Pensée du dimanche 28 août 2011.


« Il ne faut pas croire que ce sont nécessairement les gens de bien
qui soulignent la malhonnêteté, l’injustice et la méchanceté chez
les autres. Au contraire, ce sont souvent ceux qui ont ces
défauts qui les voient partout : ils sont toujours critiques et
soupçonneux, parce qu’ils jugent le monde entier à travers eux.
Et inversement, ceux qui possèdent de grandes qualités morales ne
remarquent pas tellement les défauts de leur entourage, car ils
voient les autres à travers les qualités qu’ils possèdent, eux.
Chaque être humain ne peut voir qu’à travers ses propres yeux,
et c’est lui qui façonne ses yeux par ses pensées et ses
sentiments. Si vous rencontrez des gens qui ne vous parlent que
des défauts des autres, sachez que, d’une façon ou d’une autre,
c’est d’abord sur eux-mêmes qu’ils vous font des révélations.
S’ils possédaient la noblesse, la bonté, l’honnêteté et surtout
l’amour, ils trouveraient aussi chez les autres toutes ces bonnes
qualités. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Un prof chinois : « Les étudiantes en France reviennent délurées » | Rue89


Des danseuses de French Cancan devant le Moulin Rouge à Paris, le 16 mars 2011 (Jacky Naegelen/Reuters).

Les étudiantes chinoises en France perdent tout sens de la morale et reviennent en Chine délurées : c’est le point de vue exprimé en cours par un professeur d’un institut de droit dépendant du ministère de la Justice à Pékin, mettant le feu au web chinois, et suscitant des réactions scandalisées.

L’affaire a même été relayée par le Global Times, un quotidien anglophone édité par le Parti communiste chinois, et qui exprime généralement un point de vue ultranationaliste.

Zhang Haixa, ce jeune maître auxiliaire, ne savait sans doute pas qu’il était filmé lorsqu’il a tenu ces propos scandaleux. Il s’est retrouvé sur les réseaux sociaux chinois, relayé par plusieurs autres professeurs qui ont dénoncé sa sortie.

Le jeune enseignant a utilisé une comparaison historique que tous les Chinois connaissent :

« Toutes les étudiantes chinoises rentrées de France sont pourries jusqu’à la moelle. Elles sont toutes super-Pan Jinlian ».

Pan Jinlian est un personnage d’un des grands romans classiques de la littérature chinoise, « Au bord de l’eau », qui date du début du XVIe siècle. Elle est devenue le symbole de la prostitution et de l’absence de morale, même si les historiens chinois ont commencé à réviser ce jugement. Traiter une jeune fille de « Super Pan Jinlian » est donc une insulte absolue…

Le professeur a souligné que la France était un « pays romantique », cliché très répandu en Chine, et a expliqué que les étudiantes revenaient avec des pulsions sexuelles qu’il a comparées aux « vagues du Yangtze », le grand fleuve chinois dont la puissance fut vantée par Mao dans un poème !

« Dix amants en France »

Pour appuyer son propos, Zhang Haixa a raconté une anecdote qui se voulait édifiante :

« Je connais un couple dont la fille avait épousé un Chinois qu’ils méprisaient à cause de sa condition sociale et financière. Ils refusaient d’autoriser leur gendre à leur rendre visite.

Puis, leur fille est allée faire ses études en France. Dès son retour en Chine, elle a divorcé. Ce couple a applaudi pour la soutenir.

Mais peu après, ils se sont retrouvés dans une situation embarrassante, car leur fille avait une relation avec quatre hommes en même temps. De plus, des hommes à la peau soit blanche, soit noire, mais pas jaune ! Ils ont ensuite appris que leur fille avait eu dix amants pendant son séjour en France et qu’elle avait subi plusieurs avortements. »

Ces propos outranciers et caricaturaux ont valu à ce jeune enseignant une polémique qu’il n’oubliera pas de sitôt. La vidéo postée sur un site de partage chinois a été relayée par plusieurs universitaires connus, dont le sociologue Yu Jianrong, de l’Académie chinoise des Sciences sociales, bien connu dans les milieux libéraux, accompagnée de commentaires méprisants.

L’enseignant mis en cause a protesté contre l’attitude de ses colègues, et les a menacés de poursuites pour avoir diffusé des propos tenus dans un cercle restreint.

L’affaire a pris des allures de guerre de clans, entre libéraux favorables à l’ouverture au monde, et nationalistes, prompts à dénigrer le monde occidental. Elle est aussi révélatrice des fantasmes chinois sur le sexe, sur la France…

Les étudiantes « blessées »

Mises en accusation, des étudiantes chinoises en France ont répondu sur les réseaux sociaux chinois comme Weibo, le « Twitter chinois », pour rejeter ces accusations infâmantes.

L’une d’elles, étudiante à Grenoble, citée par le Global Times, se dit « blessée » par les propos du professeur, décrits comme « pure bullshit » (de la pure connerie). Elle parle de sa vie d’étudiante « normale », étudiant durement et travaillant à temps partiel pour gagner son argent de poche.

Plusieurs milliers d’étudiants chinois sont actuellement en France, répartis dans une trentaine d’universités et écoles.

Photo : des danseuses de French Cancan devant le Moulin Rouge à Paris, le 16 mars 2011 (Jacky Naegelen/Reuters).

Belle diatribe sur le Liban, ses piscines,ses Sky bar et ses minettes…


Dans les coulisses d’Ibiza

Par Jean-Georges PRINCE

Messieurs-dames, entreprenons ensemble un voyage au pays des merveilles. Pays qui prend des allures de parc Disneyland pour adultes. Départ, un Liban d’après-guerres, où les repères sont bafoués, enfouis sous trop de ruines, un Liban en reconstruction, un Liban qui espère. Arrivée, le pays où l’Alice d’aujourd’hui ressemble plus à une call-girl qu’à une princesse potentielle.

Dans le Liban de nos jours, Alice a troqué sa robe bleue pour un microshort couleur or, ses couettes pour une tignasse blond péroxydé, ses nœuds pour des chaînes bling bling. Le lapin qui tenait à la main une montre à chaînette porte aujourd’hui une Rolex au poignet. Le fou au chapeau est devenu bel homme ; il s’adonne à des séances d’UV quotidiennes, se muscle comme pour aller à la guerre et conduit non plus un carrosse, mais une berline dont le seul prix rendrait fou.

Notre pays des merveilles est un trop-plein de n’importe quoi. Les repères sont perdus sous trop de fond de teint. Les valeurs enfouies sous le peu de tissus d’un décolleté.Laissez tomber l’heure du thé vers les coups de 5 heures. Dans notre pays des merveilles, il est l’heure du vin rosé à n’importe quelle heure. Les plages, qui autrefois accueillaient des familles et où les enfants jouaient à la palette, sont remplacées par des plages interdites aux moins de 18 ans. Non pas que nager soit un sport qui requiert l’âge légal. Non, car il ne s’agit plus de nager. Les plages d’aujourd’hui sont en quelque sorte des boîtes de nuit… mais de jour. Musique à un volume assourdissant, bouteilles de rosé flottant dans les piscines, bikinis qui ne cachent plus rien du tout et tatouages sur muscles saillants. Aujourd’hui à la plage, on n’a plus besoin de savoir nager pour aller dans l’eau. Les piscines font moins d’un mètre de profondeur et les longueurs ne sont plus requises. On flirte, on danse, on emballe les styles et l’on s’emballe. Blanche-Neige est ici un homme et les sept nains des blondes siliconées.On ne joue plus à construire des châteaux de sable, mais à construire des rêves de quelques heures. Car on peut être n’importe qui, le temps de quelques verres. De toute façon, la nuit tombée, plus personne ne se souviendra de rien. Le taux d’alcoolémie général aura dépassé celui d’une usine de vodka russe.

Laissez tomber les dîners aux chandelles ou les pique-niques nocturnes de la version de Disney. La version libanaise du pays des merveilles vous offre de bien plus intéressantes perspectives. Car le Libanais aime vivre quand il fait noir. C’est en effet plus pratique pour cacher ses défauts. Alors, sortons boire un verre si ça vous chante. Destination ? Voyons, le dernier endroit à la mode, haut lieu du tourisme mondial, roof top le plus célèbre de la planète, boîte convoitée par tous les touristes. Arrivé à la porte, vous devrez faire face à une armée de videurs aux mines peu sympathiques je l’avoue, qui, après vous avoir scanné de la tête aux pieds, vous demanderont le nom auquel est réservée votre table depuis au moins neuf mois. Pas de nom, pas d’entrée. Strict, je vous dis. Un ascenseur vous mènera trois étages plus haut vers la scène de tous les vices. Ambiance survoltée ? Que nenni ! Ambiance bon enfant, où tout le monde est là, un verre à la main, une cigarette dans l’autre, à se regarder et surtout à être regardé. Car oui, messieurs-dames, on ne vient pas là pour danser ou s’amuser, mais pour être vu. Ce privilège ne vous coûtera pas moins d’une centaine de billets verts si vous avez de la chance. Les moins chanceux, eux, devront payer plusieurs centaines de billets vu l’emplacement de leur table, mais ils seront mieux vus de tous puisque leur bouteille, qui se doit d’être la plus chère, leur sera remise par une horde de serveurs se déplaçant en convoi, tenant en main ces bougies-feux d’artifice qui, autrefois, n’ornaient que les gâteaux d’anniversaire des petits innocents.

Les Minnies Mouses ont toutes la même poitrine, cachée (c’est un euphémisme) sous les mêmes hauts, le même déhanché plus qu’érotique. Les Mickeys, eux, sont bien imbibés et caressent du bout des doigts les grandes oreilles des Minnies les plus gentilles.Vous étoufferez toute la nuit et pour, couronner le tout, le DJ propulsera des jets de flamme vers le ciel plusieurs fois dans la nuit pour accompagner le beat des chansons qu’il passe. Vous pourrez vous rafraîchir aux toilettes et même vous affaler sur un des nombreux canapés qui trônent devant l’entrée des WC (vous vous demanderez sûrement à quoi sert cette île de coussins et je ne saurais vous répondre. Je ne sais pas). Au bout de plusieurs heures et seulement une fois que vous êtes sûr d’avoir vu tout le monde et que tout le monde a su que vous étiez là, vous pourrez prendre l’ascenseur dans le sens inverse, uniquement pour attendre une bonne trentaine de minutes votre voiture puisque vous n’aurez donné que les 5 000 LL habituels de pourboire au valet qui vous la ramènera. Si vous aviez su, vous auriez sûrement, vous aussi, aligné les dollars pour ne pas avoir à poireauter 30 minutes entre les saoulards de fin de soirée. Mais vous ne saviez pas…

Rentrez vous coucher, messieurs-dames, après cette soirée et laissez-vous emporter par Morphée. Offrez-lui un bon pourboire afin qu’elle vous transporte au pays des merveilles original. Car ce soir, vous aurez été les témoins d’un pays où les seules merveilles encore présentes sont celles de nos rêves et de notre imagination.
Si vous y croisez Cendrillon, dites-lui que l’heure de son couvre-feu a été changée : elle pourra rentrer à 5 heures. Peut importe le nombre de vêtements qu’elle aura perdus tant que sa citrouille ressemblera à un coupé allemand.

COURRIEL DE MON AMIE DINA HAJJAR.

MERCI. BISOUS.

Pour jouir sans entrave, vive le sexe gratuit ! | Rue89


Gravure d'une prostituée autour de 1890, signée Roland (Wikimedia Commons/CC).

Dans une tribune parue sur Rue89, Act Up, le Collectif droits et prostitution, et le Syndicat du travail sexuel accumulent en quelques lignes les lieux communs, dont celui de la « prohibition de la prostitution, digne d’une croisade morale de l’ère victorienne ». L’ère victorienne et son moralisme seraient donc les ennemis de la prostitution. Pour qui connaît un peu le XIXe siècle, cette affirmation ne peut que laisser dubitatives…

La double figure de la femme essentialisée

C’est en effet à cette époque que s’opère un renversement dans l’appréhension de la sexualité des femmes et des hommes, qui marque encore profondément les esprits deux siècles plus tard.

Auparavant, la sexualité féminine était considérée comme débordante et incontrôlable, tandis que les hommes étaient supposés capables de rester maîtres d’eux-mêmes. A partir du XIXe siècle, c’est l’inverse : les femmes sont supposées ne pas avoir de désir sexuel, tandis que celui des hommes est peu à peu considéré comme irrépressible.

C’est également à cette époque qu’apparaît la double figure de « la femme » essentialisée : d’un côté, la mère, « l’ange du foyer » honorable ; de l’autre, la prostituée. Et tiens donc : c’est précisément à cette période que la prostitution explose.

La femme répugnant au sexe, l’homme insatiable

Les voyageurs de l’époque, comme Flora Tristan, qui se rendent à Londres (Flora Tristan, « Promenades dans Londres », 1840), capitale de l’Angleterre victorienne si moraliste, sont toutes et tous impressionnés par le nombre de prostituées qu’ils croisent dans les rues.

Ce n’est pas un hasard si la prostitution connaît un véritable essor dans cette atmosphère moraliste, car elle se fonde très précisément sur un schéma réactionnaire : la femme répugnant au sexe, l’homme insatiable bien obligé de se soulager auprès des prostitués.

Prostitution et moralisme de l’ère victorienne ne sont pas ennemis : ils marchent main dans la main. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si une des premières responsables politiques a avoir proposé la réouverture des maisons closes était… Christine Boutin.

Sexualité et reproduction sont maintenant dissociés

Où en sommes-nous deux siècles plus tard ? Bien sûr, la situation a changé (et heureusement ! ) : les années de libération sexuelle ont permis des incroyables avancées, notamment celle de dissocier de façon révolutionnaire sexualité et reproduction.

Le sexe hors du mariage est devenu courante et accepté, l’homosexualité a été décriminalisée, puis dépsychiatrisée… Pour autant, vivons-nous une époque de véritable liberté sexuelle ? Nous ne pouvons que constater autour de nous à quel point les schémas de l’ère victorienne – et ceux plus anciens du patriarcat – restent profondément ancrés dans les représentations. Au XXIe siècle, nos sexualités restent hétéronormées : combien de « Qui fait l’homme ? Qui fait la femme ? » a-t-on déjà entendu au sujet de couples homosexuels ?

L’acte sexuel reste centré sur la pénétration (de la femme par l’homme, l’inverse étant complètement tabou) : sans elle, un rapport sexuel est bien souvent considéré comme incomplet. Le désir masculin est toujours perçu comme supérieur au désir féminin. La liberté sexuelle féminine est encore mal perçue : combien de femmes sont traitées de « salopes » pour un comportement sexuel qui serait vu comme valorisant pour un homme ?

Les prostituées seraient des femmes qui « aiment ça »

Bref, la sexualité masculine reste présentée comme une sexualité de conquête quand la sexualité féminine est représentée comme étant passive. Cette dichotomie se perçoit même dans les mots que nous employons pour parler de l’acte sexuel : nous parlons de « pénétration » (de la femme par l’homme), ce qui implique encore une fois une activité de l’homme et une passivité de la femme, et jamais d’« engloutissement » par exemple, terme qui serait correct, mais impliquerait le schéma inverse.

La prostitution ne libère pas de ces schémas. L’étude des motivations des « clients » de la prostitution (Sven Axel Mansson, « L’Homme dans le commerce du sexe », université de Göteborg, 1984 ; Julia O’Connell Davidson, « L’Exploiteur sexuel », 2001 ; Saïd Bouamama, « L’Homme en question », 2004) permet de comprendre que c’est au contraire parce que ces représentations sont très présentes dans leurs esprits que la prostitution subsiste.

Il est intéressant de noter que la quasi-totalité des « clients » de la prostitution sont des hommes. Certains d’entre eux justifient le recours à la prostitution par le fait que leur compagne refuserait les pratiques demandées à la prostituée, et beaucoup pensent que les prostitués sont des femmes plus à l’aise avec leur sexualité, qui « aiment ça » (contrairement aux autres ? ).

Jouir sans entrave

On retrouve là la dichotomie femme honorable/prostituée. Surtout, les « clients » ont une vision très négative des femmes en général, certains considérant même le recours à la prostitution comme une revanche face à la prise de pouvoir trop importante des femmes dans la société.

La prostitution est donc fondée, aujourd’hui comme à l’époque victorienne, sur l’inégalité entre femmes et hommes et le moralisme sexuel.

Certes, le moralisme a aujourd’hui changé d’habits. La libération sexuelle hédoniste des années 70 a été récupérée par le capitalisme. Le sexe n’est plus aujourd’hui considéré comme sacré. Mais le considérer comme un produit de consommation au même titre qu’un grille-pain ou un paquet de corn flakes n’est pas plus émancipateur. Le sexe doit être libre et gratuit pour que nous puissions jouir sans entraves.

Illustration : gravure d’une prostituée autour de 1890, signée Roland (Wikimedia Commons/CC).

Une femelle bonobo sacrée « singe le plus intelligent du monde » | Ici et Ailleurs | L’Orient-Le Jour


mardi, août 23, 2011
Djanoa, sacrée le « singe le plus intelligent du monde », tente d’attraper grâce à une branche une noix cachée dans la boîte. Georges Gobet/AFP
Djanoa, sacrée le « singe le plus intelligent du monde », tente d’attraper grâce à une branche une noix cachée dans la boîte. Georges Gobet/AFP

L’issue du concours organisé par des zoos belges a surpris les primatologues, pensant que les chimpanzés auraient gagné.

Une femelle bonobo, patiente et persévérante, a ravi à une bande de chimpanzés mâles empêtrés dans leurs rivalités le titre de « singe le plus intelligent du monde ». Inspiré par « L’homme le plus intelligent du monde », un programme très populaire de la chaîne publique flamande VRT, le jeu qui a opposé les bonobos du zoo de Planckendael, à Malines, aux chimpanzés du zoo d’Anvers, dans le nord-ouest de la Belgique, en Flandre, s’est achevé début août par la victoire des premiers.
Les six épreuves consistaient à présenter aux primates des deux espèces les mêmes puzzles et labyrinthes pour qu’ils en fassent sortir des oranges ou des noix, par une manipulation ingénieuse ou à l’aide d’outils rudimentaires comme des branches effeuillées.
À l’origine, l’initiative « était avant tout ludique », avoue Jeroen Stevens, primatologue à la Société royale de zoologie d’Anvers (KMDA) qui gère ces deux zoos. Il s’agissait de sensibiliser le public et de financer un projet d’alternatives à la chasse aux singes au Cameroun, où la « viande de brousse » est souvent considérée comme un mets de choix.
Mais le résultat du concours est une surprise pour les scientifiques. Jeroen Stevens s’attendait en effet à une victoire des chimpanzés, connus pour recourir souvent à des branches afin de se nourrir de fourmis ou de termites, ou à des pierres pour ouvrir des noix. Les bonobos sont eux aussi capables d’utiliser des outils, mais ils sont réputés moins habiles et cela n’a jamais été observé à l’état sauvage, souligne-t-il. En outre, les chimpanzés étaient habitués par leurs soigneurs à de tels labyrinthes, alors que les bonobos ont d’abord été effrayés par les nouveaux jeux.
Jeroen Stevens n’avait pas prévu les problèmes politiques des chimpanzés d’Anvers, où deux jeunes mâles ont commencé cet été à contester le mâle dominant qui régnait depuis dix ans sur le groupe. Au milieu de ces luttes de pouvoir, les jeux proposés n’ont rencontré qu’un intérêt limité. Chez les bonobos, une société plus paisible et matriarcale où le sexe sert à réguler les conflits, c’est une jeune femelle, Djanoa, qui a, à elle seule, remporté quatre épreuves sur six. Le primatologue se refuse toutefois à en tirer la conclusion que les bonobos – dont le comportement et les règles sociales sont encore peu connus – sont plus intelligents que les chimpanzés.
Avec la victoire de Djanoa, « le travail de recherche ne fait que commencer » car elle soulève de nouvelles questions, souligne M. Stevens. Djanoa l’a-t-elle emporté parce qu’elle est plus persévérante que ses congénères ? Ou simplement parce qu’elle est la seule à vraiment aimer les noix ? Est-elle parvenue à monopoliser les jeux en interdisant aux autres d’y accéder, alors qu’elle n’est même pas la femelle dominante du groupe ? Autant d’interrogations auxquelles les chercheurs du zoo vont désormais chercher des réponses, en variant les friandises placées dans les jeux, en en proposant plusieurs simultanément, ou encore en confrontant les singes individuellement aux labyrinthes et aux puzzles.
Avec une seule manche sur six remportée par un chimpanzé mâle, le jeu aura aussi permis de confirmer qu’aussi bien chez les bonobos que chez les chimpanzés – deux espèces qui ont 98 % de gènes en commun avec l’homme – « les femelles sont les plus douées pour ce qui est d’utiliser des outils », souligne le primatologue.
Mais il est souvent dangereux de comparer les espèces ou de généraliser à une espèce entière des conclusions sur des comportements individuels, prévient Jeroen Stevens : « Tout autant que de faire des parallèles entre l’homme et le singe. »

(Source : AFP)

Diallo-DSK : ce que dit et ne dit pas le médico-légal | Slate


Il y a ce que les éléments matériels et médicaux disent sur ce qu’il s’est passé le 14 mai dans la suite 2806 du Sofitel de New York entre Nafissatou Diallo et Dominique Strauss-Kahn… et il y a les fantasmes.
– L’hôtel Sofitel de Manhattan REUTERS –
A notre droite les certitudes de la génétique; sur notre gauche les approximations de la morale. Et face à nous une justice pénale américaine qui, abandonnant les poursuites, conclut ne pas pouvoir véritablement répondre aux graves questions qui lui sont posées. L’affaire «Naffissatou Diallo c. Dominique Strauss-Kahn» est loin d’être terminée. L’abandon des poursuites contre l’ancien directeur général du Fonds monétaire international ne fait que clore un chapitre d’une histoire désormais structurée en un durable feuilleton international.Que s’est-il passé le 14 mai, en fin de matinée, dans la suite 2806 du Sofitel new-yorkais ? A supposer qu’ils en gardent l’un et l’autre une fidèle mémoire seuls les deux protagonistes sont à même de répondre. C’est pour l’heure, paroles de l’une contre silence de l’autre. Les seuls éléments objectifs sont ceux établis par l’enquête policière. Et force est de constater que ces éléments confirment une partie des dires de la femme de ménage. Restent, pour l’heure, les multiples interprétations plus ou moins personnelles, plus ou moins fantasmatiques, que l’on peut faire -en matière sexuelle- quant à l’usage de la violence et de la contrainte, à l’existence ou à l’absence d’un consentement.

L’ADN de DSK

Le document de synthèse du procureur de Manhattan résume les preuves établies sur les lieux par les enquêteurs de la police criminelle de New York. Les policiers ont d’abord identifié cinq zones, dans l’entrée de la suite 2806, qui toutes recélaient potentiellement des secrétions biologiques humaines, salive ou sperme. L’une des taches fut localisée à environ deux mètres du lieu où la plaignante affirmait que le contact sexuel avait eu lieu. Et cette tache «recelait la présence de sperme et d’amylase [enzyme présente notamment dans la salive ] et contenait un mélange d’ADN de l’accusé et de la plaignante».

Des investigations scientifiques ont d’autre part été menées sur l’uniforme (une robe et une blouse) de la plaignante. Trois traces sur la partie supérieure de l’uniforme ont été identifiées comme contenant du sperme; deux des trois contenaient de l’amylase pouvant provenir de sperme, de salive ou de sécrétion vaginale. Or seul l’ADN correspondant à celui de l’accusé a été identifié à partir de ces trois traces.

Le document du procureur précise encore qu’au moment des faits, la plaignante portait deux paires de collants (une plus sombre, une plus claire, cette dernière étant à l’intérieure de la paire sombre) et, sous les deux paires, une culotte. Les examens ont permis de retrouver de l’ADN de l’accusé (provenant de tissus cellulaires et non de sperme) sur la bande élastique des deux collants et sur celui de la culotte.

Pour le procureur ces résultats objectifs suggèrent que l’accusé a bel et bien touché les sous-vêtements de la plaignante. Pour autant ils ne contredisent ni ne confirment les déclarations de la plaignante lorsqu’elle affirme que l’accusé a placé sa main à l’intérieur de ses sous-vêtements et touché directement son sexe.

L’examen médical de Naffissatou Diallo

Peu après les faits la plaignante a été examinée par une infirmière assermentée et examinatrice expérimentée au St Luke Roosevelt hôpital de Manhattan (New York). Pour l’examinatrice pas de blessure visible, de traumatisme sur le corps ou dans la cavité orale. Lors de l’examen gynécologique elle observe l’existence d’une «rougeur»sans toutefois faire la part entre «blessure» et«hématome» ni pouvoir affirmer qu’il s’agissait bien là d’une conséquence directe des faits allégués. Un autre spécialiste des agressions sexuelles a ensuite été convoqué. Après avoir travaillé sur le dossier médical il aboutit aux mêmes conclusions incertaines: cette coloration rouge était selon lui un élément non-spécifique, qui pouvait être attribué à de nombreuses causes autres qu’un traumatisme: au choix friction, irritation, inflammation de la zone etc. Pour autant on ne pouvait selon lui exclure que cette rougeur ait pu être due à la façon dont la plaignante affirmait avoir été saisie.

En toute hypothèse, et contrairement a ce qui a pu être extrapolé, notamment par L’Express.fr l’examen médico-légal ne pouvait que constater et décrire les lésions, nullement conclure à un viol, un rapport médical ne pouvant, de part et d’autre de l’Atlantique, se substituer à la police et à la justice.

Aucune conclusion médicale indiscutable n’a d’autre part pu être tirée de la douleur à l’épaule gauche dont la plaignante disait souffrir le 14 mai. Les enquêteurs ont aussi tenté de comprendre pourquoi la plus claire de ses deux paires de collants présentait un trou (d’un diamètre approximatif de 7,5 centimètres) situé dans l’entre-jambes et un autre (d’environ quatre centimètres) en haut du même collant. La plaignante a elle-même reconnu (devant l’examinatrice, puis devant la police et le procureur) qu’elle ne savait pas si ces trous étaient le résultat ou non de la conduite de l’accusé ou s’ils n’avaient aucun lien avec les faits incriminés. Et le procureur d’ajouter être de ce fait dans l’impossibilité de prétendre devant un jury que les trous observés sur les collants de la plaignante corroboraient l’accusation d’un rapport sexuel non consenti.

Un acte sexuel«précipité» (entre sept et neuf minutes)

Au total, après enquête approfondie, il apparaît aux yeux du procureur que la preuve de deux éléments essentiels – l’usage de la force et l’absence de consentement – ne repose ici que sur le témoignage de la plaignante; une plaignante qui avait d’emblée rapporté aux inspecteurs de la police de New York (puis par la suite aux procureurs) que peu de temps après être entrée dans la suite de l’accusé (pour effectuer ses tâches de ménage) celui-ci était sorti nu de sa chambre, s’était approché d’elle et avait attrapé ses seins sans qu’elle soit consentante.

Il aurait alors fermé la porte de la suite, l’aurait forcée à entrer dans la chambre, poussée sur le lit, et tenté d’introduire avec force son pénis dans sa bouche, ce qui aurait causé un contact entre son pénis et les lèvres fermées de la plaignante. Elle a aussi déclaré qu’il l’aurait ensuite entraînée de force plus loin dans la suite, en la poussant à terre avant d’arracher son uniforme, baissé ses collants, atteint sa culotte avant de saisir violemment son sexe. Il l’aurait enfin contraint à se mettre à genoux, introduit de force son pénis dans sa bouche, tenu sa tête avant d’éjaculer. Elle a affirmé avoir immédiatement craché le sperme de l’accusé sur la moquette du couloir de la suite, et le faire à nouveau plusieurs reprises alors qu’elle fuyait.

Pour le procureur de Manhattan les choses sont claires: les preuves physiques, scientifiques et autres indiquent bien que l’accusé a engagé un «acte sexuel précipité» avec la plaignante. Mais ces mêmes preuves ne permettent pas de dire si l’acte a eu lieu «sous contrainte» et «sans consentement». Et de préciser que quoi qu’il se soit passé entre l’accusé et la plaignante, les événements se sont produits dans espace de temps compris entre sept et neuf minutes.

«Précipité», «déplacé», «violente et sadique»…

Comment qualifier un geste dès lors que la justice se refuse à le faire? Une relation sexuelle à ce point «précipitée» peut-elle être«consentie»? N’ayant jamais réfuté l’existence d’une relation sexuelle les avocats de DSK s’emploient, depuis l’abandon des poursuites, à déminer le terrain sémantique. Benjamin Brafman (sur NBC) a ainsi délicieusement fait valoir que son client «a payé au prix fort une absence passagère de jugement»;«une absence qui n’avait rien de criminel». Est-ce dire que DSK n’avait pas alors toute sa raison et qu’à ce titre on ne saurait le tenir pour coupable?

Relation «précipitée»? Pour William Taylor, l’autre avocat de DSK, le terme doit avant tout être appliqué au traitement médiatique de l’affaire. «Il y a eu un mouvement précipité de la part non seulement des forces de l’ordre mais aussi des médias. Je voudrais vous rappeler comment les médias ont, depuis le tout début, abordé de façon non critique cette affaire sans même examiner le caractère improbable de cette histoire» a-t-il commenté peu après l’abandon des charges au pénal.

William Taylor: «Il y a une grande différence entre un rapport sexuel et une agression (…) Le scénario selon lequel cet homme serait sorti nu de sa salle de bain et aurait sauté sans plus de cérémonie sur une femme de chambre était invraisemblable». Benjamin Brafman: «Si on fait quelque chose de déplacé, on n’est pas pour autant poursuivi en justice (…)Je pense qu’il ne faut pas émettre de jugement moral sur les gens. En fin de compte, cet homme est un individu exceptionnel, voilà le seul jugement moral que je fais sur lui. Il m’a beaucoup impressionné: un homme ne se résume pas à une absence passagère de jugement».

Naffissatou Diallo vient quant à elle de lancer des poursuites au civil contre DSK, accusant ce dernier d’avoir commis une« agression violente et sadique». Elle ne demande aucune somme en particulier mais «le versement de dommages et intérêts d’un montant à déterminer» en réparation de ses préjudices moraux et physiques. Les avocats de DSK ont aussitôt dénoncé le caractère vénal de cette démarche. Cette femme de 32 ans est toujours employée par le Sofitel de New York et des discussions sur son avenir professionnel de la femme vont être rapidement engagées avec le groupe Accor exploitant de l’hôtel. Dans l’attente du procès au civil Douglas Wigdor, l’un de ses avocats a déclaré à l’Agence France Presse: «Nous attendons ce que Dominique Strauss-Kahn ou ses avocats ont à dire sur ce qui s’est passé dans la suite 2806 le 14 mai».

Est-ce dire qu’ils n’auraient pas, déjà, tout dit?

Jean-Yves Nau

Kim Kardashian : la mariée la plus sexy – Le canon de la semaine


Kim Kardashian : la mariée la plus sexy // Kim Kardashian

Agrandir l’image

Kim Kardashian : la mariée la plus sexy

La jolie Kim Kardashian, connue pour ses formes généreuses, s’est mariée ce samedi 20 août en Californie avec le basketteur Kris Humphries devant des guests triés sur le volet : Eva Longoria, Lindsay Lohan, Demi Lovato …
A 30 ans, Kim Kardashian n’est ni actrice, ni chanteuse mais elle a pourtant déjà réussi à se bâtir une fortune grâce à son physique !
Depuis quelques années, Kim symbolise en effet la femme voluptueuse qui s’assume et sait jouer de son sex-appeal. Courtisée par les plus grands photographes, elle ainsi a multiplié les couvertures dans les magazines du monde entier.
Mais la belle n’est plus un cœur à prendre. Après un premier mariage à 20 ans et quelques flirts, Kim semble avoir trouvé chaussure à son pied.
Pour le plus beau jour de sa vie Kim avait décidé d’être plus séduisante que jamais. Elle a fait son entrée au bras de son beau-père dans une robe ivoire bustier, dessinée par son amie Vera Wang, avec corsage intégré et traîne.
Du glamour oui, mais sans oublier le business. La future Madame Humphries avait donc spécialement conçu un parfum pour l’occasion, Love, qui sera commercialisé à 70 euros. Son mariage lui aurait même rapporté plusieurs millions de dollars !
Les fans de la belle Kim pourront suivre la cérémonie à la télé. Elle sera en effet diffusée en octobre aux Etats-Unis et en France seulement en décembre. Il faudra donc être patient.