Pensée du dimanche 17 juillet 2011.


« Le Seigneur ne veut qu’une chose pour ses créatures : qu’elles
bénéficient le plus possible des richesses qu’Il leur a données.
Et elles ne bénéficieront vraiment de ces richesses que si elles
apprennent à les Lui consacrer. Tout ce qui est consacré à Dieu
est protégé par des esprits lumineux du monde invisible. Une
faculté, un talent que vous consacrez à Dieu s’accroît,
s’amplifie ; tandis que s’il ne Lui est pas consacré, vous le
perdez. Même si, concrètement, vous le possédez encore, c’est
comme si vous étiez déjà en train de le perdre, car
intérieurement vous n’en bénéficiez pas autant que vous le
pourriez.
Comprenez bien cela : on peut posséder de grandes richesses
mais, en même temps, en être privé, parce qu’on ne les a pas
consacrées pour vraiment assurer leur protection. Chaque jour,
vous pensez à protéger, dans votre maison ou ailleurs, des
quantités d’objets sans importance ; alors pourquoi oubliez-vous
de protéger vos facultés et vos talents ? Consacrez-les au
Seigneur et ils seront à l’abri. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Qui veut épouser une prostituée zambienne? | Slate Afrique


Pour permettre à des anciennes prostituées de «recommencer à zéro», la chaîne zambienne Muvi TV a lancé une émission de téléréalité, Ready for marriage (Prête pour le mariage), digne du film culte des années 90 Pretty Woman:

«Nous voulons créer un changement dans la vie de ces femmes, explique Coreena Paulina, porte-parole de la chaîne, à BBC News Africa. Ce sont des êtres humains après tout.»

Originaires des quatre coins de la Zambie, 18 ex-prostituées devront prouver pendant les 3 mois que dure ce reality show leur détermination à se marier. Il appartient ensuite au public de désigner par un vote laquelle sera la plus méritante pour se faire passer la bague au doigt.

Les candidates sont donc en lice pour remporter un prix d’environ 6.360 euros, ainsi que le financement de leur mariage. Celles qui seront éliminées par le public pourront néanmoins se consoler avec un chèque de 700 à 1.000 euros.

L’émission a principalement pour but de donner une seconde chance à ces travailleuses du sexe. Un moyen original de se réinsérer socialement et de se construire une nouvelle image loin des maisons closes de Lusaka, la capitale zambienne.

«L’aventure dans laquelle nous nous lançons est une première étape pour reconstruire, réhabiliter et éduquer les foules … donnez le meilleur de vous-mêmes chaque jour car vous êtes des soldats, des leaders du changement. Menez vos vies avec le désir infini de changer pour le meilleur.», explique Alfred Tambo, directeur des ressources humaines à Muvi TV, au journal zambien The Post Online.

La prostitution est, pour de nombreuses femmes, un moyen de survivre. A l’image de Precious Kawainga, 28 ans et candidate de Ready for marriage:

«J’avais besoin de subvenir à mes besoins et à ceux de mes deux enfants […] Je me suis tournée vers la prostitution après avoir été rejetée par le père de mes enfants».

Mais les avis sont partagés quant à l’aspect moral de l’émission et le fait de vouloir réhabiliter d’anciennes filles de joie:

«Prostituée un jour, prostituée toujours», estime Humphrey Banda, un téléspectateur, tandis que pour Prisca Chisenga, «ce n’est pas juste de les juger sur leur passé.»

Le révérend Jeff Musonda lui, a apporté son soutien à l’émission, mais à certaines conditions:

«Si ces personnes ont changé et arrêté leurs activités, il n’y a pas de problème. Mais s’il ne s’agit que de faire la cour aux spectateurs, j’émets certaines réserves.»

Lu sur BBC News Africa, The Post Online, Lusaka Marriage Insaka

Les jeunes sénégalais ne veulent plus de « Papi Wade » – Nangadef Sénégal


Ndeye Khady Lo

Les réactions fusent de partout après le discours tant attendu du président Wade. Du marché Sandaga à Guédiawaye, dans la banlieue dakaroise, en passant par l’Université de Dakar, l’indignation est le sentiment le mieux partagé.

« Que voulez vous que je pense du bavardage d’un homme qui affirme sans honte que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Abdoulaye Wade se moque de nous. Je pense sincèrement qu’il a des troubles mentaux ». Comme Ndèye Anta, beaucoup de jeunes sénégalais pensent que leur président n’a aucun respect pour eux.

« Ce qui me fait le plus mal, c’est son double langage. En français, il fait preuve de retenue et essaie de se montrer rassembleur pour plaire aux occidentaux. En Wolof, il se déchaîne et nous abreuve de propos irrespectueux. Comment un octogénaire peut-il être aussi vicieux », déplore Youssoupha, un jeune travaillant dans une mutuelle à Guédiawaye dans la banlieue.

Fadel Barro, le coordonateur du mouvement « Y en a marre », se dit meurtri. « On a honte et vraiment mal d’entendre le président manœuvrer et dire des mensonges. Il n’a absolument rien compris (…) Un président qui vous dit : « Je me dédis » et « la promesse n’engage que ceux qui y croient », que vaut vraiment sa parole », se demande-t-il.

Mouhamed Ndiaye, un jeune journaliste, pense qu’Abdoulaye Wade est dans une tour d’ivoire. « J’ai vu un Wade qui s’adressait à son clan et non aux Sénégalais. Il est vraiment entre des chefs de guerre comme lui et ils essayent de trouver des stratégies qui seront nulles et non avenues parce que de plus en plus, il est isolé ».

Au marché de Sandaga, les marchands ambulants sont partagés. D’un côté, il y a ceux qui soutiennent que Wade a tenu un langage de vérité aux opposants qui veulent détruire le pays qu’il a « si durement remis sur les rails ». De l’autre, ceux qui ont participé aux manifestations des 23 et 27 juin et qui « en ont marre de ce vieux rusé » que rien n’arrête. Ce deuxième groupe est le plus déterminé. Pape Diop, Moussa Bakhoum et Alé Mbaye sont les plus radicaux du groupe. « Nous allons réactiver les réseaux qui ont secoué le pays le 23. Wade se fout de nous. Comment peut-il vouloir encore diriger ce pays à 87 ans. S’il veut être candidat, il nous aura en face de lui », menacent-ils.

A l’université, l’indignation est à son comble. Les étudiants, sympathisants de Y en a marre, ne décolèrent pas. Ils jugent le discours du président Wade « pathétique » et « indigne d’un président soucieux du devenir de sa jeunesse ». « Comment peut-il nous dire que sa parole n’a aucune valeur et en même temps nous promettre cent mille emplois. C’est du « foutage de gueule ». Il faut que cela cesse », déclare Khadim, un étudiant en médecine.

Abdou Lo, manager d’une entreprise de communication, trouve que Wade est dans la même posture que Gbagbo, il y a quelques mois. « Ce qui me surprend, c’est la confusion des genres entre l’Etat et le parti. Comme Gbagbo, il dit je gagne ou je gagne. Cela m’a fait froid dans le dos. Il est dans un déni du 23 juin. Lui et son parti sont dans une logique suicidaire », dit-il.

Fatou Sy, une journaliste, n’en pense pas moins : « Est-ce qu’il y a lieu de s’intéresser au discours de Wade si l’on sait qu’il s’adressait à ses militants et non aux citoyens sénégalais ? Et, une fois de plus, il a montré qu’il n’a que du mépris envers les populations sinon il aurait dû tirer une leçon des évènements des 23 et 27 juin. Mais au lieu de cela, il tient un discours guerrier en promettant la guillotine aux manifestants arrêtés. Mieux encore, il a affiché un manque de considération avec ses promesses auxquelles il est le seul à croire. C’est un manque de sérieux à quelques mois de la fin de son mandat »

Les membres du Mouvement « Y en a envie », créé sur les flancs du Parti démocratique sénégalais (Pds au pouvoir) pour contrecarrer l’initiative de « Y en a marre », essaient d’équilibrer les rapports de force. Mais, moins nombreux, moins crédibles et moins déterminés que ceux d’en face, leur mission semble quasi impossible face à la colère généralisée qui couve au Sénégal.

Les vacances remettent Carla Bruni sur le devant de la scène people – Peopolitiquement vôtre


Par Constance Jamet le 13 juillet 2011 21h55

parismatch1307.jpgDepuis son apparition au G8 de Deauville, où elle dévoilait fin mai son ventre arrondi, les sorties officielles de Carla Bruni ont été rares. Tout a changé avec l’arrivée du couple présidentiel à Brégançon. Les photographes ont capturé plusieurs des sorties sur la plage de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, la semaine dernière.

Ces clichés ont fait ce mercredi la Une de Paris Match, qui a insisté sur la tendresse apparente entre les deux époux. Le magazine américain People a également repris la photo de Carla Bruni en bikini, voyant dans l’image une confirmation de la grossesse de la première dame. Ni l’ex mannequin ni Nicolas Sarkozy n’ont encore évoqué officiellement l’heureux événement, attendu début novembre. Le tabloïd allemand Bild et son confrère britannique le Daily Mail ont détaillé quotidiennement ces allées et venues sur la plage. Le Daily Mail a glissé un petit commentaire désobligeant, comme à son habitude, soulignant que le président dévoilait lui aussi un peu de ventre.

afp891071-01-02.jpgCrédit photo : AFP. Cliché pris le 9 juillet dernier.

Le séjour de Carla Bruni à Brégançon devant durer un mois, l’album des vacances présidentielles ne manquera sans doute pas de s’étoffer. Une chronique silencieuse qui ne devrait pas forcément déplaire. «Elle ne dit rien, il ne dit rien. Les choses se passent naturellement. On ne veut pas être accusés d’instrumentaliser la nouvelle», expliquait-t-on, en mai à l’Elysée.

Un serpent à deux têtes en Ukraine


Site_Serpent_deux_tetes.jpg


Le reptile albinos, âgé de trois ans et long d’une soixantaine de centimètres, est exposé au zoo de Skazka, à Yalta, située sur la Mer Noire, jusqu’à la mi-septembre.

«C’est un cas rarissime », la plupart des serpents nés avec une anomalie pareille ne sont pas viables, a souligné le directeur du zoo, Oleg Zoubkov. « Il s’agit d’un exemplaire unique vivant en Europe ».
L’une des têtes et principale (dominante), l’autre secondaire (passive), mais elles agissent indépendamment. « Parfois, une tête veut bouger dans un sens et l’autre dans le sens opposé. » « Kingsnake a deux têtes qui pensent, réagissent et mangent séparément. »

Elles se volent leurs souris
Le responsable du zoo, Oleh Zoubkov, a déclaré que les deux têtes sont parfois en concurrence l’une avec l’autre en ce qui concerne la nourriture. “Lorsqu’une des deux têtes mange, nous devons en éloigner l’autre ! » Ce qui explique que les travailleurs du zoo ont dû mettre une barrière entre les deux têtes lorsque le serpent se nourrit.
Il est très rare que des serpents de ce type restent en vie. De mémoire de directeur de zoo ça n’est arrivé qu’une seule fois en 50 ans.

VIOL CONJUGAL » Ma Planète


[youtube http://www.youtube.com/watch?v=KMElvoqIa3c]

 
 
 

C’est la première fois que l’on voit ça : une campagne dénonçant le viol conjugal va être diffusé à la télévision et sur Internet. Derrière ce projet, on trouve le Collectif féministe contre le viol, qui souhaite ainsi dénoncer l’un des plus grands tabous des relations hommes-femmes.

Car aujourd’hui, en France, 75 000 femmes sont violées chaque année (il s’agit du nombre de plaintes déposées, les experts estimant qu’elles seraient en réalité 120 000). Une victime sur trois serait violée par son compagnon.

Alors si cela peut paraître élémentaire, il est quand même bon de rappeler que le mariage, le Pacs, le concubinage… ne donne aucun droit sur son conjoint. Et certainement pas le « devoir conjugal ». Depuis 1992, le viol conjugal est reconnu comme un crime par la loi, et le viol au sein d’un couple est considéré comme une circonstance aggravante.

Ce spot vise donc à rappeler ces points, mais surtout à inviter les victimes à sortir de leur silence. Pour lutter, il faut parler.

> Numéro vert 3919

> Le site du Collectif féministe contre le viol

 

Mots-clés: FLORALIA Article D’au Fém.com

Halte aux caricatures : les profs heureux, ça existe aussi | Rue89


Le tableau sombre de l’Education nationale qu’on dressait il y a peu a fait réagir les riverains : l’EN n’est « ni un paradis, ni un enfer ».

Extrait du film "Le maître d'école" de Claude Berri, avec Coluche (1981).

Publié pour la première fois en avril, l’article « Profs ou instits, déprimés et mal formés, ils ont démissionné » racontait pourquoi Kevin, Céline et Anne-Sophie ont quitté l’Education nationale.

En cause : une incompatibilité d’humeurs et des vices cachés.

Posté une deuxième fois (sorti de nos archives ce mercredi), il a eu l’occasion d’énerver doublement certains profs. Par sa noirceur. Rossodisera est agacé :

« Il est clair que tout n’est pas rose mais j’en ai un peu ras le bol de lire et d’entendre toujours les mêmes rengaines. »

Halte aux caricatures

Lambertine pense que si les trois profs de l’article étaient si malheureux – au point de démissionner – c’est avant tout parce qu’ils n’étaient pas faits pour le job (l’incompatibilité d’humeur a été décisive) :

« Enseigner, tout le monde (moi la première) n’est pas fait pour ça. Mieux vaut s’en rendre compte avant d’avoir fait une dépression nerveuse et détruit des classes entières d’élèves. »

Romain p renchérit :

« Je pense qu’il y a plein de métiers où il ne faut pas être trop romantique, trop rebelle, trop sensible […]. Ça fait 15 ans que je suis prof, je pense pouvoir dire que ce n’est pas un métier facile, mais enfin, ça pourrait être pire, on pourrait pointer en usine.

C’est un très beau métier, et vous savez quoi ? Il y a des gens qui ne sont pas faits pour ce métier, pour telle ou telle raison, comme les trois exemples pris ci-dessus [dans l’article, ndlr], et il est d’ailleurs bon qu’ils aient démissionné […].

Les caricatures m’ennuient. »

Les profs heureux, ça existe. Le bonheur pousse aussi dans les salles de classe.

« Untel a eu 4 enfants, untel est décédé »

Des profs solides qui encaissent les réformes sans trop s’énerver, il y en a (même si on s’attendait à Rue89 à plus de témoignages optimistes).

Bertrand Simon décrit :

« Malgré toutes les contraintes, toutes les difficultés, j’ai toujours plaisir à repérer dans les yeux de quelques-uns que j’espère toujours être plus, le plaisir d’avoir appris.

Enseigner ce n’est pas seulement faire ingurgiter du BO, c’est aussi transmettre des valeurs. »

De son côté, –Candide– se souvient d’un prof aux yeux lumineux :

« De passage 20 ans après mon bac dans ma région natale, j’ai rencontré par hasard un de ces profs extraordinaires avec qui j’avais “accroché”.

Je l’écoutais me parler des élèves de ma promo dont il avait eu des nouvelles et dont j’avais parfois moi-même oublié le nom : untel est devenu médecin, il est parti en Afrique, untel a eu 4 enfants […], untel est décédé d’un accident, etc… Pendant qu’il me racontait toutes ces tranches de vie, j’observais la passion qui l’animait toujours. »

Le bonheur de se faire appeler « Maîcresse »

Les profs trouvent dans l’enseignement des sources de satisfaction personnelles.

Le pragmatique Kokkino :

« Au début, j’avais un peu honte de faire un boulot aussi ringard ( c’était dans les années 80), mais peu à peu, ce boulot je l’ai aimé, j’y ai pris plaisir, surtout grâce aux élèves […].

C’est un métier qui comporte des avantages non négligeables : une totale sécurité de l’emploi, des horaires compatibles avec la vie de famille, une certaine liberté dans l’organisation de son travail ( liberté qui a, certes, tendance à se restreindre…). »

Le petit plus sentimental de iakob :

« Oui : faire ses classes est éprouvant. Après un certain nombre d’années dans l’enseignement, je me souviens du premier jour aussi.

A l’époque, j’avais passé le concours du Deug pour être instit. Sans formation, je me suis trouvée parachutée dans une maternelle dans une zone défavorisée de Dieppe. Les petits, moi, je ne connaissais pas.

Un accueil dans mon école de rattachement peu amène : la pause café édifiante. Que faisais-je dans cette galère ? Le milieu, féminin exclusivement ; après deux jours d’observation, une instit absente, je deviens “maîcresse”. Et là, une pagaille immense : le travail par groupes d’activité, le bruit des 30 élèves et plus, et puis, les pauses pipi qu’on induit par une marche éprouvante, en chantant “Le petit train s’en va dans la montagne…”, un rang parfait, une marche à reculons, pour rester en contact visuel avec les enfants, et la récréation, 20 minutes, une demi-heure, je ne sais plus…

Toujours est-il que pour moi cette première récréation a duré bien plus ; je suis allée voir mes collègues, et j’ai dit que je devais ranger la classe ; j’ai ouvert les fenêtres, allumé une cigarette, et oui, et j’ai fait le ménage ; ma première journée.

Je me souviens de la visite de l’inspectrice, pas pour moi, pour une collègue chevronnée, et l’angoisse de toutes, comme des enfants craignant de se faire taper sur les doigts. Je me souviens de la seule chanson que mon enfance m’avait laissée, “Frère Jacques”, que je distillais avec abnégation, heureusement, j’étais remplaçante, je n’avais pas toujours le même public.

Je me souviens de la visite de la conseillère pédagogique, se prenant pour l’inspectrice, qui elle-même se prenait pour le gardien des institutions. Je me souviens d’une directrice me racontant que de son bureau, l’école était intégrée dans un magma d’immeubles, elle avait vu un père secouer son enfant par la fenêtre, au 8ème étage, pour lui faire apprendre la vie.

Je me souviens d’un élève, en première section de maternelle, âgé de deux ans, lors d’une séance de “graphisme”, qui dura 3 secondes. Je me souviens de ma solitude. Et puis cela me rappelle l’étrange impression de me voir “faire la classe”, et de me moquer de celle qui n’était vraiment pas à sa place.

Le soir, après quelques kilomètres de route, épuisée, je ne songeais qu’au lendemain, que pourrais-je encore inventer, pour développer leur curiosité, leur approche de l’art, leur habileté manuelle, leur expression physique, leur goût pour les comptines, leurs apprentissages : en fait, ce que je préférais, c’est leur raconter des histoires, moi sur la p’tite chaise, eux assis par terre, les yeux levés sur les images.

Bon heureusement, après j’ai passé le Capes de lettres. Et j’aime mon métier, vraiment. »

Est-ce que Astérix a existé ?

Aussi sentimental que iakob : Coluche, dans le Maître d’école de Claude Berri en 1981. Ici, assailli de questions (quelle patience) :

  • « Monsieur, comment on s’aperçoit qu’on est intelligent ? »
  • « Est-ce que Astérix a existé ? »
  • « C’est quoi un complexe ? »


http://www.dailymotion.com/swf/xegh8m

Photo : extrait du film « Le maître d’école » de Claude Berri, avec Coluche (1981).

Le Bénin invente le foot à deux têtes | Slate Afrique


Le foot béninois est en crise. Matchs de qualification à la Coupe d’Afrique des Nations catastrophiques, mauvaise gestion, guerre des tranchées entre dirigeants, suspension des championnats… Même le gouvernement peine à trouver une issue.

Abdelkader Keita (Côte d’Ivoire) tombe sur Abou Maiga (Bénin) lors d’un match de CAN, le 25 janvier 2008. REUTERS/Luc Gnago

La démission le 20 décembre 2010 de 12 des 15 membres du comité exécutif de la Fédération béninoise de football (FBF) a plongé son football dans une crise profonde. A telle enseigne que le gouvernement béninois a toutes les peines du monde à trouver une issue.

En dépit du fait que l’ancien président, Anjorin Moucharafou, est accusé de mauvaise gestion des ressources humaines et financières, il continue cependant à bénéficier du soutien de la Confédération africaine de football (CAF), voire de la Fédération internationale de football association (Fifa).

Fort de ce soutien, il a ainsi coopté des membres pour former son nouveau comité exécutif, en réponse aux démissionnaires qui ont formé le leur le 4 février dernier à l’issue d’une assemblée générale. Laquelle s’est déroulée avec la majorité des acteurs du football béninois, conformément aux textes réglementaires de la FBF, reconnus par la CAF et la Fifa. Elle a porté Victorien Attolou à la tête de son comité exécutif.

Guerre des tranchées

Depuis, le Bénin est doté de deux fédérations et les championnats professionnels sont suspendus. Seules les sélections nationales continuent leur petit bonhomme de chemin dans les différentes compétitions, avec toutes les difficultés quant à leur encadrement. Face à cette situation, le nouveau ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, Didier Aplogan Djibodé, n’a apparemment pas plus de chances de concilier les deux fédérations rivales que ses deux prédécesseurs.

La débâcle, le 5 juin 2011, des Ecureuils du Bénin face aux Eléphants de Côte d’Ivoire par 2 buts à 6 dans le cadre des matchs de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012 est en partie inhérente à la crise que connaît la FBF.

Du reste, à la suite de cette mauvaise prestation, le ministre des Sports a laissé entendre que l’Etat n’allait pas continuer à engloutir d’énormes ressources financières dans le football au détriment des autres sports, pour de si mauvais résultats. Quand on sait que la pétanque et bien d’autres disciplines se portent mieux que le football, il y a de quoi sonner l’avertissement.

En effet, la cinglante défaite de la sélection nationale qui remet en cause sa participation à la prochaine phase finale de la CAN —avec laquelle elle avait noué sans discontinuer ces dernières années—, soulève un mécontentement populaire. Aussi, les passionnés du ballon rond veulent-ils que le bicéphalisme qui règne au niveau de la fédération connaisse un dénouement rapide afin que les différents championnats reprennent de plus belle.

Spectacle médiatique

Mais pour ce faire, il faut que chaque partie du conflit accepte de s’asseoir autour d’une table. L’appel de la Fifa dans ce sens ne semble pas avoir reçu un écho favorable. Et Didier Aplogan Djibodé de se démener comme un beau diable pour d’ultimes tentatives, et de fustiger la trop grande implication des médias dans la crise, à travers des querelles de clochers qui ne contribuent pas à l’apaisement et aux négociations. Il n’est d’ailleurs pas le seul à montrer du doigt les médias qui jettent de l’huile sur le feu:

«L’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) constate avec amertume le mauvais rôle que jouent certains organes de presse. Ainsi, certains journalistes sont devenus des acteurs de premier plan dans cette crise et ont délibérément fait le choix de quitter le terrain de l’information pour celui de la défense de l’un ou l’autre camp.

Du coup, il n’y a plus de jour où on n’enregistre dans les colonnes des journaux, sur les antennes des radios ou écrans de télévision des propos injurieux, diffamatoires ou à la limite orduriers. Un spectacle non seulement déshonorant, mais aussi et surtout honteux pour notre presse».

Ainsi s’est aussi exprimée cette institution d’autorégulation des médias à travers une déclaration publique.

Le Bénin interdit de championnats

Alors qu’aucun règlement n’a encore été trouvé au conflit entre les deux bureaux de la FBF, chacun annonce de son côté la reprise des championnats nationaux. Si cela se confirmait, le Bénin risque d’offrir un triste spectacle au monde du football en attendant que le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi de cette affaire, sonne la fin de la récréation. Pour éviter un tel désordre, le ministre des Sports a décidé d’anticiper en interdisant tous les championnats jusqu’à nouvel ordre.

Dans le cadre de la résolution du différend au niveau du TAS, «la procédure ordinaire dure entre 6 et 12 mois mais la procédure d’appel est plus rapide, car la sentence doit être rendue dans les quatre mois à compter de la déclaration d’appel. En cas d’urgence sur requête, le TAS peut, dans un bref délai, ordonner des mesures provisoires ou suspendre l’exécution d’une décision dont il est fait appel».

A en croire certaines indiscrétions dignes de foi, la décision du TAS devrait intervenir dans le courant du mois de juillet 2011. Quel que soit le bureau reconnu officiellement, elle s’imposera à tous et mettra de facto un terme à cette longue crise, qui a déjà fait beaucoup de tort au football béninois.

Marcus Boni Teiga

Sida: quel est l’impact réel du nombre de partenaires sexuels? | Slate Afrique


Une étude menée en Afrique du Sud démontre que c’est le nombre total des partenaires au cours d’une vie qui joue un rôle déterminant dans la transmission de l’infection.

Des femmes atteintes du sida, dans un hôpital près de Cotonou, au Bénin, le 28 novembre 2007. REUTERS/Jacky Naegelen

S’intéresser à la prévention du sida c’est, immanquablement se pencher sur les comportements sexuels. A commencer par ceux connus pour être «à haut risque» de transmission du VIH. Une étude publiée vendredi 15 juillet 2011 dans les prestigieuses colonnes de l’hebdomadaire médical britannique The Lancet met à mal certains lieux communs concernant la sexualité et les risques infectieux inhérents à la «simultanéité» des partenaires.

Loin de prôner la chasteté avant le mariage et la fidélité réciproque ensuite, elle vient néanmoins rappeler l’importance qui, en terme de prévention, doit être accordée à la réduction globale du nombre de partenaires au cours de la vie sexuelle.

Sous la direction du docteur Frank Tanser de l’université de KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, l’étude a été menée à partir des précieuses données chiffrées, démographiques et comportementales concernant de la province sud-africaine du KwaZulu-Natal et sa population rurale de 87.000 personnes.

Les chercheurs ont focalisé leurs recherches statistiques sur un groupe représentatif constitué de 2.153 hommes hétérosexuels âgés de 15 à 55 ans et sexuellement actifs, ainsi que sur les partenaires qu’ils ont pu avoir de manière simultanée («concurrent sexual partnerships») ou non.

Parallèlement, ils ont croisé les résultats obtenus avec ceux issus des données résultant des dossiers de 7.284 femmes séronégatives âgées de 15 ans et plus. Ils estiment avoir ainsi, du moins dans cette province sud-africaine, pu évaluer l’impact des différents comportements hétérosexuels sur le risque de contamination des femmes par le VIH.

Comprendre la diffusion de l’épidémie

Objectif: vérifier le bien-fondé de l’idée très répandue selon laquelle pour un homme, avoir plusieurs partenaires sexuels au cours de la même période est un facteur favorisant la diffusion de l’épidémie de sida dans les pays d’Afrique subsaharienne. C’est là une question majeure de santé publique: deux tiers des personnes séropositives vivent dans ces pays où l’on recense près de 70% des nouvelles contaminations mondiales.

Les chercheurs précisent que dans la population étudiée, 32% des hommes sexuellement actifs ont, en moyenne, plusieurs partenaires sexuels de manière simultanée. Ce nombre est en moyenne de 6, avec des écarts allant de 3 à 13. Ils ont cherché sur une période de cinq ans à mesurer l’impact potentiel de facteurs comportementaux et socioéconomiques sur la transmission du VIH dans cette population. Ils ont notamment analysé les circonstances dans lesquelles 693 femmes séronégatives ont été contaminées.

Nombre vs concomitance

Après usage des outils statistiques, les chercheurs sont formels: c’est bel et bien le nombre absolu des partenaires femmes au cours de la vie d’un homme hétérosexuel, et non celui, relatif, de la période de «simultanéité», qui apparaît être un facteur de risque de diffusion par voie sexuelle de l’épidémie de sida. Plus précisément une augmentation, chez l’homme, du nombre de partenaires (au cours de son existence et non pas de manière simultanée) accroît le risque individuel de contamination chez les femmes vivant dans la même zone géographique.

En toute logique, les résultats de cette étude devraient conduire à des messages préventifs sans ambiguïté: lutter collectivement contre l’épidémie et se protéger individuellement de l’infection passe par une réduction globale du nombre des partenaires, et cette réduction doit concerner la totalité de la vie sexuelle, pas seulement la période où le nombre est le plus élevé.

Mais comme rien n’est simple ici, par souci de prudence les auteurs de ce travail prennent soin de souligner qu’un nombre élevé de partenaires sexuels concomitants ne peut pas être considéré comme n’ayant aucun effet accélérateur sur la dynamique de l’épidémie de sida.

«Le moment est venu d’en finir avec le débat sur la simultanéité [des partenaires] dans le maintien d’une épidémie de VIH généralisée chez les hétérosexuels, estiment pour leur part, dans un commentaire publié par The Lancet, les professeurs Nancy S. Padian (département d’Etat américain, Bill & Melinda Gates Foundation) et Shanthi Manian (université de Californie).

Ce débat couve encore, et ce principalement en raison de failles importantes dans les éléments de preuve appuyant et réfutant l’hypothèse selon laquelle les partenaires sexuels simultanés sont le moteur de l’épidémie en Afrique subsaharienne […] On postule que la simultanéité accroît les risques de transmission du virus, plutôt que son acquisition.»

Ils qualifient également les recherches de Tanser et de ses collègues comme étant «de première importance».

«Ce travail contribue clairement au débat, estiment-ils. Pourtant, les enquêteurs admettent eux-mêmes que la simultanéité aurait pu être un moteur important de l’épidémie, lorsque celle-ci était à un stade peu avancé. Il faut en finir avec ce débat.

La simultanéité est un sous-ensemble du facteur « partenaires multiples »: ils contribuent tous deux à la formation du réseau sexuel, et ils jouent donc probablement tous deux un rôle dans la propagation de l’épidémie, même si ces facteurs de risque n’ont pas les mêmes effets aux mêmes moments et dans les mêmes régions.»

Adapter la prévention

Dans un tel contexte, que penser des campagnes d’information menées en Afrique subsaharienne qui découragent la simultanéité des partenaires? Ne risque-t-elle pas de banaliser le facteur «nombre total de partenaires»? Et qu’attendre concrètement de campagnes décourageant à la fois les partenaires simultanés et les partenaires multiples au fil du temps?

«Les messages doivent être explicites quant à la nécessaire modification du comportement et doivent convenir au contexte social, concluent les auteurs du commentaire.

Des études menées au Kenya et en Tanzanie montrent qu’un grand nombre de jeunes ne comprennent pas les slogans internationaux; ceux qui font référence à la fidélité, par exemple […] Au final, l’étude de Tanser et de ses collègues souligne la nécessité de campagnes de prévention simples et sans ambiguïtés, pour décourager les partenaires multiples —qu’ils soient simultanés ou non.»

Jean-Yves Nau

Planète Québec – Blagues à part! > Voyage de noces


images drôles scarlett johansson globes 14g

Un couple se prépare à partir en voyage de noce pour une durée de 3 semaines. La mère de la mariée la prend à part et lui dit :

-N’oublie pas de m’écrire à toutes les semaines!

La première semaine passe et la mère reçoit une carte postale de sa fille où ne sont écrites que trois lettres: T.V.A.

Ni elle ni son mari ne peuvent déchiffrer le message.

La deuxième semaine passe et la mère reçoit une autre carte postale de sa fille. Toujours les trois mêmes lettres: T.V.A.

La troisième semaine passe et la mère reçoit une autre carte postale de sa fille et elle découvre encore les mêmes lettres : T.V.A.

Elle n’en dort plus la nuit tant elle cherche la fameuse signification de ces trois lettres.

Le lendemain les mariés arrivent et la mère s’empresse de prendre sa fille à part pour lui demander ce que ses cartes postales voulaient dire :

-Maman c’était pourtant bien facile.

Première semaine : Tendresse, Amour, Vigilence.

Deuxième semaine : Trou, vaginale, agrandi.

Troisième semaine : Testicules, vides, arrivons.

viaPlanète Québec – Blagues à part!.