Pensée du samedi 27 août 2011.


« De la terre au soleil et au-delà, tout l’espace est habité. Les
quatre éléments, la terre, l’eau, l’air et le feu sont habités
par toutes sortes de créatures qui sont mentionnées dans les
traditions du monde entier. Bien sûr, elles ne sont peut-être pas
telles qu’elles ont été décrites par chaque religion ou chaque
culture, mais elles existent, nous pouvons entrer en
communication avec elles et les faire participer à notre travail
pour l’avènement du Royaume de Dieu.
Quand vous allez marcher dans les montagnes, les forêts, au bord
de la mer, des lacs ou des rivières, essayez de prendre
conscience de la présence de tous ces esprits qui les peuplent et
qui existaient déjà bien avant l’apparition de l’homme sur la
terre. Liez-vous à eux, parlez-leur, émerveillez-vous devant la
beauté du travail qu’ils accomplissent partout dans la nature.
Alors, ils seront heureux, ils se prendront d’amitié pour vous et
vous donneront des cadeaux : la vitalité, la joie, l’inspiration… »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Scandales sexuels : les patrons y 
succombent aussi ! – Capital.fr


Harcèlement, viol, liaisons sulfureuses… Le monde des affaires n’a rien à envier aux hommes politiques.

Michael Gilliland espérait passer un moment très excitant, mais ça n’a pas marché. Quand on a été élu «P-DG de l’année» par un journal économique du Colorado et plusieurs fois récompensé pour son esprit d’entreprise par la chambre de commerce de sa ville, on a quand même le droit de prendre un peu de bon temps… Mais, au lieu de la ravissante prostituée mineure qu’il venait de recruter sur Internet, c’est une escouade de policiers que le patron du groupe de distribution Sunflower a vu débarquer en février dernier dans sa chambre d’hôtel de Phoenix. A l’issue de sa garde à vue, le big boss a certes été libéré sous caution, en attendant son jugement. Mais il a dû démissionner dans l’heure, afin d’épargner à ses supermarchés les éclaboussures du scandale. «Sunflower apprécie ce geste de respect envers la compagnie», a fait sobrement savoir la société.

Est-ce parce que eux aussi sont des hommes de pouvoir ? Qu’ils ont beaucoup de pression à évacuer et de la testostérone à revendre ? Ou simplement que l’habitude d’être les maîtres leur donne l’impression de pouvoir tout se permettre ? En tout cas, les grands patrons s’empêtrent au moins aussi souvent que les hommes politiques dans les scandales sexuels. Des cérémonies hitléro-masochistes du président de la Fédération internationale du sport automobile, Max Mosley, au troussage systématique des salariées par Dov Charney, le boss d’American Apparel, en passant par les parties fines organisées avec des call-girls dans la cave de l’ex P-DG de Halliburton, Dick Cheney, leurs dérapages sont aussi variés que leurs fantasmes. La galerie de portraits, canailles ou criminels, que nous vous présentons ici n’est donc qu’un petit échantillon de leurs frasques.

Faut-il le préciser ? A ce petit jeu du sex-business, mieux vaut mille fois être français qu’américain. Protégés par la loi sur le respect de la vie privée, qui freine les audaces de la presse, épargnés par une justice souvent à deux vitesses, couverts par une tolérance collective pour la gaudriole, nos élites s’en sortent en général sans une égratignure. La condamnation – au demeurant très baroque – du patron de Skyrock, Pierre Bellanger, pour «corruption» d’une mineure de 17 ans fait à ce titre figure d’exception. De l’autre côté de l’Atlantique, en revanche, les bad boys des conseils d’administration ont intérêt à se tenir à carreau : le moindre dérapage amoureux peut conduire à la déchéance. Harry Stonecipher, l’ancien patron de Boeing, le sait bien : il a été viré de son poste… juste pour avoir trompé sa 
femme !

Mark Hurd, numéro 1 de Hewlett-Packard : débarqué de son poste pour ne pas avoir révélé une liaison
Les salariés de HP en sont les premiers marris : en août dernier, l’homme qui a redressé leur entreprise en a été chassé pour avoir eu une relation «non déclarée» avec une actrice, prestataire de services de la société. Bien qu’elle ait vaguement accusé Hurd de harcèlement, Jodie Fischer a jugé la sanction dis-
proportionnée. «Je souhaite le meilleur à Mark et à sa famille», dit-elle. Un peu tard.

Dov Charney, fondateur d’American Apparel : accusé de viol et de séquestration par une ancienne employée
Le bad boy de la fringue américaine n’en est certes pas à son coup d’essai : voilà des années qu’il multiplie les provocations sexuelles et traite ses employées avec une grande légèreté. Mais, avec Irene Morales, il est peut-être allé trop loin : cette ex-salariée l’accuse de l’avoir séquestrée à plusieurs reprises dans son appartement et de l’avoir traitée pendant huit mois comme une esclave sexuelle. Elle lui réclame 250 millions de dollars de dommages et intérêts.

Lord John Browne, 
P-DG de BP : contraint à la démission après la révélation de son homosexualité
Anobli par la reine en 2001, le patron du numéro 3 mondial du pétrole était l’un des hommes les plus puissants du Royaume-Uni. Que son ancien amant, le Canadien Jeff Chevalier, ait dévoilé sa liaison 
– et son homosexualité – dans la presse a suffi à le déstabiliser. Contraint à la démission en 
2007, Browne a dû abandonner 22 millions d’euros de bonus.

Harry Stonecipher, 
patron de Boeing : viré pour avoir trompé sa femme avec une salariée
Dur, dur d’être un patron «lave plus blanc»… A peine arrivé à la tête de l’avionneur en 2003, ce P-DG de choc, marié et père de famille, a imposé à ses salariés un code de bonne conduite très strict, pour ne pas dire puritain. Alors, quand, deux ans plus tard, son conseil d’administration a découvert que lui-même entretenait une liaison extraconjugale avec une dirigeante du groupe, il l’a remercié dans l’heure.

Jeffrey Epstein, P-DG de Financial Trust : jeté en prison pour avoir abusé de jeunes filles mineures
Ce milliardaire américain, grand ami de Bill Clinton et du duc d’York, a été condamné en 2008 à 18 mois de prison et a dû payer des dizaines de millions de dollars. Il a eu de la chance que la justice américaine ne découvre son journal intime qu’après son procès. Avec force détails, il y confirme avoir abusé d’une vingtaine de mineures dans son domaine de Floride.

Susanne Klatten, héritière de BMW : victime d’un amant maître chanteur
Il était beau, distingué et il avait le regard triste. En 2007, la femme la plus riche d’Allemagne a craqué pour Helg Sgarbi. Mauvaise pioche. Après lui avoir soutiré par ruse 7 millions d’euros en liquide, cet escroc de haut vol, qui avait pris soin de filmer leurs ébats, en a exigé 50 autres pour ne pas diffuser la bande. Interpellé par la police, il a été condamné à six ans de prison – mais il a conservé les 7 millions.

Hideaki Otaka, 
big boss de 
Toyota Amérique : accusé de harcèlement par son assistante
Ce brillant patron a-t-il 
été trop pressant avec 
son assistante, Sayaka Kobayashi ? C’est en tout cas ce qu’elle prétend. Cet indélicat aurait multiplié 
les avances, tenté d’abuser d’elle dans une chambre d’hôtel new-yorkais et l’aurait traitée en public de «céréale meilleure que les corn flakes». Il a été forcé de démissionner en 2006.

James McDermott, patron de Keefe, Bruyette & Woods : tombé avec sa 
maîtresse pour 
délit d’initié
Il faut croire qu’elle avait des arguments : dans 
le feu de l’action, ce banquier d’affaires américain a révélé des informations secrètes sur une fusion-acquisition 
à sa maîtresse, une 
actrice porno sobrement dénommée Marilyn Star. Avec un autre de ses amoureux, la traîtresse 
est allée illico rafler 
80.000 dollars à la Bourse. Accusé de délit d’initié, McDermott a dû payer 230.000 dollars d’amende et passer quelques 
nuits en prison.

Philippe Eliakim

Expatrié en Chine, pas facile de se faire des amis locaux | Chine Information


Vous êtes arrivé en Chine avec la volonté de « rencontrer des locaux », d’apprendre de la différence, de vous « intégrer » à la société chinoise. Mais malgré tous vos efforts, ça ne passe pas : tous vos amis sont étrangers. Et vous n’êtes pas le seul.

On entend souvent dire des Chinois installés à l’étranger qu’ils sont très fermés et qu’ils restent en communauté. Pourtant, beaucoup des étrangers qui vivent en Chine n’agissent pas différemment, et restent la plupart du temps entre eux.

C’est ce qu’a remarqué le bloggeur Kai Pan, qui s’interroge là-dessus dans un post intitulé « les expatriés en Chine n’ont pas besoin de se faire des amis chinois« .

« Si vous êtes un expatrié en Chine, combien d’amis locaux avez-vous, honnêtement?, demande-t-il a ses lecteurs. Je ne parle pas de votre collègue, ou du voisin à qui vous dites peut-être bonjour de temps en temps. Et surtout, je ne parle pas de cette personne chinoise que vous gardez dans votre téléphone pour quand vous avez besoin de vous débrouiller avec les autorités ou avec les formalités de votre séjour ici. Je vous parle d’un vrai ami, quelqu’un que vous respectez vraiment et que vous considérez comme votre égal. (…) Si je vous dis que votre exotique sex-friend, maîtresse, petite amie ou femme ne compte pas, alors, cela fait combien? »

Et pour Antoine comme pour beaucoup d’autres, cela fait 0. « C’est vrai que ce n’est pas facile de se faire des amis chinois, confie ce Français installé à Pékin depuis bientôt deux ans. Il y a bien des personnes avec qui je suis sorti une ou deux fois, mais pour aller plus loin, créer une vraie relation, il y a tellement de petites différences dans les habitudes, les réflexes, que cela reste difficile, sans compter la barrière de la langue. Je ne retrouve pas les attaches que je peux avoir avec des personnes de ma culture« .

« Nous voulons avoir des amis chinois mais nous n’y avons pas accès »

Or le cas d’Antoine est loin d’être isolé. Selon un sondage réalisé en avril dernier par Chinanews.com et cité par le Global Times, si 86% des étrangers désirent construire des relations de long terme avec des locaux, 39% des étudiants internationaux de Pékin avouent ne communiquer que rarement avec les étudiants chinois.

Un constat qui ne s’applique pas qu’aux seuls expatriés occidentaux. Dans une étude sur le sujet réalisée par l’Université de commerce international et d’économie, 40% des personnes interrogées (dont 90% étaient Coréens du sud) ont déclaré : « nous voulons avoir des amis chinois mais nous n’y avons pas accès« .

Et si certains expatriés regrettent ces difficultés, la situation rend également les Chinois perplexes.

« Quand un Chinois voit un étranger dans la rue et veut devenir ami avec lui, comment est il convenable qu’il agisse?« , demande ainsi Brickz sur le forum du site Shenzhenstuff.com.

« L’amitié, vous les Chinois, ne savez pas vraiment ce que c’est ( je parle de la vraie définition) parce que votre philosophie est différente de la nôtre: pour vous bon copain ou ami, c’est la même chose. Pour nous en Europe, c’est différent« , estime Sun4, dans un sujet consacré à la question sur le forum Bonjour Chine, qui a suscité beaucoup de réactions.

« Beaucoup de mecs ne pensent qu’aux études/boulot et ne sortent pour ainsi dire jamais, assure GuiZmo. Bref, ils sont chiants et ennuyeux et on ne partage rien en commun (…) J’ai remarqué pour mon cas, que je sympathisais et nouais des amitiés sincères beaucoup plus facilement avec des femmes tout de même mais je ne saurais expliquer pourquoi (et je ne parle pas de sexe) ».

Pourquoi faut-il avoir des amis chinois?

Pour Franzam, « les différences financières et la gestion de l’argent sont aussi des freins aux amitiés franco-chinoises. Pas évident d’être ami avec une personne qui a un salaire 3 fois moins élevé, épargne un maximum et donc n’en consacre qu’une partie infime aux loisirs« .

« J’ai des amis expats et des amis chinois mais la relation n’est pas la même car la culture n’est pas la même, raconte pour sa part Minh. On partage pas la meme chose quand on parle une langue étrangère à la sienne, tout simplement« .

« Je ne vois pas pourquoi il faudrait se faire des amis chinois si on ne veut pas, on dirait que vous parlez d' »amis chinois » comme d’un gage, s’indigne Huno. Mais si les Chinois ne nous apportent pas ce qu’on recherche dans une relation, où est le mal de ne pas avoir d’amis chinois ?  »

Des activités pour créer des rencontres

« Se faire des copains n’est pas très difficile, mais des amis proches, oui« , confirme Ilya Cheremnikh. En Chine depuis quatre ans, ce Russe qui a passé une grande partie de sa vie en Israël est directement concerné par le sujet. Il y a un an, il a monté Culture Yard, un centre culturel international qui propose à ses membres, Chinois et étrangers, des cours de langue, des activités culturelles et des sorties.

« Nous sommes un centre de langue un peu différent, explique-t-il. Les gens viennent chez nous, ils discutent et se rencontrent autour des activités proposées, et des amitiés se créent automatiquement. Nous sommes une sorte de plate-forme« .

Pour lui, les amitiés entre étrangers et Chinois ne sont pas si rares que ça. « C’est vrai que nous avons a priori moins à partager avec eux qu’avec des Européens avec qui on a la même base culturelle : on a grandit avec le même genre de livres, le même genre de musique. Mais avoir des amis chinois proches, c’est possible: malgré tout, il y a beaucoup de gens qui en ont« .

Des danseuses aveugles se font une place dans le ballet classique | Ici et Ailleurs | L’Orient-Le Jour


Ici et Ailleurs

Société

jeudi, août 25, 2011

Des danseuses inhabituelles, qui ont été présentées pour la première fois au public exigeant du ballet classique lors du festival d’hiver de São Paulo en 1998. Yasuyoshi Chiba/AFP
Des danseuses inhabituelles, qui ont été présentées pour la première fois au public exigeant du ballet classique lors du festival d’hiver de São Paulo en 1998. Yasuyoshi Chiba/AFP

Au Brésil, l’association Fernanda Bianchini forme des jeunes filles défavorisées pour donner un but à leur vie.

Les yeux perdus dans le vague, un groupe de danseuses s’exerce à la barre, enchaînant sauts et pirouettes. Le professeur corrige leur posture en les touchant légèrement, un contact physique indispensable pour ces jeunes femmes membres de la seule compagnie professionnelle de ballet classique pour aveugles du Brésil. Ces jeunes filles de l’association Fernanda Bianchini travaillent dur pour mettre au point Dom Pasquale, représenté lors de la Rencontre nationale de Danse (ENDA) à São Paulo le week-end dernier.
L’apprentissage lent et ardu requiert de la danseuse Fernanda Bianchini, 32 ans, beaucoup de patience pour transmettre à ces élèves les techniques de son art. « Le plus difficile est de leur faire comprendre la légèreté des bras », puisqu’elles ne peuvent imiter le mouvement. Dans la plupart des cas, elles n’ont jamais vu personne danser, explique la professeure. Il est plus aisé de leur apprendre la position des pieds, « mieux adaptée à leur rigidité naturelle », selon elle. Aucun défi que l’imagination ne puisse surmonter. « Nous essayons d’associer chaque pas avec quelque chose de concret », souligne Mme Bianchini.
En enlaçant un arbre, les danseuses apprennent la première position, et avec des feuilles de palmier, le léger mouvement des bras et des mains. « Le battement frappé (des jambes), les autres le font très bien, mais moi, je me sens encore nulle », confie, modeste, Giselle Aparecida Camillo, 32 ans, qui a perdu la vue à l’âge de 16 ans à la suite d’un glaucome. Le handicap ne l’empêche pas de continuer à apprendre et de corriger sa position pour arriver à faire un grand écart parfait. « J’aime danser, c’est ma vie. Je veux devenir danseuse professionnelle »,
dit-elle.

Toujours plus loin
« Le public veut de plus en plus assister à quelque chose de différent. Et nous nous sommes aperçus à quel point cela lui plaisait », souligne Gyza Pereira, 25 ans, qui consacre six heures par jour au ballet. Gyza est devenue aveugle à 9 ans après une méningite. C’est à cette époque qu’on lui a proposé de suivre des cours de danse dans une école pour aveugles dans l’État pauvre du Pernambouc (Nord-Est). « Je ne crois pas qu’une danseuse aveugle puisse arriver à faire des mouvements parfaits », reconnaît-elle. Pour elle, les pas les plus compliqués sont les sauts et les pirouettes puisqu’il « faut beaucoup d’équilibre et que le non-voyant n’a pas de point de repère ». Mais elle ajoute que « le ballet n’a pas de limites ; il faut aller toujours plus loin ». Les danseuses se consacrent exclusivement au ballet classique.
C’est au festival d’hiver de São Paulo en 1998 qu’ont été présentées pour la première fois au public exigeant du ballet classique ces danseuses inhabituelles. D’autres les ont rejointes depuis. Si elles n’ont pas toujours le corps idéal, elles démontrent une énorme disposition pour apprendre et vaincre les barrières. Le public voit « qu’elles sont capables de danser et de bien danser », souligne Mme Bianchini, qui donne des cours gratuits à 70 élèves, dont 50 ont des problèmes de vue, d’ouïe ou même mentaux. Elles ont un exemple à suivre : la mythique ballerine cubaine Alicia Alonso, chorégraphe et fondatrice du Ballet nacional de Cuba, était presque aveugle, ce qui ne l’a pas empêchée de devenir l’une des plus grandes danseuses étoiles du XXe siècle.
(Source : AFP)

Objectif du Pacte linguistique, redorer le blason de la langue française | À La Une | L’Orient-Le Jour


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Francophonie
Objectif du Pacte linguistique, redorer le blason de la langue française
Par Laure DELACLOCHE | vendredi, août 26, 2011
Réunion de lancement du Pacte linguistique avec l’ensemble des ministres concernés, le 28 juillet dernier, sous les auspices du ministre de la Culture Gaby Layoun.
Réunion de lancement du Pacte linguistique avec l’ensemble des ministres concernés, le 28 juillet dernier, sous les auspices du ministre de la Culture Gaby Layoun.

Le Pacte linguistique signé par le Liban et l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) le 23 octobre 2010 a pour but de favoriser la langue française et de conserver le multilinguisme au Liban. Ce pacte, qui a pour vocation de toucher l’ensemble de la société, doit être mis en place sous peu de temps.

Piloté aujourd’hui par le ministre de la Culture Gaby Layoun, le Pacte linguistique a été signé lors du sommet de la francophonie à Montreux le 23 octobre 2010 entre Michel Sleiman et Abdou Diouf, secrétaire général de l’OIF. Cet accord, rappelle-t-on, a pour objectif de favoriser la langue française dans toutes les sphères de la société libanaise. Le Liban devient ainsi le premier pays signataire d’un tel pacte dans le cadre de son appartenance à l’Organisation internationale de la francophonie.
L’intérêt du Liban pour la francophonie vient sans doute du fait que le français est une véritable seconde langue et une troisième langue chez les anglophones. Le Pacte linguistique décrit la langue française comme une « langue de culture qui traduit et induit un rapport au monde, à l’espace (…), la seconde langue est une composante de l’identité des Libanais francophones (…) ». Cet intérêt est probablement renforcé dans le contexte actuel, puisque la langue française perd du terrain face à l’anglais, qui a la préférence des étudiants en études supérieures. On estime en effet que le pourcentage d’enfants scolarisés dans les filières francophones baisse d’environ un point par an. Être anglophone est aujourd’hui jugé plus utile, quand le français est de plus en plus souvent relégué au rang de « langue de salon ».
L’objectif affiché est donc de « redorer le blason de la langue française », selon les mots de Michel de Chadarevian, conseiller du ministre de la Culture en charge de la francophonie. Celui-ci précise néanmoins que la volonté de l’OIF et de l’État n’est pas de supplanter l’anglais : tout l’enjeu, au contraire, est de conserver le trilinguisme.
Cette volonté politique a été saluée par la France, qui a accepté de donner un million d’euros au Liban afin d’aider à la mise en place du Pacte linguistique. Afin de la préparer, le ministre de la Culture a rassemblé les 12 ministres concernés le 28 juillet dernier. Gaby Layoun, chargé du pilotage du pacte, a émis différentes recommandations parmi lesquelles la création d’un Observatoire de la francophonie au Liban dont la mise en place de la direction ne saurait tarder. Chacun des autres ministères participant au pacte devra également nommer un délégué à l’Observatoire. L’institution aura pour double fonction de lancer des projets auprès de chacun des ministères, mais aussi de fournir des renseignements et des statistiques sur la situation de la langue française au Liban.
Les acteurs du Pacte linguistique sont nombreux, car l’accord s’articule en trois volets principaux visant à toucher l’intégralité de la population libanaise : un volet culturel, un volet éducatif et un volet plus large consistant à renforcer l’environnement culturel notamment en renforçant la présence de la langue française dans les administrations.
Le ministère de l’Éducation jouera un rôle particulièrement crucial puisque le Pacte linguistique prévoit l’organisation de séminaires à destination des enseignants de « réadaptation à la langue française », mais également la réintroduction d’une deuxième langue étrangère obligatoire aux épreuves du brevet et du baccalauréat.
Une formation au français sera également dispensée à l’armée : celle-ci proposera des cours de langue intensifs, auxquels 10 000 soldats et officiers ont déjà annoncé vouloir s’inscrire. La volonté de renforcer la présence de la langue française dans l’administration passe également par la formation de professionnels du monde juridique dont les greffiers et avocats devraient, à terme, être capables de se passer de traducteurs. Leur niveau de français devrait également leur permettre de consulter les textes juridiques en version originale, car le droit libanais est largement inspiré de la jurisprudence française.
Enfin, le pacte prévoit également de renforcer la présence du français dans la vie courante : soutien aux médias francophones, affichage trilingue généralisé, multiplication des sous-titres en français…
Des résultats précis sont attendus après la mise en place de ce pacte : une augmentation du nombre de locuteurs francophones sur le territoire libanais, une présence renforcée de la langue française dans les médias et, enfin, l’augmentation du nombre d’étudiants en français.
Un seul bémol toutefois : le Pacte linguistique ne dispose pour le moment que des fonds alloués par la France, soit un million d’euros, l’État libanais ne s’étant pas encore engagé de manière concrète d’un point de vue financier.

En Arabie, des traces d’une civilisation vieille de 9 000 ans | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

archéologie
En Arabie, des traces d’une civilisation vieille de 9 000 ans
vendredi, août 26, 2011
Des traces d’une civilisation vieille de 9 000 ans – qui savait déjà domestiquer les chevaux et avait recours à l’embaumement – ont été découvertes en Arabie saoudite. Les restes de cette civilisation, dénommée « al-Maqar », ont été retrouvés près d’Abha dans la province du Aassir, qui faisait partie de l’Arabie heureuse dans l’Antiquité.
Des traces d’une civilisation vieille de 9 000 ans – qui savait déjà domestiquer les chevaux et avait recours à l’embaumement – ont été découvertes en Arabie saoudite. Les restes de cette civilisation, dénommée « al-Maqar », ont été retrouvés près d’Abha dans la province du Aassir, qui faisait partie de l’Arabie heureuse dans l’Antiquité.

Le peuple d’« al-Maqar » vivait dans une vallée qui était auparavant le lit d’un fleuve, lorsque la péninsule Arabique était bien plus humide et verdoyante.

L’Arabie saoudite a annoncé avoir découvert dans le Sud-Ouest des traces d’une civilisation vieille de 9 000 ans qui savait déjà domestiquer les chevaux et avait recours à l’embaumement.
« Cette découverte révèle que les chevaux ont été domestiqués dans la péninsule Arabique pour la première fois il y a plus de 9 000 ans, alors que les études précédentes estimaient que la domestication des chevaux en Asie centrale remontait à 5 000 ans », a indiqué le vice-président du Département des musées et antiquités, Ali al-Ghabban, lors d’une conférence de presse à Djeddah (ouest du royaume wahhabite).
Les restes de cette civilisation ont été retrouvés près d’Abha, dans la province du Aassir qui faisait partie de l’Arabie heureuse dans l’Antiquité. Cette civilisation, à laquelle a été donné le nom d’al-Maqar, savait déjà « embaumer les morts, d’une manière totalement différente des procédés connus » jusqu’alors, a indiqué M. Ghabban.
Parmi les vestiges retrouvés figurent des statues d’animaux : de chèvres, de chiens, de faucons, mais aussi un buste de cheval d’un mètre environ, a indiqué M. Ghabban, selon lequel « aucune statue d’animal d’une telle dimension remontant à cette époque n’avait jamais été trouvée dans le monde ». Les archéologues ont également retrouvé des pointes de flèches, des outils de pierre, des instruments de tissage et des mortiers pour piler le grain, ce qui témoigne du développement de cette civilisation.
Les vestiges ont été retrouvés dans une vallée qui était auparavant le lit d’un fleuve, lorsque la péninsule Arabique était bien plus humide et verdoyante, a expliqué le responsable saoudien. Des travaux d’une équipe internationale publiés en janvier dernier ont estimé que la présence de l’homme moderne dans la péninsule Arabique pouvait remonter à 125 000 ans.
(Source : AFP)

Après 11 ans sans dormir, elle retrouve le sommeil grâce aux sudokus !


11 ans sans dormir,.jpgAprès 11 ans sans dormir, elle retrouve le sommeil grâce aux sudokus !

Une jeune femme de vingt ans a passé sa première nuit de sommeil depuis onze ans grâce aux sudokus.

Anastasia, vingt ans, souffre d’une grave dystonie neurovégétative. La maladie s’est déclarée lorsqu’elle avait neuf ans et a petit-à-petit privé la fillette de sommeil, qui passait ses nuit dans un état végétatif tout en étant consciente.

Malgré de nombreux traitements testés sur Anastasia, la jeune femme n’est jamais parvenue à dormir depuis ses neuf ans. « Au début, elle dormait une heure par jour, et puis elle a complètement arrêté de dormir. », a expliqué sa mère à Metro.

Mais récemment, un événement a bouleversé la vie d’Anastasia: elle s’est mise à faire des sudokus! « J’étais en train de faire des sudokus quand j’ai soudain senti mes yeux se fermer. La chose dont je me rappelle ensuite c’est de me réveiller et d’entendre ma mère me dire que j’avais dormi douze heures. Je me sentais merveilleusement bien! », a expliqué Anastasia, aux anges.

Quant aux médecins qui s’occupent de la jeune fille, ils ont déclaré qu’ils n’avaient jamais rien vu de tel.

(mlb/7sur7)