Pensée du mardi 23 août 2011.


« Après avoir fait certaines expériences sexuelles, combien de
jeunes garçons et de jeunes filles sont déçus et éprouvent des
regrets ! Jusque-là ils se sentaient légers, heureux, tandis que
maintenant quelque chose de pesant s’est insinué en eux, et ils
sont mal à l’aise, honteux même. Leur regard n’a plus la même
clarté et ils disent : « On ne savait pas que c’était comme ça.
Si on avait su ! »
Eh oui, dans le monde entier les garçons et les filles ne savent
pas ce qui les attend lorsqu’ils se lancent prématurément et à la
légère dans certaines expériences. D’ailleurs, à ce moment-là, ça
ne les intéresse pas de le savoir : ce qu’ils veulent, c’est
avoir du plaisir, goûter des sensations. Mais voilà que, le plus
souvent, ce n’est pas le bonheur qui les attend là, mais une
insatisfaction, le sentiment d’avoir perdu quelque chose. Et
quand ils comprennent qu’ils se sont trompés, cette compréhension
ne leur sert plus à rien, elle vient trop tard. Alors, quels sont
ceux qui peuvent les prévenir ?… et est-ce qu’on les
écoutera ?… »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Vers une révolte mondiale de la jeunesse ? | Dossier Europe | L’Orient-Le Jour


Par Karine JAMMAL | 22/08/2011

 

À Tottenham, un quartier déjà théâtre d’émeutes en 1985, des habitations ont été brûlées, des véhicules de police et un bus incendiés début août. Ki Price/AFP
À Tottenham, un quartier déjà théâtre d’émeutes en 1985, des habitations ont été brûlées, des véhicules de police et un bus incendiés début août. Ki Price/AFP

 

Société La Grande-Bretagne a été touchée au début du mois par des émeutes violentes. Alors que le gouvernement voit dans ces troubles des actes criminels, les experts tentent de montrer les causes profondes de ce malaise social, mettant en garde contre une contagion à l’échelle mondiale.

Un commissariat de police éventré, un bus impérial réduit à une carcasse fumante, des magasins d’électronique et de sport saccagés, des bâtiments rasés par les flammes… La Grande-Bretagne a été au début du mois le théâtre d’émeutes, ressemblant, dans certains quartiers, à un champ de bataille.
Ces affrontements, parmi les plus violents depuis des années dans la capitale britannique, ont été déclenchés par la mort de Mark Duggan, un père de famille de 29 ans, tué par la police dans l’arrondissement multiethnique de Tottenham, à Londres

 

Les images « écœurantes » de jeunes encagoulés détruisant des vitrines de magasin avant de repartir avec des écrans plats ou des paires de baskets montrent qu’une partie de la société est « malade », a estimé le Premier ministre britannique David Cameron. Mais il a refusé d’établir un lien entre les émeutes et le dénuement social des Britanniques, ou de voir dans ce déchaînement de violences l’expression d’une révolte politique. Il ne s’agit « pas de politique ni de manifestation, mais de vol », a-t-il tempêté. Une opinion partagée par 42 % des Britanniques, selon un sondage. Toutefois, l’opposition refuse de s’en tenir à des explications simplistes. « Je pense qu’il s’agit de comportements criminels et il n’y a aucune excuse (…). Mais je sais qu’il faut aller plus loin », a déclaré le leader de l’opposition Ed Miliband. L’opposition a par exemple mis en cause le gouvernement de David Cameron pour son programme de sévères coupes budgétaires dans les dépenses publiques qui auraient alimenté le ressentiment de populations déjà marginalisées. Il ressort d’un sondage que 50 % des personnes interrogées estiment que la moitié de ces coupes budgétaires a bien contribué au déclenchement des émeutes.

« Il y a évidemment une dimension criminelle dans ces émeutes, c’est la dimension finale, mais elles révèlent avant tout des logiques sociales, le sentiment d’être exclu et d’être à la marge du système de consommation », explique el-Yamine Soum, sociologue et chercheur à l’École des hautes études en sciences sociales. « Il est évident que le bris de vitrines, l’effraction dans des lieux privés, le vol d’objets à l’intérieur de magasins constituent des faits réprimés par le code pénal, en Grande-Bretagne comme ailleurs. Mais je crois que ceci ne change en rien les causes qui me semblent être d’une autre nature », souligne de son côté Michel Fize, sociologue au CNRS et auteur du livre Les bandes. De “l’entre soi adolescent” à “l’autre-ennemi”. En accompagnant leur mouvement de colère d’un certain nombre d’actions parallèles, « les protestataires ont en fait oublié la nature profonde d’une révolte, qui est une forme de soulèvement populaire, à dominante juvénile ». M. Fize rappelle que la plupart de ces protestataires appartiennent plutôt à la catégorie des moins de 25 ou des moins de 30 ans. « Ils sont majoritairement de condition populaire, et un certain nombre d’entre d’eux sont d’origine immigrée. Néanmoins, pour confirmer le caractère juvénile du soulèvement, les procès qui ont lieu actuellement montrent bien qu’on est loin du cliché d’émeute raciale, selon les termes anglais, puisqu’il semblerait même que la majorité des accusés sont des Blancs et non des Noirs. Ce sont des jeunes en grande difficulté économique, soit au chômage, soit à petits revenus », estime M. Fize. Une explication reprise par el-Yamine Soum, qui ajoute qu’en plus des jeunes, il y a également des personnes insérées économiquement, « ce qu’on appelle les “working poor”, ceux qui travaillent mais qui n’arrivent pas forcément à finir leur fin de mois. Paradoxalement, le rôle des gangs a été évoqué mais « il semblerait qu’ils étaient en retrait par rapport aux émeutes, craignant d’être pris la main dans le sac. C’est quand même un phénomène beaucoup plus spontané que ce que pourraient être par exemple des bandes organisées telles que des mafias ou des gangs », indique M. Soum.

Les motivations
Ces jeunes sont donc dans des situations scolaires et professionnelles difficiles. Pour Michel Fize, il y a trois motivations derrière ces émeutes. Tout d’abord, « une dimension conjoncturelle, qui renvoie à l’élément déclencheur de ces événements », est à prendre en compte (en l’occurrence ce jeune père de famille de 29 ans, interpellé et tué dans des circonstances suffisamment obscures). » Le détonateur, comme pour les émeutes françaises de 2005, est toujours le même, c’est un incident avéré ou pas avec la police. La première motivation de ces jeunes a été de vouloir en découdre avec la police et d’établir un rapport de force contre elle, étant – beaucoup de jeunes l’ont dit – humiliés au quotidien, harcelés, interpellés et victimes d’actes racistes. Donc pour le coup, c’est une vengeance collective, évidemment rendue possible par le nombre », explique M. Fize.
Deuxièmement, en s’attaquant aux forces de l’ordre, c’est en fait l’État qui est indirectement attaqué. « Derrière ces événements, il y a en outre la dénonciation de la classe politique, incapable de résoudre les problèmes de ces jeunes. Avec tout le discours habituel d’une classe politique loin des réalités sociales, corrompue, dont les liens avec l’argent sont décidément trop étroits, etc. », indique M. Fize
Enfin, « c’est une révolte de la colère, de jeunes frustrés d’être sans emploi ou d’être là avec de petits emplois et de petits revenus ne pouvant pas acheter ce que toute cette société d’hyperconsommation offre quotidiennement. Et là il y a un discours, qui est presque même très marxiste, d’un certain nombre de ces jeunes. « En volant, on récupère ces marchandises que finalement les patrons nous volent », poursuit l’expert.

Un message avant tout politique
Ces jeunes apparaissent finalement un peu comme « les porte-parole de toutes ces personnes qui souffrent, quel que soit leur âge, de toutes ces familles qui sont en difficulté. Ces jeunes, malgré eux peut-être, forment une sorte d’avant-garde de la protestation sociale », souligne M. Fize. Certains disent que cette situation ne se prête pas à « parler de soulèvement populaire parce qu’il n’y a pas une conscience politique ». « Il est vrai qu’on n’est pas dans la conscience d’une classe ouvrière meurtrie, comme on l’aurait dit autrefois, mais il y a bien une conscience, au moins pour une partie de ces jeunes (ceux qui sont d’origine immigrée), d’une humiliation raciale au quotidien. La conscience de cette catégorie de personnes qui est soumise à un mauvais traitement de la part de cette société existe donc. Et au-delà, il y a bien la conscience de ce qu’on appelle la jeunesse, principalement des milieux populaires, mais pas exclusivement, qu’il y a bien une situation d’une gravité qui peut justifier que pour se faire entendre, on a besoin de recourir à la violence », insiste le sociologue du CNRS.

Quelle serait la solution ?
Face à ces violences, David Cameron a promis de tout mettre en œuvre pour ramener l’ordre dans les rues. Il avait notamment annoncé des renforts policiers, portant les effectifs policiers de Londres de 6 000 à 16 000 hommes. Il a en outre demandé une justice rapide pour les personnes arrêtées.
Cette réponse policière est légitime du point de vue d’un « État qui doit avoir le monopole de la violence », pour reprendre la définition de Max Weber, indique M. Soum. Toutefois, mobiliser la police avec des méthodes proches de l’armée, des hélicoptères et de grands moyens n’est pas la meilleure solution. Du point de vue de l’État, le mieux c’est d’avoir des unités mobiles, capables de répondre au terrain. Michel Fiz estime de son côté que « la position de M. Cameron – comme celle de Nicolas Sarkozy quand il était ministre de l’Intérieur en 2005 – est d’abord de la communication politique. Il s’agit de ramener l’ordre à la fois en faisant peur et en rassurant l’opinion publique, mais cette politique réussit à rétablir l’ordre provisoirement ».
« Il faut une réponse de compréhension pour savoir pourquoi les Britanniques ont dû faire face à ces émeutes et ensuite s’interroger s’il n’y a pas de conséquences liées aux coupes budgétaires sur tout l’aspect social de l’État anglais, qui touche en premier lieu les classes les plus pauvres », indique de son côté M. Soum. Michel Fize suggère quant à lui qu’il serait sage que le gouvernement britannique ouvre une procédure de médiation avec ces jeunes, « cela serait une manière de reconnaître la gravité de leur situation parce que là, on les stigmatise un peu plus, en feignant d’oublier qu’ils ont quand même de bonnes raisons d’être en colère. Il faudrait mettre autour d’une table le gouvernement, la jeunesse, désigner un médiateur (une personne neutre) qui essaierait d’aider les deux parties en conflit à trouver des solutions à leurs problèmes ».
Par ailleurs, « il faudrait mettre en place de grands programmes nationaux (et cela vaut pour tous les gouvernements du monde) d’insertion économique des jeunes. On a pu dire ici ou là que tout ceci est un problème d’éducation, mais je n’en suis pas certain. On a des systèmes qui fonctionnent pas si mal que ça, mais qui sont complètement décrochés du monde de l’entreprise. Les jeunes, quand ils ont fait des études, ont besoin d’être employés. Le fait est que si on n’arrive pas à résoudre les problèmes d’autonomie de ces jeunes, les raisons qui ont provoqué les colères n’étant pas changées, les événements du début de mois se reproduiront », met en garde Michel Fize.

La ville, un espace de conflits au XXIe siècle
Prévisibles, les derniers événements se reproduiront. « C’est un phénomène classique qui touche et qui touchera de plus en plus les grandes villes parce que ce sont des espaces de ségrégation entre des quartiers riches et des quartiers pauvres. On pouvait s’y attendre d’autant plus que la configuration de Londres est un entrelacement entre les quartiers riches et les quartiers pauvres. La ville sera un espace de conflits au XXIe siècle, ce qu’on observe déjà dans des pays d’Amérique centrale ou d’Amérique du Sud, avec des phénomènes parfois qu’on qualifie de guérilla urbaine », souligne el-Yamine Soum. Une déclaration confirmée par Michel Fize pour qui ce type de violence est tout sauf imprévisible. « La seule inconnue, c’est évidemment la date précise, néanmoins on est presque certain que si les conditions de vie de ces jeunes ne changent pas, au moindre autre détonateur on aura effectivement la même réaction. Cela vaut aussi pour les banlieues françaises. Depuis 2005, rien n’a véritablement changé dans la vie de ces jeunes. On a amélioré un petit peu l’habitat, on a injecté un petit peu d’argent dans ces communes en difficulté, mais pas suffisamment pour résoudre vraiment un problème qui reste d’une très grande gravité. Oui, des émeutes en France peuvent se reproduire s’il y a un incident grave, notamment avec les forces de police. »
Et cela peut se produire un petit peu partout. M. Fize rappelle qu’il y a aujourd’hui un mouvement des indignés en Israël, qu’au Chili des jeunes protestent et revendiquent une éducation gratuite. « On s’aperçoit qu’il y a bien une révolte mondiale de la jeunesse parce que les jeunes où qu’ils se trouvent rencontrent à peu près toujours les mêmes difficultés (soit la difficulté d’accéder à l’éducation, soit, pour la quasi-totalité des jeunes dans le monde, des difficultés pour trouver un travail et donc du chômage massif). Là où c’est particulièrement problématique, c’est que cela concerne aujourd’hui de plus en plus les diplômés. Il n’y a plus que les jeunes non qualifiés qui sont au chômage, mais également des diplômés, voire même des surdiplômés, qui le sont également. Il y a donc actuellement, dans le monde, un problème de la jeunesse », conclut Michel Fize.

Le Figaro – Sciences : Garçons, filles : pourquoi sont-ils si différents ?


Par Sophie Roquelle Mis à jour le 19/08/2011 à 16:35 | publié le 20/08/2011 à 16:34<!–

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Si les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas identiques au départ, il existe peu de preuves scientifiques, de ces différences entre les sexes. (Crédits photo: Getty images)
Si les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas identiques au départ, il existe peu de preuves scientifiques, de ces différences entre les sexes. (Crédits photo: Getty images)
 
 

De la taille du cerveau à la bosse des maths en passant par le choix des jouets, le livre d’une scientifique américaine revisite le vieux débat sur l’inné et l’acquis à la lumière des dernières avancées de la neurobiologie. Ou comment quelques différences à la naissance deviennent de grands écarts.

On sait depuis vingt ans que «les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus», pour reprendre le titre d’un célèbre best-seller américain (1). Mais sait-on seulement ce qui les rend si différents? Le cerveau est-il programmé à la naissance pour que les hommes ne pleurent pas, soient bons en sciences et aiment se battre? Et pour que les femmes expriment leurs sentiments, maîtrisent leur agressivité ou soient nulles aux échecs? Oui et non, répond l’Américaine Lise Eliot, médecin neurobiologiste, qui passe en revue les tout derniers travaux scientifiques sur la question dans Cerveau rose, cerveau bleu. Les neurones ont-ils un sexe?, publié ces jours-ci en France et dont nous vous proposons des extraits en exclusivité. Une enquête complète, toute en nuances et sans a priori, au terme de laquelle ce médecin -également mère d’une fille et de deux garçons- avoue avoir eu quelques surprises. Comme celle de constater que si les cerveaux des garçons et des filles ne sont pas identiques au départ, il existe peu de «preuves sérieuses», c’est-à-dire scientifiques, de ces différences entre les sexes. Elle reconnaît aussi le rôle capital que l’imprégnation d’hormone mâle lors de la grossesse joue ensuite sur le comportement des petits garçons, et donc des hommes.Au passage, Lise Eliot bat en brèche certaines théories farfelues, notamment celle affirmant en 1982 que le «corps calleux» du cerveau serait plus développé chez les femmes que chez les hommes. Un non-sens censé expliquer l’intuition féminine! «Garçons et filles sont bel et bien différents par certains aspects, mais ils sont fondamentalement similaires», note le médecin, qui distille ses conseils pour lutter contre les stéréotypes en matière d’éducation.

Stéréotypes

Bref, Cerveau rose, cerveau bleu revisite le bon vieux débat sur l’inné et l’acquis, le biologique et le social, la nature et la culture. Sa publication aux Etats-Unis a été accueillie avec soulagement par les féministes, dont les mouvements connaissent un essoufflement certain outre-Atlantique. En France, le livre sort en pleine polémique sur l’introduction de la «théorie du genre» dans les manuels scolaires. Mais il décevra ceux qui y chercheront la preuve que l’orientation sexuelle est autant le produit de l’éducation que du sexe de naissance. Ce n’est pas le sujet du Dr Eliot. Cerveau rose, cerveau bleu est avant tout un livre passionnant sur l’éducation des enfants, sur l’attitude des parents à l’égard de leur progéniture et sur les préjugés concernant les deux sexes. Certains clichés méritent d’être révisés: alors que les filles ont largement rattrapé leur retard en sciences, les garçons sont aujourd’hui les premières victimes des stéréotypes en matière d’éducation, notamment à l’école, où ils échouent désormais plus souvent que les filles. Et ce, aux Etats-Unis comme chez nous. Au point qu’en France, le pédopsychiatre Stéphane Clerget tire la sonnette d’alarme: «L’école n’est plus adaptée aux garçons», déplore-t-il. La faute à un corps enseignant presque exclusivement féminin dans le primaire et aussi au collège dans une certaine mesure, explique ce spécialiste, qui prône une véritable «parité dans le personnel de l’Education nationale». En d’autres termes, et pour reprendre le titre d’un autre best-seller américain, les femmes ont appris à lire une carte routière, il faut maintenant enseigner aux hommes à écouter! (2)

(1) Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, de John Gray, 1992.

(2) Pourquoi les hommes n’écoutent jamais rien et les femmes ne savent pas lire les cartes routières, de Barbara et Allan Pease, 2006

Construire une montagne aux Pays-Bas ?


 

Construire 1 montagne aux Pays-Bas.jpgConstruire une montagne aux Pays-Bas ? Excellente idée !

 

Les Néerlandais sont-ils tombés sur la tête? On pourrait le croire en apprenant que plusieurs fédérations militent actuellement afin de pouvoir construire une montagne de 2.000 mètres de haut. La nostalgie des Alpes n’est pas loin…

 

Thijs Zonneveld, un chroniqueur a suggéré il y a quelques semaines de construire une montagne dans les polders afin que les skieurs néerlandais puissent glisser sur les pentes enneigées sans devoir se rendre dans les Alpes.

 

L’idée est de construire une « vraie » montagne, avec des virages en épingle à cheveux, des pistes de ski et de bobsleigh et même un village de montagne avec des chalets et des télésièges…

 

Ce rêve fou a fini par enthousiasmer de nombreuses fédérations sportives comme la fédération cycliste, de ski, d’escalade et de sports de montagne.

 

Le sommet de la montagne devrait atteindre 2.000 mètres. Un exploit pour un pays situé tout juste au niveau de la mer (voire en dessous). Actuellement, le Vaalserberg est le plus haut point du pays avec ses 323 mètres, mais cela pourrait donc changer dans un avenir plus ou moins proche.

 

(7sur7)

Le Figaro – Sciences : La Lune est plus jeune qu’on ne le pensait 


Par Jean-Luc Nothias Publié le 18/08/2011 à 12:20Réactions (24) <!–

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Un échantillon de pierre de Lune ramené en 1972. Une nouvelle analyse remet en cause son mode de formation. (Crédits photo: NASA)
Un échantillon de pierre de Lune ramené en 1972. Une nouvelle analyse remet en cause son mode de formation. (Crédits photo: NASA)
 
 

Les roches ramenées par Apollo 16 en 1972 offrent de nouvelles données.

La Lune est le seul satellite naturel de la Terre (et le cinquième plus gros de tout le système solaire). Mais comment est-elle née et arrivée là où elle est? La question divise les scientifiques, même si une majorité se rallie à la théorie selon laquelle la Lune est un bout de Terre arrachée à notre planète suite à la collision avec un astéroïde géant. D’autres pensent qu’elle peut être née de manière concomitante à la Terre, ou que cette dernière aurait capturé un astéroïde…De nouveaux travaux franco-américains publiés dans Nature jettent un pavé dans la mare: de toutes récentes analyses d’échantillons lunaires ramenés par la mission Apollo 16 (un peu plus de 95 kg) montrent que la Lune est plus jeune qu’on le croyait, ou qu’elle ne s’est pas formée, comme on l’imaginait, il y a 4,46 milliards d’années. Dans tous les cas, son mode de formation est remis en cause.

«Les échantillons lunaires sont rares et la Nasa ne les “distribue” aux laboratoires que très parcimonieusement, au milligramme près, surtout quand les analyses sont destructrices, explique Maud Boyet, géochimiste du laboratoire Magmas et volcans de l’université Blaise-Pascal de Clermont-Ferrand (unité mixte CNRS), l’une des signataires des travaux. J’avais déjà travaillé avec Richard Carlson de la Carnegie Institution de Washington et nous avons pu bénéficier des compétences de Lars Borg, de Lawrence Livermore National Laboratory, qui est l’un des membres de la commission qui gère tous les échantillons lunaires.»

Cristallisation magmatique

L’échantillon étudié vient de la collection de roches lunaires du Johnson Space Center. Un minuscule morceau de 1,88 gramme prélevé sur l’échantillon FAN 60025. Examiné sous toutes les coutures, il a livré son âge. Et indiqué que la Lune était environ 100 millions d’années plus jeune qu’on ne le croyait. Ce qui ne cadre pas avec le modèle de naissance de notre satellite naturel dans lequel un océan de magma en fusion s’est peu à peu solidifié.

«Personnellement, estime Maud Boyet, je pencherai plutôt pour l’hypothèse d’un mécanisme de cristallisation magmatique différent que pour un rajeunissement de la Lune.» D’autres analyses en cours pourraient, espère-t-on, trancher entre ces hypothèses.

Des tablettes tactiles sur les chariots de supermarchés !


 

Smart Cart 1.jpgDes tablettes tactiles sur les chariots de supermarchés !

 

Smart Cart est un chariot qui embarque un dispositif tactile à affichage numérique assimilable à une tablette au niveau de sa barre. Pour bénéficier des vertus technologiques de ce « caddie » high-tech, les utilisateurs doivent à l’avance télécharger une application sur leur smartphone. Ceci étant fait, leur mobile sera synchronisé avec les tablettes des chariots chaque fois qu’ils arrivent dans un supermarché équipé de ces charriots révolutionnaires.

 

Cette technologie permet aux clients de se situer dans le supermarché et de connaître les informations concernant les produits qu’ils recherchent. Lorsque le chariot circule dans les rayons, les coupons et les prix sont affichés directement. Tout est interconnecté via WiFi.

 

Smart Cart 2.jpg

Les Smart Cart sont actuellement testés en Chine, à Shangaï au Lotus Supermarket. On doit ces chariots avec tablettes intégrées au groupe sud-coréen SK Telecom.

 

tomsguide.fr

L’alcool, élixir ou venin ? | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

Addiction

Par Marlène AOUN FAKHOURI | lundi, août 22, 2011

La consommation excessive d’alcool ne peut qu’entraîner la ruine de celui qui s’y livre et de son entourage, estime le Dr Sami Richa.
La consommation excessive d’alcool ne peut qu’entraîner la ruine de celui qui s’y livre et de son entourage, estime le Dr Sami Richa.

Dans notre société, l’alcool affiche son omniprésence. Son influence voire son attrait sont perçus prématurément par nos enfants. Les jeunes boivent de plus en plus, et tôt.

L’entrée dans la consommation se fait d’abord dans un contexte familial. Selon des sources psychiatriques, 60 % des jeunes commencent en famille l’alcool festif dès 13-14 ans ; 70 % des 15-16 ans déclarent en consommer le week-end ; un nombre important entre 18 et 30 ans cherche à boire le plus possible et le plus rapidement pour se « défoncer », avoir un maximum d’effet lors de soirées bien arrosées en fin de semaine. C’est le phénomène inquiétant du « Binge Drinking », importé du Royaume-Uni, qui commence à prendre de l’ampleur au Liban. Parallèlement, sur 1 000 cas recensés en 2011, 6 % souffrent de problèmes de dépendance à l’alcool, face à 1,2 % en 2002.
Pendant longtemps, quand on parlait d’alcoolisme, la tendance était de penser aux hommes, or de récentes études révèlent que l’alcool féminin est en hausse dans le pays, et ce, depuis quelques années déjà : pour quatre hommes alcooliques, on compte aujourd’hui une femme. Si l’on ne parle pas encore bien sûr d’un phénomène de masse, il est grand temps cependant de prendre ce problème très au sérieux. « La maladie alcoolique » touche tous les types de personnes, indifféremment de l’âge, du sexe, du milieu social ou économique. S’il est indéniable que les boissons alcoolisées peuvent avoir quelques « atouts », il est également incontestable que l’alcool consommé à outrance devient une substance toxique, psychotrope et additive ; une drogue licite potentiellement dangereuse qui peut poser de graves désordres psychiques, physiques, sociaux… et causer de nombreux accidents et maladies mortelles.

Un sujet qui demeure tabou
Qu’est-ce qui fait que, dans notre société, parler d’alcoolisme semble être un acte si courageux et téméraire ? Pourquoi ne se sent-on pas à l’aise avec le versant sombre de l’alcool, alors qu’il nous est facile d’en évoquer les bons côtés tant gastronomiques, festifs que conviviaux ? Boire un verre est un rituel, voire un passage obligé dans un déjeuner d’affaires, un repas de famille, à l’occasion d’une fête ou entre amis. En parler suscite à la fois compréhension et rejet, et marque un dualisme profond. D’un côté, boire de l’alcool est en quelque sorte une nécessité sociale, et nombre de situations exigent de « lever » un verre à la santé des autres. De l’autre, boire à l’excès, c’est transgresser un tabou, surtout pour les femmes, car l’ivresse est réprouvée. Malheur à celui qui ne sait pas se contrôler ! Il sera mis au ban d’une société hypocrite, productive d’alcool, qui pousse à la consommation, tout en blâmant l’excès. Le « malade » alcoolique tangue entre honte et mensonge, tandis que ses proches, souvent désemparés, oscillent entre négation et culpabilité.

Où commence l’alcoolo-dépendance ?
Qui n’a pas entendu ou dit ces phrases magiques, censées protéger l’alcoolique de la honte suprême : « Je ne suis jamais ivre, j’abuse le week-end, jamais la semaine. »
Comme tout grand séducteur, l’alcool commence par le badinage. Un verre par-ci, un autre par-là. Le plaisir de se sentir plus extraverti, une légère euphorie rendent la vie plus belle. Certains se contentent du flirt, d’autres ont besoin de plus. Comme dans certaines passions, l’alcool qui fait du bien au début peut se transformer en bourreau si on le laisse imposer sa loi. C’est un piège dans lequel on peut être pris à son insu. La glissade est rapide. On peut passer vite de l’état de buveur occasionnel à celui d’excessif. « À certaines heures, il me fallait impérativement ma bouteille de bière. Moi qui, autrefois, ne buvais que pour étancher ma soif, je commençais à boire sans soif aucune. La quantité que je consommais quotidiennement avait augmenté. Et chaque fois que l’effet de l’alcool s’estompait, je déprimais, tremblais et des frissons me parcouraient le corps. Des idées suicidaires hantaient mon esprit. Je m’enfermais alors pour m’adonner librement à ma boisson, pour affronter le quotidien », avoue Ziad, 30 ans, alcoolo-dépendant.
Ce témoignage constitue un véritable avertissement. « La consommation excessive ne peut que mener droit à la ruine de celui qui s’y livre et de son entourage », déclare le Dr Sami Richa, psychiatre. « La santé physique et psychique des malades en souffre, mais aussi les relations de couple, la vie de famille, le développement des enfants, la productivité au travail, la sécurité routière », explique-t-il, en relevant que « souvent, l’abus d’alcool est exclusivement associé à l’ivresse et à l’alcoolo-dépendance ».
« Mais l’alcool devient de fait problématique bien avant d’arriver à ces deux étapes et le danger ne se borne pas à la dépendance qu’il peut susciter. Certains consommateurs se rassurent en disant : “ Je ne suis pas accroché, j’arrive à ne pas boire pendant des jours.” Or, la dépendance a autant de visages qu’il y a de personnes touchées par la maladie, insiste-t-il. Elle ne se manifeste que rarement sous la forme de clichés de l’alcoolique que tout le monde a en tête. Les malades passent souvent inaperçus, mais leur souffrance est bien réelle, et les dégâts sont considérables derrière leurs efforts pour afficher une certaine “ normalité ”. » Le Dr Richa explique que « le dépendant est un malade chronique qui, après un ou deux verres, ne peut plus s’arrêter de boire. Il ressent le besoin d’un troisième, quatrième… et ne peut plus contrôler sa consommation. Son envie de boire est irrésistible malgré les conséquences fâcheuses sur sa vie sociale, professionnelle et affective. Sa tolérance à l’alcool augmente, et les symptômes du sevrage apparaissent (tremblements, convulsions, sueurs, insomnie…) dès l’arrêt de l’alcool ». « Pour les buveurs souffrant d’une dépendance psychologique, poursuit-il, l’état de manque, bien qu’énormément désagréable, n’est pas aussi nocif que la dépendance physique, qui tend généralement à se manifester chez les buveurs se tournant vers une consommation excessive afin de “ fuir” un problème. »
Le Dr Richa s’est longuement étendu sur l’impact de l’abus de l’alcool sur les personnes qui présentent une dépendance : » Au fil du temps, leur organisme développe une tolérance à la présence d’alcool dans le sang. S’ils décident soudainement de cesser de boire, ils sont confrontés alors à des symptômes de sevrage. Dans certains cas, l’arrêt soudain et sans assistance peut s’avérer mortel. Ainsi, l’abus d’alcool peut avoir des effets dommageables autant sur le corps que sur l’esprit, à tel point qu’il est l’une des drogues les plus dangereuses qui soient. L’alcool altère la plupart des fonctions cérébrales, ce qui réduit temporairement l’aptitude à réfléchir, voir, agir et endommage le cœur, le foie, les reins, le cerveau et l’estomac. Il peut provoquer des pertes de mémoire et même certains types de cancer. Il y a quelque temps, il était conseillé de boire un verre de vin par jour. Ce qui ne serait plus le cas à l’heure actuelle, vu l’augmentation des risques de cancer de la gorge et la propagation de l’hypercholestérolémie chez une bonne partie de la population libanaise. »
À la question de savoir si cette maladie chronique se transmet génétiquement, le Dr Richa précise que » certaines études ont démontré une grande incidence de la maladie lorsque l’un des parents souffre d’alcoolisme ». « C’est la raison pour laquelle, dit-il, elle pourrait être à 7 % d’ordre génétique et impliquer des désordres biochimiques. Des facteurs liés à la personnalité et à l’entourage familial peuvent cependant avoir un effet protecteur, même pour une personne présentant un haut risque de développement de problème d’alcoolisme. À l’inverse, une personne sans aucune histoire familiale peut le devenir. Toutefois, tout le monde n’est pas égal face à l’alcool. L’exposition au stress, la disponibilité du produit, la prédisposition familiale, l’anxiété, le désespoir, le bouleversement affectif, la pauvreté, la décadence morale… sont autant de facteurs importants qui incitent à devenir un alcoolique invétéré. »
Quand faut-il s’en inquiéter ? « Dès que l’on sent que l’alcool commence à endommager notre qualité de vie », s’empresse de répondre le psychiatre. « Mais le danger devient manifeste à partir du moment où l’on boit pour se sentir mieux ; quand l’envie de boire est irrépressible et quand on en a besoin pour fonctionner normalement », ajoute-t-il.

La volonté, clé de voûte de la guérison
« La moitié du chemin est parcourue quand la personne a pris conscience de sa maladie et décidé de se faire traiter », poursuit le psychiatre. Pour aider un alcoolique, il ne sert à rien de le lui rappeler, ni de lui cacher la bouteille. Pour l’en sortir, ce n’est point dans le bruit, mais plutôt dans « un silence de douleur ».
Selon ses explications, « la seule façon de s’en tirer est d’accepter l’abstinence». Avant de proposer un sevrage, il est donc primordial que la personne prenne pleinement conscience de cette nécessité. La première phase « motivationnelle » aide le malade à entrer dans un processus de changement. Suit alors la désintoxication dans un centre hospitalier (ou en ambulatoire), une démarche différente d’une personne à l’autre et dépendant de la sévérité de l’alcoolisme, de sa durée et de la quantité d’alcool consommée. Il est alors proposé au malade un soutien médicamenteux, qui aide au maintien de l’abstinence et à réduire les symptômes d’un sevrage sévère. Les médicaments, fournis à l’étranger, sont incontournables et apportent parfois de bons résultats.
Mais pour une plus grande efficacité, la prise en charge globale du dépendant s’avère indispensable. C’est la raison pour laquelle le meilleur traitement reste le soutien et le suivi psychosocial, à long terme. La réhabilitation étant destinée à faire du malade un buveur qui demeure durablement abstinent.
Il est bon de souligner qu’au Liban, les centres spécialisés de désintoxication et de réhabilitation contre l’addiction alcoolique, favorisant la prévention de la rechute, sont malheureusement inexistants. Il est dès lors prudent pour les personnes concernées, même après des années de sevrage, d’éviter toute consommation. Selon le Dr Richa, « on ne guérit pas vraiment de l’alcoolisme, mais on peut l’arrêter ». « Cinq années d’abstinence sont requises pour pouvoir parler de guérison », note-t-il. « Même si les rechutes sont fréquentes, de nombreux alcooliques réussissent à vaincre leur maladie. La rechute est ce qui peut arriver de pire à un alcoolique abstinent, qui est parvenu à vivre normalement un certain temps et qui, pour une raison souvent précise, retombe dans l’engrenage. C’est un défi permanent qui décourage le patient. Il convient de faire l’analyse de cette rechute, d’évaluer l’importance des déclencheurs afin de mieux contrôler les tentations », conclut le Dr Richa.
La voie du rétablissement peut avoir ainsi l’apparence d’un parcours en dents de scie. Certains réussissent à suivre un chemin direct au sommet du « mont du rétablissement », alors que d’autres dégringolent en cours de route.