : avant d’aller interroger Andreas, les jeunes lycéens chahutent dans la rue et se lancent des vannes sexistes et homophobes, évidemment sans fondement, mais imaginons ces clichés montés en épingle par un parti politique d’extrême droite dans une période troublée ? Sur quoi tout cela pourrait-il déboucher ?

Beaucoup d’Allemands pensaient que le gouvernement d’Hitler ne tiendrait que quelques mois… En Italie , à la même époque du fascisme triomphant, il fut proposé de s’aligner sur les lois d’exception de l’Allemagne nazie, ce à quoi Mussolini, niant l’existence des homosexuels, répondit en organisant un système de confinement qui nous est présenté dans le livre de Luca De Santis et Sara Colaone en Italie, il n’y a que des vrais hommes (Dargaud).

En Italie, il n’y a que des vrais hommes

sur BDfugue.com

Deux jeunes journalistes y interrogent Antonio, survivant des camps de détention : une chaude bichromie et un dessin très doux exaltent l’émotion qui nous saisit à la lecture de ce témoignage simple et pudique…

Pourquoi les Japonais ferment les yeux en réunion? | Slate


yeux fermés Vincent van der Pasvia Flickr CC License by

Bon nombre d’Américains se demandent pourquoi les Japonais s’endorment constamment lors de réunions professionnelles. Détrompez-vous, ils ne dorment pas, au contraire, lorsqu’ils ferment les yeux c’est signe qu’ils sont particulièrement attentifs à ce qui est dit, selon un article du Japan Intercultural Consulting.

Pour les Japonais, fermer les yeux permet de se concentrer sur ce qui est dit et de se débarrasser d’éléments visuels qui pourraient les distraire et donc d’accéder à une meilleure compréhension, selon l’article –et ceci d’autant plus, lors de réunions professionnelles en anglais et non dans leur langue maternelle.

Contrairement aux Américains, les Japonais n’ont pas l’habitude de soutenir du regard les personnes en train de parler. Il n’y a absolument aucune atteinte ou connotation négative sous-jacente lorsqu’ils ferment les yeux. Mais cela peut être perçu comme très impoli voire insultant par les Américains.

Souvent, les cadres dirigeants de l’entreprise ferment les yeux lors des réunions de travail en inclinant souvent un peu la tête comme s’ils faisaient un petit somme.

Cette posture est en réalité une façon pour eux de ne pas laisser transparaître des signes d’approbation, de désapprobation, d’intérêt ou de désintérêt. Ils restent ainsi le plus neutre possible.

C’est aussi une manière pour eux de signifier qu’ils ne mènent pas la réunion de travail, et de laisser la voie libre à des employés, parfois plus jeunes, qui auraient peut-être du mal à attirer l’attention de la salle autrement. Une façon pour eux de se faire oublier donc, et il est très fréquent que les dirigeants japonais se placent en retrait ainsi lors de réunions.

De manière générale, le silence est perçu comme une attitude digne de respect dans la culture japonaise, beaucoup plus appropriée pour un dirigeant que le bavardage. Ce qui est bien éloigné des habitudes américaines, où c’est le plus souvent les dirigeants qui mènent les réunions de travail, prennent la parole.

En plus de l’habitude de fermer les yeux lors de réunions, un article de the Economist de 2008 est consacré aux habitudes culturelles japonaises professionnelles, lors des repas, qui peuvent sembler étranges au premier abord, à quiconque est peu familier de cette culture.

«Ne soyez pas énervé des silences, pauses en plein milieu d’une conversation. Elles sont des éléments importants de la communication au Japon», ou encore, «le petit déjeuner est un rite solitaire, sauf s’il s’agit d’un brunch».

Photo: yeux fermés Vincent van der Pasvia Flickr CC License by

Carlton de Lille : une ancienne prostituée parle – Le Point


La jeune femme de 36 ans avait été présentée par un avocat au responsable des relations publiques du Carlton.

Carlton de Lille : une ancienne prostituée parleLe Carlton de Lille est au centre de ce nouveau dossier© Philippe Pauchet / La Voix du Nord / Maxppp

Par Jean-Michel Decugis

Le petit monde de la nuit et du luxe tremble à Lille. Plusieurs prostituées ont raconté sur P-V aux policiers qu’elles auraient eu des relations tarifées dans les chambres de l’hôtel Carlton et d’autres établissements avec des notables de la ville. Des témoignages corroborés par René Kojfer, responsable des relations publiques de l’hôtel et accessoirement informateur de la police depuis de nombreuses années. La plupart de ces filles travaillaient dans des bars d’hôtesses en Belgique, où la prostitution est tolérée, mais se rendaient parfois à Lille en cas de demandes de clients français. Les « commandes » étaient prises par le fameux Réné Kojfer, personnage incontournable dans la nuit lilloise.

M., 36 ans, une ancienne prostituée qui, elle, n’a jamais exercé en Belgique, a expliqué aux policiers comment l’avocat Emmanuel Riglaire qui l’avait défendue dans un dossier de divorce l’aurait mise en contact avec René Kojfer. Cet ancien marchand de vêtements, par ailleurs membre de la franc-maçonnerie, qui profitait des charmes tarifiés de la jeune femme, lui aurait aussi présenté de nombreux clients, ce que l’intéressé a d’ailleurs reconnu.

M., qui ne se prostitue plus aujourd’hui, a indiqué qu’à l’époque elle n’avait pas de travail et qu’elle avait besoin d’argent. Sur P-V, la jeune femme a, en outre, raconté aux policiers qu’elle avait participé au printemps 2010 à une partie fine avec trois autres prostituées et un homme politique. La soirée coquine se serait passée dans un duplex avec piscine d’un hôtel de luxe situé sur les Grands Boulevards à Paris. Selon René Kojfer, la partie fine aurait été organisée par un commissaire divisionnaire et un entrepreneur lillois réputé. Ce dernier, actuellement en garde à vue, devrait être déféré devant les juges vendredi.