Pensée du samedi 30 juillet 2011.


« Tout ce que vous faites pour votre seule satisfaction personnelle
ne peut pas durer. Alors même que vous obtenez ce que vous
désirez, cela finit par se retourner contre vous. Vous pensez le
tenir solidement, et voilà que ça vous échappe. Vous pensiez que
c’était de l’or, et voilà que ça devient du plomb. L’Intelligence
cosmique, qui veut éduquer les humains, ne permet pas qu’ils
réussissent dans leurs entreprises égoïstes. Alors pourquoi,
direz-vous, les laisse-t-elle remporter quelques succès s’ils
doivent bientôt perdre ce qu’ils ont acquis ? Pour qu’ils
puissent bien méditer la leçon et comprendre ce qui vaut la peine
d’être recherché, sur quoi il vaut la peine de travailler.
Et ce sur quoi il vaut la peine de travailler, c’est l’idée de
fraternité universelle. Si vous aimez cette idée, si vous lui
êtes fidèle, si vous la nourrissez, si vous concentrez toute
votre volonté à sa réalisation, cette idée, qui est de l’or
véritable, comblera pour toujours votre coeur et votre âme. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Quel est votre fantasme? – L’EXPRESS


Par Anne Demoulin, publié le 27/07/2011 à 12:32, mis à jour à 15:45

Quel est votre fantasme?

Les lieux qui font le plus fantasmer les Français sont la plage déserte, la piscine (ou jacuzzi) et la clairière en forêt.

Aaron/Flickr C.C.

Faire l’amour sur la plage, avec George Clooney, les yeux bandés… Un sondage révèle les fantasmes sexuels des Français. Et vous, quels sont vos scénarios les plus torrides?

Si l’été n’est pas chaud, il sera hot! C’est ce que révèle l’institut Harris Interactive qui a réalisé un sondage intitulé « Les Français et leurs fantasmes sexuels » pour Marianne. Lieux, pratiques, personnalités qui en sont les cibles… Les 1024 personnes du panel représentatif interrogées ont livré certains de leurs secrets.

53% des Français affirment avoir déjà fantasmé sur quelqu’un d’autre que leur partenaire en faisant l’amour. De quoi être paranoïaque dès que votre partenaire ferme les yeux? Rassurez-vous, 27% affirment le faire très rarement!

Coquillages et crustacés, sur la plage ensoleillée… Hommes et femmes s’accordent sur les lieux les plus propices aux ébats amoureux et pour 37% des Français, très classiques, la plage déserte reste le lieu qui fait fantasmer le plus. Préférez la plage de Berck, déserte, à la promenade des Anglais, toujours bondée! De toute façon, le soleil est absent partout cette année. Suivent la très classique piscine et la clairière en forêt. Soyez prudent, l’exhibitionnisme est puni par la loi

George Clooney et Sophie Marceau

Soumis à des listes de personnalités, classées par catégorie, George Clooney (encore lui!) remporte le plus de suffrages chez les femmes. Pour les hommes, Sophie Marceau et ses formes généreusesdévoilées sur la Croisette le 13 mai 2005 – reste le sex-symbol ultime. Conséquence des affaires DSK et Georges Tron? Le Sexus politicus ne suscite pas l’envie. Ainsi, les hommes et femmes politiques représentent la catégorie de personnalités la moins désirée dans ce sondage.

Dans la série « tout ce que vous avez toujours voulu pratiquer sans jamais oser le demander, » être pris par surprise dans son sommeil est le fantasme n°1 au sein de la population française, les deux sexes confondus. Et, tandis que les hommes rêvent de faire l’amour avec un(e) inconnu(e), de regarder deux femmes faire l’amour, les femmes imaginent plutôt faire l’amour les yeux bandés.

Et vous, dans quel lieu rêveriez-vous de faire l’amour? Avec quel people aimeriez vous partager des moments coquins? Quel est votre plus grand fantasme?

Vous pouvez évidemment faire preuve d’humour et d’imagination – il suffit de rester poli et décent dans ses propos!

Victime d’un accident ou d’une agression à l’étranger : que faire ? – Le Point


Le voyageur qui subit un dommage outre-frontière n’est pas dépourvu de recours. Éclairage.

Victime d'un accident ou d'une agression à l'étranger : que faire ?Photo d’illustration© Eddie Mitchell / Rex / Sipa

Les actes de délinquance et d’incivilité ne s’arrêtent pas à la frontière. Avant de partir, n’hésitez pas à consulter le site « conseils aux voyageurs » du ministère des Affaires étrangères qui donne des informations utiles sur les risques et problèmes de sécurité de dernière minute. Autre précaution utile : partez avec votre carte européenne d’assurance-maladie (CEAM). Mais une fois sur place, que faire ? Lepoint.fr a interrogé Mlle Stéphanie Schweitzer, avocate au barreau de Paris (cabinet Holman Fenwick).

Le Point.fr : Quelle est la première démarche à entreprendre lorsqu’on est victime d’une agression à l’étranger ?

Mlle Stéphanie Schweitzer : L’une des premières choses à faire est probablement de contacter son assureur. Les assurances voyages ou celles accordées aux titulaires de cartes bancaires offrent souvent des garanties qui peuvent être mises en jeu en cas d’agression, d’accident ou de vol. L’assureur couvre les frais d’avocats si le voyageur veut par exemple poursuivre l’auteur de l’agression et obtenir réparation de son préjudice. La garantie peut également s’appliquer lorsque le dommage est la conséquence d’un vol. L’assureur pourra alors désigner un avocat qui conseillera le voyageur sur les démarches à effectuer. L’assurance peut également couvrir, sous réserve de la CEAM, les frais médicaux engagés à l’étranger et non pris en charge par la Sécurité sociale. L’assurance peut enfin prévoir le versement de capitaux en cas de dommages corporels ou de décès.

Est-il possible de poursuivre l’auteur devant la justice locale ?

Dans la plupart des pays membres de l’UE, la victime d’une infraction peut porter plainte et se constituer partie civile pour solliciter des dommages et intérêts devant les juridictions pénales. Le voyageur a en principe droit à un interprète lors du dépôt de sa plainte, mais cela n’est malheureusement pas toujours prévu localement. Il peut être utile, notamment en cas d’infraction grave ou complexe, de contacter le consulat ou l’ambassade française. C’est un juge qui décidera ou non d’engager des poursuites contre l’auteur de l’agression. La qualification de l’infraction dépend en effet de la loi locale. Toutefois, en cas de crime ou de délit grave, le ressortissant français peut déposer plainte en France (article 113-7 du Code pénal).

Comment obtenir une réparation civile et la faire exécuter ?

Si le juge refuse d’ouvrir une procédure pénale, il est encore possible d’obtenir des dommages et intérêts devant les juridictions civiles locales. Celles-ci pourront, souvent sur la base d’une simple faute, condamner l’auteur du dommage. Les procédures pénales sont souvent longues et peuvent paraître complexes, surtout lorsque cette procédure a lieu à l’étranger. Il est donc parfois préférable de choisir la voie civile pour obtenir réparation du préjudice. Les indemnisations peuvent, par ailleurs, varier considérablement d’un pays à l’autre. Ainsi, un même préjudice sera indemnisé de manière tout à fait différente selon que l’auteur est poursuivi en Italie, en Grèce ou en France. L’exécution de la décision et le paiement des condamnations prononcées par le juge étranger dépendront de la solvabilité de l’auteur de l’infraction.

Qu’en est-il en cas d’accident de la circulation ?

 Laurence Neuer

Le système dit de la « carte verte » permet aux victimes d’accidents de la circulation d’être indemnisées par l’intermédiaire d’un représentant situé dans leur pays d’origine. En France, il s’agit du Bureau central français qui est chargé d’organiser le règlement des litiges et des indemnités dues par l’assureur du véhicule étranger. Plusieurs directives européennes ont renforcé les droits des victimes d’accidents de la circulation et prévoient notamment des minima de garantie dans les polices d’assurance automobile. Si la loi française n’est pas applicable et que vous êtes de nationalité française, vous pouvez néanmoins obtenir la réparation de vos préjudices en France. À l’instar des victimes d’infractions, vous pouvez obtenir votre indemnisation devant la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi).

La tombe de l’apôtre Philippe a été retrouvée…


La tombe d’un apôtre découverte.jpgLa tombe d’un apôtre découverte !

La tombe de l’apôtre Philippe a été retrouvée à Pamukkale en Turquie. « Cette découverte est d’importance majeure pour l’archéologie et le monde chrétien », s’est félicité l’équipe d’archéologues.

Une équipe d’archéologues dirigée par l’Italien Francesco d’Andria a affirmé avoir retrouvé à Pamukkale, l’antique Hiérapolis, dans l’ouest de la Turquie, la tombe de Saint Philippe, l’un des douze apôtres de Jésus Christ, rapporte l’agence Anatolie.

« Nous tentons de retrouver depuis des années la tombe de Saint Philippe (…) Nous l’avons finalement trouvée dans les décombres d’une église (de la zone) que nous avons mis au jour il y a un mois », a souligné l’archéologue qui travaille depuis plusieurs années en Turquie, cité par l’agence.

Il a précisé que la tombe n’avait pas encore été ouverte. « Un jour elle le sera sans doute. Cette découverte est d’importance majeure pour l’archéologie et le monde chrétien », s’est félicité l’archéologue.

Originaire de Galilée, l’actuel Israël, Philippe fut l’un des disciples du Christ. Il serait parti évangéliser des régions d’Asie Mineure et aurait été lapidé puis crucifié par les Romains à Hiérapolis, en Phrygie. L’actuelle Pamukkale est un site touristique connu surtout pour ses eaux thermales et ses roches sédimentaires, les travertins blancs, d’où son nom qui signifie « château de coton » en turc.

(AFP/lesoir.be)

Il est né avec 34 doigts (vidéo)


Akshat est né avec 20 orteils et 14 doigts.jpgUn petit indien est né avec 34 doigts (vidéo)

Akshat est un petit indien de un an. Sa photo fait depuis quelques jours le tour du monde car il vient d’entrer dans le livre Guiness des Records. Sa particularité: il est né avec 34 doigts.

Akshat est né avec 20 orteils et 14 doigts. Cette anomalie est la conséquence d’un problème génétique: la polydactylie.

Ses parents ont placé cette information sur internet, ce qui a valu à l’enfant d’entrer dans le livre des records.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=9eGfLoQSWrw]

sudpresse.be

«Une douzaine de chansons» posthumes d’Amy Winehouse | Slate


Sur combien de titres de son prochain album Amy Winehouse avait-elle travaillé avant de mourir? Et pourrez-vous les fredonner un jour? La question est sur les lèvres de toute l’industrie musicale, alors que la chanteuse n’avait pas sorti d’album depuis Back to Black en 2006, grâce auquel elle avait gagné cinq Grammy Awards.

Un «porte-parole proche d’Universal», la maison-mère du label Island Records chez qui la chanteuse était en contrat, affirme dans les colonnes du Guardian qu’elle avait posé les «bases» d’’une«douzaine» de chansons.

Selon cette même personne, dont le nom n’est pas précisé dans l’article du Guardian, Winehouse a enregistré de manière sporadique au cours des trois dernières années:

«Winehouse avait exprimé son envie de retourner en studio, et après consultation, tout le monde a pensé que cela serait positif […]. Elle avait commencé à travailler sur plusieurs titres, et certains étaient plus avancés que d’autres.»

Toujours selon la même source, Winehouse faisait écouter les morceaux dont elle était satisfaite au co-président d’Island Records, Darcus Beese, et au PDG d’Universal, Lucian Grainge:

«Les gens étaient très enthousiastes, [les titres] étaient franchement très bons. On a entendu des ébauches et ça sonnait comme du grand Amy.»

Selon une autre source proche du manager d’Amy Winehouse citée par le Guardian, il y aurait même de quoi faire plus d’un album, mais les chansons n’en sont qu’à un stade peu avancé. Le quotidien britannique souligne que toute nouvelle sortie doit au préalable recevoir l’aval des parents de la chanteuse, de ses managers et de son label.

Mais tout le monde ne voit pas d’un bon œil la sortie d’un nouvel album d’Amy Winehouse. Philippe Manœuvre, rédacteur en chef de Rock& Folk, dénonçaitau lendemain de la mort de la chanteuse les «bricolages» d’albums posthumes dans les colonnes du Nouvel Obs:

«Quand je vois la famille Hendrix qui a commis Valleys Of Neptune! C’est une fabrication totale des ayant-droit. Ils ont fait du bricolage. C’est inédit, c’est sûr. Et ça l’aurait été pour Jimmy lui-même parce qu’il n’aurait même pas reconnu ces morceaux faits de copié-collés. De la sorcellerie! Et c’est très différent des cinq albums de Nirvana qui doivent sortir prochainement où il s’agira notamment d’enregistrements de concerts.»

Photo: Amy Winehouse, REUTERS

Les Berbères veulent se faire un prénom au Maroc | Slate Afrique


Les prénoms berbères sont interdits au Maroc. La nouvelle Constitution qui officialise la langue amazighe changera-t-elle la donne?

Une femme et son bébé dans le village de Tarart, Haut Atlas, au Maroc, le 31 août 2006. REUTERS/STR New

Il y a quelques années, dans une petite ville du sud-est du royaume chérifien, les parents d’un nouveau-né voulaient l’appeler Amazigh (l’homme libre, en langue berbère). Mais les autorités ne l’entendaient pas de cette oreille, obligeant l’enfant à porter un prénom arabo-musulman, conformément à l’idéologie officielle —bien que le peuple amazigh, dans sa diversité, soit un peuple autochtone (il représente une très large part de la population marocaine) et de surcroît indigène d’Afrique du Nord et largement musulman.

Amazigh n’est pas un cas isolé, loin s’en faut. Celui par exemple du petit Sifaw a défrayé la chronique alors que les révolutions dans le «monde arabe» battaient leur plein.

Les plus importantes populations amazighes se trouvent au Maroc et en Algérie. Leurs élites sont activement engagées dans la lutte pour leurs droits culturels, linguistiques et politiques. En 2001, dans un geste d’ouverture politique, le roi Mohammed VI avait créé un Institut royal de la culture amazighe, mis en place un programme d’enseignement des langues berbères à l’école et autorisé des programmes de radiotélévision dédiés.

A son accession au trône en 1999, le roi avait brisé un tabou en visitant le Rif, une région berbère pauvre et enclavée où son père, Hassan II, n’était jamais allé en 38 ans de règne. Et pour cause: c’est dans cette même région qu’en 1958, au lendemain de l’indépendance, Hassan II avait durement maté dans le sang une rébellion alors qu’il n’était que prince héritier…

Des discriminations historiques, culturelles et politiques

Avec l’officialisation de la langue amazighe, le Maroc s’est engagé à parachever les mesures prises jusqu’ici avec timidité pour la reconnaissance effective des droits culturels et identitaires des berbères. Faudra-t-il attendre longtemps pour que le droit des parents à choisir un nom amazigh à leurs enfants soit reconnu? La question mérite d’être posée tant les Amazighs sont victimes de discriminations liées à leur culture, leur histoire, leur identité.

Pour les plus sceptiques, cela pourrait encore durer. La nouvelle Constitution, bien qu’adoptée, prévoit une consécration graduelle de la langue amazighe, mettant l’accent sur des «priorités» que des lois organiques devront définir au gré des votes parlementaires. Et sous l’Hémicycle, les débats risquent d’être houleux; la sainte alliance des conservateurs, tenants du panarabisme nationaliste (Parti de l’Istiqlal, indépendance en arabe) et des islamistes (Parti de la justice et du développement, PJD), unis sous l’étendard de l’arabité et de l’Islam, comptent ferrailler pour que cette reconnaissance demeure confinée à un ornement symbolique de l’identité nationale.

Une loi scélérate édictée sous Hassan II

Jusqu’ici —et depuis l’adoption d’une loi scélérate en 1996 sous le règne d’Hassan II et que l’on dit édictée par Driss Basri, son homme lige, tout puissant ministre de l’Intérieur durant les années de plomb— les agents de l’état civil refusent d’enregistrer les nouveau-nés dont les prénoms «ne sont pas marocains», —sous-entendu «arabes».

Cette décision administrative écarte les références régionales, culturelles, historiques et tribales, sous peine de «porter atteinte aux coutumes de la société ou à la sécurité nationale». Dans la pratique, tout prénom ne peut être enregistré s’il ne figure pas sur une liste spécifiquement arrêtée par les services de l’Etat.

Rabat avait même envoyé à toutes ses ambassades et consulats à l’étranger cette liste de prénoms autorisés afin d’éviter que la communauté marocaine vivant à l’étranger puisse déroger à la règle, y compris pour les binationaux et les enfants de couples mixtes. Les prénoms chrétiens étant déjà interdits.

«Nous interdisons les prénoms berbères parce qu’ils ne sont pas en accord avec l’identité, et parce qu’ils sont une porte ouverte à la prolifération de prénoms dépourvus de sens», avait déclaré un agent consulaire à la presse néerlandaise lorsqu’avait éclaté il y a quelques années une polémique à ce sujet aux Pays-Bas, terre d’émigration de Marocains majoritairement berbères.

Des raisons éminemment politiques sont à l’origine de l’interdit. La monarchie se réclame d’ascendance prophétique: le roi est Commandeur des croyants par son statut de monarque divin, il tire sa légitimité religieuse mais aussi et surtout politique de sa filiation avec Mahomet. Aussi, le trône a toujours été très rétif à lâcher la bride aux Amazighs, réputés rebelles à son autorité depuis la nuit des temps. Ce n’est pas par hasard que les revendications les plus en pointe sur la laïcité et les libertés individuelles au Maroc soient portées par des militants de la cause amazighe.

Des victoires juridiques obtenues à l’arraché

D’ailleurs, le Maroc est un pays où on peut appeler sa fille Shams (soleil, en arabe), mais pas Tafoukt (soleil, en amazigh), preuve s’il en faut que la discrimination n’est pas seulement de nature religieuse. En réalité, la Couronne, encore très attachée à son centralisme aux relents féodaux, gère avec un doigté fébrile un régionalisme potentiellement dissident en s’appuyant sur sa supposée capacité unificatrice d’un Maroc melting-pot, mosaïque de peuples, de langues, de cultes et d’identités multiples.

«Cette loi interdisant ou plutôt n’autorisant que les prénoms figurant sur une liste délivrée par le ministère de l’Intérieur, maintenue à cause soi-disant de l’acculturation aux séries télévisées égyptiennes et mexicaines, préfère les prénoms issus de la tradition marocaine.

Alors, comment explique-t-on le cas de ces deux prénoms refusés à deux bambins: Massine et Noumidia? Un garçon et une fille nés il y a deux ans et qui ne figurent pas dans l’état civil. Massine est un vieux prénom berbère et Noumidia (la Numidie) est le nom d’une partie du Maroc à l’époque romaine. Est-ce contraire à la tradition marocaine d’utiliser des prénoms berbères?», s’insurgeait déjà en 1999 un blogueur.

Malgré les interdits et le déni officiel, la loi donne cependant dans les années 2000 le droit aux parents de faire appel d’un refus en justice auprès de la Haute commission de l’état civil, une instance ad hoc composée de représentants des ministères de l’Intérieur et de la Justice, ainsi que de l’historiographe du royaume, nommé par le Palais, gardien et scribe de l’Histoire officielle de la dynastie alaouite.

En dix ans, la commission a statué sur des dizaines de prénoms amazighs, ou autres non arabo-musulmans, en acceptant certains et rejetant la plupart. Plusieurs Amazighs marocains ont rapporté que lorsque les agents de l’état civil se voient encore présenter en 2011 des prénoms peu fréquents, ils consultent des listes périodiquement mises à jour par la Haute commission. Ces listes comportent non seulement les prénoms autorisés, mais aussi des dizaines de prénoms bannis.

Des autorités avilissantes et revanchardes

En 2009, l’ONG internationale Human Rights Watch (HRW) avait interpellé l’Etat marocain sur cette discrimination à travers cinq cas emblématiques. Ceux-ci, documentés dans la lettre de HRW adressée au ministre de l’Intérieur de l’époque, impliquant des résidents du Maroc ainsi que des émigrés vivant à l’étranger, avaient finalement trouvé une issue victorieuse.

Cependant, pour voir leurs cas aboutir, les parents ont dû faire appel à la mobilisation de l’opinion publique nationale et internationale et faire preuve de patience face à des délais bureaucratiques considérables et de longues procédures d’appel. Certains ont également subi des questions hostiles ou humiliantes de la part de fonctionnaires marocains. Enfin, ils ont dû supporter l’insécurité d’avoir un enfant sans identité légale durant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Les parents d’un enfant qui n’est pas enregistré par l’état civil peuvent se retrouver confrontés à des obstacles lors d’une demande de passeport, dans les procédures de remboursement par les assurances médicales d’Etat, ou pour l’accès à d’autres services —y compris la scolarisation.

La plupart des parents qui persistent à demander au gouvernement d’enregistrer les noms amazighs sont généralement politiquement actifs, membres d’associations ou de mouvements de droits civiques et politiques. Ils affirment que pour chaque couple revendicateur de leurs droits, d’autres, plus nombreux, évitent de donner des prénoms amazighs à leurs enfants par crainte d’un refus avilissant et revanchard des autorités locales.

Une cour de première instance de la province de Taza avait donné en juillet 2009 son accord pour un prénom amazigh dans un sixième cas répertorié par Human Rights Watch. Abdallah Bouchnaoui et Jamila Aarrach ont été autorisés à prénommer leur fille âgée de cinq mois Tiziri, qui signifie lune en langue amazighe. Ce couple de Zerarda, un village du Moyen Atlas, a dû supporter des mois d’incertitude avant cette victoire, qu’ils semblent avoir remportée uniquement parce que le prénom lune est autorisé en langue arabe (qamar)…

Un chemin de croix bien tortueux

HRW avait aussi évoqué le cas de Rachid Mabrouky, qui avait tenté d’enregistrer sa fille à Marrakech sous le nom de Gaïa, un prénom de princesse berbère dont l’étymologie renvoie à la divinité Terre en latin. Lorsqu’il a expliqué que le prénom Gaïa était amazigh et donc forcément marocain, l’employé du service a persisté dans son refus, s’exclamant: «Vous, les Amazighs, vous êtes tous des fanatiques!»

La jurisprudence internationale affirme la liberté à choisir son prénom. En 1994, dans l’affaire Coeriel et Aurik c. Pays-Bas, le comité pour les droits de l’homme des Nations unies a statué que «l’article 17 [du Pacte international sur les droits civils et politiques] prévoit notamment que nul ne sera l’objet d’immixtion arbitraire ou illégale dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance. Le Comité considère que la notion de vie privée renvoie au domaine de la vie de l’individu où il peut exprimer librement son identité […] [Ceci] comprend la protection contre les immixtions arbitraires ou illégales dans l’exercice du droit de choisir son nom et d’en changer».

En 2007, les Nations unies avaient fait savoir qu’elles jugeaient toute mesure contraire à cette jurisprudence discriminatoire à l’égard des populations berbères, très nombreuses au Maroc. Face à la mobilisation des associations amazighes, le ministère de l’Intérieur marocain a diffusé en avril 2010 une circulaire reconnaissant que certains noms berbères remplissaient l’exigence légale de «caractère marocain». Cette circulaire, qui invite les officiers de l’Etat civil «à faire preuve de souplesse» et «à procéder à des recherches avant de refuser un nom», commencerait à porter ses fruits.

Dans ce sens, la nouvelle Constitution du Maroc prétend que les lois du royaume seront dorénavant en adéquation avec les textes et principes universellement reconnus en matière de droits de l’homme. Dans bien des domaines d’application, cela augure d’un chemin de croix bien tortueux. Serait-ce aussi le cas de ceux qui aspirent à prénommer leurs enfants à leur guise?

Ali Amar

Le rose repousse les femmes | Slate


Alerte cliché: les femmes ne sont pas accros au rose, loin de là. Une étude vient d’établir que cette couleur «de filles» les repousse… justement parce qu’elle est trop connotée, peut-on lire sur Le Matin.

Le professeur de marketing Stefano Puntoni a publié un article sur la Harvard Business Review, où il explique que la couleur rose n’aide pas à combattre le cancer du sein ou des ovaires: les femmes ne se sentent pas plus concernées quand elles voient cette couleur. Pire, elles ont tendance à être moins en empathie avec la cause concernée en voyant des «signaux féminins» censés les interpeller.

Les chercheurs étaient partis de la prémisse inverse: ils pensaient que si une femme était amenée à écrire au sujet des femmes, ou qu’elle voyait la couleur rose, elle serait plus touchée par les maladies qui touchent leur genre.

Au contraire: seulement 42% des femmes qui écrivent spécifiquement sur la condition féminine se disent prêtes à donner de l’argent à la recherche sur le cancer des ovaires, contre 77% des femmes qui viennent d’écrire sur un sujet «neutre». Sur un site Internet au design spécifiquement féminin, 33% des femmes se souviennent de banières contre le cancer du sein postées par les scientifiques. Sur un site neutre, 65% les gardent à l’esprit.

Explication: le rose et tout ce qui est trop connoté «femme» dans une publicité contre une maladie exclusivement féminine enclencherait un mécanisme de défense chez celles qui y sont exposées.

«En mettant beaucoup de rose, en demandant aux femmes de penser au genre, on est à l’origine de ce sentiment de déni. On lance l’idée qu’il s’agit d’un truc de filles. C’est rose, c’est pour vous. Vous pourriez mourir. Ces signes ne sont pas menaçants en eux-mêmes […] Mais ils connectent les femmes à la menace.»

Stefano Puntoni remarque que ce mécanisme de rejet n’appraît que dans une situation menaçante. Lui et ses collègues ont testé la mémorisation de publicités de mascara par les femmes sur un site «féminisé» et un site neutre: les résultats étaient sensiblement les mêmes. Et le déni ne se retrouve pas non plus chez les hommes: face à des annonces relatives au cancer de la prostate, ceux-ci ne sont pas dans le déni. Ce type de maladie touche des hommes âgés en général et paraît par conséquent moins menaçant, souligne Stefano Puntoni.

Il faudrait donc éviter d’abuser du rose dans les publicités contre le cancer du sein. La couleur est trop connotée pour l’instant, mais cela pourrait bien changer selon le professeur de marketing: il fait remarquer qu’avant le vingtième siècle, le rose était une couleur… d’homme.

Photo: Pink Barbie/MeL via FlickR CC Licence By

Majorité sexuelle – Doctissimo


La majorité sexuelle est établie à 15 ans, en France. Entre protection de la sexualité des adolescentes et responsabilisation, la loi vise à donner un cadre. Le point avec le sexotherapeute Alain Héril, spécialiste des adolescents.

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Majorité sexuelleQuinze ans ! C’est l’âge légal fixé par la loi en France, auquel un garçon ou une fille peut avoir des relations sexuelles avec la personne de son choix, sans forcément en rendre compte à ses parents. Ce cadre juridique vise à la fois la protection de la sexualité des adolescents et une responsabilisation vis-à-vis de leur vie sexuelle. Toutefois, la majorité sexuelle exclut tout de même certaines catégories de personnes. Un mineur de plus de 15 ans ne doit pas entretenir de relations sexuelles avec un parent, un beau parent, une personne ayant autorité sur lui, à savoir, un professeur, un moniteur (colonie de vacances, ou internat) ou un médecin. Les parents peuvent s’y opposer sur un plan civil, et poursuivre l’adulte pour « détournement de mineur ».

Majorité sexuelle : un pas vers l’autonomie

Avant 15 ans, un adolescent est tenu, d’un point de vue théorique bien sûr, de rendre compte à ses parents de son entrée dans la sexualité avec une autre personne que lui. La majorité sexuelle lui donne légalement le droit à l’autonomie, la responsabilité de sa vie sexuelle, en quelque sorte. Un droit qui comprend également la question de la contraception, la grossesse, voire de l’IVG.

La première fois en chiffres

« La première fois a lieu plus tôt qu’il y a 50 ans » explique le sexologue Damien Mascret. A 17,2 ans pour les garçons et 17,6 pour les filles. Les motivations diffèrent : 72 % des femmes contre seulement 64 % des hommes sont amoureux de leur premier partenaire.

Source : Contexte de la sexualité en France 2006. Inserm/Ined/Anrs, in Enquête sur la sexualité en France. Ed de la Découverte.

« La majorité sexuelle lui donne une liberté quant à ses désirs, ses ébats et ses conséquences également, du point de vue de la psy » commente Alain Héril. Celui-ci pointe également la différence d’âge entre la majorité sexuelle et celle sociale à 18 ans. « La loi fait une différence entre le rapport au corps, le rapport sexuel, et le rapport social. D’un côté l’intime, de l’autre le social, avec le permis de conduire, de voter ».

Une majorité sexuelle qui arrive trop tôt ?

« On sexualise les ados trop tôt. C’est plutôt à partir de 18 ans, que les repères en matière de sexualité sont plus clairs » affirme Alain Héril. Il est d’ailleurs intéressant de noter que l’âge de la majorité sexuelle varie selon les pays.

L’âge de la majorité sexuelle selon les pays

En Turquie, il est fixé à 18 ans, et à 16 ans en Ukraine, comme en Suisse, et en Angleterre, en Ecosse, et en Irlande. La Slovénie comme la Suède la fixent à 15 ans.

Le sexotherapeute insiste : « Il faut faire une différence entre l’éveil à la sexualité vers 12, 13 ans, la masturbation, la quête de plaisir, et la capacité à assumer sa vie sexuelle, qui ne tient pas compte que du corps et de la capacité physiologique des rapports ». A 15 ans, ils sont encore dans une immaturité relationnelle, et le rapport à la sexualité est très confus. Il y a un réel décalage entre les images vues sur Internet, la pression sociale et ce qu’ils ressentent. Les témoignages sur Fun Radio, et les propos recueillis dans le secret du cabinet convergent : beaucoup s’obligent à avoir des rapports sexuels trop tôt.

Un besoin d’aimer plus que de sexe !

Il faut faire attention, à ne pas considérer les ados dans un besoin de vécu sexuel à tout prix. Alain Héril est formel : « Leur premier besoin est avant tout amoureux, le sexe vient après ! ». Bien sûr, ils, comme elles, jouent les fiers-à-bras, en employant des mots un peu trash. Dans un monde très sexualisé, ils se sexualisent pour ne pas paraître idiot. Toutefois, sur le divan, ils tiennent un tout autre discours : ils veulent aimer, même s’ils crient haut et fort qu’ils veulent baiser ! Il y a une réelle dimension romantique de l’adolescence à l’heure actuelle.

A une époque où le commerce sexuel des mineurs représente une réelle menace, le besoin de légiférer s’impose. Toutefois, il serait souhaitable de ne pas oublier que la sexualité s’exerce le plus souvent dans un contexte amoureux… qui, on le sait, se passe des lois !

Catherine Maillard, le 9 juin 2011

LA VIEILLE DAME ET SA MAISON…


images drôles On se tient bien

Une vieille demoiselle se présente chez un notaire pour enregistrer l’acte d’achat de sa maison récemment acquise.

Le notaire l’invite à s’installer, appelle son clerc, et lui demande textuellement :

– Veuillez, s’il vous plaît, ouvrir la chemise de Mademoiselle, examiner son affaire, et si les règles ne s’y opposent pas, faites une décharge afin qu’elle entre en jouissance immédiate !

On n’a toujours pas rattrapé la vieille demoiselle…

(merci à DENISE pour cette farce)