Pensée du lundi 8 août 2011.


« On raconte qu’une vieille femme craignait tellement les voleurs
qu’elle avait décidé de mettre une certaine somme d’argent de
côté en prévision d’une visite : cela lui éviterait certainement
d’être maltraitée. Évidemment, un voleur finit par arriver et la
femme lui dit : « Ah ! te voilà ! je t’attendais. J’ai préparé
quelque chose pour toi… » Stupéfait d’être si bien reçu, le
voleur, on s’en doute, repartit très content. Quant à elle, elle
ne savait pas qu’en attendant un voleur, elle l’avait attiré.
Peu de gens, pensez-vous, ont l’idée bizarre de mettre de
l’argent de côté en prévision des voleurs ; oui, sans doute, mais
beaucoup en revanche font des économies en prévision des mauvais
jours. Et cela revient au même, car ils appellent les mauvais
jours. C’est magique : ils font une sorte de magie noire
inconsciente. Ne dites donc jamais que vous économisez en
prévision des mauvais jours, parce que vous les attirez.
Économisez plutôt en prévision des bons jours. Ainsi, au moment
où la princesse se présentera, vous aurez de l’argent pour vous
marier avec elle. Évidemment, la princesse, c’est symbolique. La
princesse qui vient, ce sont les occasions heureuses qui peuvent
se présenter dans la vie. Il est utile d’avoir de l’argent pour
bénéficier de ces occasions. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

En Tunisie, les ravages du «dégagisme» | Slate Afrique


Le cri révolutionnaire aurait-il perdu de sa magie? Les autorités souhaitent la fin de cette manie du «dégagisme», source de l’agitation sociale.

Le 14 janvier 2011 à Tunis © Rim Temimi

La scène se déroule dans un Airbus A320 de Tunisair, la compagnie aérienne nationale de Tunisie, quelque part dans les nuages entre Paris et la capitale tunisienne. Une voyageuse française s’en prend de manière virulente —et disons-le quelque peu paternaliste— à l’équipage commercial pour le retard enregistré au départ (moins d’une heure, ce qui en cette période estivale n’est guère inhabituel ni même catastrophique).

Interpellée, deux hôtesses haussent les épaules avec mépris. De son côté un steward, peut-être plus conscient des enjeux économiques pour son entreprise et plus au fait de la notion de service au client, fut-il irascible, essaie de calmer la dame en multipliant les «on s’excuse». Mais en vain. C’est alors qu’un passager se lève, tache brune sur le front et index menaçant, il lance à l’agitée:

«Si t’es pas contente, tu dégages! Ça suffit de parler comme ça aux Tunisiens!».

Rires et applaudissements dans l’appareil. Un peu effrayée, la perturbatrice se calme aussitôt. A plusieurs milliers de mètres au-dessus de la Méditerranée, la magie du verbe «dégager» vient encore de faire son effet.

Autre scène saisie au vol parmi tant d’autres. Lundi 25 juillet, jour de la fête de la République en Tunisie (instaurée le 25 juillet 1957, mettant fin à la monarchie des Beys de Tunis). Un parti politique tente de tenir un meeting à Sidi Bouzid, ville d’où tout est parti avec l’immolation par le feu de Mohamed Bouazizi. Rien à faire. Les jeunes du coin perturbent la réunion, estimant que les formations politiques «de Tunis» ne font rien pour mettre fin au tahmich, la marginalisation, de leur région. Dans une salle bondée, alors que les orateurs à la tribune tentent de se faire entendre, les jeunes massés au fond scandent en hurlant:

«Digage! Digage! Digage!»

Le temps du «dégagisme»

Injonction révolutionnaire, «dégage» est désormais un terme du quotidien qui court sur toutes les lèvres. Expression d’un désir de revanche longtemps contenu, on le lance pour un oui pour un non. Hier adressé à Ben Ali et à sa clientèle puis, dans un second temps, à l’attention des premiers gouvernements transitoires dont nombre de Tunisiens ne voulaient pas, il est aujourd’hui le mot d’ordre de toutes celles et tous ceux qui ont une revendication à faire entendre.

Ses victimes, celles et ceux qui le subissent, sont partout. Chef d’entreprise, fonctionnaire, patron privé, directeur d’école, responsable de bureau de vote, vendeur dans un supermarché, agent de police. Nombreux parmi eux sont ceux qui ont été invités à «dégager» par une foule en colère, un client récalcitrant, des parents d’élèves ou par des conducteurs du dimanche.

«Dégage! C’est terminé!»

Soucieuses de mettre fin à l’agitation sociale, les autorités tunisiennes aimeraient bien que son emploi diminue un peu. Fin juin à la foire de Sfax, Béji Caïd Essebsi, le Premier ministre du gouvernement intérimaire a averti ses compatriotes que le temps du «dégagisme» devait se terminer. «Dégage! C’est terminé!», a-t-il lancé en déplorant la tendance de ses compatriotes à ne pas faire preuve de patience et de retenue et à vouloir chasser n’importe quel responsable.

«Cette injonction de dégager commence à m’horripiler. Ça devient n’importe quoi. On n’ose plus rien dire. Pour un oui ou pour non, je peux me retrouver en face d’une foule d’employés qui m’ordonne de dégager», déplore un chef d’entreprise qui se demande jusqu’où il devra aller pour amadouer ses salariés.

Consciente de l’enjeu, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT), le principal syndicat du pays, a donné elle aussi de la voix pour appeler le gouvernement à sévir contre le «dégagisme» et les mouvements de protestation illégaux parmi lesquels les entraves à la circulation automobile et les sit-in non autorisés (le vocabulaire local s’est d’ailleurs ainsi enrichi d’un nouveau terme avec «sitineurs» pour désigner les protestataires qui ont recours à cette technique pour obtenir gain de cause).

La position de l’UGTT n’a rien de surprenant. Ce syndicat vient en effet d’obtenir du patronat une augmentation générale des salaires et des indemnités pour près de 2,1 millions de travailleurs. Négocié sous la houlette du ministre des Affaires sociales, Mohamed Ennaceur, l’accord redore quelque peu le blason d’une organisation très critiquée pour ses compromissions passées avec le régime de Ben Ali. En obtenant cette revalorisation salariale à quelques jours du début du ramadan et avec effet rétroactif à janvier 2011, l’UGTT est tactiquement obligée de s’en prendre au «dégagisme anarchique», pour reprendre l’expression d’un proche du secrétaire général, Abdessalem Jerad.

Reste à savoir si la base va l’entendre de cette manière et si elle ne sera pas tentée, tôt ou tard, d’ordonner aux leaders syndicaux de dégager.

Akram Belkaïd

Le Figaro – Flash Actu : USA: un réseau pédophile démantelé


AFP Publié le 03/08/2011 à 19:48Réactions (39) <!–

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Les Etats-Unis ont annoncé aujourd’hui le démantèlement d’un vaste réseau pédophile sévissant dans une dizaine de pays, dont la France, avec l’inculpation de 72 personnes liées à un site internet qui visait à « encourager les agressions sexuelles de très jeunes enfants ».

L’enquête, lancée en 2009 et baptisée « Opération Delago », a conduit à l’arrestation de 52 personnes dans 14 pays: Etats-Unis, Canada, France, Equateur, Allemagne, Hongrie, Pays-Bas, Kenya, Philippines, Qatar, Serbie, Suède, Suisse et Danemark, a indiqué le ministère de la Justice américain dans un communiqué.

Parmi les personnes arrêtées, treize ont d’ores et déjà plaidé coupable. Les vingt autres concernées par les 72 inculpations et qui n’ont pas encore été arrêtées ne sont à ce stade connues que par leur pseudo en ligne, a ajouté le ministère.

Les membres du site internet échangeaient des images et vidéos montrant des scènes de violence contre des enfants de 12 ans ou moins, et prétendaient « qu’agresser sexuellement des enfants est un comportement acceptable qui ne doit pas être criminalisé », a déclaré le ministre américain de la Justice, Eric Holder, dans le communiqué.

Pour dissimuler leurs activités, les membres du site avaient recours à toute une série de techniques, faux noms, serveurs informatiques maquillant leur adresse, ou utilisation de programmes de cryptage.

Le ouistiti d’après les frères Grimm


D’après les frères Grimm

Il était une fois une princesse qui dans un accès de colère ferma si violemment sa fenêtre qu’elle se brisa en mille morceaux. L’onde de choc fut telle que les onze autres fenêtres volèrent en éclats à leur tour. La haute tour aux douze fenêtres magiques avait vécu.

La princesse reste sans voix. Elle contemple le désastre. D’un seul coup, elle vient de briser toute sa vie. Des sentiments confus s’entremêlent dans sa tête : rage, tristesse, peur, inconnu.

L’inconnu justement. Il ne va certainement pas tarder à venir réclamer son prix et le prix ; c’est elle. La princesse se demande pourquoi elle s’est embarquée dans cette galère. Bien sûr, elle était certaine de gagner. Rien ni personne ne lui avait jamais résisté mais celui-là… avec son petit quelque chose de différent. Ce qui frappe chez lui, c’est son regard : droit, lumineux, intense ou bien non, c’est sa voix : douce, chantante, caressante ou plutôt son allure : fière, digne, masculine. Il est tellement beau, si grand, si blond avec une bouche bien dessinée et l’œil bleu. On dirait qu’il sort tout droit d’une gravure de mode et pourtant, il était là, à ses pieds, prêt à risquer sa vie pour gagner son cœur. Et lorsqu’il lui a demandé comme une faveur quelques heures, elle n’a pas résisté. Elle lui a accordé 3 jours et 3 chances. Trois occasions de se cacher d’elle sinon il irait rejoindre les 99 têtes qui bordent l’allée qui mène à sa tour.

Mais vite, il n’est plus temps de rêver. Il va arriver. Il ne faut pas qu’il sache. Il ne faut pas qu’il voie le désastre.
– Mes gens ! A l’aide ! Au secours ! Je suis perdue !

Les femmes de chambre arrivent avec des seaux, des ramassettes, des brosses. Elles ramassent les morceaux les plus gros et balayent les particules plus petites. Le régisseur sans qu’on lui demande rien s’en est allé chercher le vitrier. Une tour sans vitre n’est plus une tour. La princesse se lamente, implore le ciel, prie Dieu et tous les Saints.

– Viens léontine. Allons dans ma chambre. Il faut que je me coiffe et que je me pare pour recevoir le vainqueur. Il ne devrait plus tarder à présent.

Léontine suit la princesse de son pas traînant en marmonnant entre ses dents. L’effet de son poids et de ses jambes petites lui donnent une démarche de cane. Oui mais ici, c’est le caneton qui tire la cane. En tendant l’oreille on peut entendre : Ma princesse, mon enfant, ma petite fille, celle que j’ai vue naître et que j’ai nourrie, celle que j’ai bercée et consolée. Je la voyais se marier avec un prince et même pourquoi pas avec un roi. Et voilà qu’elle va se donner au premier va-nu-pieds venu. Oui. C’est qui ce rien du tout ? On ne sait pas d’où il sort. Et puis, une princesse comme ma princesse, c’est un prix bien trop beau tout juste pour s’être caché. Tiens, d’abord, il était caché où cet animal, ce suppôt de Satan. Pour sûr qu’il a fait quelque tour de magie ou bien un pacte avec le Diable. Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous. Qu’est-ce qui va nous arriver ?

– Léontine, dépêche-toi. Je dois choisir ma robe. Mais qu’est-ce que tu as à grommeler comme ça ? On dirait un ours.

Un ours. C’est à un ours qu’elle me compare. Ah ça, ça n’était jamais arrivé. V’là déjà le Diable qu’est débarqué. Léontine se signe, croise les doigts et si elle osait, elle cracherait.

– Léontine ? Qu’est-ce que tu penses de la bleue ou plutôt non la rose à moins que la mauve ou bien la grenat ? Léontine ? Réponds-moi ! Et puis, je vais mettre la bleue. Elle a exactement la couleur de ses yeux. Et puis, je vais laisser flotter mes cheveux. Ce chignon est tout défait. Tu as remarqué que le ouistiti s’y était caché ? dommage qu’il soit parti. Je suis un peu vive. Je n’aurais pas dû le chasser.

Saint Lambert, Saint Adalbert, Saint Philibert. C’était caché qu’elle a dit. Oh mais moi, j’suis sûre que c’est pas chrétien cette affaire là. L’autre, j’vous dis que c’était un singe. Et re-signe de croix et re-croisement de doigts. Léontine faut te r’saisir et servir ta maîtresse. Elle va avoir besoin de toi.

Pendant ce temps, le ouistiti entre dans la forêt à la recherche du montreur d’animal. Dans la clairière, il ne trouve que le renard occupé à compter ses pièces d’or qu’il a reçues de la princesse en échange de son animal.

– Renard ! Ça a marché. Tu es le plus fort. Le corbeau m’avait caché dans son œuf. Pff ! Bien fait qu’il se soit fait couper la tête. De toute façon, il n’avait pas de cervelle. Et le poisson, il m’avait avalé et c’est lui qui a servi de dîner. Oh mais toi, Renard. Tu es vraiment rusé. Rusé comme… comme un renard. Rechange-moi vite en jeune homme que j’aille retrouver ma belle et prendre possession de mon château.
– Tu vois, je ne sais pas si je vais le faire. C’est vrai que tu as enlevé l’épine qui me faisait souffrir et qui me rendait boiteux mais tu avais tellement envie de me tuer. Rien ne me dit que tu ne le feras pas demain. Imagine que ça te reprenne. Qu’est-ce qui me garantit qu’à la première occasion venue tu ne me tireras pas dessus ? Rusé peut-être mais moi, je veux des garanties.

Le ouistiti se gratte la tête. C’est une situation qu’il n’a pas envisagée.

– Renard, demande ce que tu voudras et tu l’aurais mais d’abord fais-moi redevenir un homme car rien ne me prouve que tu respecteras ta parole lorsque tu auras ce que tu veux. Renard, ce n’est pas à un vieux singe que l’on apprend à faire la grimace.

Les deux animaux se regardent. Il savent qu’ils ont besoin l’un de l’autre. Le renard se remet à compter ses pièces d’or, les glisse dans la bourse de cuir, se lève et fait mine de partir.

– Renard, ne t’en va pas. Je t’accorde trois vœux. Demande et tu les auras dès que j’aurai épousé la princesse.
– Voilà qui est bien parlé. D’abord je veux… je veux dix poules bien grasses chaque semaine.
– Accordé.
– Ensuite, je veux… je veux que plus personne ne vienne chasser dans cette forêt.
– Accordé.
– Enfin, je veux… je veux assister à ton mariage et être ton témoin.
– Renard mais ce que tu demandes là est impossible. Jamais je ne parviendrai à expliquer ce que fait un renard à mes côtés un jour de noces. Et puis, pense si tu te mettais à parler. Je ne peux pas t’accorder ton souhait. Demande autre chose.
– C’est ça ou tu restes ouistiti toute ta vie et moi, le renard, je crois que j’aime bien… manger les ouistitis.

Le singe effrayé recule d’un pas.

– D’accord tu as gagné mais ne pourrais-tu pas faire quelque chose, te changer en humain mais surtout pas en forain. Tu pourrais être un prince étranger.
– Tu as raison. La chose peut se faire. Allons jusqu’à la source magique.

Le ouistiti entre dans l’eau glacée et redevient le beau jeune homme qu’il était quelques heures plus tôt. Il porte un haut de chausse bleu azur pailleté d’étoiles d’or. Son habit est si beau qu’il faut plisser les yeux pour ne pas être ébloui. Il se regarde dans l’onde et un magnifique sourire illumine son visage. Le renard entre dans l’eau à son tour et ressort en sultan des mille et une nuits. Il est paré de toutes les soies de l’Orient, merveilleusement vêtu et digne d’aller à des noces. Les deux hommes se mettent en route pour le château.

A mi-chemin, il croise le vitrier qui s’en retourne chez lui sa tâche achevée. Ils arrivent jusqu’à la tour sans rencontrer un seul piquet. Tout a été nettoyé et les 99 têtes ont disparu a jamais. Les portes sont grandes ouvertes et ils entrent.

De tous les côtés, le villageois accourent. Ils ont tous été invités aux épousailles. La musique et le vin coulent à flots. Les odeurs de cuisine s’insinuent dans chaque parcelle d’air. Ça sent le pâté en croûte, la pintade farcie, les morilles, l’ail, le gâteau à la vanille. Toutes les fleurs se sont ouvertes en un instant et offrent un tapis multicolore et odorant.

La princesse apparaît, tend la main au jeune homme. Le temps suspend son vol pour une seconde d’éternité et les voilà mariés.

Ils ont, m’a-t-on dit, de nombreux enfants et s’ils ne sont pas morts, ils vivent encore. C’est normal, c’est toujours ainsi que se terminent les contes de fées.

Les Allemands sont-ils nostalgiques du Mur de Berlin? | Slate


Le 13 août prochain, la construction du Mur par les autorités est-allemandes aura 50 ans. L’occasion, pour la Berliner Zeitung, de commander à l’institut de sondage Forsa une étude sur la question.

Interrogés en juillet dernier, les Berlinois ont livré des réponses jugées étonnantes par l’essentiel de la presse allemande. La Berliner Zeitung donne les chiffres:

À la question de savoir si la construction du mur était une bonne chose, 10% des sondés ont répondu«Tout à fait d’accord». 25% ont répondu «d’accord». Les défenseurs du Mur sont majoritairement d’anciens Berlinois de l’Est, au sein desquels seuls 41% considèrent la partition de la ville comme une erreur. Au contraire, 69% des anciens Berlinois de l’Ouest contestent catégoriquement la question.

Mais la question, justement, était plus compliquée qu’un simple «Pour ou contre la construction du mur?», précise l’Augsburger Allgemeine :

Les choses étaient posées en ces termes: Etes-vous d’avis que la construction du Mur de Berlin, du point de vue de l’époque, s’est avérée nécessaire et justifiée pour stopper l’exode des travailleurs qualifiés vers l’Ouest, et stabiliser la situation politique de la RDA, et donc de l’Allemagne toute entière?

Forcément, poursuit l’article, cette phrase a remporté l’assentiment massif des électeurs de la Linkspartei (l’extrême-gauche allemande), le descendant du SED, le parti au pouvoir au temps de la RDA.

Par conséquent, le quotidien de gauche berlinois, la Tageszeitung, tente de prendre un peu de recul sur le sondage commandé par son concurrent.

À la vue des résultats, on pourrait presque croire que les Berlinois sont toujours prisonniers du carcan idéologique de la Guerre Froide. D’un côté les détracteurs du mur et de l’autre, les apôtres du rempart anti-impérialiste. Ce n’est, évidemment, pas si simple.

Et pour étayer sa démonstration, la TAZ cite Thomas Flierl, porte-parole de la Linkspartei sur les questions d’urbanisme:

Vue d’aujourd’hui, la construction du Mur est injustifiable. Pour «stabiliser» une société, le Mur a été un mauvais outil. À long terme, son efficacité s’est même avérée nullissime. Et que de nombreux de ses camarades aient émis un avis contraire, Flierl l’explique par la nostalgie d’une certaine constance étatique, d’une autorité crédible. Mais selon lui, la question du sondage épouse l’argumentaire du vieux SED.

En fait, le plus inquiétant est ailleurs, selon Axel Klausmeier, directeur de la fondation du Mur de Berlin, interrogé par la TAZ.

«Cela me prouve à combien mon travail est important. Comme l’a montré le sondage, la méconnaissance des jeunes est effroyable. Beaucoup ne savaient même pas ce qui s’est produit le 13 août 1961.»

Photo: Le Mur de Berlin, le 16 novembre 1989, via wikimedia commons

JIM – Suspecté d’avoir transmis sciemment le virus du Sida, un homme est mis en examen et placé en détention provisoire


Publié le 04/08/2011

Paris, le jeudi 4 août 2011 – La judiciarisation de la transmission consciente du Sida est un sujet qui attise la polémique. Certains estiment en effet que la condamnation des séropositifs connaissant leur état et entretenant cependant des relations sexuelles non protégées ne peut se justifier : chacun étant en effet responsable de sa propre prévention. Néanmoins, l’affaire révélée hier par le Parisien est peut-être d’un genre un peu différent. Elle concerne un homme de 43 ans, Rade-Roberto G. contre lequel a porté plainte une ancienne petite amie ayant découvert son infection par le VIH.

Mis en examen pour « administration » et « tentative d’administration de substances nuisibles » et placé en détention provisoire, l’homme pourrait être à l’origine de la contamination de plusieurs femmes en France, en Allemagne et en Angleterre. L’homme multipliait en effet les conquêtes grâce notamment à internet. Il a affirmé ne pas être certain « d’avoir le sida ».Cependant, des analyses ont confirmé sa séropositivité. Par ailleurs, l’enquête a montré qu’il avait été alerté de sa séropositivité par plusieurs anciennes petites amies au cours de l’année 2010. Notons en outre que l’hypothèse d’une contamination consciente mais également volontaire est évoquée en raison du refus catégorique de l’homme de porter des préservatifs. Par ailleurs, la jeune femme ayant porté plainte contre lui s’était heurté à son refus de faire un test de dépistage au cours de leur relation.

M.P.

Les blancs dirigent toujours l’Afrique du Sud | Slate Afrique


Les questions de couleur n’ont pas fini d’agiter la vie politique et économique de l’Afrique du Sud. Un rapport publié mercredi 3 août 2011 et présenté dans le Mail & Guardian montre que si les actifs du pays sont à 74% noirs, ces derniers n’occupent que 13% des postes de direction et 18% des emplois de cadres.

Au rythme où vont les choses, il faudra «127 ans pour que la composition des équipes dirigeantes des entreprises du pays soient représentatives du profil la population active», note amèrement Npho Nkelo, la présidente de la Commission pour l’équité dans l’emploi (CEE).

En Afrique du Sud, les statistiques raciales sont autorisées (à la différence de la France, par exemple), car elles seraient indispensables à l’observation des transformations de la société.

«Nous n’observons pas un changement à la hauteur de ce que nous voudrions voir», regrette Npho Nkelo.

En effet, si des progrès sont bel et bien enregistrés, ils restent lents et ne reflètent pas les transformations profondes attendues depuis l’adoption il y a 13 ans de la loi pour l’équité dans l’emploi. Le poids des noirs dans les fonctions de direction n’a gagné qu’1.4 point en quatre ans. Celui des emplois de cadres, à peine meilleur, a augmenté de 4.2 points sur la même période.

Cette ségrégation ressort dans quasiment tous les secteurs d’activité. Dans le commerce de détail, les blancs occupent 82% des postes de management, par exemple. Seules exceptions: les services communautaires, sociaux, et à la personne, où les noirs pèsent pour 52% des postes de management.

Pour la présidente du CEE, ces résultats sont le signe d’une occasion manquée. Démographiquement, de nombreux managers blancs étaient proches de la retraite. Pourtant, cela n’a pas coïncidé avec un recrutement de noirs à ces postes vacants.

A qui la faute? Les entreprises privées sont montrées du doigt. Jackson Mthembu, le porte-parole de l’ANC (au pouvoir) a qualifié le rapport d’«acte d’accusation contre les chefs d’entreprise, soulignant leur incapacité à embrasser le changement progressif de l’Afrique du Sud».

En effet, cette répartition des rôles entre noirs et blancs au sein des grandes entreprises a une conséquence directe et évidente sur leurs revenus respectifs, rapporte News24. Selon le porte-parole de la fédération de syndicats Cosatu, Patrick Craven:

«Un homme noir gagne en moyenne 2.400 rands [245 euros] par mois, alors qu’un blanc a un revenu moyen de 19.000 rands [1.935 euros]. Soit une différence de 16.800 rands.»

Lu sur Mail & Guardian, News24