Pensée du samedi 13 août 2011.


« Des activités, des rencontres, tellement de choses se présentent
à vous dans la vie ! Mais avant de vous engager, demandez-vous si
cela contribuera ou non à votre perfectionnement spirituel. Il y
a toujours pour cela des signes avertisseurs. Si vous sentez une
obscurité dans vos pensées, un trouble dans vos sentiments et de
l’indécision dans votre volonté, ne vous engagez pas, car voilà
le critère absolu.
Beaucoup le reconnaissent : il y avait bien quelque chose qui
les avait avertis, mais l’envie de satisfaire leurs désirs étant
plus forte, ils n’en ont pas tenu compte, et ensuite, évidemment,
sont venus les déceptions et les regrets. Il y a toujours des
avertissements, personne ne peut dire qu’il n’en a pas reçu, mais
on ne les prend pas en considération, parce qu’on est trop tenté,
trop attiré. Ensuite il ne reste plus qu’à se lamenter : « Ah !
si j’avais su !…. » Mais c’est trop tard. Alors, apprenez à
écouter cette voix intérieure qui vous met en garde. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Zimbabwe – Le mystère des violeuses d’hommes | Slate Afrique


Depuis bientôt un an, au Zimbabwe, de plus en plus d’hommes sont violés par des femmes.

«Il est rare dans les médias zimbabwéens qu’une semaine se passe sans lire un reportage sur des femmes qui kidnappent des hommes avant d’abuser d’eux sexuellement», atteste le site kényan du Daily Nation.

La police n’a toujours pas identifié ces violeuses et les spéculations vont bon train quant aux motivations pour de tels actes, lesquels, selon certains, serviraient des causes rituelles. Le communiqué d’Angeline Guvamombe, assistante du commissaire de la police d’Harare, la capitale, apporte quelques précisions:

«Nous lançons un appel général pour que chacun puisse communiquer à la police des informations concernant trois femmes ayant kidnappé et agressé des jeunes hommes autour de la ville. Elles conduisaient une voiture chic et ont proposé à leur victime de monter à bord avant d’asperger leur visage d’une substance liquide. Une fois la victime inconsciente, les femmes l’ont emmenée dans un endroit isolé ou dans une maison, où elles l’ont forcée à avoir des relations sexuelles avec elles.»

De nombreuses femmes privilégieraient les rapports protégés dans le but de conserver le sperme de la victime après l’acte. Le dernier viol de ce genre remonte au lundi 8 août, où deux hommes avaient été kidnappés et contraints à des relations sexuelles sous la menace d’une arme à feu.

Le Herald, quotidien zimbabwéen a affirmé que l’un d’eux, âgé de 30 ans, est resté cinq jours prisonnier d’une de ces violeuses. Zimpapers avait auparavant repris une enquête sur ces femmes, qui en réalité appartiendraient à un vaste réseau impliquant des hommes d’affaires:

«Le sperme est symbole de vie et peut donc être utilisé pour améliorer la croissance d’une entreprise, sa popularité et ses bénéfices.»

Friday Chisanyu, médecin zimbabwéen spécialiste en médecine traditionnelle, ajoute que le sperme était communément utilisé par les guérisseurs traditionnels dans des rituels pour les clients souhaitent devenir très riche, très vite.

«Mais utiliser le sperme de quelqu’un est un délit très grave, même dans le domaine du spirituel. J’espère que la police va arrêter les coupables et également les guérisseurs à l’origine de ces rituels, car c’est une pratique non seulement taboue mais aussi maléfique.»

Mais même si la police parvient à arrêter ces violeuses en série, elles ne pourront être inculpées que d’attentat à la pudeur à cause du vide juridique zimbabwéen en la matière:

«Les femmes ne peuvent être inculpées de viol car les lois zimbabwéennes ne reconnaissent pas qu’une femme puisse violer un homme», affirme le Daily Nation.

Lu sur Daily Nation, Zimpapers

Heureux comme un étudiant à Dakar | Slate Afrique


L’université de Dakar ne parvient plus à faire face à l’afflux d’étudiants. Près de 70.000 d’entre eux fréquentent la première université sénégalaise. Reportage chez les «galériens».

L’université Cheikh Anta Diop, Dakar, by Serigne Diagne via Flickr CC

«Guillaume Soro» n’est pas habitué à recevoir des visites aussi impromptues. Le jeune Sénégalais ne se démonte pas pour autant. Allongé sur un fin matelas en mousse jaune, il invite le journaliste à s’asseoir à ses côtés. Soro est bien installé. D’une constitution solide, bien campé sur ses avants-bras, le fils de paysans qui a lui même labouré la terre, paraît prêt à affronter les périls de ce monde.

«Guillaume Soro» n’est pas son vrai nom. Juste un surnom donné à Madické, étudiant en première année à Cheikh Anta Diop, l’université de Dakar.

«Comme je suis l’un de ceux qui mettent de l’ambiance, l’on m’a surnommé Soro. Ici, on avait même un Gbagbo. Mais on a fini par l’expulser», plaisante Madické, qui révise ses examens d’espagnol.

Sa situation matérielle est des plus précaires. Pour tout bien, il possède son fin matelas en mousse jaune et un sac de sport où sont rangées ses maigres possessions. Le sac lui sert aussi d’oreiller. A côté de sa paillasse, des dizaines d’autres matelas sont alignés dans un hall ouvert aux quatre vents.

Près de chaque matelas, une valise et une paire de chaussures. L’essentiel des biens de ces étudiants en première année. Un petit réchaud à gaz sert à préparer l’ataya, le thé à la sénégalaise. De petits verres soigneusement alignés autour du réchaud, le lieu de convivialité autour duquel les étudiants se retrouvent pour refaire le monde…en espagnol.

«Nous n’avons pas réussi à obtenir des chambres d’étudiants, alors nous dormons comme ça, à même le sol. On s’est cotisé pour acheter des bâches afin de se protéger de la pluie. La nuit, nous sommes dévorés par les moustiques», lâche un de ces «goorgoorlu», débrouillards en wolof.

La plupart des «goorgoorlu» qui squattent ce hall de l’université sont, tout comme lui, inscrits au département d’espagnol. Ils s’interpellent, blaguent dans la langue de Cervantès quand ils délaissent le français et le wolof. Pleins d’humour, ils ont rebaptisé leur coin de ciment le «hall du bonheur». Un pan de bâtiment dans le campus de Cheikh Anta Diop. Au mur du hall, leur manifeste est même inscrit sur un papier scotché: le texte fondateur des «bonheuristes».

Une vue extérieure de logements à l’université de Dakar

Bienvenue chez les bonheuristes

«Nous sommes heureux ici. Nous sommes des bonheuristes. On vient de milieux défavorisés. Mais on finira par s’en sortir. Toutes ces épreuves nous rendent plus forts. On nous avait promis des chambres. Mais ils ont préféré les “louer” à des gens plus fortunés. Je viens de la campagne, de Fatick (région du Sine Saloum, dans l’ouest du Sénégal). J’ai mes animaux là-bas. J’élève des ânes. Mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit facile à Dakar. C’est le prix à payer quand on est un enfant de la campagne», m’explique le faux Guillaume Soro, qui sait qu’avant de devenir le Premier ministre de la Côte d’Ivoire, son homonyme a été un puissant syndicaliste étudiant qui n’hésitait pas à employer des méthodes musclées pour faire régner sa loi sur le campus d’Abidjan. Madické doit plus son surnom à son côté «ambianceur», convivial, qu’à son appétit de pouvoir.

Nous conversons en espagnol. Je lui demande: «Où veux-tu aller en Espagne?» Soro me répond à Valladolid. Pourquoi? Pour voir la Sagrada Familia. Je lui rappelle que la Sagrada Familia se trouve plutôt à Barcelone. Soro est conscient de ses lacunes en connaissance de la culture espagnole, et pour cause: à Fatick les livres sur l’architecture de Gaudí ne courent pas les rues.

Madické garde une foi impressionnante en sa bonne étoile. Les autres «bonheuristes» de son hall aussi. «Regarde, c’est comme un village. Nous avons même un imam», plaisante l’un d’eux en désignant l’étudiant couché qui dirige la prière de temps à autre.

«D’accord, on dort par terre. Et on a froid la nuit. Mais au moins, nous sommes à proximité des amphithéâtres. Si on dormait loin de la fac, nous ne pourrions pas arriver à temps. Etre sûr d’avoir une place dans l’amphithéâtre. Parfois il faut prendre place dans les amphis dès six heures du matin pour être sûr de pouvoir s’y asseoir.»

A l’étage en dessous de ce bâtiment de l’université, je croise d’autres étudiants squatters. Certains, les plus fortunés, ont installé une petite tente igloo. Mais la plupart dorment à même le sol, sur de petits matelas en mousse. Ils veulent bien parler. Témoigner de leurs conditions de vie particulièrement difficiles. Mais certains refusent d’être pris en photo à visage découvert.

«Je ne veux pas que mes parents découvrent mes conditions de vie. Je ne peux pas leur expliquer. Ils ne comprendraient pas», explique Assane, originaire de Guédiawaye, une banlieue modeste de Dakar.

Assane, près de son modeste matelas en mousse

A cet étage aussi, une «famille» de «goorgoorlu» s’est constituée.

«Nous sommes très solidaires. Lorsque nous partons déjeuner, l’un de nous reste toujours. Il surveille nos affaires, nos valises et nos chaussures», explique l’un des frères d’infortune.

On dort comme on peut

Tous les étudiants de l’université Cheikh Anta Diop ne sont pas logés à pareille enseigne. Mais même les dortoirs sont surpeuplés. «Nous dormons à dix ou quinze par chambre», explique Marie-Noël. «Les dortoirs sont prévus pour trois lits, trois personnes. Mais comment laisser autant de gens sans toit? Alors on se serre autant que l’on peut», ajoute Aïcha, l’un de ses colocataires.

Des étudiants louent à d’autres jeunes de la fac leur lit pour la nuit.

«Ils dorment une nuit sur le lit. Deux nuit par terre. Ainsi ils arrondissent leurs fins de mois. D’autres étudiants louent leur lit pendant qu’ils sont en cours», confie Lala, une jeune étudiante en droit.

Les conditions de vie sont d’autant plus difficiles que Dakar est souvent frappé par des coupures d’électricité. Des délestages, selon le terme en vigueur au Sénégal. L’université Cheikh Anta Diop a été fondée en 1959. Les dortoirs du campus social ont été prévus pour accueillir 2.500 étudiants. Aujourd’hui, l’université accueille près de 70.000 étudiants.

«L’attribution des logements donne lieu à des distributions de pots de vins. Et même à des bagarres», confie l’un des «bonheuristes», qui s’étonne que l’on puisse trouver de la place pour les étudiants haïtiens mais pas pour les Sénégalais.

«Attention, je ne dis pas qu’il ne faut pas accueillir des Haïtiens (après le séisme à Port-au-Prince, le président Wade a décidé d’octroyer des bourses à des Haïtiens). Je trouve même ça très bien. Mais des Sénégalais comme moi, n’ont ni bourse ni logement. Pourquoi? Je ne comprends pas.»

Même les amphis, notamment en faculté de Lettres, peuvent se transformer en lieu de pugilat. «Tu arrives à six heures du matin pour être sûr d’avoir une place. Et si tu pars quelques minutes prendre ton petit-déjeuner, à ton retour ton siège est occupé. Alors il faut te battre pour le récupérer», explique Bineta, étudiante en sociologie.

Les syndicats étudiants reconnaissent que la surpopulation de l’université commence à poser problème. «Les chambres sont surpeuplées. L’attribution des logements provoque de vives tensions», admet un syndicaliste. Il n’hésite pas à montrer ses «blessures de guerre». Les cicatrices qui couvrent ses bras. «Là, c’est un coup de couteau. Ici des coups de machettes», explique avec une certaine fierté Yassa Ballo. Il plaide pourtant pour un «syndicalisme civilisé», où les affrontements politiques entre différentes listes en compétition se règleraient de façon plus pacifique. Même s’il n’a pas l’air convaincu de la venue prochaine de ces temps pacifiques.

Les bonheuristes restent solidaires malgré la galère

A deux pas de là, nous traversons une avenue, celle qui sépare les logements des amphithéâtres: le lieu a été rebaptisé par les étudiants «couloir de la mort».

«Ce passage est surnommé ainsi car c’est là que les policiers affrontent les étudiants. En cas de lutte, il ne fait pas bon pour les étudiants de s’y retrouver coincés. Même si la violence est présente des deux côtés», explique Cheikh, enseignant et ancien étudiant.

Dans l’amphi, il faut jouer des coudes

Les amphithéâtres de la faculté des Lettres et Sciences humaines sont bondés. Dans l’attente des examens d’espagnol, des étudiants suent à grosses gouttes. Pas seulement à cause de la difficulté des épreuves. La salle d’examens n’est pas climatisée. Les ventilateurs à l’arrêt. Afin de pouvoir s’asseoir, des étudiants ont installé à même le sol des parpaings, des blocs de béton.

La veille des examens, il est parfois difficile de trouver le sommeil. Même les étudiants qui ont trouvé place dans une chambre ne sont pas à l’abri des insomnies. «Beaucoup de membres de confréries (musulmanes) chantent toute la nuit. Personne ne peut rien leur dire, ni les faire taire», regrette l’un d’eux. Un de ses amis s’étonne d’être obligé de slalomer —la nuit— au milieu des corps afin de regagner sa chambre. «Les couloirs sont pleins d’étudiants qui dorment à même le sol.»

«L’université accepte beaucoup plus d’étudiants qu’elle ne peut en accueillir. Normalement, le nombre de place est limité. Mais au Sénégal, il suffit de demander à quelqu’un d’influent d’intercéder en faveur d’un parent qui veut rentrer à l’université. Et tout s’arrange. On ne sait pas dire non», reconnait un agrégé.

Autre cause de cette surpopulation: l’université de Dakar exerce un fort attrait dans toute l’Afrique de l’Ouest. «C’est l’une des facs francophones les plus réputées d’Afrique», souligne Cheikh. Sur le campus, le visiteur croise régulièrement des étudiants marocains, mauritaniens ou ivoiriens. «Nos professeurs sont très bons. D’ailleurs, ils sont souvent absents. Ils sont réclamés dans d’autres pays», souligne Abdel, un étudiant en mathématiques.

Dignité et espoir en l’avenir restent de mise

Le climat à l’université de Dakar n’a rien à voir avec celui qui règne dans certaines universités africaines, notamment au Nigeria où les «Secret cults» (sociétés secrètes) terrorisent fréquemment le corps enseignant et les étudiants. Rien à voir non plus avec d’autres universités du continent où les étudiants se plaignent des magouilles en tout genre: des diplômes qui seraient notamment attribués en échange de faveurs sexuelles. Ce que certains étudiants d’Afrique francophone appellent les MST (Moyennes sexuelles transmissibles)

Même Madické, alias Guillaume Soro, le chef des bonheuristes, l’enfant de Fatick débarqué fraîchement à Dakar, garde le moral:

«D’accord on souffre. Mais on s’amuse bien ici. On reste optimiste. Un jour c’est sûr, quand on sera en deuxième année, tout devrait s’arranger. Un jour, j’aurai un lit. Et une place dans la société. Avec l’espagnol, lâche Madické en regardant vers le ciel. Tout est possible. C’est la langue la plus puissante du monde.»

Pierre Cherruau

Reportage photo réalisé par Pierre Cherruau, tous droits réservés.

« Yesterday » des Beatles, comme dans un rêve | À La Une | L’Orient-Le Jour


À La Une

Qu’est-ce que vous me chantez là ?

« Yesterday » des Beatles, comme dans un rêve

Par Colette KHALAF | vendredi, août 12, 2011

Paul McCartney, le seul interprète Beatle du tube indémodable.
Paul McCartney, le seul interprète Beatle du tube indémodable.

Si certaines chansons ont des origines inconnues, leurs interprètes n’ayant pas puisé leur inspiration dans des expériences personnelles, d’autres, par contre, ont une « histoire ». Cette histoire qui mérite d’être racontée.

Yesterday, des Beatles, a pris naissance un jour de l’an 1965. D’après le Livre Guinness des records, elle serait la chanson la plus reprise de tous les temps. On aurait en effet dénombré récemment plus de trois mille reprises avec également un record de 7 000 000 de passages à l’antenne sur toutes les radios du monde. Parue d’abord sur l’album Help des Beatles en 1965, Yesterday, quoique créditée par le tandem Lennon/McCartney, a été composée uniquement par Paul McCartney. Drôle de chose que cette chanson qui diffère totalement des œuvres de ce groupe révolutionnaire de l’époque qui avait créé une « Beatlemania » dont les répercussions telluriques se sont produites jusqu’à bien des générations plus tard. Douce, langoureuse et nostalgique, accompagnée seulement par la guitare acoustique de sir Paul (pas encore fait chevalier de la reine à l’époque) et un quatuor à cordes, Yesterday n’a ni le rythme rock ni les cadences endiablées, mais offre à écouter un résultat assez atypique dans le paysage harmonique de ces quatre jeunes gens venus de Liverpool. Lorsque, plusieurs années plus tard, le groupe se séparera, Lennon, devenu meilleur ennemi de McCartney, lui avouera que Yesterday était l’unique et la meilleure composition qu’il avait réalisée. Aïe ! Ça blesse.

Rêvée ou copiée ?
Alors pourquoi et comment cette chanson est-elle née ? Paul McCartney s’expliquera sur l’origine de cette chanson devenue un classique indémodable et intemporel.
Le compositeur-interprète dit avoir rêvé cette chanson alors qu’il logeait au dernier étage de la maison de la famille Asher au « 57, Wimpole Street » à Londres, leur fille Jane étant sa petite amie de l’époque. Il dit s’en être souvenu à son réveil et s’être assis directement à son piano pour la mettre en musique. Les notes lui semblaient tellement évidentes et cohérentes que McCartney s’est longtemps douté d’avoir plagié inconsciemment la chanson. « Tout était là, avoua-t-il, une chanson complète. Je ne pouvais y croire. » Pendant un mois, Paul McCartney s’adresse au milieu de l’industrie de la musique en leur demandant si quelqu’un avait déjà entendu cette chanson. Comme personne ne la réclamait (à l’instar d’un objet perdu), il décidera au bout d’un certain temps qu’elle lui appartenait.
Mais la chanson demeurera quelques mois sans paroles, en attendant une quelconque inspiration. « Comme je n’avais rien écrit encore, j’ai pris l’habitude de l’appeler Scrambled Eggs », avouera le Beatle. Mais le réalisateur Richard Lester est impatient. Il en a assez d’entendre un refrain à la limite infantile : « Scrambled eggs, oh, my baby how I love your legs » (« Œufs brouillés, oh bébé j’aime tellement tes jambes… », répétait McCartney et pousse le Beatle à la jolie frimousse à enfin donner naissance à cette chanson. Les paroles finales (après plusieurs mois) seront inspirées d’un voyage que Paul McCartney effectuera au Portugal en mai 1965 avec sa copine Jane Asher.
Yesterday, qui fut reprise après par, notamment, Elvis Presley, Marvin Gaye, Ray Charles, venait de prendre forme. Un rêve devenu enfin réalité.

Le dernier roi d’Irak est toujours en vie grâce à Tintin | Ici et Ailleurs, personnalités libanaises | L’Orient-Le Jour


Ici et Ailleurs

Édition
Le dernier roi d’Irak est toujours en vie grâce à Tintin
vendredi, août 12, 2011
L’actuel prétendant à la couronne, Chérif Ali ibn Hussein, reçoit dans sa villa sur les bords du Tigre, décorée avec goût et remplie de photos de la lignée royale. Ahmad al-Rubaye/AFP
L’actuel prétendant à la couronne, Chérif Ali ibn Hussein, reçoit dans sa villa sur les bords du Tigre, décorée avec goût et remplie de photos de la lignée royale. Ahmad al-Rubaye/AFP

Hergé s’était inspiré de Fayçal II enfant pour créer le personnage de Abdallah du Khemed, qui apparaît dans « L’Or noir » et « Coke en stock ».

Pour pénétrer dans la zone ultraprotégée de Bagdad, le plus facile est d’emprunter le pont du 14 Juillet, date du renversement de la royauté et du meurtre de Fayçal II, le jeune souverain qui avait servi de modèle à Hergé, créateur de Tintin. Au matin du 14 juillet 1958, Fayçal II, âgé de 23 ans, et plusieurs membres de sa famille furent exécutés par des soldats lors du coup d’État dirigé par le colonel Abdel Karim Qassem. Fayçal II fut le troisième et dernier roi d’Irak.
L’actuel prétendant à la couronne, Chérif Ali ben Hussein, n’avait que deux ans quand son cousin maternel fut tué. « Je lis Tintin depuis l’enfance et j’avoue que je n’avais jamais fait le lien avec le roi Fayçal », confie-t-il en apprenant que le dessinateur belge Hergé avait choisi le souverain irakien comme modèle pour le personnage de Abdallah du Khemed, qui apparaît dans L’Or noir et Coke en stock. « D’après les récits familiaux, Fayçal était facétieux », explique l’héritier putatif du trône, qui reçoit dans sa villa sur les bords du Tigre, décorée avec goût et remplie de photos de la lignée royale. Dans les albums de Tintin, le jeune prince, sosie de Fayçal enfant, met les héros à rude épreuve avec ses farces. « Toi pas toucher au fils de mon émir », récite en riant Chérif Ali. Il reprend les propos dans Coke en stock du garde arabe quand le capitaine Haddock, furieux de ses pitreries, veut saisir Abdallah pour lui infliger une correction.
Héritier du trône à l’âge de trois ans à la mort de son père Ghazi, tué en 1939 dans un accident de voiture, le dernier roi d’Irak était populaire en Occident, qui l’avait surnommé « l’enfant roi ». Des magazines comme Paris Match, L’Illustration, Time, Life ou National Geographic le montraient régulièrement, accompagné de sa mère, la reine Alia, ou de sa gouvernante anglaise, Dora Borland. En public, on le voit souvent tenant la main de son oncle Abdallah, régent jusqu’en 1953. En 1942, Fayçal, âgé de sept ans, pose pour Life assis en short sur un trône trop grand avec à ses pieds son berger allemand. « L’enfant roi irakien visite Paris en léchant une sucette », lit-on dans Life d’octobre 1946. Fayçal a alors 11 ans et porte un costume-cravate. « En août 1941, le National Geographic publiait une photo du roi âgé de six ans », explique le Danois Frank Madsen, âgé de 49 ans, spécialiste de Georges Remi, dont le nom de plume fut Hergé. « Hergé l’a prise pour modèle du personnage de Abdallah, l’enfant gâté de l’émir du Khemed », assure-t-il dans un courriel.
Dans ses albums ayant le monde arabe pour théâtre, Hergé montre des dictateurs, des pétroliers véreux et des trafiquants d’armes escrocs. Or, sur Internet, une parodie intitulée « Tintin en Irak », écrite après l’invasion de 2003, a repris certains passages des aventures de Tintin en modifiant les dialogues pour coller aux événements de 2003. Cette histoire met en scène le dirigeant d’une compagnie pétrolière américaine cherchant à renverser Saddam Hussein et à s’emparer des richesses du pays. Elle montre aussi l’administration américaine en train de mentir afin de déclencher une invasion et faire tomber le dictateur. Tintin se réveille alors d’un cauchemar et s’écrie : « Quel rêve ! La chute de la dictature marquait en fait le début d’une nouvelle oppression. »
Les marchands d’armes malhonnêtes avec lesquels Tintin essaie de ruser sont une réalité en Irak : récemment, 80 millions de dollars ont été accordés sans appel d’offres à une compagnie britannique pour l’achat de 1 500 détecteurs d’explosifs totalement inopérants. En dépit des 3 000 milliards de dollars de dépenses, des 4 400 soldats américains morts et d’au moins 110 000 Irakiens tués, l’Irak reste un pays brisé. Et d’une certaine façon, qui ressemble au Khemed d’Hergé.
(Source : AFP)

Messieurs, voilà pourquoi les filles vont aux toilettes en groupe !


les filles vont aux toilettes en groupe pt.jpgMessieurs, voilà pourquoi les filles vont aux toilettes en groupe !

C’est une question que de nombreux hommes se posent: pourquoi les filles décident-elles d’aller aux toilettes toutes en même temps? Est-ce une sorte de rituel féminin? Que se passe-t-il dans ces toilettes? Qu’est-ce que les femmes cachent aux hommes?

Messieurs, voici enfin la réponse !

Plusieurs raisons peuvent pousser les filles à faire une escapade groupée aux toilettes.

Trouver le bon moment

Lorsqu’on regarde un film, on s’éclipse pendant la coupure pub, histoire de ne rien perdre de l’intrigue. Et quand on est avec des amis à un dîner ou dans une soirée, c’est pareil! Les femmes ont tendance à attendre le bon moment pour quitter le groupe, comme par exemple lorsqu’un sujet de conversation vient d’être terminé ou quand plus personne ne dit rien pendant un instant.

La réaction en chaîne

Lorsqu’une fille juge que c’est le bon moment, les autres analysent l’instant. Est-ce vraiment le bon moment pour s’éclipser aux toilettes? Si oui, autant en profiter et y aller aussi. Voilà pourquoi lorsqu’une fille se lève, bien souvent, les autres suivent.

les filles vont aux toilettes en groupe gr.jpg

Conversation féminine

Faire une escapade groupée aux toilettes permet aussi de se retrouver entre filles et d’aborder des sujets plus intimes, voire de se raconter quelques potins qu’il vaut mieux que les hommes n’entendent pas. Quoi de mieux que des W.C. réservés aux femmes pour être à l’abri des oreilles masculines qui traînent?

Pas une règle absolue

Un grand nombre de femmes ne vont pas aux toilettes en groupe. En fait, il n’y a pas de règle particulière. Les femmes ne réfléchissent pas à qui va les accompagner et ne planifient pas de rendez-vous secrets dans les W.C, contrairement à ce que certains hommes s’imaginent.

Ces pèlerinages entre filles vers les toilettes n’ont donc rien de mystérieux, et aucun complot n’est monté contre qui que ce soit. Rassurés, messieurs? (mlb/7sur7)

Un nuage au visage humain !


nuage au visage humain.jpgUn nuage au visage humain !

Alors qu’un orage approchait, un habitant du Nouveau-Brunswick, Denis Laforge, a filmé un nuage qui avait drôlement les traits d’un visage. Est-ce le profil de l’orage?

Plus d’un million d’internautes ont visionné la vidéo mise en ligne le 1er août sur YouTube.

Certains internautes, selon leurs commentaires, reconnaissent l’acteur américain Chuck Norris. D’autres y voient Voldemort -mais ce personnage des livres d’Harry Potter n’avait pas de nez-, le diable ou le visage de Jésus.

Voyez par vous-même si vous reconnaissez les traits de quelqu’un !

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