Pensée du samedi 20 août 2011.


« Le travail spirituel est une entreprise de longue haleine, et
vous n’obtiendrez certainement pas très vite de grands résultats.
Mais l’essentiel est de travailler, et ensuite, patientez !….
même si c’est la chose la plus difficile. Rares sont ceux qui
savent attendre. Combien de fois patienter est considéré comme
une perte de temps ! Il est vrai que, dans les magasins, les
administrations, chez le médecin, devant les guichets d’une poste
ou d’une banque, attendre paraît une perte de temps… mais, là
encore, vous avez de quoi vous occuper en faisant un travail de
la pensée.
Il n’y a pas de temps perdu pour un être conscient que, par la
pensée, par l’imagination, il peut devenir créateur dans le monde
invisible. Le seul temps réellement perdu est celui passé dans la
paresse, les futilités, les plaisirs grossiers et les mauvaises
actions. Il dépend donc de vous de ne pas perdre votre temps.
Devoir attendre pour obtenir la réalisation de vos aspirations
les meilleures n’est pas une perte de temps, parce qu’en
attendant vous travaillez, et dans ce travail déjà votre âme
s’épanouit. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Un pasteur ghanéen viole cinq sœurs «au nom du Saint-Esprit» | Slate Afrique


L’histoire, pour le moins sordide, a suscité l’émoi parmi les habitants d’Achiam Achiese, dans l’est du Ghana. Le pasteur de l’African Faith Tabernacle Church a en effet été arrêté le 18 août pour le viol de cinq jeunes femmes d’une même famille, indique le site d’information Graphic Ghana.

L’histoire est d’autant plus ahurissante que le révérend Paul Nkansah a reconnu les faits. Il a notamment affirmé, souligne Graphic, avoir commis ces viols sur ordre des puissances célestes. Et qu’il n’aurait donc fait que répondre au «vœu du Saint-Esprit». Pourtant, Nkansah aurait demandé à ses victimes de garder le secret.

Mais l’histoire aurait pu ne pas être mise au jour aussi vite. Graphic raconte en effet que le village s’est aperçu du crime lorsqu’une sœur des victimes, gravement malade, est envoyée chez le fameux pasteur pour se faire exorciser. Mais cette dernière décède pendant la séance. Inquiète, la famille décide de consulter un oracle qui lui révèle que le pasteur n’aurait de toute façon pas pu soigner la jeune femme, car il aurait abusé sexuellement cinq de ses sœurs et prononcé des malédictions sur d’autres personnes.

Mardi 16 août 2011, le chef du village a convoqué une réunion pour entendre le pasteur. Lors de la palabre, l’une des cinq victimes a raconté les circonstances dans lesquelles elle aurait été violée. Graphic, qui rapporte le témoignage de la jeune femme, fait savoir que lors d’une visite à sa sœur malade, elle aurait été avertie par le pasteur Nkansah d’un possible envoûtement et qu’elle avait par conséquent besoin d’être exorcisée, «pour neutraliser les forces du mal». Prise de panique, elle accepte alors le traitement du pasteur qui lui demande de se déshabiller, lui oint le corps d’huile et lui asperge le visage de poudre, avant de lui demander de s’allonger. La victime aurait alors perdu connaissance et réalisé à son réveil que le pasteur avait abusé d’elle.

Lors de la confrontation entre le pasteur et les victimes, il est apparu que le violeur avait utilisé la même méthode pour les cinq sœurs —dont une mineure de 15 ans.

Le tribunal coutumier a prononcé son verdict et condamné le pasteur… à offrir deux bouteilles de schnaps, une eau-de-vie d’origine germanique, ainsi qu’un bélier, «afin d’apaiser la colère des dieux». Mais l’homme d’église n’a pas recouvré la liberté pour autant, il est depuis lors détenu par la police locale.

Lu sur Graphic Ghana

Le règne des mini-lolitas à son apogée? – L’EXPRESS


Par  et Mathilde Laurelli, publié le 18/08/2011 à 12:10

Le règne des mini-lolitas à son apogée?

La campagne Des Jours Et Des Lunes printemps-été 2011.

Des Jours Et Des Lunes

La sexualisation précoce des adolescentes n’est plus une simple lubie des magazines de mode: ce phénomène s’est étendu aux fillettes prépubères, parfois dans une indifférence déconcertante.

La séance photo polémique de Miley Cyrus (15 ans) topless par Annie Leibovitz pour Vanity Fair en 2008? Dépassée! La publicité d’une innocente Brooke Shields (15 ans) sifflotant les jambes écartées pour la marque de jeans Calvin Klein dans les années 1980? Carrément ringarde! Maintenant les « ado-stars » sont limite trop vieilles pour percer dans le show-business: c’est le règne des « baby-stars », des lolitas toujours plus précoces.

Et c’est déjà une véritable institution aux Etats-Unis. Rappelez-vous le récent tollé provoqué par la vidéo du concours Darling Divas. On y voit la minuscule Mia (2 ans) engoncée dans un body au soutien-gorge conique poussée par sa mère à secouer les hanches sur Like a prayer de Madonna. Dans un autre style, un groupe de fillettes âgées de 8 ans, inscrites à la compétition de danse The World of Dance, qui se trémoussent sur le tube Single Ladies en tenues de scène plus dénudées que celle de la chanteuse Beyoncé Knowles dans son clip.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=ir8BO4-7DkM&version=3&hl=fr_FR&rel=0]

Un couple de parents a réagi dans l’émission Good Morning America sur ABC, justifiant les costumes, pensés « pour faciliter leurs mouvements de danse très techniques ».

Autre exemple récent, la jeune Anglaise Soya Keaveney, aujourd’hui enceinte à 15 ans, posait dès 12 ans en bikini, avec ongles manucurés et piercing au nombril, sur les photos de vacances en Egypte, aussitôt mises en ligne par sa maman Janys dès leur retour. « Certaines personnes pourraient penser que ces clichés sont trop sexy. Mais ils vont juste nous aider à faire parler de son profil de mannequin. Ma fille ne montre rien qu’elle ne dévoilerait pas sur une plage », confiait sans gêne aucune la mère au Daily Mail.

Hollywood ouvre grand la voie aux espoirs des toutes jeunes filles: à seulement 12 ans, Elle Fanning foule les tapis rouges moulée dans les robes de créateurs comme Valentino, Marchesa ou Rodarte. La soeurette de Dakota Fanning pose même dans la campagne Marc Jacobs automne-hiver 2011. Sa copine Hailee Steinfled (14 ans), révélée par son rôle dans True Grit, a été choisie par Miu Miu pour incarner la collection automne-hiver 2011. La bimbo Kim Kardashian était la première à poster les photos en maillot deux-pièces de sa petite soeur Kendal Jenner (14 ans) sur Internet avec un enthousiaste message (« C’est magnifique! Je suis tellement fière! Elle va chambouler le monde du mannequinat! »).

Objet de fantasme

Sous couvert d’agir pour le bonheur de leur progéniture, « certaines mères instrumentalisent leur fillette innocente sur lesquelles elles projettent leurs rêves sexuels et leurs espoirs déçus de célébrité, ou tout simplement de jeunesse », rappelle la psychanalyste Christiane Olivier. « Une histoire qui n’est pas sans rappeler My Little Princess« , observe la pédiatre Edwige Antier: dans son récent film, Eva Ionesco raconte la relation fusionnelle qu’elle a partagé avec sa mère, qui la photographiait dans les années 1970, prenant des poses érotiques à la frontière de la pornographie infantile.

Ces mères ne souhaitent pas remettre en cause l’exposition médiatique de leur fille, devenue le possible objet de fantasmes. Véronika Loubry, mère d’une petite Thylane, mannequin âgée de 10 ans, réagit face à la polémique: « Le seul élément qui me choque sur cette photo, c’est le collier qu’elle porte, qui vaut 3 millions d’euros! », s’exclame la présentatrice de télévision sur le blog de Jean-Marc Morandini.

Thylane, avec sa mère Veronika Loubry, ex-animatrice télé, et son père Patrick Blondeau, ancien footballeur, en 2007.

Abaca

La mise en scène provocante de son enfant dans le supplément Cadeaux de l’édition française de Vogue -pourtant publié en décembre dernier- vient tout juste de défrayer la chronique dans les médias américains -comme les chaînes ABC (voir la vidéo) et Fox News, qui ont consacré un reportage sur le sujet.

Et du côté du droit?

Les photos d’enfants en postures sexuellement suggestives sont contraires à la protection de l’enfance et à la Convention Internationale des droits de l’enfant, dans ses articles 32 et 36, traité international signé par la France, rappelle la pédiatre Christiane Olivier: « Les États parties reconnaissent le droit de l’enfant d’être protégé contre l’exploitation économique et de n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou de nuire à son développement physique, mental, spirituel, moral ou social. »

« Les photos sexualisées d’enfants prépubères sont des images pousse au crime. Ce n’est pas seulement un viol de l’imaginaire enfantin, mais un message pervers envoyé à la société », se révolte Edwige Antier. « La publication de photos exposées aux regards de tous permet à des inconnus de projeter des fantasmes malsains sur des clichés dont les enfants ne peuvent pas avoir conscience lors des séances. Et sur le plan de l’intérêt supérieur de l’enfant, elles véhiculent l’idée que les petites filles ont déjà une sexualité de type adulte. Ce qui est une grave erreur », analyse-t-elle. De son côté, Christiane Olivier constate que « les parents n’ont plus conscience de leur responsabilité. Ils jouent la carte de l’indifférence vis-à-vis de la sexualité de leurs enfants. Quand ils ne projettent pas leurs rêves sexuels sur eux. Or, il faut expliquer à une petite fille que c’est une affaire très privée de se maquiller, de se déguiser en femme et d’adopter une attitude de séductrice qui n’est pas de son âge ».

Il n’empêche, la sexualisation précoce s’impose comme un véritable argument marketing auprès de marques, qui s’adressent aux enfants comme à des adultes. La ligne de sous-vêtements Jours Après Lunes, lancée en janvier 2011, propose des soutien-gorge à partir de quatre ans. Une collection dont les modèles à rayures rappellent le bikini rembourré vendu « dès 7 ans » par Abercrombie & Fitch. Pour compléter leur panoplie de mini-femmes, les fillettes peuvent désormais se faire bichonner les ongles sur les fauteuils du Mini Kids Spa… ou même allaiter leur poupée Breast Milk Baby à l’aide d’un débardeur avec tétons intégrés. Edifiant. Terrifiant diront certains.

Tué par un requin lors de sa lune de miel aux Seychelles !


 

Tué par un requin.jpgTué par un requin lors de sa lune de miel aux Seychelles !

 

Un jeune marié britannique a été attaqué par un requin alors qu’il plongeait dans les eaux turquoise des Seychelles.

 

Âgé de 30 ans, Ian Redmond, plongeait à environ 9 mètres de profondeur, non loin de la plage, sur l’île de Praslin, lorsqu’un requin de 6 mètres s’est jeté sur lui.

 

Son épouse Gemma Houghton, 27 ans, qui prenait le soleil sur la plage, a entendu les cris de son mari et a assisté impuissante à son attaque tandis que Ian appelait désespérément à l’aide. Des témoins ont expliqué que des vacanciers qui se trouvaient à bord d’un canot pneumatique sont rapidement parvenus à la hauteur du jeune homme et l’ont emmené à terre.

 

Hélas, le jeune marié avait déjà perdu beaucoup de sang et malgré son transport rapide en hélicoptère vers un hôpital, il n’a pas survécu à l’attaque. Selon le rapport de la police, une de ses jambes avait été en grande partie arrachée et son bras présentait également une morsure importante.

 

« J’ai vu le nageur, il lui manquait une grande partie de sa jambe gauche, on pouvait voir l’os de sa cuisse. Il était d’une pâleur effrayante. A ce moment-là, une femme est arrivée en courant et en criant qu’il s’agissait de son mari » a expliqué un témoin.

 

L’attaque s’est produite vers 16h30, lundi, sur une plage considérée comme l’une des plus belles du monde. Le couple s’était marié le 6 août dernier et venait d’entamer sa deuxième semaine de vacances. Ils étaient arrivés aux Seychelles le 14 août et devaient quitter Praslin vendredi pour passer le week-end sur l’île principale de Mahé avant de s’envoler pour la Grande-Bretagne.

 

Il s’agit de la deuxième attaque mortelle à cet endroit en moins de quinze jours. Un plongeur français de 36 ans avait été tué le 2 août. Ces attaques sont les premières depuis 50 ans dans l’archipel. Le ministre de l’Intérieur des Seychelles, Joel Morgan, a ordonné la fermeture de toutes les plages environnantes et des plongeurs-chasseurs d’Afrique du Sud sont attendus pour traquer l’animal.

(7sur7 Sydney/ca)

Une chatte brûlée vive | L’Union


Publié le mercredi 17 août 2011 à 10H39 –
 

La jeune chatte a été brûlée sur l'ensemble du corps.

La jeune chatte a été brûlée sur l’ensemble du corps.

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SOISSONS (Aisne) Lundi soir, une vétérinaire a recueilli une chatte, qui venait d’être brûlée vive au parc Saint-Crépin. « Elle devrait s’en sortir », pronostique la praticienne.

EN accueillant malheureusement très souvent des bêtes martyrisées, cette vétérinaire soissonnaise imaginait avoir « tout vu » en matière de cruauté envers les animaux. Mais la jeune chatte que les sapeurs-pompiers lui ont amenée, lundi soir, l’a encore plus horrifiée.
C’est un badaud qui, avant-hier, a alerté les secours. Une jeune chatte venait d’être brûlée vive au parc Saint-Crépin.
Il semble que le femelle, âgée de moins d’un an et qui aurait prochainement mis au monde six chatons, ait subi un traitement qui dépasse l’entendement.
« Apparemment, les jeunes, qui ont fait ça, ont répandu, sur le sol, un produit inflammable et attiré la chatte avec de la nourriture, puis ont mis le feu », raconte la vétérinaire.
Sous perfusion
« Tout le poil a brûlé. Les ongles ont fondu, je n’ai jamais vu ça ! C’est prémédité et vicieux, témoigne la praticienne. Malgré son état, les sapeurs-pompiers ont réussi à l’attraper avec l’aide de la personne qui les avait appelés. »
La pauvre minette a été mise sous perfusion et enduite de Biafine pour calmer la douleur générée par les brûlures.
« Un animal, ça ne se plaint pas quand ça a mal », explique la vétérinaire, dont l’un des objectifs a, prioritairement, été de faire en sorte que « ça cicatrise rapidement au niveau des paupières. En théorie, elle devrait s’en sortir. »
Une plainte déposée ?
En l’absence de propriétaire identifié, c’est la mairie qui devrait prendre en charge les soins qui ont été prodigués à la chatte. De la même façon, c’est la Ville qui serait habilitée à porter plainte, s’agissant d’un animal errant.
Le calvaire vécu par la jeune chatte au parc Saint-Crépin – qui va sans doute la rendre très méfiante vis-à-vis des êtres humains – intervient quelques jours seulement après le martyr subi par un chaton à Château-Thierry. Des gosses avaient fait ingurgiter au petit animal des vis et des clous, en plus des nombreux coups portés.
Les mauvais traitements à animaux sont passibles de 30 000 euros d’amende et de 2 ans d’emprisonnement.

 

Philippe ROBIN probin@journal-lunion.fr

Gérard Depardieu parle seulement d’une bouteille dans laquelle il aurait uriné – sudpresse.be


Gérard Depardieu parle seulement d'une bouteille dans laquelle il aurait uriné

L’affaire du « Pipi dans l’avion » de Gérard Depardieu n’a pas fini de faire couler… de l’encre. La presse US l’a pris pour cible, le compte Twitter de CityJet s’en est amusé… Quant à l’entourage de l’acteur, dont le comédien Edouard Baer, la ligne de défense est déjà trouvée: il a uriné dans une bouteille. Et non sur le sol. Qui dit vrai? Qui dit faux?

Rédaction en ligne

Publié le 18/08 à 09h15

M. Depardieu a affirmé avoir été “absolument à jeun”, selon son entourage.

Cette source, qui a requis l’anonymat, a indiqué que le comédien s’était vu obligé d’uriner dans une bouteille, le plus discrètement possible, et avait été tout à fait “désolé” d’en répandre un peu sur la moquette de l’avion.

M. Depardieu a raconté avoir demandé à l’hôtesse d’accéder aux toilettes, ce qui lui a été refusé en raison de l’imminence du décollage. L’hôtesse lui aurait indiqué qu’il fallait patienter 15 minutes, puis, en raison d’un retard sur la piste, un nouveau retard de 20 minutes lui a été alors signifié.

Ses deux compagnons de voyage, dont le comédien Edouard Baer, lui auraient alors proposé une bouteille vide pour se soulager, ce qu’il a fait “sans aucune provocation et après s’être assuré qu’il n’était pas vu”.

Un peu d’urine s’est répandue sur le sol. Le comédien dit avoir immédiatement proposé de nettoyer lui-même, ce que les hôtesses ont refusé.

Une version des faits qui n’est pas tout à fait celle (euphémisme) d’un passager se trouvant dans l’avion au moment des faits et qui a accepté de témoigner pour Europe 1 (écouter ici).

De son côté, la compagnie Cityjet plaisante au sujet de cet incident sur son compte Twitter. “Comme vous avez pu le voir aux informations, nous sommes occupés à passer la serpillière dans l’un de nos avions ce matin” et “Nous aimerions aussi rappeler à nos passagers que tous nos avions sont complètement équipés en matière de toilettes”, peut-on lire.

Enfin, partout, les réactions font plutôt dans l’indignation. Aux USA aussi. Là, après l’affaire DSK, on a trouvé un autre os français à ronger…

Le site du New York Post a ainsi titré “ Gérard Depard-eww! ”, Soit un rapprochement entre le nom de l’acteur et un “ beurkkk ” de réprobation dégoûtée.

TMZ, le site des people aux Etats-Unis, traite le gros Gérard de “ Vrai pisseur ” (ce qui n’est pas faux…)

Bref, tout va bien…

Les artistes et Internet : work in progress


Les musiciens l’ont conquis depuis une bonne dizaine d’années, à tel point qu’il est quasi inconcevable aujourd’hui de ne pas diffuser sa musique sur Internet. Les artistes plasticiens, en revanche, à qui le web offre pourtant de multiples modes de diffusion, ne se sont toujours pas mis à la révolution numérique. Analyse d’un rendez-vous (pour l’instant) manqué.

On ne parlera pas ici d’arts numériques, ni de Net Art, Pixel Art, WebDesign, Software Art, ASCII Art(!), et j’en passe, vaste océan de pratiques ayant pour base la combinaison plus ou moins créative du 1 et du 0. Ce qui nous préoccupe (littéralement) ici, c’est plutôt la manière dont les artistes plasticiens, quels que soient leur médium de prédilection et leur tranche d’âge, ne se sont pas (encore) appropriés Internet pour diffuser leurs œuvres, proposer des espaces de rencontre, voire exposer leur travail — bref, faire leur promo.

Personal Branding

Outil de personal branding incomparable, Internet permet en effet de se faire connaître, et les artistes, malgré leurs scrupules naturels à se vendre, en ont grand besoin. Premier constat : les artistes plasticiens sont très peu 2.0, et assez peu intéressés, pour la plupart, par les réseaux sociaux. Certes sur Facebook, ils sont légions. Mais un peu comme tout le monde finalement, et pas forcément pour parler de leur travail. Sur leurs profils, qu’ils soient plus ou moins connus, ils mettent plus volontiers en ligne leurs pics d’apéros ou de tableaux d’affichage d’aéroports que des images de leurs œuvres ou des liens vers leur site. Sauf exceptions, certains n’hésitant pas à poster sur les murs de journalistes et de commissaires d’expos des liens honteusement auto-promotionnels (comme tout le monde, là aussi)…

Quant à Twitter ou plus récemment Google+, n’en parlons pas, les artistes qui en font usage sont très peu nombreux, et n’y parlent généralement pas d’eux, ni même d’art. On en finirait même par ce poser la question : les artistes ont-ils quelque chose à faire sur Internet ? En apparence non, pourtant une grande majorité a son site perso, généralement décliné en rubriques immuables : actualités, bio (généralement une liste des expos passées), œuvres, textes, contact — le tout en anglais, globalisation des circuits de l’art oblige. Si le travail de nombreux plasticiens s’accommode mal d’une retranscription sur un écran 15 pouces (pensons notamment aux vidéastes qui voient leurs films repris en format crado sur Youtube), on peut imaginer qu’il y aurait mieux à faire que cela (ou autant aller sur LinkedIn ou Viadeo, comme quelques uns le font d’ailleurs).

Montre-moi ton site

Un site d’artiste, c’est donc souvent un déroulé d’informations, agrémenté d’une galerie photo qui rend compte de manière plus ou moins exhaustive de son travail. Certes indispensable, mais d’un ennui profond — on ne citera pas de noms, tapez celui de n’importe quel artiste dans Google, vous verrez. Cependant on peut s’étonner que la plupart des plasticiens fassent si peu de cas d’Internet comme outil qui permet non seulement de présenter un CV convenablement, mais aussi d’illustrer sa démarche et ses intentions autrement que comme dans un catalogue d’expo classique.

Plateforme aux capacités créatives multiples, le site Internet est le lieu idéal pour mettre à la disposition du spectateur, de manière inventive, les ressorts d’un travail, le making of d’une œuvre, ses intentions, ses ramifications, etc. A titre d’exemples de sites Internet qui affichent le dessous des œuvres, citons celui des frères Jake et Dinos Chapman, où l’on peut voir une série de snapshots de leur work in progress (les images de la webcam placée dans leur atelier est en réalité une vidéo en boucle), ou le blog de Laurent Tixador, où l’on voit l’artiste-bricoleur-aventurier en pleine action.

Au-delà de l’outil promotionnel, Internet peut aussi servir des initiatives intéressantes et même devenir un espace d’exposition à part entière (avec de vrais gens qui se rencontrent vraiment !). C’est le cas des Speed Showsinitiés par l’artiste allemand Aram Bartholl, artiste affilié au F.A.T. (Free Art & Technology) Lab, collectif d’artistes geeks qui souhaitent œuvrer en conciliant « open source et pop culture ». L’idée est simple : squatter un cyber café, louer tous les ordinateurs et organiser une exposition collective d’œuvres visibles en ligne sur les écrans à disposition. L’expo est en entrée libre, et ne doit en aucun cas perturber la routine du cyber café. Lancés à Berlin en juin 2010, une vingtaine de Speed Shows ont déjà eu lieu. Et semblent avoir déjà réconcilier certains artistes avec le world wide web.

 

 
 

Sur Flu :
– L’actu de l’art contemporain et de l’art numérique sur le blog arts
Vandalisme : pourquoi détruire des oeuvres d’art ?