Pensée du samedi 16 juillet 2011.


« « J’ai toujours des maux de tête, me dit quelqu’un, qu’est-ce que
je peux faire ? » Et je lui réponds : « C’est simple, changez de
tête, mettez-en une autre à la place. » Il me regarde stupéfait
et se demande si je me moque de lui. Non, je parle sérieusement :
il faut qu’il change de tête, c’est-à-dire qu’il modifie ses
idées et ses pensées, et sa tête ira mieux. Un autre vient se
plaindre qu’il ne sait plus où il en est : celui-là est en train
de perdre sa tête. Il a évidemment toujours sa tête physique sur
ses épaules, mais c’est sa tête spirituelle qu’il a égarée
quelque part, ce principe qui pense, qui raisonne, qui équilibre
tout en lui. Et à lui je conseille de partir à la recherche de
cette tête.
Celui qui a mal à la tête comme celui qui a perdu la tête, ne
doivent pas accepter cette situation sans réagir. Et pour les
deux il n’y a qu’une solution : apprendre à mieux penser. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Ni libertin ni infidèle, le polyamour fait des ravages | Rue89


Par Camille | Mauvais genre

Jules, Jim et tous les autres : les polyamoureux refusent de se limiter à une seule relation. Une liberté pas toujours bien acceptée.

David Cook et David Archuleta, finalistes d'American Idol 2008, embrassent Paula Abdul, jurée (Fred Prouser/Reuters)

J’avais le choix entre assister à un mariage libertin et participer à une rencontre de polyamoureux. Un journaliste romantique de Rue89 m’a dit : « Le polyamour c’est mieux, y’a de l’amour en plus. » C’est un peu caricatural : un libertin peut par exemple être, en plus de ses batifolages, très amoureux de son conjoint.

Mais la multiplication des repaires de polyamoureux sur la Toile a fini de me convaincre : après polyamour.be, polyamour.fr et polyamour.info sont dans les starting-blocks. Le dernier organisait ainsi une soirée conviviale pour l’élaboration de son site samedi, réunissant des polyamoureux convaincus, des polyamoureuses pratiquantes et des monogames intrigués.

 

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Anne (trois amoureux) : « Le polyamour bouscule les conventions établies »

Au fait, le polyamour, c’est quoi ? Parmi les modèles de couples, nous avions déjà évoqué sur Rue69 le couple modèle, voici maintenant le couple polyamoureux, à ne pas confondre avec le couple libertin ou le couple infidèle.

Présentes à la soirée, l’écrivain Françoise Simpère, polyamoureuse, auteure de « Aimer plusieurs hommes » a bien voulu répondre à mes questions ainsi qu’une riveraine de 25 ans, renommée Anne, 3 amoureux en ce moment, qui a témoigné de sa propre situation.

Le polyamour c’est quoi ?

Anne : Le polyamour, c’est tout d’abord… de l’amour ! Aimer, ce n’est pas limiter l’autre, c’est lui ouvrir de nouvelles perspectives, l’aider à s’épanouir à l’extérieur du « nous ». Et même, grâce au « nous », aux ressources qu’il offre. C’est inciter l’autre à la découverte.

Cependant, tout le monde n’est pas prêt à sacrifier de sa sécurité pour rendre l’autre heureux et l’être par là même… Mais cet état d’esprit n’est pas inaccessible à un partenaire patient.

Françoise Simpère : Toutes les solutions mono : « monoculture », « tout nucléaire », « tout libéral » sont des échecs, car la vie a besoin de s’enrichir dans la diversité.

Donc, les amours plurielles, c’est le fait de pouvoir aimer au pluriel de façon affective, sexuelle et intellectuelle sans exclure a priori une de ces composantes, ni qu’elles deviennent une obligation.

On n’est pas obligé de faire l’amour chaque fois qu’on se voit ou de se voir très souvent, mais si l’on a envie de se voir et/ou de faire l’amour, il n’y a pas d’obstacle à le faire. Le sexe ne constitue plus « la » barrière fatidique, et ça dédramatise grandement l’existence !

Les polyamoureux sont-ils fidèles ?

Françoise Simpère : Oui, je suis fidèle au sens étymologique du terme, du latin fides, fidei : la confiance. Nous nous faisons confiance, et nous sommes présents et attentifs l’un à l’autre. Je suis fidèle mais pas exclusive envers les hommes de ma vie, qui pour certains m’accompagnent depuis plus de 25 ans !

Anne : Pour moi, être fidèle à quelqu’un, c’est tout d’abord le respecter assez pour être complètement moi-même avec lui, c’est m’être fidèle à moi-même donc aussi et ne pas tricher sur ce que je suis.

Le polyamour, c’est du libertinage ?

Françoise Simpère : Les couples libertins qui batifolent ensemble dans des clubs sont plutôt fusionnels, puisqu’ils veulent tout voir de l’autre, y compris comment il fait l’amour ailleurs. Les couples libertins qui ont des aventures chacun de leur côté sont polyamoureux, mais, je crois, privilégient davantage la séduction et le sexuel que l’affectif.

Ils sont dans l’idée « tu peux aller voir ailleurs, mais ne tombe pas amoureux(se) ». Cela étant, cette distinction est un peu sommaire, car les polyamoureux ont mille façons de vivre et changent selon les périodes, ils peuvent même avoir des phases monogames.

On peut encore parler de couple quand on est dans du polyamour ?

Françoise Simpère : Le couple, à mon sens, repose sur un projet de vie et des valeurs partagées : on peut ressentir du désir et des sentiments pour de multiples personnes, mais il n’y en a pas cinquante avec qui on a envie de vivre au long cours.

Par ailleurs, il me serait difficile de vivre avec quelqu’un qui serait philosophiquement ou politiquement à mon opposé. Une autre chose fonde le couple : les enfants, qui créent un lien indissoluble.

Anne : J’ai plusieurs couples (mais aussi quelques belles aventures qui n’en sont pas). Chaque couple a ses particularités, crée sa bulle, tout en n’y emprisonnant pas les individus qui y évoluent, mais il y a bel et bien construction d’une relation à deux, d’une intimité qui reste unique à chaque couple.

Il y a aussi la complicité, les références culturelles partagées, l’admiration, le soutien inconditionnel… Un peu comme dans tous les couples, non ?

On cloisonne ou pas ?

Françoise Simpère : La plupart des hommes de ma vie sont en couple ou polyamoureux, et ont la même discrétion que celle que j’ai avec eux.

Au fil du temps cependant, j’ai parfois noué des liens avec leur « régulière » qui sait ce que je suis, et notamment que je ne suis pas une « voleuse d’hommes ». « Mes » hommes savent comment je vis, mais je trouverais indélicat de leur raconter ma vie intime. Je ne raconte mes amours que dans mes romans.

Mais plusieurs amoureux en même temps, vous avez la forme ?

Françoise Simpère : Ce n’est pas une activité à temps plein : il m’arrive de passer des semaines sans sortir avec un homme, j’ai des amants que je vois quatre ou cinq fois par an, pas plus, mais depuis vingt à trente ans. Mon travail, ma famille et mes potes non sexuels me prennent infiniment plus de temps que mes amours !

D’une façon générale, les polyamoureux sont moins obsédés sexuels que les monogames, parce qu’ils ne sont pas dans la frustration. Ils savent qu’ils peuvent s’ils veulent et le sexe cesse alors d’être un enjeu crucial et angoissant pour redevenir un jeu délicieux.

Et la jalousie dans l’histoire ?

Anne : Ce sentiment m’agace, mais j’ai bien dû me rendre à l’évidence, la jalousie ne disparaît pas complètement. Elle est rationalisée, mais parfois, une pointe, un pic, nous rappelle à nos angoisses…« Quoi ? Finalement tu restes dormir chez Ninon ce soir ? Ah, bon, très bien, à demain mon amour… »

Et là… Ce qui, un autre jour, aurait été anodin, devient une source d’affliction. Dans ce cas, pas de grande remise en cause du couple ! Mais l’acceptation de cette souffrance passagère comme un signe d’un état particulier de ma part. L’acceptation de ne pas voir mes désirs et mes projections concernant l’autre se réaliser automatiquement.

Comment on en arrive là ?

Françoise Simpère : Pour moi, c’était naturel, dès l’âge de 20 ans. Pour mon mari, ce l’était moins : il trouvait normal qu’un homme ait de multiples désirs, mais de la part d’une femme, et de la sienne en particulier, c’était moins évident.

Il a donc appris à être totalement égalitaire dans sa relation avec moi, et c’est ce qui nous a soudés : cet apprentissage du respect de la femme par l’homme et de l’homme par la femme sans que l’un des deux domine.

Evidemment, cela prend du temps, il y a des hauts et des bas, mais au final, cela préserve de l’ennui car c’est une voie qu’on explore ensemble, où tout reste à découvrir, y compris ses fragilités.

Anne : Depuis toute jeune, je n’ai jamais pu admettre être la propriété d’une seule personne, ni qu’une fois une relation amoureuse avec quelqu’un engagée cela signifie que je doive changer mon ouverture aux autres personnes. (Pour en savoir plus, lire son témoignage)

Que font les partenaires ?

Françoise Simpère : Mon mari fut davantage polygame que polyamoureux, et l’âge venant, il est beaucoup plus proche de moi qu’à certaines périodes de notre vie. Comme disent les Chinois : « Si tu veux que l’amour dure, épouse une femme avec qui tu aimes parler. » Les autres voulaient surtout le séduire, ou être séduites par lui.

Anne : Thomas a également une amie, Ninon, avec qui il est depuis un an. Et il se considère également comme polyamoureux. Pas Ninon, qui y réfléchit cependant, et qui aime avoir la liberté de séduire ou de tenter des aventures sans s’en cacher, sans pour autant penser pouvoir être amoureuse de quelqu’un d’autre que Thomas.

Quant à Alban, il a eu quelques aventures qui n’ont duré que quelques semaines, car ses amies n’ont pas supporté mon existence.

Il en est de même pour Louis, que j’ai rencontré il y a un an, mais lui serait plutôt libertin.

C’est acceptable socialement ?

Françoise Simpère : Socialement, c’est difficile car les gens ont tellement envie que cela ne marche pas, qu’ils vous titillent sans cesse pour voir si vous ne bluffez pas, et cherchent le moindre signe de défaillance. Si je divorçais aujourd’hui, après trente-cinq ans de mariage, je suis sûre que certains triompheraient : on savait bien que ça ne pouvait pas durer !

Anne : L’amie de Thomas, Ninon, fut régulièrement mise en garde, on lui disait qu’elle se faisait avoir, que Thomas agissait comme un « connard » envers elle et moi, ou encore que Thomas et moi étions un couple de pervers assouvissant ses fantasmes à travers elle.

Quant à moi je m’en vais essayer de comprendre un peu mieux les monogames en lisant « Le Diable au corps ».

« Si t’es monogame, t’es qu’une ordure capitaliste, possessive ? » | Rue89


Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 10/07/2011 | 10H36

Lionel Jospin et sa femme Sylviane Agacinski à Paris en mars 2008 (Benoit Tessier/Reuters).

Beaucoup de riverains monogames se sont sentis dénigrés par certains propos de Françoise Simpère : si le polyamour est « révolutionnaire », alors les monogames seraient conservateurs, voire rétrogrades et sexistes ?

L’auteure d’« Aimer plusieurs hommes » aime l’humour et la provocation, et s’étonne que les riverains aient pris « si au sérieux » ce rapprochement entre les polyamoureux et les « indignés ». Mais elle confirme la connotation politique qu’elle donne à ce choix de vie :

« La sexualité est un énorme enjeu, donc forcément quand on est en dehors des normes, on gêne. Je pense que si l’égalité des sexes était plus répandue, ça changerait le monde. Pour autant, je ne me pose pas en marginale qui fait la leçon aux autres. »

Ces réponses ne feront sans doute pas changer d’avis ceux qui réduisent sa pensée, comme Flikmonskov :

« En gros, si t’es monogame, t’es qu’une ordure capitaliste et possessive ? »

Associer le pluriamour à une attitude libertaire est « arrogant et snob » selon Paradigm can be dangerous, qui se moque :

« En quoi le fait d’organiser sa vie, en faisant attention aux autres nourrit un projet libertaire ? A ce moment là, je peux dire “qu’être un mec sympa” constitue un front anarcho-stirnerien. […]

En France, on n’a pas de tyran, mais on veut s’“indigner”. Du coup, on s’attaque à la monogamie, tyrannosaure dépassé, réactionnaire et beauf, qui doit être remplacé par les grandes vertus du multi-amour… »

« Tout doit être retravaillé en permanence »

Piqués au vif, les monogames sont montés au créneau pour défendre leurs valeurs. Très mignon, le couple Carpe.Noctem a voulu nous dire, à deux voix, que :

« Il n’y a pas de modèle de couple idéal, il n’y a que des modèles qui fonctionnent pour certains, et pas pour d’autres. Il n’y a pas de gentils couples hétérosexuels monogames, ou de gentils couples hétérosexuels libertins, ou de gentils couples bisexuels/homosexuels polygames, ou de gentils couples hétérosexuels polyamoureux, etc.

Il y a surtout des couples qui s’aiment et sont heureux ensemble, dans la confiance et le partage. Ou pas. Quel que soit le modèle de couple, tout se construit et doit être retravaillé en permanence. »

Ce besoin de ne pas être enfermé dans des cases, d’éviter tout manichéisme, Françoise Simpère le partage d’ailleurs :

« Moi aussi j’ai eu des périodes de monogamie, quand j’ai eu mes enfants. Et je connais pleins de monogames heureux. Je dis juste que ce n’est pas le seul modèle possible…. sans faire de prosélytisme. Je ne cesse de répéter que c’est un chemin difficile qui ne convient pas à tous. »

Le couple « menacé sur sa droite et sur sa gauche »

Mais bien des riverains soupçonnent ce mode de vie d’être un libertinage déguisé, à la sauce seventies. « Illusion libertaire totale », pour Looran « aussi utopique qu’une société sans propriété privée ou une société égalitaire. » Puisque le couple est une construction historique, une nécessité économique (il faut bien désigner un héritier), alors s’en affranchir équivaudrait à revenir à l’état de nature…

Quoi qu’il arrive, nous rappelle le philosophe Alain Badiou cité par Philosofille, l’amour est « menacé » :

« Sur sa gauche, si je puis dire, par le libertinage, qui le réduit aux variations sur le thème du sexe, et sur sa droite, par la conception libérale, qui le subordonne au contrat. »

« Le petit cocktail hormonal » du polyamour

La réaction dominante face au polyamour est généralement la suivante : sur le papier, aimer plusieurs personnes à la fois, pourquoi pas ; mais pour certains, la jalousie, c’est parfois « viscéral ». On s’autoriserait à « lutiner », mais pas l’autre, en somme.

A cette possessivité, Pierre-Jean Delune oppose une vision « généreuse » :

« Le désir exclusif en amour s’accompagne d’une pensée de l’amour comme situation de pénurie. En gros, si un tiers vient prendre de l’amour à mon amante, il en manquera pour moi.

Le polyamour part d’une vision de l’abondance : tout le monde a de l’amour a donner, et plus on en reçoit et on en donne à un amoureux, plus notre bien-être peut se donner à un tiers.

Tu aimes, tu as le petit cocktail hormonal qui fait que tu vois le monde sous un angle différent, tu te sens joyeux, généreux… Alors tu donnes encore de l’amour à d’autres. »

Photo : Lionel Jospin et sa femme Sylviane Agacinski à Paris en mars 2008 (Benoit Tessier/Reuters).

Sous la cape d’invisibilité d’Harry Potter, nazisme et 11 Septembre | Rue89


Par Louis Lepron | Journaliste | 13/07/2011 | 13H29

Les livres contant les périples du petit sorcier le plus populaire au monde feraient-ils référence à l’Allemagne nazie, au terrorisme et à la Collaboration ? Alors que le dernier volet sort ce mercredi dans les salles françaises, c’est en tout cas ce que pensent des écrivains, philosophes et journalistes qui se sont attelés à déceler les références évoquées dans les livres et les films « Harry Potter ». (Voir la bande-annonce de « Harry Potter et les reliques de la mort, deuxième partie »)


[youtube http://www.youtube.com/watch?v=EdZyrH-bmzs&fs=1]

Selon Isabelle Smadja, agrégée de philosophie et auteure de « Harry Potter, les raisons d’un succès », elle explique à Rue89 :

« L’histoire d’Harry offre un foisonnement de références et J.K. Rowling s’est inspirée du roman d’aventure, du roman psychologique, d’apprentissage et de l’histoire. »

Le nazisme et la Seconde Guerre mondiale

Pour caractériser l’ennemi numéro un de l’orphelin à lunettes, J.K. Rowling aurait embrassée l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement celle du Troisième Reich. Pour Isabelle Smadja, « la référence au nazisme a été confimée, elle a été un de ses modèles pour constituer le personnage de Voldemort ». En témoignent les allusions l’entourant.

Le nazisme

► Voldemort, Hitler en personne

Voldemort.Selon la philosophe, la référence ne fait aucun doute :

« A partir du moment où quelqu’un construit sa prise de pouvoir sur le mépris d’une race, ce qui est le cas de Voldemort, immédiatement la référence au nazisme est présente ».

La relation est aussi faite à travers le comportement de Lord Voldemort sur le blog Pris(m)e de Tête. Lorsqu’il revient plus en forme que jamais, Lord Voldemort fait table rase des personnalités politiques et des fonctionnaires du ministère de la Magie (l’équivalent d’un gouvernement) l’incommodant.

En lien ? La loi allemande sur la restauration de la fonction publique du 7 avril 1933 qui révoqua près de 2 000 fonctionnaires et de 700 universitaires juifs.

► Un fondateur de l’école des sorciers plutôt louche

Qu’est ce que viendrait faire Salazar Serpentard, l’un des quatre fondateurs de l’école de sorciers Poudlard, dans cette mascarade ? D’après J.K. Rowling en personne, ses initiales « SS » font allusion au corps d’élite créé par Hitler, la Schutzstaffel, plus connue sous la dénomination « SS ».

La romancière anglaise confirme également l’allusion au dictateur António de Oliveira Salazar connu pour avoir diriger d’une main de fer le Portugal durant 36 années. Un régime autoritaire et conservateur s’appuyant sur l’Eglise et l’armée.

► Les moldus à l’image des juifs persécutés

Hermione Granger.Le blog culturel The Morton Report va encore plus loin. Selon le rédacteur Jim Curtis, Hermione Granger représente la « classique et brillante fille juive » persécutée :

« Hermione est un nom populaire dans la communauté juive. Elle est méprisée par Drago Malfoy et son père Lucius [deux proches de Voldemort, ndlr], qui veulent que Poudlard reste pure et qu’Hermione en soit exclue, de la même manière que les nazis voulaient que leurs universités soient “judenfrei” (sans juifs). »

Née moldue, c’est-à-dire de parents non-sorciers, Hermione Granger est qualifiée par les Mangemorts et les proches de Voldemort « d’impure ».

Dans le film « Harry Potter et les reliques de la mort, première partie », le scénariste Steve Kloves a même forcé le trait – alors que le livre ne s’y attardait pas –, lors d’une scène où Bellatrix Lastrange, une Mangemort, grave sur le bras d’Hermione le mot « sang-mêlé ». Une allusion aux camps de concentration.

Drago Malfoy.Le blog The Morton Report s’attarde aussi sur le physique de Malfoy (dont le prénom proviendrait de « mauvaise foi » en français), qui se rapproche du type aryen dans la définition nazie du terme : yeux bleus et frange blonde. Mais selon J.K Rowling :

« Si je lui ai donné des cheveux blond clair, ce n’est pas parce que je voulais qu’il ait l’air d’un nazi. On donne une apparence qu’on aime à ses personnages : c’est pour ça que mon héros a les cheveux noirs, les yeux verts et porte des lunettes. »

La création de la « commission d’enregistrement des né-Moldus » au sein du ministère de la Magie évoque aussi la Seconde Guerre mondiale. Dolores Ombrage.

Sous les traits d’Ombrage (à l’image d’un Himmler), le ministère a pour rôle de dénicher les nés-Moldus censés avoir volé les pouvoirs magiques de sorciers.

Le nom de la brochure officielle de cette commission est tout aussi évocateur :

« Les Sang-de-Bourbe et les dangers qu’ils représentent pour une société de Sang-Pur désireux de vivre en paix. »

Collaboration et résistance, démocratie et dictature

► Cornelius Fudge ou la Collaboration

Cornelius Fudge.Cornelius Fudge est le ministre qui doit démissionner après le retour du mage noir Voldemort. Pour comprendre la première référence à ce personnage, il faut tout d’abord s’arrêter sur le choix de son nom. En anglais, « fudge » peut signifier « caramel » ou « celui qui ne tient pas ses promesses ». Pour Isabelle Smadja, le lien entre Fudge et l’Histoire est tout trouvé :

« Fudge pourrait correspondre à la Collaboration, au rôle de Pétain. On trouve en lui la difficulté à admettre le danger que représente Voldemort, comme la montée du nazisme fut occultée en son temps. »

Selon J.K. Rowling, qui confirme cette interprétation, Cornelius Fudge est avant tout une référence directe à Neville Chamberlain, choisi pour avoir « essayé de minimiser la menace du régime nazi pour des raisons politiques ».

► L’armée de Dumbledore, allusion à la Résistance ?

C’est du côté des enfants sorciers de l’école Poudlard que la référence à la Résistance prend sa forme. L’armée de Dumbledore, qui refuse de voir Voldemort reprendre le pouvoir, incommode la philosophe Isabelle Smadja :

« Ces jeunes qui, très tôt, sont enrôlés comme des “enfants soldats” dans l’armée de Dumbledore pour combattre le mal est quelque chose qui me gêne. De plus, bien qu’ils s’engagent dans une forme de résistance, les enfants restent respectueux de l’autorité, ils vont à l’école et critiquent peu le système éducatif. »

► Dumbledore vs Voldemort, démocratie vs dictature

Albus Dumbledore.A ma gauche, Albus Dumbledore et sa toge blanche. C’est le chic type, le vieux sage qui représente le bien et un substitut du père de Harry Potter. Mais Isabelle Smadja voit aussi en lui le symbole de la démocratie et de l’humanisme :

« Le refus de la peine de mort, une grande méfiance envers les méthodes trop répressives, une volonté de promouvoir la culture et l’éducation. »

A ma droite, Lord Voldemort, de son vrai nom Tom Elvis Jedusor, effroyable sorcier sanguinaire à la peau grise. Dans une forme de manichéisme simpliste, il est l’incarnation du dictateur aux visées racistes et eugénistes. Mais, ajoute la philosophe, ce manichéisme est à nuancer :

« Même si J.K. Rowling met en place, de manière très transparente, la distinction entre le bien et le mal, il existe une certaine ambivalence qui rend l’ouvrage intéressant. Dumbledore peut paraître autoritaire, secret et manipulateur, tandis que le personnage de Severus Rogue [dont la loyauté envers Dumbledore est mise en question, ndlr] est ambigu. »

Le post-11 Septembre

Dernière référence contemporaine et pas des moindres : le terrorisme. Au cours de l’histoire de Harry Potter, le retour de Voldemort s’accompagne d’une montée en puissance des proches du mage noir de « façon familière » selon Slate :

« Ils détruisent des ponts. Ils tuent des innocents. Ils contraignent des enfants à tuer leurs ainés. »

Et pour le site américain, la réponse des sorciers du ministère de la Magie pour contrer cette ascension fait référence à… George W. Bush et le « Tips », un programme permettant aux citoyens américains de rapporter toute activité suspicieuse. Les recommandations du ministère de la Magie ?

« Si vous sentez qu’un membre de votre famille, un collègue, un ami ou un voisin agit d’une manière étrange, contactez le département de la Justice magique immédiatement. »

Isabelle Smadja voit ainsi dans ces multiples renvois vers le le nazisme, la Collaboration ou encore le terrorisme une des raisons du succès phénoménal de la saga, autant chez les enfants que chez les adultes :

« L’intérêt de l’ouvrage réside dans l’ouverture vers de nombreuses lectures. C’est le fait même des best-sellers. »

Illustrations : captures d’écran de Voldemort ; Hermione Granger ; Drago Malfoy ; Dolores Ombrage ; Cornelius Fudge ; Albus Dumbledore.

► Corrigé le 13/07/2011 à 15h06. Erreur à propre du prénom Hermione.

Princess Erika chante sans trop de bla-bla | Slate Afrique


L’artiste franco-camerounaise renoue avec la chanson et évoque l’actualité politique du continent, alors que son nouveau single arrive dans les bacs.

Princess Erika © Aldo Soares, tous droits réservés.

 

Les quadragénaires, en France, se souviennent de Princess Erika pour sa bonne humeur et Trop de bla-bla, son grand tube de 1988. Les plus jeunes la connaissent mieux comme actrice, jouant depuis 2006 dans la série Camping Paradis, diffusée sur la chaîne de télévision française TF1. L’artiste, 46 ans, renoue cette année avec la chanson. Son dernier single, On s’en va, a déjà été lancé sur Internet, avant de tomber dans les bacs des disquaires en septembre 2011. La chansonnette, formatée comme un petit tube d’été, paraît bien plus légère que tous les sujets qui préoccupent Erika Dobong’na, alias Princess Erika.

Fille d’un bafia (l’ethnie de son père) et petite-fille d’un chef traditionnel bassa (une autre ethnie du Cameroun, par sa mère), elle a choisi, à la scène, de porter la marque de l’aristocratie tribale du Cameroun. La «princesse», à la ville, se décrit comme une Française d’origine africaine. L’Afrique? «C’est mon continent, dit-elle, même si je n’y vis pas. J’ai besoin de ses forces vives». Le Cameroun? «Je n’y suis pas allée très souvent, mais ma famille est de là-bas», se borne-t-elle à constater.

Enfance en bord de Seine

Née à Paris comme ses trois soeurs, sa relation avec le pays de ses parents est restée distante. Elle n’est pas retournée au Cameroun depuis 2004, mais prend régulièrement des nouvelles de la famille —et notamment des cousines qui passent leurs journées à surfer sur Internet dans les cyber-cafés, faute de perspectives. Elle ne se fait pas prier pour raconter son histoire familiale. Son père, arrivé en France en 1959 pour étudier, y est ensuite resté pour des raisons politiques. Il a beaucoup milité, «en tant que proche du Parti communiste». Il a arrêté la médecine pour faire de la sociologie, et rencontré à la cité universitaire d’Antony une compatriote qui allait devenir sa femme. «Une fille brillante» selon Erika, la première à avoir eu son bac à 18 ans au Cameroun, étudiante en anthropologie et en ethnologie, à l’époque maoïste.

Autant dire que les soeurs Dobong’na ont beaucoup entendu parler de politique à la maison. Erika a grandi avec l’idée que «le pays était occupé» et que son premier président, Ahmadou Ahidjo, n’était qu’un «imposteur», allié objectif de l’ancienne puissance coloniale française. Son père était un grand admirateur de Thomas Sankara, un révolutionnaire burkinabè anti-impérialiste et panafricaniste, arrivé au pouvoir en 1983 à la faveur d’un putsch et assassiné en 1987.

Opinions politiques affirmées

Après dix ans passés dans le groupe de communication Publicis, le père de Princess Erika a commencé à faire des allers-retours au Cameroun, après l’arrivée de Paul Biya au pouvoir, en 1982. Il a notamment oeuvré à la fondation de la Sitabac, une société de production de tabac, avec l’industriel James Onobiono, alors proche de Biya, aujourd’hui l’un des plus grands patrons du Cameroun. Au bout d’une dizaine d’années, «la vie fastueuse qu’offre l’Afrique à ses élites ne lui a pas convenu», explique Princess Erika dans une ellipse, pour mieux zapper les sujets qui fâchent, la corruption endémique au Cameroun ou encore les dérives du régime de Paul Biya. «L’opposition n’a jamais été très forte au Cameroun», dit-elle, et elle se demande sans aller plus loin ce que Paul Biya «laissera de son passage».

Elle-même reconnaît qu’elle pourrait très bien vivre comme une reine à Douala, la capitale économique du Cameroun, mais elle se dit trop attachée à la France —son «petit confort» à Montreuil et surtout, la «liberté d’expression». Elle n’en reste pas moins connectée au continent. La rebelle rasta visite des forums Internet pour suivre l’actualité africaine. Elle attend aujourd’hui «la prise du pouvoir par les jeunes en Afrique et la rupture avec l’Occident». Et se souvient encore de la dévaluation du franc CFA imposée par Paris en janvier 1994 aux pays de la zone franc, la petite criminalité née de cet «asservissement», avec des gens livrés au racket pour survivre, dans un Cameroun devenu «encore plus survolté qu’en Jamaïque».

Elle en est persuadée:

«On peut s’opposer, en dehors de ce qui est décidé pour nous, affirme-t-elle. Les sursauts africains comme ceux qui se sont produits au Sénégal, pays jeune et très conscient, nous le montrent». Le Gabon, «un pays mort et endormi, s’est réveillé suite au printemps arabe, note-t-elle. L’opposant Mba Obame s’est déclaré élu suite aux évènements en Egypte.»

Ce qu’elle perçoit comme un traitement différent des présidents africains par l’Occident la fait sortir de ses gongs:

«Blaise Compaoré est réélu avec 80% et il vient faire la leçon à Laurent Gbagbo? Et Kadhafi, ce n’est pas Moubarak. Il a aidé les Africains pendant des années…»

Africaine, mais pas trop

Etre d’origine africaine ne lui paraît pas vraiment déterminant dans sa musique. Plus jeune, elle s’est nourrie à la pop, la soul, le reggae, le highlife et l’afrobeat —cités dans cet ordre. Son amie Sally Nyolo, une autre chanteuse camerounaise, ex-membre des Zap Mama, aime retourner au pays pour enregistrer les rythmes des pygmées dans la forêt. Mais ce n’est pas le truc de Princess Erika, qui fait plutôt des protest songs sur du reggae, une musique qu’elle identifie à une attitude de révolte.

La chanteuse-actrice trouve les institutions et le regard de l’autre toujours chargés de racisme en France:

«Je suis devenue Française après la majorité et j’ai eu affaire à beaucoup de suspicion. C’était le parcours du combattant, comme si on venait prendre quelque chose alors qu’il faudrait plutôt se poser la question de savoir pourquoi les Africains se retrouvent ici».

Elle a bien pensé vivre au Mali, un moment. Mais elle a finalement trouvé périlleux de monter des affaires en Afrique, où il lui semble «compliqué de ne pas se faire racketter».

Sabine Cessou

Violences à Paris : que fait Guéant ? « Laconnectrice’s Weblog »


Publié le

Les agressions contre les personnes se suivent et se ressemblent : des groupes de jeunes s’attaquent aux personnes isolées, aux personnes âgées soit pour les piller, soit pour les frapper sauvagement.

Depuis plusieurs années, on voit des jeunes encapuchonnés fondre sur des manifestants pour les frapper et leur voler leurs biens. Courageusement, les bandes d’encapuchonnés attaquent les faibles et n’hésitent pas à cogner à quatre ou plus contre un. Tous les prétextes sont bons pour ficher la raclée à quiconque leur déplait ou se trouve simplement sur leur passage. C’est un mode de vie.

Les agresseurs sont souvent jeunes, souvent mineurs. Ainsi, le 22 juin, un jeune homme de 19 ans a été sauvagement frappé parce qu’il avait refusé une cigarette à un monstre de 12 ans.

http://www.rtl.fr/actualites/article/tabasse-pour-avoir-refuse-une-cigarette-a-un-enfant-de-12-ans-7702347160?IdTis=XTC-DBMO-DWV1VN-DD-BAMZL-AA9D

Les passages à l’acte violent sont implicitement encouragés par certains parents qui entretiennent la violence et les incivilités de leurs enfants en les défendant mordicus quoi qu’ils aient fait.

Je rappelle régulièrement les comportements criminels des familles d’agresseurs qui les protègent, alertent des cités entières pour les défendre et insultent les victimes, y compris leur mémoire quand elles sont mortes sous les coups.

Quotidiennement, je vois de jeunes enfants dans les espaces publics encouragés par leurs parents lorsque des adultes protestent contre leurs incivilités, leur grossièreté, leur manque d’éducation et de respect et leur absence de vouloir vivre ensemble en bonne intelligence. Les parents de certaines communautés prennent systématiquement le parti de leurs jeunes enfants, qu’ils volent, qu’ils cassent, qu’ils hurlent, qu’ils bousculent autrui, qu’ils insultent et ne respectent pas les règles élémentaires de politesse. Ces parents se montrent grossiers, arrogants, agressifs et racistes. Ce faisant, ils donnent l’exemple à leurs rejetons qui deviendront immanquablement des délinquants, des asociaux et des racailles.

J’observe que la société parisienne est de plus en plus agressive, violente, discourtoise, grossière et hostile à autrui.

Je ne pense pas être aigrie et intolérante, je ne l’ai jamais été, je ne suis ni parano, ni égoïste, ni méfiante de tout est rien. Je suis extrêmement sociable et je plaisante et bavarde avec tout le monde quand l’occasion se présente. J’estime être objective quand je juge que la société parisienne est devenue violente et a-conviviale. Pour la première fois de ma vie, cette année, je me suis dit que j’avais envie d’émigrer, que je ne me sentais plus chez moi, libre d’aller et venir dans la sérénité, à Paris.

On peut toujours faire une analyse marxiste, éthologique, sociologique, psychologique ou philosophique de la situation mais cela ne sert à rien si ça n’aboutit pas à des prises de décision dignes de ce nom. On peut toujours élucubrer sur la perte des valeurs, l’égoïsme, le grand capital, le manque de moyens dans l’enseignement ou la police. Autant cracher dans l’eau nauséabonde du désordre de la société. Comme disait, je crois, Merleau-Ponty, » il y a un temps vivre et un temps témoigner de vivre ». Pendant que certains réfléchissent à l’abri dans leurs quartiers protéger, les autres subissent au quotidien l’insécurité et le disconfort d’un environnement hostile.

Personnellement, je crois au libre arbitre et à la responsabilité individuelle. Nous avons toujours la possibilité de prendre des décisions justes, de respecter le bien commun. Il suffit de le vouloir et d’agir en conséquence. C’est pourquoi je n’éprouve aucune indulgence pour les jeunes racailles, pour les prédateurs, pour les décérébrés qui viennent de nos anciennes colonies arracher à n’importe quel prix le « paiement de la dette coloniale », pour toutes celles et ceux qui se vengent sur autrui de leurs frustrations et de leurs blessures. Je crois que l’absence de régulation de l’immigration de gens qui ont pour souci de venger du « mal blanc » est en grande partie responsable de la violence qui nous accable au quotidien. Les revendications communautaristes, religieuses et culturelles, encouragent la haine et la violence, le mépris d’autrui et la prédation.

Faut-il vraiment abandonner la parole contre les violences au FN pour que l’UMP puisse continuer à garder le pouvoir avec ses secrets, ses trafics d’argent, ses privilèges en favorisant l’enrichissement continu d’une minorité au détriment des classes moyennes largement majoritaires et d’une minorité de prolétaire?

L’urgence de changer le regard des valides sur le handicap | Rue89


Par Nicolas Bissardon | Directeur commercial du site handic… | 13/07/2011 | 18H42

En trois ans, 1/3 des salariés a changé de regard sur le handicap. Mais la voix des personnes handicapées est encore très peu entendue. La preuve : il y a deux semaines, j’ai passé ma visite médicale. Le médecin du travail m’a demandé si j’ai envie de travailler… et quelques minutes plus tard comment je fais pour manger ! Nicolas Bissardin (Angèle Etoundi Essamba/Esthétique & Handicap 2007).

Surpris par la question, je m’exécute par réflexe et lui montre. La visite terminée, j’ouvre la porte et j’entends « Vous vous débrouillez bien quand même ! »

J’aurais pu m’énerver ! Dire à ce médecin que j’en ai marre d’expliquer mon handicap. Que c’est lassant de devoir prouver qu’on est normal.

Utiliser l’entreprise pour changer les mentalités

Le baromètre national Les salariés français face au handicap (réalisé par Handi-partage et l’Ifop) montre qu’il y a encore beaucoup à faire pour changer le regard sur le handicap. Mais on relève aussi que l’entreprise est un cadre intéressant en la matière, puisque 31% des entreprises auraient agi pour les actions de sensibilisation. Le baromètre donne une idée plus précise de ce qui a été fait :

  1. Dans 34% des cas, il y a eu intégration d’une personne handicapée dans l’entreprise. C’est l’idéal ;

  2. Dans 48% des cas, l’entreprise a proposé des sensibilisations pouvant laisser la place aux questions (formation, atelier, handi-sport, etc.) ;

  3. Dans 51% des cas, il y a eu une ou des actions de communication (plaquette, BD, ou numérique). L’impact y est a priori plus limité.

Le baromètre évalue aussi les ressentis des personnes valides lorsqu’elles sont confrontées au handicap. En 2008, 17% des salariés étaient très mal à l’aise. Ce chiffre tombe à 11% en 2011. C’est significatif !

Réduire la gêne des valides face aux handicapés

La gêne est au coeur du problème : 59% des salariés estiment qu’il est important pour eux d’améliorer leurs capacités de contact avec les personnes handicapées.

Pour cela, il faudrait multiplier les occasions de rencontres, l’intégration dans l’entreprise, les actions de sensibilisations qui permettent l’échange. Et, en tant que personne en situation de handicap, se préparer à accueillir avec bienveillance des questions qui sont autant de marques d’intérêt. Même si elles restent parfois maladroites.

Baromètre national – Les Français face au handicap

Photo : Nicolas Bissardon (Angèle Etoundi Essamba/Esthétique & Handicap 2007).

Le Nigérian qui avait 107 femmes


Au Nigeria, un homme défie les autorités religieuses: Bello Maasaba, 87 ans, guérisseur musulman, a épousé 107 femmes. Et la frénésie conjugale du vieil homme ne s’est pas calmée avec l’âge; ce n’est plus en mois que l’on compte l’intervalle entre deux nouveaux mariages, mais en semaines. Tous des mariages d’amour, précise le Los Angeles Times. Aujourd’hui, il a 86 femmes, âgées de 19 à 64 ans, plus neuf qui sont mortes et douze qui ont divorcé. Il a eu 185 enfants dont 133 encore en vie, le plus jeune âgé d’un mois.

Dans sa maison aux 89 pièces et aux colonnes dorées, la concorde règne. Des haut-parleurs disséminés dans la maison et dans la rue permettent à ses femmes et ses nombreux fidèles d’écouter l’enseignement du guérisseur.

Longtemps, Maasaba a vécu une vie ordinaire, partageant son temps entre ses deux femmes et son travail dans le textile, puis dans une entreprise de sucre. Mais dans les années 1970, il reçut une étrange visite. L’archange Gabriel lui serait apparu et lui aurait ordonné d’épouser davantage de femmes.

Heureusement pour lui, sa notoriété de guérisseur attire les fidèles qui le rétribuent généreusement. Il peut donc subvenir aux besoins des quelque 5.000 membres de sa famille élargie. Aishetu Ndayako a épousé Maasaba en quarantième et quelques noce. Veuve sans ressources et avec six enfants, elle avait entendu dire qu’il était un homme bon. Elle raconte son mariage:

«Il n’y avait aucun problème entre les femmes. Elles étaient toutes très tranquilles. Honnêtement, nous ne nous sommes jamais disputées. Pas même une fois. Il m’aimait. La nourriture était bonne. Il tuait souvent des vaches. Il donnait assez d’argent à chacune des femmes.»

Mais ce tableau heureux ne réjouit pas tout le monde. Il y a trois ans, les autorités islamiques de la province de Niger, un état régi par la charia, la loi islamique, a exigé de Maasaba qu’il divorce de 82 de ses femmes afin de n’en garder que 4, le nombre maximum autorisé par les textes coraniques. Face à son refus, la police l’arrêta le 15 septembre 2008 et le conduisit en prison où il passa 22 jours.

La persévérance de ses femmes, qui ont manifesté contre son emprisonnement, permit de le faire libérer sous caution. Les charges qui pesaient contre lui furent définitivement abandonnées: la Haute Cour d’Abuja convoqua chacune de ses femmes afin qu’elles confirment avoir librement accepté le mariage. A la 57e réponse positive, les juges baissèrent les bras et ordonnèrent sa libération.

Maasab ne prend pas son rôle de guérisseur à la légère:

«Quand l’une de mes femmes meurt, je ne suis pas bouleversé. C’est Dieu qui me les a données et c’est Dieu qui me les reprend. [Quand un des enfants est malade], je leur dis de ne pas aller à l’hôpital, elles doivent m’informer et prier. Certaines de mes femmes ne me font pas assez confiance. Elles vont à l’hôpital dans mon dos. Mais si quelqu’un fait quelque chose dans mon dos, l’enfant va développer une grosseur sur le corps et finira par mourir.»

Les dons que Dieu a transmis à Maasaba ne se limitent pas aux pouvoirs curatifs. Lorsqu’on lui demande comment il arrive à satisfaire les besoins «romantiques» de ses nombreuses femmes, il répond avec assurance:

«Dieu, dans sa grande sagesse, m’a donné le pouvoir et la force de leur fournir l’apport sexuel dont elles ont besoin. Si je ne les satisfaisais pas, elles partiraient.»

Lu sur le Los Angeles Times

Que boire pendant l’été ? – articles – Informations médicales pour votre Santé


Boire de l’eau : naturel et indispensable

Le corps humain est composé d’environ 60% d’eau. La majorité de cette eau se trouve dans les cellules et est nécessaire au bon déroulement des réactions physiologiques. Il est donc important que les teneurs en eau restent constantes pour maintenir le bon métabolisme du corps. C’est pourquoi il est indispensable de boire à chaque fois que l’on a soif et même, de ne pas attendre que cette sensation de soif apparaisse pour boire.

Bien que l’on puisse en puiser dans les aliments solides, la plus grande partie de l’eau apportée au corps passe par ce que l’on boit. Il est essentiel de boire régulièrement tout au long de la journée et en petites quantités. Pendant le repas, trois verres d’eau représentent la limite au-delà de laquelle la digestion sera ralentie.

Suivant les différentes marques, les eaux minérales en bouteilles possèdent plus ou moins de minéraux. Attention, au-delà de 2 grammes, l’eau est considérée comme « médicamenteuse » et doit être consommée en faible quantité. Mais en quantité raisonnable, les minéraux présents dans l’eau sont bénéfiques, particulièrement pour les personnes suivant un régime car ils aident à drainer les déchets métaboliques liés à l’amaigrissement. Cependant et contrairement aux idées reçues, l’eau ne fait pas maigrir : elle n’apporte simplement aucune calorie et agit comme un coupe-faim naturel, en faisant gonfler les fibres présentes dans le corps, ce qui provoque un sentiment de satiété. L’eau est donc la meilleure boisson vers laquelle se tourner en cas de soif.

Le thé : une bonne alternative à l’eau

Le thé est une boisson tout aussi désaltérante que l’eau mais possède en plus un excitant, la théine. Cette théine aide à brûler les calories et facilite le transit. Les antioxydants présents dans le thé sont excellents pour la santé : ils permettent de lutter contre les radicaux libres, molécules qui s’attaquent aux cellules et entraînent un vieillissement prématuré. Le thé est également une source efficace de fluor, minéral permettant de lutter contre les caries, puisqu’une tasse en apporte environ 0,25 grammes.

Le risque de maladies chroniques du foie causées par le tabagisme, l’alcool et le surpoids pourraient être atténué en buvant trois tasses de thé par jour. De même, le risque de contracter certains cancers (colorectal, de la vessie ou de la prostate) serait diminué par l’absorption quotidienne de thé vert. En revanche, les personnes déficientes en fer devraient réduire leur consommation de thé car celui-ci empêcherait le fer de se fixer.

Le thé, tout comme l’eau, n’apporte aucune calorie, du moins si l’on n’y ajoute pas de lait ou de sucre. De plus, ajouter du lait dans le thé atténuerait ses propriétés en bloquant l’action des catéchines. S’il ne fait pas physiologiquement maigrir, il participe cependant à une alimentation saine et aide à boire 1,5 litre d’eau par jour.

Les jus fruits : une réserve naturelle

Les jus de fruits sont excellents pour la santé à condition qu’ils soient pressés à partir de fruits frais ! Les jus « tout prêts » vendus en grande surface sont souvent beaucoup trop riches en sucres. En revanche le jus de fruits frais contient de nombreux éléments indispensables au corps : des vitamines, des antioxydants, des fibres… En boire un verre tous les jours peut contribuer à consommer les cinq fameuses portions de fruits et légumes quotidiennes.

Les propriétés antioxydantes des fruits ont été reconnues par de nombreuses études. Il est donc important de consommer assez de fruits et légumes pour rester en bonne santé. Le cocktail de fruits frais offre une pause gourmande et équilibrée au cours d’une chaude journée d’été. Les fruits exotiques sont à privilégier et on peut varier les plaisirs en créant de nouveaux mélanges.

Le citron est notamment un allié de choix dans une alimentation saine car il nettoie le système digestif et élimine les graisses. Cet agrume est riche en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments : du calcium pour renforcer les os, du fer pour redonner de l’énergie, du potassium pour un effet diurétique… Boire une bonne citronnade peu sucrée, permet donc de se désaltérer tout en préservant sa santé et en se régalant.

Les boissons énergisantes : des méfaits constatés

Pour être en forme et avoir un « coup de fouet » avant une activité sportive, beaucoup de gens consomment des boissons énergisantes. Cependant, de nombreuses études ont démontré que ce type de boissons était plus dangereux qu’efficace. Le risque majeur qu’elles présentent est une acidification globale de l’organisme, pouvant être à l’origine de tendinites.

De plus, la caféine présente en grande quantité dans ces boissons peut provoquer une déshydratation et augmenter le risque de troubles cardio-vasculaires. Les glucides sensés donner un regain d’énergie peuvent également entraîner une hypoglycémie qui aboutira à un effet contraire en induisant une fatigue générale. Les « energy drinks » favorisent également la dépendance à l’alcool lorsqu’on mélange ces deux produits.

Les boissons gazeuses : à petites doses

Les boissons gazeuses se définissent comme des boissons à bulles non alcoolisées. Elles sont certes rafraîchissantes et donnent rapidement de l’énergie, mais elles contiennent également de la caféine (un excitant notoire) et sont souvent très sucrées. On peut en consommer mais de façon modérée car, en trop grande quantité, elles procurent une sensation illusoire de satiété.

Les boissons gazeuses peuvent donc provoquer des problèmes dentaires tels que des caries à cause du sucre qu’elles contiennent et qui favorise le développement de bactéries. De plus, l’acide qu’elles renferment peut être à l’origine d’une érosion de l’émail des dents.

Les boissons alcoolisées : à éviter

L’été, il est souvent tentant de se rafraîchir avec un verre d’alcool. Cependant, l’alcool ne désaltère absolument pas. Au contraire, il accentue la déshydratation, notamment en faisant uriner davantage et c’est à cause de cette déshydratation que l’on se sent mal après un excès d’alcool.

De plus, la consommation d’alcool favorise de nombreuses maladies cardio-vasculaires, accentue les risques de cancer et facilite la dépendance. Il n’est donc pas conseillé d’en boire, surtout lors de grosses chaleurs car ses effets sont plus rapides.

Dernière modification le 07/07/2011

TROIS AMIS…» Ma Planète


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Ajouté le 07/12/2011 00:14:11 par NOEMIE

Un Italien raconte à ses amis :> « Hier soir, j’ ai massé ma femme avec de l’ huile d’olive, puis on a fait l’ amour tellement intensément qu ‘elle a hurlé pendant cinq minutes! »

Le Français qui entend ça, répond :
« Oui, pas mal ! Hier soir moi aussi, j’ ai massé ma femme avec du beurre aromatique.

Après, on a fait l’ amour tellement fort qu ‘elle a hurlé pendant 15 minutes! »

Le belge intervient à son tour:
« Moi, je l’ ai massée avec du chocolat. Ensuite on a fait l’ amour et elle a hurlé pendant 1 heure! »

Les deux autres, curieux et stupéfaits:
« Comment as-tu fait pour qu ‘elle hurle pendant une heure? »

« j’ ai essuyé mes mains sur les rideaux! »