Pensée du dimanche 7 août 2011.


« Imaginez que vous voyagiez sur un paquebot : il a son itinéraire,
il doit s’arrêter dans tel et tel ports, vous n’avez aucune
possibilité de le détourner de sa route. Et une fois en mer, vous
ne pouvez pas non plus le quitter, sinon vous tombez à l’eau.
Mais sur ce paquebot vous pouvez lire, parler avec vos voisins,
manger, boire, danser, dormir dans votre cabine ou monter sur le
pont pour regarder la mer, etc., les possibilités ne manquent
pas.
Cette image du paquebot est celle du destin de l’humanité. Nous
sommes tous dans un paquebot dont l’itinéraire est tracé par les
puissances célestes et personne n’a la possibilité de le
modifier. Nous pouvons y faire ce que nous voulons : vivre en
paix ou nous battre, nous perfectionner ou nous avilir. Mais
l’itinéraire ne dépend pas de nous, les événements par lesquels
l’humanité, le système solaire et même le cosmos entier devront
passer ont été fixés de toute éternité, on ne peut rien y
changer. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Les étudiantes éthiopiennes se font entretenir | Slate Afrique


En Europe, on parle beaucoup du phénomène des «cougars», ces femmes d’âge mûr qui cherchent à séduire de jeunes hommes. En Ethiopie, c’est la tendance des «sugar babies» et de leurs «sugar daddies» qui retient l’attention de Meron Tekleberhan, journaliste sur Ezega.com.

L’expression «sugar baby» désigne une jeune femme, souvent étudiante, qui fréquente un homme plus âgé qu’elle: son «sugar daddy», qui peut avoir jusqu’à trois ou quatre fois son âge.

Dans ce genre de liaison, elle se fait complètement entretenir par ce «protecteur» qui porte de nombreuses attentions à sa protégée en lui offrant des cadeaux, en lui payant des sorties dans des endroits chics, ou en subvenant à ses besoins financiers. En contrepartie, la jeune femme lui accorde du temps et lui sert, en quelque sorte, de cure de jouvence.

«Les étudiantes, particulièrement dans les villes balnéaires de Bahir Dar et d’Awassa, perçoivent de plus en plus les relations avec des hommes plus âgés comme un moyen facile d’avoir de l’argent de poche», estime Meron Tekleberhan.

Cet arrangement pose problème quand vient l’épineuse question des rapports sexuels. Beza, étudiante diplômée de l’université d’Addis Abeba, admet qu’elles sont presque inévitables. La frontière avec la prostitution devient alors très opaque. Mais Beza réfute cette comparaison et refuse de réduire l’histoire qu’elle vit depuis trois ans avec son sugar daddy à cet aspect précis:

«Je ne peux nier que le sexe fait partie du marché, c’est évident. Cependant, ce n’est pas tout. Il me donne amour, protection et sécurité. Il m’aide à m’établir dans ma vie en m’offrant des opportunités que je ne pourrais avoir autrement. En retour, je lui donne une chance d’apprécier des activités de jeunes et de renouveler sa vigueur. C’est un arrangement personnel qui ne concerne personne d’autre», affirme Beza.

Le raccourci vers la prostitution est aussi favorisé par le risque de voir naître de réels sentiments, ainsi qu’une forme de dépendance. Lorsqu’un simple arrangement se transforme en véritable histoire, les dégâts peuvent être importants de part et d’autre, particulièrement quand les sugar daddies sont des hommes mariés.

Et à l’image du livre-choc sur la précarité et la prostitution des étudiantes, les jeunes femmes ainsi entretenues et leurs familles courent le risque de tomber dans un engrenage malsain, où les bénéfices matériels et financiers sont tels qu’ils deviennent indispensables. A tel point que dire stop est impossible.

Mais puisqu’en Ethiopie chacun semble y trouver son compte et que ce genre de relation y est parfois même, indique Tekleberhan, «comprise, voire acceptée», pour la morale, on repassera.

Lu sur Ezega.com

Le Figaro – Flash Actu : Il drague une élève : 8 mois avec sursis


AFP Publié le 03/08/2011 à 22:27Réactions (106) <!–

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Un professeur de Poissy (Yvelines) qui avait fait des propositions sexuelles via Internet à une élève de 11 ans a été condamné mercredi à une peine de huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Versailles. Le tribunal, qui a jugé le prévenu en son absence, a également assorti cette peine d’une interdiction définitive d’exercer une activité en contact avec des mineurs.

Entre le 21 et le 23 juin, le professeur de technologie de Poissy, âgé de 28 ans, a repris contact avec Sandra, une élève de 6e, par l’intermédiaire du réseau social Facebook après un simple « coucou » envoyé par la jeune fille au début de l’année.

Voyant les propositions sans ambiguïté de l’enseignant, qui lui demandait un rendez-vous pour une relation sexuelle avec préservatif ainsi que des photos d’elle, Sandra s’en est ouverte à sa mère qui a prévenu la direction du collège avant d’appeler la police.

« Facebook a sauvé ma fille »

Après l’audience, la pré-adolescente a expliqué aux côtés de sa mère: « Je me suis dit ‘c’est pas normal’. J’étais choquée. Il voulait que je vienne seule ». Sa mère Fariza a pour sa part expliqué: « Au départ je n’ai pas pris cela au sérieux. Elle m’a dit que son prof était un pédophile. Mais je l’ai vue effondrée. J’ai pris le relais ». La mère de la collégienne n’est pas pour autant contre les réseaux sociaux sur internet.  » S’il n’y avait pas eu Facebook je n’aurais pas été en contact avec lui. Il vaut mieux savoir. Facebook a sauvé ma fille. »

A l’audience, le procureur Marc Raymondet a stigmatisé l’absence de responsabilité morale d’un enseignant « se comportant comme un apprenti pédophile ». « La loi récente pour prévenir la délinquance sur internet condamne à deux ans de prison et 30.000 euros d’amende les propositions sexuelles envoyées à un mineur », a ajouté le procureur. La présidente du tribunal Anne Demortière a rappelé que non seulement « un rendez-vous avait été fixé dans un parc de Poissy », mais que l’enseignant était « très conscient » de ce qu’il faisait en demandant à la jeune fille d' »effacer les messages » sur la toile.

Lors de sa garde à vue, le jeune professeur stagiaire, décrit comme timide avec les adultes, aurait expliqué son geste par l’absence de relations sexuelles avec son épouse de 17 ans, enceinte de cinq mois.

Le mystère des personnalités multiples


Par Jean-Pierre Lentin

On peut voir le XXe siècle comme l’âge de la désagrégation du moi. Ça commence avec Freud qui nous découvre un inconscient, un ça et un surmoi, ça continue avec l’art moderne et postmoderne qui cultive les points de vue multiples, de la peinture cubiste à la littérature éclatée de Joyce, Dos Passos ou Pynchon. Mais le comble, c’est le syndrome des personnalités multiples. Cette nouvelle maladie mentale a “décollé” dans les années soixante-dix aux États-Unis. Depuis, elle ne cesse de se répandre et nous pose de vertigineuses questions ontologiques, psychologiques, morales ou légales.

Qu’est-ce qu’une Personnalité Multiple ? C’est plusieurs “moi” qui partagent un même corps, chacun prenant le contrôle à tour de rôle, de façon plus ou moins volontaire ou chaotique, selon les cas. Un Multiple peut être composé de deux personnalités(c’est évidemment le minimum requis) ou de plusieurs dizaines – la moyenne se situant à onze. Chaque personnalité ou “alter” possède ses propres souvenirs et ne les partage pas : pour la personnalité d’origine, les moments où un alter se manifeste correspondent généralement à des périodes d’amnésie.

L’origine du syndrome, dans au moins 80 % des cas traités par la psychiatrie, réside dans des traumatismes de l’enfance – des agressions physiques, sexuelles ou émotionnelles, le plus souvent répétées, qui provoquent chez l’enfant un éclatement de la personnalité comme structure de défense, pour pouvoir supporter l’insupportable. Dans la foulée, on estime que 25 % des enfants victimes d’agressions développeront des personnalités multiples. Cela dit, il reste une minorité de Multiples sans traumatismes infantiles, et le pourcentage est sans doute plus important qu’on ne croit, car un certain nombre de Multiples bien intégrés se contentent de dissimuler leur état et ne consultent jamais un psychiatre. Il y aurait donc, peut-être, une composante génétique dans la Multiplicité.

La multiplication des Multiples a commencé à la suite d’un best-seller, en 1973, Sybil, l’histoire d’une femme possédant seize personnalités, dont deux garçons, qui s’en est sortie au bout de onze ans de thérapie. Mais de graves doutes pèsent aujourd’hui sur la véracité du récit. Il semble que la psychothérapeute, Cornelia Wilbur, ait elle-même invité sa patiente à mettre des noms sur ce qui n’était que des tendances de comportement ou des traits de caractère, le tout à grand renfort d’hypnose et de drogues comme le penthotal (le “sérum de vérité”). La journaliste, Flora Rheta Schreiber, aurait, en toute connaissance de cause, décidé de mettre en scène ces personnalités comme des alters, par sensationnalisme. Des entretiens enregistrés le prouveraient. Mais les trois protagonistes (la patiente, la psychiatre et la journaliste) sont à présent décédés, on ne risque guère de trouver le fin mot de l’histoire.

Quoi qu’il en soit, le livre, et son adaptation filmée avec Sally Field dans le rôle de Sybil, ouvre brusquement les vannes. Jusque-là, il s’agissait d’une affection rarissime, à peine mentionnée dans les manuels et considérée comme une variante de la névrose hystérique. À présent, des centaines de Multiples entrent en thérapie, des psychiatres se spécialisent, écrivent d’autres livres, une association internationale se crée, et le terme de MPD (Multiple Personality Disorder) entre officiellement dans le DSM, la nomenclature américaine des troubles mentaux. Il y a aujourd’hui vingt mille cas recensés par les psychiatres, et si l’on ajoute les Multiples “légers”, certains estiment le nombre total actuel à 1 % de la population américaine, soit deux millions et demi d’individus. Cette reconnaissance officielle ne va pas sans controverses. Une partie des psychiatres pense qu’il s’agit d’un faux syndrome, d’une mise en scène encouragée, voire provoquée par des psy trop zélés. Un adversaire parle de “syndrome comportemental iatrogénique”, autrement dit une maladie créée de toute pièce par le thérapeute. Les polémiques sont particulièrement vives dans les tribunaux, où plus d’un expert accuse les Multiples de jouer la comédie pour être déclarés irresponsables. Pourtant les tenants de la Multiplicité ont des arguments de poids. Selon eux, si les Multiples ont soudainement proliféré, c’est qu’ils existaient déjà mais qu’on n’avait aucun outil pour les étudier, aucun nom pour les caractériser. Ils étaient invisibles, impensables, avant qu’on les projette en pleine lumière. Par ailleurs, les différences existantes entre certains alters d’un même patient semblent trop marquées pour qu’on puisse invoquer le simple jeu de l’imagination ou de la mise en scène. Il n’est pas rare qu’entre alters, non seulement le timbre de voix, la posture et le caractère changent, mais aussi que les uns soient droitiers et les autres gauchers, que certains soient myopes et d’autres hypermétropes, que des allergies ou des intolérances à tel aliment ou tel médicament diffèrent d’un alter à l’autre, etc. Les études sur les Multiples font ressortir un certain nombre de personnalités typiques, qu’on retrouve dans une majorité de cas. D’abord, la “personnalité-hôte”, le plus souvent introvertie, passive et dépressive. Puis le “protecteur”, une personnalité puissante, extravertie, agressive, la plus à même de se débrouiller dans les situations de stress. Ensuite, deux sortes d’enfants en bas-âge – l’un vulnérable, perpétuellement effrayé et traumatisé, l’autre colérique et capricieux. On trouve encore un “je-sais-tout”, calme, logique et capable de résoudre les conflits, un “créateur”, artiste ou intellectuel très doué dans sa spécialité, ou un “ religieux ”, très rigide et puritain. Enfin, il y malheureusement, dans bien des cas, le “trublion” : une personnalité extrêmement perturbée et perturbatrice, qui peut surgir sans crier gare et provoquer toutes sortes de dégâts – accès d’alcoolisme, automutilation, comportements violents ou criminels…

Un quart de siècle après le début de cette épidémie, où en est-on ? Une chose est sûre, la “mode” n’est pas retombée en quelques années, comme certains le prédisaient. Les Multiples sont et restent parmi nous. Certes, le phénomène reste très concentré aux États-Unis, les psychiatres français ou européens continuent à bouder. Mais là-bas, les Multiples font couler plus d’encre et de salive que jamais. Quant aux médias, ils sont toujours sur le qui-vive et Hollywood nous prépare actuellement un film retentissant d’après le livre First person plural, du Multiple Cameron West, qu’on voyait récemment dans le plus célèbre talk-show de la télévision américaine, l’émission d’Oprah Winfrey. West y exhibait son journal intime, dont certaines pages sont écrites avec du sang en guise d’encre par un alter particulièrement siphonné.

Ce même alter, nommé Switch, s’était manifesté un jour en écrasant sa main à coup de marteau, parce qu’on ne lui prêtait pas assez attention…

C’est l’acteur Robin Williams, comme de juste, qui a acheté les droits du livre.

Quelques feuilletons criminalo-judiciaires récents ont marqué les esprits. Par exemple le cas Juanita Maxwell. En 1979, dans un accès de colère, cette jeune femme frappe et étrangle une vieille dame qui refusait de lui rendre un stylo prêté. Les policiers cueillent Juanita dans son lit, endormie – elle ne se souvient de rien. On découvre que Juanita est une Multiple, et le véritable auteur du crime est “Wanda”, un alter qui se manifeste depuis qu’elle a cinq ans, à la suite des mauvais traitements infligés par sa mère. Au cours du procès, Juanita témoigne, puis laisse la place à Wanda – elle ferme les yeux pendant dix secondes et Wanda apparaît, pour raconter le meurtre en détails. Déclarée folle, Juanita est traitée dans un hôpital psychiatrique et relâchée en 1986. Mais, deux ans plus tard, Wanda refait des siennes : elle braque deux banques pour sortir Juanita de ses embarras financiers. Une nouvelle expertise psychiatrique établit qu’elle a désormais sept personnalités. Cette fois, elle est soignée par une spécialiste des MPD, et ressort libre en 1991. Elle devient pendant quelques mois la coqueluche des talk-shows et de la presse à sensation. Puis on l’oublie. Aujourd’hui, Juanita fait de nouveau parler d’elle : elle est devenue infirmière, mais une nouvelle loi interdit cette profession aux personnes lestées d’un casier judiciaire. Licenciée, elle se bat contre cette nouvelle injustice.

Chaque “personnalité” témoigne séparément au tribunal

Bien d’autres cas ont connu la faveur volatile des médias, tout en plongeant jurés et juristes dans des abîmes de perplexité. Où situer la responsabilité ? Comment déceler l’imposture ? Si on accepte le diagnostic de MPD à part entière, peut-on condamner quelqu’un pour un forfait commis par quelqu’un d’autre, même s’il habite dans le même corps ? Est-il juste de punir une douzaine d’alters pour le crime d’un seul d’entre eux ?

Un Multiple a-t-il droit à des avocats différents pour chacun de ses alters ? Cette demande a été faite en 1996 lors du procès de Thomas Huskey, meurtrier amnésique de quatre femmes, dont un alter nommé Kyle avait avoué les meurtres. Le juge refusa le principe de la défense multiple. Mais il est courant d’admettre le témoignage de plusieurs alters, chacun prêtant serment à tour de rôle. La Multplicité peut aussi être invoquée dans des cas plus bénins. Lors d’un procès de divorce, dans le Kentucky, une épouse demanda les circonstances atténuantes pour ses nombreuses liaisons adultères, car elles étaient perpétrées par une de ses alters.

Le juge ne l’a pas suivie sur ce point. De manière générale, la justice américaine est plutôt encline à refuser les prétentions des alters et considère les Multiples comme pleinement responsables. Mais certains juristes se battent pour inverser la tendance. Le cas de Sarah, en 1990, a fait sensation. Pour la première fois, un Multiple n’était pas l’accusé, mais la victime. Sarah, une orpheline âgée de vingt-sept ans, possède pas moins de quarante-six personnalités. Un jour, un homme qui connaît son état l’embarque en voiture et demande à parler à celle de ses alters qui aime le plus “s’amuser”.

Jennifer entre en scène, c’est une fille de vingt ans, un peu fofolle, qui adore danser et ne connaît rien du sexe. Elle se laisse faire. Est-ce un viol ? Oui, répond l’accusation, puisque l’homme savait que Sarah souffrait de troubles mentaux. Non, répond la défense, puisque “Jennifer” était consentante. Au procès, devant une salle archi-comble et des dizaines de caméras de télévision, on fait témoigner, pour mieux cerner sa condition, plusieurs des alters de Sarah, dont un garçon très macho, nommé qui voudrait devenir policier et se désole d’être coincé dans un corps de femme portant jupe et talons hauts, incapable de pisser debout…

Finalement, l’accusé est jugé coupable, puis libéré sur décision du juge. Il y a aussi le cas de Suzanne Houdelet, en 1995, qui porte plainte contre un psychothérapeute. Il s’agissait initialement de séances d’hypnose pour arrêter de fumer. Mais le thérapeute décèle une Multiplicité sous-jacente, dont Suzanne n’avait jusqu’alors aucune conscience. À la suite des séances, la plaignante se retrouve encombrée d’une armada d’alters qui surgissent à toute heure du jour et de la nuit – dont trois gros fumeurs et une quinzaine d’automutilateurs ! Sur le front psychiatrique, un important revirement s’est produit dans les années 1990 avec la publication du DSM n°4, la nouvelle édition du répertoire médical des troubles mentaux. Après d’âpres discussions et de sournoises manœuvres de couloirs, le sigle MPD a disparu de la nomenclature, au grand dam de ceux qui s’en étaient érigés spécialistes, pour faire place au syndrome DID, Dissociative Identity Disorder, le trouble de l’identité dissociée.

Les thérapeutes de terrain défendaient la dénomination MPD, les universitaires et les théoriciens voulaient la nouvelle notion de DID – ils ont gagné, et les thérapeutes en grincent encore des dents. Ils peuvent se consoler en notant que dans la nomenclature internationale, l’ICD-9, un chapitre est toujours consacré au MPD, et le DID y est mentionné comme simple synonyme. La nuance est de taille : l’intitulé de « personnalités multiples” conférait une certaine réalité aux alters, avec qui les thérapeutes pouvaient engager un dialogue visant à calmer les plus perturbés et rétablir un équilibre sans forcément faire disparaître les différents composants. Tandis que le sigle DID laisse entendre qu’il n’y a qu’une seule identité possible, le moi, à qui il faut rendre les pleins pouvoirs, une fois reconnue la pure hallucination des personnalités “dissociées”.

Mais voici un autre développement récent et relativement inattendu : un nombre apparemment croissant de Multiples s’inscrit en faux contre le diagnostic de maladie mentale. Selon eux, la Multiplicité serait un état parfaitement naturel et normal, à condition que les différents alters vivent en harmonie et qu’aucun ne joue un rôle perturbateur – ce qui, dans ce cas seulement, justifierait l’intervention psychiatrique. Et encore, la plupart des techniques psy sont jugées sévèrement, puisqu’elles visent soit à nier l’existence des alters, soit à les “intégrer”, c’est-à-dire à établir la prédominance d’une “personnalité primaire” dictant des règles de bonne conduite, au lieu d’instaurer un dialogue démocratique. Bref, les Multiples, selon ces nouveaux militants, qui se définissent volontiers, non comme des individus, mais comme des “familles” ou des “maisonnées” (Households) seraient la dernière minorité persécutée. Le diagnostic pathologique serait un mythe imposée par la puissante “industrie médico-psychiatrique”.

Mieux encore, ils seraient les prototypes d’un homme nouveau, plus épanoui, plus créatif, plus efficace, parce que capable de cultiver des spécialisations et des talents variés avec une égale et parfaite concentration. Quant à nous autres, singlets ou singletons, nous serions sérieusement à plaindre, enfermés que nous sommes dans une seule, unique et pauvre individualité, éternellement frustrés de ne pouvoir cultiver toutes nos aptitudes, et souffrant en permanence d’une inguérissable solitude. Ou alors, nous serions tous des Multiples qui s’ignorent, qui n’osent pas franchir le pas, adhérant par conformisme à ce moi unique qui ne serait qu’une convention en voie de disparition.

Les Multiples fiers de l’être ont trouvé un espace idéal : c’est Internet, paradis des minorités et plate-forme de toutes les confessions et professions de foi. On compte désormais par centaines les sites Web animés par des “maisonnées”, où chaque alter écrit son autobiographie et exhibe ses talents – littéraire, poétique, philosophique, graphique, musical, culinaire ou autre. Ces sites se sont associés, comme il est de règle à présent, en Webring, réseau de sites interconnectés. Or, contrairement à d’autres particularismes, les Multiples n’ont pas un seul Webring mais bel et bien plusieurs, portant les doux noms de Gift of Plurality (le don de la pluralité), First Person Plural (première personne du pluriel) ou Free To Be We (libres d’être nous).

Chacun de nous est-il une famille de personnalités ?

Au fond, selon de nombreux spécialistes, le syndrome MPD peut être envisagé comme l’exacerbation d’une tendance que nous portons tous en nous. Il y aurait un continuum, avec, à l’extrémité jugée “normale”, la rêverie, que tout un chacun pratique, imaginant son moi, avantageusement rectifié, dans des aventures gratifiantes, ou les différents « masques” que l’on arbore selon qu’on est seul ou en groupe, à son travail, dans sa famille ou dans une fête, voire même les comportements variés qu’on peut avoir face à chaque interlocuteur individuel. Or, nous vivons à une époque où les choix de vie et de carrière sont beaucoup plus ouverts et variés qu’auparavant, où les informations sur toutes les cultures passées et présentes sont disponibles comme jamais. Bref, notre civilisation nous pousse à la Multiplicité. D’ailleurs, notre moi “cartésien”, unique et linéaire, ne serait-il qu’une éphémère construction historique ?

Dans les sociétés traditionnelles, le moi se présente généralement au moins comme double, avec la personnalité ordinaire et son pendant sous forme d’animal totémique ou d’esprit dans le monde de l’au-delà, sans parler des réincarnations d’ancêtres ou du moi évoluant dans les rêves. Sur ce dernier, l’ineffable saint Augustin se posait encore d’angoissantes interrogations, puisque son sacripant de double onirique était manifestement un obsédé sexuel, commettant toutes sortes de frasques qui, au réveil, faisaient horreur au saint homme… Puis les religions monothéistes auraient imposé un moi solitaire possédant une âme individuelle, tandis que la lente gestation de l’âge « moderne”, rationnel et scientifique, aurait coïncidé avec la consolidation du Moi unique, symbolisé par l’adage : “Je pense donc je suis”… Mais nous voici à l’âge postmoderne, caractérisé par l’éclectisme, le relativisme, la déconstruction des modèles dominants, la diversité des points de vue et leur absence de hiérarchie.

Un concept typiquement post-moderne est celui des “mèmes” et de la « mémétique”. Analogues aux gènes pour les corps vivants, les mèmes sont des idées, des phrases, des mélodies, des slogans, des modes, des techniques et toutes sortes de constructions mentales qui semblent avoir une existence propre, indépendante de leurs éventuels auteurs, et qui se propagent, une fois vus, lus ou entendus, en sautant d’un cerveau à l’autre. Selon cette optique, une bonne part de nos pensées ne sont pas réellement les nôtres, mais seulement des mèmes qui nous ont infectés comme des microbes mentaux.

Bref, l’âge postmoderne déconstruit le moi, qui apparaît de plus en plus comme une fiction, faite de souvenirs fragmentaires, de motivations discordantes, de causes et d’effets masqués, d’idées grappillées un peu partout. Et tout cela rejoint l’enseignement du Bouddha, pour qui le moi est une illusion, composée en réalité d’agrégats dont chacun, pris isolément et examiné sous toutes ses coutures, se révèle fort peu “réel” et sans la moindre solidité.

Bouddhisme, postmodernisme et Multiplicité mentale seraient donc de mèche pour dynamiter ce vieux moi pesant et vermoulu, source d’illusions et de souffrances innombrables. Bon débarras !

P.S :

Il va de soi que l’auteur de cet article n’est pas un simple moi linéaire, mais un composite de plusieurs identités qui, chacune, ont contribué à l’enquête et à l’écriture. Selon les paragraphes, sont donc intervenus :
- l’Encyclopédiste, qui lit goulûment toutes sortes d’essais, de revues scientifiques, de fictions et de pages Internet, pour augmenter sans cesse ses connaissances.
- l’Allumé, qui aime les idées folles, les théories outrancières, les élucubrations futuristes et visionnaires.
- le Sceptique, à qui on ne la fait pas et qui répertorie les erreurs, les malentendus et les impostures.
- le Ricaneur, qui cherche l’information amusante ou fantasque.
- le Bouddhiste, qui se réjouit de tout ce qui contribue à déboulonner l’illusion du moi.
- le Scribouillard, qui a tenté de mettre un peu d’ordre dans tout ça et d’en faire un article.

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Adriana:P.S. Je suis desolee que cet article ne m`a rien clarifie des personnalites multiples qui se sont insinuees sur des sites!Des horribles rumeurs ? Une personne quitte un site et revient sous une autre forme-autre avatar ,autre pseudonyme et parfois dans un,deux,trois ou plusieurs?personnages?Oh,non,c`est trop,c`est indecent de croire une telle anomalie!Je vous prie de me pardonner!

Mots-clés: ADRIANA Nature

Un réseau télécoms aurait-il pu empêcher le 11-Septembre? | Slate


Dans son numéro de septembre, déjà en kiosques et dont des extraits sont disponibles en ligne, le magazine Vanity Fair révèle que les Américains ont raté en 1999 l’opportunité de contrôler un réseau télécoms en Afghanistan, ce qui aurait pu se révéler décisif pour empêcher les attentats du 11 septembre 2001.

A l’époque, le pouvoir taliban était sur le point d’accorder une licence à une société américano-afghane, Afghan Wireless Communications, pour construire un réseau mobile et internet dans le pays.

Or, l’un des dirigeants de cette société, Ehsan Bayat, «était aussi une source travaillant pour le contre-terrorisme avec le FBI», et aurait donc pu coopérer sur la surveillance des appels et emails avec les autorités américaines. «Nous avons toujours pensé que c’est comme cela qu’ils captureraient les terroristes. Ce n’était pas juste une question d’argent, nous pensions que nous faisions quelque chose de bien», a affirmé à Vanity Fair l’épouse d’un des partenaires britanniques de Bayat.

Ce projet, baptisé «opération Foxden», se heurta cependant au désir de l’administration Clinton d’interdire les relations commerciales avec les talibans, puis aux divisions entre et au sein des agences gouvernementales (CIA, NSA, FBI…).

«Pourquoi nous ne l’avons pas mis en place? Parce que nous n’étions pas foutus de nous mettre d’accord», a expliqué un ancien dirigeant de la CIA à Vanity Fair. Selon le magazine, «un réseau mobile très semblable à celui envisagé lors de l’opération Foxden fut finalement construit, mais seulement après le 11-Septembre».

Deux articles du New York Times permettent de remettre dans leur contexte de l’époque les évènements décrits par Vanity Fair. Daté du 15 septembre 1998, le premier expliquait comment une entreprise du New Jersey, Telephone Systems International, venait de signer un contrat de 240 millions de dollars pour développer un réseau mobile en Afghanistan.

Daté du 12 novembre 2001, le second racontait lui que Telephone Systems International avait formé Afghan Wireless Communication en tant que société commune avec le ministère afghan des Communications, mais avait dû se retirer sur injonction gouvernementale en 1999, malgré son lobbying auprès du département du Trésor. Dans aucun des deux articles il n’était fait mention à l’époque de liens de l’entreprise avec les services secrets américains.

Photo: le vol United 175 s’encastre dans la tour sud du World Trade Center, le 11 septembre 2001. REUTERS/Sean Adair.

Un requin dans le port de Saint-Tropez ?


Un requin dans le port de Saint-Tropez.jpgUn requin dans le port de Saint-Tropez ?

Les requins semblent être de plus en plus nombreux en Méditerranée. Un plongeur de Saint-Tropez en aurait vu dans le port de la célèbre station balnéaire.

« Un requin est passé près de moi ». Nicolas Faucon, un travailleur maritime, a eu la peur de sa vie. En l’espace de 24 heures, il s’est retrouvé nez à nez avec un requin. Samedi matin, Nicolas enfile sa combinaison et plonge au fond du port de Saint-Trop’ pour démêler les ancres des bateaux. C’est là qu’il croise la route d’un requin. « Un requin est passé à cinquante centimètres de moi. J’en suis persuadé à 100 %, assure-t-il à Varmatin, visiblement encore chamboulé par cette rencontre inhabituelle. Un animal comme cela se reconnaît facilement. Il mesurait plus de deux mètres. Il n’avait pas l’air agressif. Il m’a regardé et a changé de direction ».

Son épouse, qui l’attendait dans la petite barque, a vu son mari remonter effrayé à la surface. « Il était paniqué. Il m’a aussitôt raconté sa mésaventure ». Alertées, la capitainerie ne trouvera rien. « Après un stand-by, je me suis calmé, j’ai repris mon souffle. Puis, je suis redescendu sous l’eau. La même scène s’est reproduite plus d’une heure après. Cette fois-ci, j’ai eu l’impression que le requin a eu peur lorsqu’il m’a vu. Il est parti précipitamment ». Dans la nuit de samedi à dimanche, un marin a lui aussi vu de gros remous dans le port. Quelques heures plus tard, Nicolas revient sur les lieux pour effectuer son travail et…revoir la bête. « Cette fois, la bête était un peu plus loin. Je l’ai très furtivement aperçue, même si l’eau était trouble ».

Les recherches n’ont toujours pas abouti. Jean-François Touret, capitaine du port, préfère rester prudent: « Un requin, quand il nage, c’est très caractéristique. On voit les ailerons: si on avait un requin, ça se serait vu », a-t-il déclaré. Toutefois, cette présence corrobore les observations menées depuis quelques années par la communauté scientifique et les pêcheurs au gros de la Méditerranée. Tous deux ont constaté que des jeunes requins fréquentaient les côtes françaises et italiennes. « Les abords des côtes françaises servent de nursery aux squales », explique Nicolas Ziani, président-fondateur de l’Association Ichtyologique pour l’Etude, la Recherche, l’Observation dans la Nature des Sélaciens (Ailerons), spécialisée sur la Méditerranée.

L’écosystème de la Méditerranée semble favorable au développement des requins. Cependant, ils sont d’ordinaire présents à 10 km au large des côtes. Si certains sont dangereux, pas de panique toutefois. Les requins s’attaquent rarement aux hommes. Dans les eaux méditerranéennes françaises, la dernière en date remonte à 1998.

(LS/7sur7)

JIM – Famine en Afrique : le choc des photos, le flou des mots


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Paris, le vendredi 5 août 2011 – Le 2 août, les médias américains se sont principalement concentrés sur l’accord intervenu entre démocrates et républicains concernant le sauvetage de la dette. Exception de taille : la une du New York Times, bien qu’elle évoqua ces tractations, était consacrée à la famine en Somalie et était illustrée de l’image du corps décharné d’un enfant nu. L’audace du grand journal américain a été partout remarquée mais les commentaires n’ont pas tous été nécessairement laudatifs. Interrogé par l’Express, l’ancien responsable du bureau Afrique de Reporters Sans Frontières, Léonard Vincent juge que le choix de cette photo est plus certainement « un geste de politique intérieure. Cela ressemble à une protestation contre le jeu politicien entre Démocrates et Républicains. C’est aussi un geste pour dire « On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas ». Il y a cependant quelque chose de gênant dans cette tonalité lyrique» estime-t-il.

L’ONU parvient enfin à mobiliser les médias

Tous les commentateurs sont loin de partager cette sévérité. Alors que la situation dans la Corne de l’Afrique et notamment celle de la Somalie ravagée par des conflits quasi incessants depuis vingt ans, connaît une inquiétante dégradation depuis plusieurs mois, les médias internationaux et français se sont montrés majoritairement silencieux. « La soudaine et récente focalisation des médias du monde entier sur la famine dans la Corne est à porter au crédit des organisations onusiennes. Elles sonnaient l’alerte depuis un an. En vain, le réveil médiatique s’est nourri des signaux d’alarme qu’elles tiraient, à commencer par le nombre de victimes à secourir d’urgence : 10, puis 11, maintenant plus de 12 millions », remarque l’éditorialiste René Lefort dans le Nouvel Observateur. Cependant, si l’alarme de l’ONU a enfin permis le réveil de la presse et de la communauté international, le journaliste du Nouvel Observateur comme d’autres pointe l’incertitude qui réside derrière ces chiffres.

Des chiffres si énormes qu’ils découragent

Telle est notamment la position de Rony Brauman, ancien président de Médecins sans Frontières (MSF), qui à travers plusieurs interviews données depuis le début de la semaine dénonce un discours « alarmiste » de l’ONU. « Il y a quelques semaines, l’ONU parlait de trois millions de personnes menacées par la sécheresse et la famine. L’organisation est passée de trois à douze millions de personnes menacées sans donner aucune explication », observait-il par exemple hier dans le quotidien le Figaro. Pour le responsable humanitaire, le martèlement de « ces chiffres frappants » ne peut être que contre-productive. « Cette approche globale est néfaste. D’abord, elle réveille les stéréotypes barbarisant, fatalité de la famine, de la guerre, du cycle de crise… Ensuite, elle décourage, car elle empêche de concevoir des moyens d’action pratiques. Que voulez-vous faire quand 12 millions de personnes sont immédiatement menacées par le sort le plus terrible ? C’est trop écrasant, vous passez votre chemin. Personne ne peut réagir à cette échelle-là », analyse-t-il.

Même « circonscrite », la crise s’aggrave

Dès lors, Rony Brauman considère que circonscrire le problème « à sa juste de dimension en parlant de poches de famine » permettrait de mieux rendre compte de la situation. D’ailleurs, l’ancien président de MSF reconnaît que « sur le terrain (…) l’approche [de l’ONU] est pragmatique et détaillée ». Ainsi, l’état de famine n’est officiellement déclaré que dans certaines régions précises. Cependant, signe tangible de l’aggravation de la situation, hier, l’ONU a décrété trois régions supplémentaires en état de famine. « Les trois régions sont le site de déplacés du corridor d’Afgoye, la communauté de déplacés de Mogadiscio, dans les sept districts de la ville, et dans les districts de Balaad et d’Adale dans le Moyen Shabelle », a expliqué Graine Moloney, chef de la cellule « Sécurité alimentaire et analyse de la nutrition » pour la Somalie. D’autres éléments permettent de mieux évaluer l’évolution de la crise : en mai, Action contre la faim (ACF) en Somalie indiquait avoir pris en charge 1 604 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère, ils étaient 2 079 en juin et 2 572 en juillet.

Des donateurs en vacances

Il est à souhaiter que ces informations plus précises attisent une attention accrue des opinions publiques. En effet, pour l’heure, les résultats des collectes des Organisations non gouvernementales (ONG) à destination de la Corne de l’Afrique pourraient donner raison à l’analyse de Rony Brauman. La plupart des associations, à l’exception peut être d’ACF et de l’Unicef, déplorent le peu de fonds rassemblés. « La mobilisation n’est pas extraordinaire (…). Aucune des grandes entreprises partenaires n’a jugé utile de donner, malgré nos propositions » regrette par exemple, citée par la Croix, Fabienne Pouyadou de Care France. A la Croix Rouge, les 100 000 euros sont considérés comme un « faible » montant.

Une prise en charge plus efficace des victimes de la sécheresse

Si les donateurs se montrent plutôt timides, les ONG peuvent se féliciter de constater qu’une prise en charge plus efficace se met en place sur le terrain. « Une leçon a été tirée depuis la famine de 1991-1992 en Somalie : la nécessité d’une meilleure coordination pour que chacun, bailleurs et ONG, sache qui fait quoi et où » se félicite Pascal Bernard, directeur des opérations à Acted, tandis que Christina Lionnet, d’ACF renchérit : « Nous savons mieux traiter les crises alimentaires. De nouveaux produits sont apparus, comme les pâtes nutritives, et ils font vraiment la différence ». Derrière ces commentaires, des chiffres également réconfortants sont proposés par les associations humanitaires : 3 000 tonnes de nourriture ont commencé à être distribués par la Croix Rouge dans le sud et le centre du pays. Par ailleurs, à Daddab, au Kenya, plus grand camp de réfugiés du monde, le transfert des arrivants « vers une nouvelle extension du complexe tentaculaire des camps de réfugiés » a enfin commencé selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).

Aurélie Haroche