Pensée du mardi 12 juillet 2011.


« L’univers est un tout vivant, intelligent, organisé, et surtout
hiérarchisé. Oui, hiérarchisé, depuis les régions les plus
denses, les plus obscures, jusqu’au monde divin qui est pure
lumière. Et si les humains rencontrent tant de difficultés, s’ils
s’exposent à tant de souffrances, c’est qu’ils n’ont pas trouvé
l’attitude à avoir vis-à-vis de cette hiérarchie cosmique dont
Dieu est le sommet.
Mais qu’est-ce qu’une attitude ? Une synthèse de ce que nous
sommes. Elle révèle l’état de notre corps physique, mais aussi de
nos corps psychiques et spirituels, ainsi que la qualité des
énergies qui circulent et travaillent en eux. Cette attitude nous
façonne, nous modèle ; elle nous lie aux différentes régions de
l’espace, et si elle est faite de respect, d’amour, et surtout de
reconnaissance, elle attire à nous les courants et les esprits du
monde de la lumière. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Les « salopes » rajeunissent les luttes des femmes dans le monde | Rue89


Par Myriam Levain Les Martiennes | Journaliste | 10/07/2011 | 12H17

Lors d'une "slutwalk" à Edmonton, au Canada, le 4 juin 2011 (Sahlgoode/Flickr/CC).

En partenariat avec Les Martiennes

La première « slutwalk » (marche des salopes) s’est déroulée le 3 avril 2011 à Toronto, en réaction aux propos d’un policier ayant conseillé aux femmes de ne pas s’habiller comme des « sluts » (salopes) si elles ne voulaient pas se faire violer.

Des propos qui ont mis 3 000 femmes dans la rue avec un mot d’ordre : porter du court, du moulant, des talons et revendiquer haut et fort un statut de « slut ». Une façon très 2011 de réinterpréter le classique « mon corps m’appartient ».

Et de rappeler qu’une victime de viol n’est en aucun cas responsable de son agression. Que les hommes qui ne contrôlent pas leurs pulsions à la vue d’une minijupe restent chez eux : les « sluts » sont de sortie. Après le gros buzz créé au Canada par cette manif d’un nouveau genre, la « slutwalk » s’est propagée un peu partout. Avec, à chaque fois, une dimension locale.

A Mexico, la « marcha de las putas » avait une saveur particulière, dans un pays marqué par le « fémicide » jamais élucidé – et toujours d’actualité – de Ciudad Juarez. En Europe, la « slutwalk » de Londres a coïncidé avec le début de l’affaire DSK et l’effervescence des débats féministes.

L’Inde, un des pires pays où vivre pour les femmes

Fin juillet, c’est la ville de New Dehli qui se prépare à accueillir un défilé d’Indiennes court vêtues. Mais dans un pays peu connu pour l’émancipation de ses femmes, la marche prend une tout autre dimension et l’évènement est compliqué à organiser.

Originellement prévue pour le 25 juin, la marche a été reportée à la fin du mois de juillet, après avoir créé la polémique. Il y avait déjà ces tenues ultra-provocantes, très éloignées du sari que portent l’écrasante majorité des femmes.

Mais plus que les vêtements, c’est le mot même de « slut » qui a choqué. Quand on sait que New Delhi est surnommée « la capitale du viol » et que l’Inde fait partie des cinq pires pays au monde où vivre quand on est une femme, on imagine facilement que les débats portent moins sur la longueur de la jupe que sur l’infanticide des filles ou les crimes d’honneur. Et que le message de s’habiller comme une pute aura certainement une autre résonance que dans les pays occidentaux où, à défaut d’être toujours effective, l’égalité des sexes est inscrite dans la loi.

Une « marche des effrontées », pas des salopes

Les Indiennes, qui tentent déjà une mobilisation timide contre le harcèlement quotidien du « Eve teasing » (appellation poétique pour harcèlement sexuel), ont probablement beaucoup de chemin à parcourir avant de revendiquer des tenues légères. Par ailleurs, des voix se sont déjà élevées pour dénoncer l’aspect social d’une telle marche, organisée par et pour une élite occidentalisée, peu confrontée aux réalités du pays.

Malgré tout, la marche est maintenue et devrait avoir lieu à la fin du mois. A une nuance près : elle s’appellera finalement la Besharmi Morcha, la « marche des effrontées ». Un terme dérivé, un peu édulcoré, mais probablement plus adapté.

En Afrique aussi se prépare la première « slutwalk » : elle devrait se dérouler le 20 août à Johannesburg et rassemble déjà près de 1 000 fans sur Facebook. Alors que les témoignages sur les viols correctifs envers les lesbiennes se multiplient, les Sud-Africaines auront sans doute besoin de courage pour sortir revendiquer leur statut de « sluts » dans les rues.

Un tel succès à travers le monde pose nécessairement de nombreuses questions, et plusieurs féministes ont déjà proposé une interprétation de cette nouvelle forme de militantisme. Pour Pamela Cytrynbaum, qui enseigne la communication, les « slutwalks » sont peut-être l’amorce d’une nouvelle révolution. Pour Jessica Valenti, jeune blogueuse féministe, elles sont l’expression d’un féminisme rajeuni et dédramatisé.

Les versions indienne et sud-africaine promettent d’être instructives. Inspireront-elles pour autant d’autres pays où les femmes sont particulièrement malmenées ? Difficile pour l’instant d’imaginer une « slutwalk » en Arabie Saoudite, en Egypte ou au Congo.

Photo : lors d’une « slutwalk » à Edmonton, au Canada, le 4 juin 2011 (Sahlgoode/Flickr/CC).

Un prêtre congolais à Montréal | Slate Afrique


Jean-Chrysostome Zoloshi est devenu, il y a dix ans, le premier prêtre africain ordonné à Montréal. Originaire de la République démocratique du Congo, ce curé a dû briser quelques barrières pour se faire accepter.

Le prêtre Jean-Chrysostome Zoloshi donne la communion à l’église Notre-Dame-des-Anges de Montréal © Stéphanie Trouillard

 

L’église Notre-Dame-des-Anges est un bâtiment contemporain. Dans cet édifice de la paroisse Bordeaux-Cartierville, dans le nord de Montréal, au Canada, pas de marbres ancestraux ni de sculptures flamboyantes, mais du bois vernis sur les murs et de discrets vitraux colorés.

Cette église des années 60 est aussi moderne que son curé. À peine la messe terminée, Jean-Chrysostome Zoloshi sort un iPhone de sa soutane pour noter le numéro de l’un de ses paroissiens. Il passe un peu de temps avec chacun. Le curé au physique imposant part dans un fou rire avec une vieille dame du quartier. Il s’amuse ensuite avec la petite dernière d’une famille de fidèles de son église.

Derrière sa bonne humeur, le curé Zoloshi dissimule pourtant de la fatigue. Très occupé, il s’est couché tard la veille après avoir réglé une dispute entre des membres de la communauté congolaise. Nommé depuis 2002 dans cette paroisse, cet homme de Dieu a su se rendre indispensable.

Vocation et désillusion

Né il y a 43 ans dans la province du Bandundu, au centre de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Chrysostome Zoloshi s’est intéressé à la religion dès l’âge de 11 ans:

«Je trouvais très mystérieux ce que vivait un prêtre. J’avais demandé à un de mes cousins qui allait chaque jour à la messe s’il avait vu un feu qui descendait du ciel et qui tombait sur le prêtre. J’étais à la recherche de miracles.»

Adolescent, il entre au petit séminaire mais se questionne beaucoup sur son engagement: «J’étais comme désillusionné. Je voyais la faiblesse de ces hommes et je me disais qu’ils n’étaient pas si extraordinaires que ça.»

Après de nombreuses hésitations, il fini quand-même par donner sa vie à la religion. Attiré par le mouvement des prêtres ouvriers, il intègre la Mission ouvrière saints Pierre et Paul:

«Je me disais qu’on ne pouvait pas être enfermé dans un couvent ou dans une mission qui n’est pas enraciné. Un prêtre, pour moi, doit être engagé dans la collectivité.»

Un membre de la communauté lui propose alors de le rejoindre au Québec pour commencer une expérience missionnaire. Le Congolais débarque en 1993 dans le grand Nord et entame des études à l’Institut de formation théologique du Grand Séminaire de Montréal, puis à la faculté de Théologie de l’université de Montréal. À cette époque, il compte retourner dans son pays natal pour y ouvrir des communautés. Il demande une autorisation à son diocèse au Congo, mais sa demande est rejetée.

«Ils se méfiaient de moi. Ils ne comprenaient pas pourquoi je voulais retourner au Congo. Pour eux, si je voulais quitter l’Occident, c’est parce que je cachais quelque chose», explique le curé Zoloshi avec encore beaucoup d’étonnement.

Vaincre la méfiance

Après à ce refus, il décide de s’installer définitivement au Canada. Mais, comme en Afrique, sa requête auprès du diocèse de Montréal pour être ordonné prêtre suscite la méfiance:

«Ce n’était pas généralisé, mais j’ai eu quelques difficultés. Ce n’étaient qu’une ou deux personnes qui ne comprenaient pas pourquoi un noir faisait cette demande. C’était la première fois, donc c’était suspect pour eux. Il a fallu le soutien des gens d’ici qui m’ont orienté et aidé pour expliquer la sincérité de ma démarche.»

Après avoir obtenu la nationalité canadienne, il devient en 2001 le premier prêtre africain ordonné à Montréal. Mais lors d’un stage dans une paroisse dont il préfère taire le nom, le Congolais est de nouveau confronté au rejet:

«Le curé était très content. Il me disait qu’il n’y aurait pas de problème et qu’on allait bien m’accueillir. Il m’a fait visiter ma chambre et le presbytère. Le lendemain, il m’a appelé pour me dire que finalement il ne pouvait plus me recevoir. J’ai appris que du monde l’avait influencé car j’étais noir et qu’ils pensaient que j’allais laisser de la saleté partout.»

Dans un grand rire sonore, il se souvient également d’une autre anecdote quelques années plus tard:

«On avait décapé une statue de la Vierge pour mettre de la peinture fraîche. Du coup, en dessous, c’était tout noir. Quelqu’un avait appelé pour dire: « Ce n’est pas parce que le curé est noir que Marie doit être noire! »»

Même s’il avoue avoir été touché par ces mésaventures, le curé Zoloshi préfère se souvenir de ceux qui lui ont ouvert les bras: «Cela a été effacé par les belles expériences d’accueil dont j’ai bénéficié ailleurs. Il y a encore des gens qui ont une mentalité fermée, mais cela va dans le bon sens.»

Pour preuve, ses paroissiens n’ont que des bons mots pour le décrire. Richard, un Québécois «pure laine» fait le déplacement chaque dimanche depuis une ville voisine pour assister à l’office:

«Il n’y a pas de différence entre lui et moi. Il est dans son personnage et incarne vraiment le Christ. C’est ce qu’il faut pour présider la messe.»

Éliane, une autre fidèle de l’église, partage cet avis: «Il est excellent. Je suis reconnaissante qu’il soit là, car il n’y a plus de Québécois qui deviennent prêtres. Les Africains font venir la jeunesse, sinon il n’y a plus que des vieux à la messe.»

Un nouveau souffle pour l’Église

Mais contrairement à ce que pense cette paroissienne, les 17 prêtres africains qui exercent actuellement à Montréal (sur 284 en fonction, soit 6% d’entre eux) ne sont pas là pour combler une baisse locale des vocations.

«On ne fait pas venir des prêtres d’Afrique. La majorité d’entre eux sont arrivés ici après une guerre civile ou un génocide dans leur pays. Ils sont venus en tant que réfugiés. Et puis il y a aussi ceux qui sont arrivés pour leurs études», explique l’abbé Thomas Dowd, spécialiste de ce dossier auprès de l’archevêché de la métropole québécoise.

La plupart des prêtres africains sont ainsi originaires de RDC, du Rwanda, d’Ouganda, du Cameroun, du Bénin, du Burkina Faso ou encore de la République du Congo.

Cette présence africaine se reflète aussi sur les bancs des églises. Durant l’office du curé Zoloshi, beaucoup de d’Africains se mêlent aux paroissiens québécois. Une manière pour eux de s’intégrer à leur nouveau pays. «La plupart de nos bénévoles sont des immigrés. Ils donnent de leur temps! Ils sont jeunes et ils peuvent s’impliquer», constate le curé montréalais.

Les différentes communautés se mélangent autour de leur foi, mais le prêtre a toutefois décidé de mettre en place chaque dimanche une messe spécialement pour les Congolais:

«Je fais les mêmes homélies mais pas sur le même ton. Je suis plus directif dans mon sermon quand je m’adresse aux Africains. Je m’adresse aussi à eux en lingala, car beaucoup ne parlent pas français.»

Très engagé auprès des migrants, Jean-Chrysostome Zoloshi a également créé un «carrefour foi et spiritualité». Cet espace d’écoute propose des services d’accueil et des ateliers d’échange aux immigrés:

«Ils apportent un nouveau souffle dans la communauté. Ils donnent de la vie dans la façon de célébrer la foi. Mais la question est de savoir comment les intégrer et comment faire en sorte qu’ils deviennent une chance pour l’église d’accueil.»

Le curé Zoloshi a déjà répondu en partie à cette question avec le travail qu’il exerce au quotidien dans la paroisse, depuis dix ans Pour lui, tout repose finalement sur la rencontre et le partage.

«Quand il y a de la méfiance, c’est parce qu’on ne se connaît pas. Des Québécois avec qui je suis devenu proche au fil des années me disent aujourd’hui: « Les noirs sont gentils finalement! »», raconte le curé dans un dernier éclat de rire.

Stéphanie Trouillard

Rokhaya Diallo, nouvelle bête noire des racistes | Slate Afrique


Nouvelle égérie de la lutte antiraciste en France, Rokhaya Diallo tente de développer un militantisme qui déconstruit les préjugés, trop souvent présents en filigrane dans les blagues ou les compliments.

Rokhaya Diallo © Sylvain Laporte, tous droits réservés.

 

Rokhaya Diallo semble peiner à définir laquelle de ses multiples activités prime sur les autres. Productrice de dessins animés ou chroniqueuse pour la radio et la télé? Activiste féministe et altermondialiste ou militante antiraciste? Au fond, la jeune femme de 33 ans dit ne pas vouloir choisir. Il n’empêche, c’est ce dernier volet de ses activités qui l’a révélée au grand public.

Elle s’engage dans le militantisme avec la foi des nouveaux convertis, avec passion et enthousiasme. D’abord chez les altermondialistes d’Attac, puis avec l’association féministe Mix-Cité, un mouvement mixte pour l’égalité de sexes. Elle s’investit aussi au sein du Conseil des jeunes de la Courneuve, en banlieue parisienne, une ville qui l’a vue grandir, après sa naissance dans le IVe arrondissement de la capitale française.

Un autre point de vue

Un engagement citoyen finalement presque ordinaire, pour celle qui apparaît aujourd’hui comme la bête noire des «néo-racistes» qui tiennent le haut du pavé dans nombre de médias français. Et c’est d’ailleurs pour leur opposer un autre son de cloche que Rokhaya Diallo et un groupe d’amis fondent en 2006 l’association Les Indivisibles:

«Le traitement politique et médiatique de l’affaire du foulard entre 2003 et 2004 et de la révolte des banlieues en 2005 m’a mise hors de moi. J’ai réalisé à ce moment qu’il était urgent de riposter et de se battre pour faire entendre un autre point de vue», lance la jeune femme.

Dès lors, le but des Indivisibles est de servir d’espace de vigilance et d’outil de riposte à toutes les dérives racistes, par le biais du Net. Rokhaya et sa bande de copains cherchent, eux aussi, à occuper l’espace médiatique pour «que cesse la partition de la nationalité française selon une apparence géographique».

Et c’est justement à travers les médias, à la télé précisément, que Rokhaya Diallo va faire parler d’elle. Après des premiers débats dès 2005 sur Public Sénat, la chaîne parlementaire française, pendant les émeutes des banlieues, la militante se fait connaître grâce à ses joutes verbales avec certains polémistes bien connus en France, comme les journalistes Eric Zemmour, Elisabeth Lévy ou encore Robert Ménard.

La jeune activiste n’hésite pas à foncer bille en tête pour renvoyer ses interlocuteurs dans les cordes, et pense que ceux-ci se sont délibérément fait une spécialité de verser dans la provocation.

«Ce qui me pose problème, c’est que certaines personnes parmi les plus médiatisées instrumentalisent le racisme pour faire carrière», relève-t-elle en évoquant un débat télévisé qui l’a opposée à Zemmour en mars 2010, et au cours duquel ce dernier avait affirmé qu’en France «la plupart des trafiquants sont noirs ou arabes» —propos pour lesquels il a du reste été condamné par la justice.

L’humour comme antidote

Et c’est l’une des premières grandes satisfactions de Rokhaya dans son combat contre les dérives racistes dans la société française, ainsi que contre toutes les formes de discrimination. Une satisfaction qui s’ajoute à la visibilité que prend, depuis 2009, la cérémonie des Y’a Bon Awards, une cérémonie organisée depuis trois ans par Les Indivisibles pour «distinguer» les propos les plus racistes.

Car le parti pris de l’association, c’est d’utiliser l’humour comme stratégie de défense et de riposte:

«L’humour aide à rendre les choses audibles. Et finalement, cela correspond peut-être à notre génération et à notre époque. C’est peut-être aussi ce qui fait notre différence avec des associations plus anciennes comme SOS Racisme.»

Une différence qu’elle tient d’ailleurs à souligner. Autant elle traque pour les dénoncer à la radio et à la télévision (elle est notamment chroniqueuse à Canal+) les grandes dérives racistes, autant elle s’attaque avec fermeté à toutes les formes de racisme que l’on retrouve bien souvent dans les préjugés, les blagues ou même dans les compliments que l’on adresse aux noirs en pensant bien faire, et qui ne relèvent pourtant, selon elle, que d’un racisme inconscient.

C’est ce «racisme atmosphérique» que la jeune femme décrit avec humour dans son récent ouvrage, Racisme: mode d’emploi (Larousse, 2011).

«Dans les soirées, lorsque le DJ a la bonne idée de lancer de la musique à consonance africaine ou antillaise, certains regards se tournent vers moi attendant sans doute que je revête ma ceinture de bananes pour me déhancher», écrit-elle.

Une manière de décortiquer, encore une fois, les mécaniques du racisme ordinaire par le biais de l’humour. La cofondatrice des Indivisibles n’hésite pas à s’exprimer de manière familière:

«Le débat sur le foulard me soûle. Je trouve qu’il y a une forme d’hystérie à ce sujet.» Ou encore: «Ce n’est pas un kiff que de militer. Le militantisme antiraciste professionnel, je pourrais m’en passer…»

Elle combat le racisme, mais dit n’en avoir jamais été victime:

«Je n’ai jamais été traitée de « sale noire » […] Le fait que je sois noire n’est pas un élément qui prime sur le reste. Quand je me lève le matin, je ne me détermine pas rapport à ça.»

Petites ambiguïtés

Rokhaya Diallo revendique sa «francité», mais clame tout son attachement au Sénégal, dont sont originaires ses parents. Elle a d’ailleurs le projet de demander la nationalité sénégalaise «pour résister à tout le débat sur la binationalité en France». Elle n’était pas allée à Dakar depuis ses 15-16 ans, mais y est retournée en décembre 2010, à l’occasion du Festival mondial des Arts nègres.

Elle dit comprendre le wolof (la langue la plus parlée au Sénégal), même si elle n’a jamais appris à le parler. «Je me suis toujours senti des liens avec l’Afrique», affirme-t-elle. Et d’évoquer l’œuvre du cinéaste Sembène Ousmane ou de la romancière et essayiste malienne Aminata Traoré.

Rokhaya Diallo surprend aussi quand, au cours de la conversation, elle lâche le mot «intégration»:

«Mes parents nous ont donné, à mon frère et moi, des outils pour nous « intégrer » comme des petits Français». Avant de préciser, en pesant les mots, qu’elle utilise ce terme du point de vue de ses parents, «primo-arrivants en France à l’époque, et qui estimaient qu’il y avait un nécessaire processus d’intégration. Ils ont changé d’avis depuis le temps».

De ses parents, venus de Gambie et du Sénégal, la jeune Rokhaya dit avoir retenu un principe qui guide son engagement aujourd’hui:

«Ne jamais se laisser faire.»

Un principe qui lui sert donc dans ses actions militantes mais aussi lors de débats avec des grosses pointures de la politique comme Henri Guaino, conseiller politique du président français Nicolas Sarkozy.

C’est peut-être aussi ce qui la pousse à cosigner, en juin 2010, dans le quotidien français Libération, une tribune dans laquelle elle apporte son soutien à cinq jeunes de banlieue accusés d’avoir tiré sur des policiers. Le texte, d’une rare violence, est vivement critiqué.

C’est peut-être, enfin, ce principe qui la pousse à rejeter le terme de «diversité», de plus en plus utilisé dans l’Hexagone pour évoquer les Français d’origine étrangère:

«Je n’aime pas ce mot, parce qu’il ne veut rien dire. On a l’impression que c’est d’un pays étranger qu’on parle quand on évoque la diversité. Alors qu’en principe, tout le monde devrait y être inclus.»

Raoul Mbog

« Alcoolisme », « islamisme »… Aubry chasse les rumeurs | Rue89


couverture du JDD

Riché | Rue89 | 11/07/2011 | 03H35

En marge d’un déplacement à Turin, Martine Aubry s’en est pris vendredi aux premières boules puantes de la campagne : des rumeurs qui la visent (elle serait malade, homosexuelle, alcoolique…) et surtout qui visent son mari Me Jean-Louis Brochen (il serait l’ami des islamistes).

« Sur mon mari, ça a commencé il y a deux ans. Je sais tout, je sais qui les lance, je l’ai appris avant que ça ne sorte de deux sources différentes, des fonctionnaires m’ont alertée ; un jour, on racontera tout », a-t-elle dit vendredi à l’envoyée spéciale du Journal du dimanche.

Jean-Louis Brochen, 66 ans, est un avocat en vue à Lille, ancien bâtonnier. De gauche, il a été attaqué sans relâche depuis deux ans par des sites proches du Front national ou des groupuscules ultra-sionistes, qui l’ont décrit comme « l’avocat des islamistes », « l’avocat halal », « l’avocat salafiste », « l’avocat des barbus »…

Nadine Morano : « Elle se pose en victime »

A priori, ces snipers embusqués sont assez éloignés de l’Elysée ou de l’UMP, quoi qu’en dise Martine Aubry. Mais selon elle, des personnes proches de Nicolas Sarkozy ont relayé les rumeurs. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à prendre son téléphone pour s’en plaindre.

Les ténors du parti présidentiel ont réagi vertement ce weekend, Nadine Morano accusant même Aubry de « se poser en victime » pour faire parler d’elle. (Voir la vidéo de BFM-TV)


Pour faire taire les attaques contre son mari, Martine Aubry l’avait poussé, pendant l’été 2010, à répondre à une interview, l’une des seules qu’il ait jamais donnée sur sa vie privée, au site NonFiction.fr, contrôlé par un conseiller de l’ex-première secrétaire du Parti socialiste, l’essayiste et homme de radio Frédéric Martel. Rue89 en avait à l’époque rendu compte.

Jean-Louis Brochen, avocat issu d’un milieu catholique

Me Brochen vient d’un milieu et d’une philosophie assez éloignés de l’islamisme : né d’un père breton et d’une mère du Nord, il est d’éducation catholique et son modèle affiché est l’humaniste Me Henri Leclerc.

2012 : le test

De quel candidat êtes-vous proche ? Pour le savoir, cliquez sur l’image ci-dessous.

Cliquer sur l'urne pour commencer le test de Rue89.

Mais l’extrême droite et autres groupes radicaux ne lui pardonnent pas certains dossiers qu’il a plaidés.

En 1993, il a ainsi défendu les 17 lycéennes voilées exclues par le lycée Faidherbe. Plus tard, il a représenté les musiciens du groupe de rap Sniper (des « voyous qui déshonorent la France », selon Sarkozy) menacés de ne pouvoir donner un concert à Lille.

Il a aussi été l’avocat d’un jeune islamiste qui avait participé au braquage en 1996 d’un supermarché par le « gang de Roubaix ». Enfin, il a défendu l’association roubaisienne Rencontre et dialogue, considérée par ses opposants comme « communautariste ».

Ce ne sont que quatre dossiers sur des dizaines : Me Brochen a défendu, comme tout avocat pénaliste, des braqueurs, des proxénètes et autres criminels. Ces attaques, comme le soulignait Me Brochen dans l’interview à NonFiction.fr, ne démontrent qu’une « méconnaissance fondamentale du métier d’avocat ».

Nicolas Sarkozy parle de « Martine et Martin »

Pourquoi Aubry accuse-t-elle l’Elysée de distiller des rumeurs sur son mari ? Elle s’appuie sur deux éléments. Un ancien préfet du Nord, Christian Frémont, travaillant au Palais, aurait repris ces rumeurs. Martine Aubry l’aurait appelé pour l’engueuler sur le sujet.

Quelques jours avant l’annonce de la candidature de la socialiste à la primaire, Nicolas Sarkozy a évoqué « Martine et Martin » pour parler du couple formé par l’ex-première secrétaire du PS et l’avocat Jean-Louis Brochen. Le Figaro en a fait alors état.

Or, ce n’est pas la première fois que Nicolas Sarkozy parle de « Martine et Martin ». Déjà, en mai 2010, devant des députés UMP, il avait comparé Aubry et Brochen à « Martine et Martin ». L’allusion avait semblé curieuse : faisait-il allusion à un livre pour enfant, à un film ?

Le carillon de Cambrai (Comité du tourisme du Nord/Wikimedia Commons/CC).L’entourage de Martine Aubry a entretemps enquêté sur le sujet. Pourquoi « Martine et Martin » ? Un conseiller d’Aubry a trouvé l’origine et l’a rapportée à celle-ci qui a été choquée de découvrir le sous-entendu présidentiel : « Martin et Martine » sont les deux jacquemarts de l’hôtel de Ville de Cambrai. Or, selon une légende du Nord, Martine était une catholique secrètement amoureuse d’un Maure, Hakim. Un musulman arrivé avec l’armée de Charles Quint. Lorsque leur amour interdit fut découvert, ils furent condamnés à sonner la cloche de la tour de l’horloge avec un marteau. Jusqu’à ce que Hakim se convertisse au christianisme et prenne le nom de Martin.

En découvrant cela, Martine Aubry s’est convaincue que tout cela n’était pas anodin ; son mari étant précisément accusé par la rumeur d’être « l’ami des islamistes »…

Chimulus sur les rumeurs au sujet de Martine Aubry.

Photo et illustration : le carillon de Cambrai (Comité du tourisme du Nord/Wikimedia Commons/CC) ; dessin de Chimulus.

En Grande-Bretagne, gagnez un bébé… à la loterie !


 

bébé-.jpgEn Grande-Bretagne, gagnez un bébé… à la loterie !

 

Nos voisins Britanniques sont souvent étonnants. Mais là, on peut se demander s’il ne s’agit pas d’un canular, ou d’une campagne pour dénoncer la difficulté d’accès aux programmes d’aide à la procréation.

 

La Commission des jeux de Grande-Bretagne a autorisé une organisation caritative (To Hatch) à doter une loterie de façon originale. Chaque mois, un gagnant bénéficiera de £25 000 (soit environ 28 000€) de soins dans un des meilleurs centres de fertilité britannique.

 

Pas de discrimination, lejeu est ouvert aux hétérosexuels, homosexuels, célibataires ou couples âgés. Au bout du ticket gagnant, une des quatre méthodes d’aide à la procréation : fécondation in vitro, mère porteuse, sperme ou ovules de donneur ou intervention chirurgicale. Le gagnant ne pourra en tenter qu’une. Il disposera en plus d’un chauffeur et d’un séjour dans un hôtel de luxe durant les soins. Tous les frais sont pris en charge par l’organisateur du jeu, tous les bénéfices reversés à To Hatch.

 

Bien sûr, des critiques fusent déjà outre-Manche, dénonçant un scandale éthique et un commerce d’êtres humains inacceptable.

 

Le coût du billet estde £20 (22€) et la loterie débutera fin juillet.

 

parShun-rei

miwim.fr

Le Soudan du Sud accède officiellement à l’indépendance – Capital.fr


Le 09/07/2011 à 18:54

par Alexander Dziadosz et Jeremy Clarke

DJOUBA (Reuters) – Les Soudanais du Sud ont dansé, chanté et exulté samedi pour célébrer l’avènement de leur nouvel Etat, dont l’indépendance proclamée en présence de nombreux dignitaires étrangers laisse toutefois planer des menaces sur la stabilité de la région.

A minuit, la République du Soudan du Sud, pays en voie de développement producteur de pétrole, est devenue officiellement le 193e Etat de la communauté internationale et le 54e pays du continent africain.

L’indépendance de cette ancienne province soudanaise a été acquise dans la douleur. Des accords de paix signés en 2005 entre le Nord et le Sud lui avaient ouvert la voie, en mettant fin à des décennies de guerre civile.

Mais c’est en janvier, lors d’un référendum d’autodétermination que les Soudanais du Sud se sont prononcés massivement en faveur d’une partition d’avec le Nord.

Comme un symbole, lors de la cérémonie officielle, le nouveau chef de l’Etat du Soudan du Sud était assis à côté de l’homme qu’il a combattu pendant des années, le président soudanais, Omar Hassan al Bachir.

Submergées par les hordes de Soudanais du Sud venus assister à ce moment historique, les forces de sécurité de la nouvelle république ont vite abandonné l’idée de maintenir l’ordre dans les rues de la capitale, Djouba.

Et lorsque le moment tant attendu est arrivé, à savoir la lecture de la déclaration officielle d’indépendance par le président du Parlement, certains se sont évanouis, bien aidés par la chaleur ambiante qui régnait sur une grande place de la ville.

Les mots responsables de cette ferveur furent les suivants: « Par la présente, nous, représentants démocratiquement élus du peuple, déclarons le Soudan du Sud un Etat indépendant et souverain ».

BACHIR FÉLICITE SES « FRÈRES DU SUD »

Juste après cette lecture officielle, orchestrée par James Wani Igga, le drapeau soudanais a été symboliquement amené, avant que les nouvelles couleurs du pays ne soient hissées et que le président, Salva Kiir, ne prête serment.

A ce moment précis, les Soudanais du Sud ont levé les bras en l’air, se sont enlacés, pendant que certains d’entre eux étaient en larmes. Dans les rues de Djouba résonnaient des sons de tambours, des slogans à la gloire du nouveau pays et nombreux étaient ceux qui dansaient pour manifester leur joie.

Omar Hassan al Bachir, celui qui fut certainement le plus farouche adversaire de l’indépendance du Soudan du Sud, a pris la parole lors des cérémonies de Djouba.

« Nous félicitons nos frères du Sud pour la création de leur nouvel Etat (…) La volonté des Soudanais du Sud doit être respectée », a dit le président soudanais, en faisant référence au référendum d’autodétermination.

Des dizaines de dignitaires étrangers étaient présents lors de cette cérémonie, au premier rang desquels figuraient le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, mais aussi une trentaine de chefs d’Etat africains. La France était de son côté représentée par le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé.

Une série de pays ont immédiatement reconnu le Soudan du Sud comme nouvel Etat. Le premier fut le Soudan, symboliquement, puis vinrent l’Egypte, les Etats-Unis, la Chine, la Grande-Bretagne et la France notamment.

« Après tant de luttes menées par le peuple du Soudan du Sud, les Etats-Unis d’Amérique saluent la naissance d’une nouvelle nation », a déclaré le président américain Barack Obama dans un communiqué diffusé par la Maison blanche.

La France a emboîté le pas à cette initiative.

« Cet événement est l’aboutissement d’un processus exceptionnel, initié par l’accord global de paix de 2005, que l’ensemble de la communauté internationale a soutenu, et que le Nord et le Sud ont mené courageusement jusqu’à son terme », déclare le président de la République dans un communiqué.

« La France reconnaît et accueille le Soudan du Sud parmi la communauté des Etats », poursuit l’Elysée.

LE PRÉSIDENT PROMET UNE AMNISTIE POUR LES REBELLES

Si la journée de samedi était synonyme de joie et de légèreté à Djouba, le président Salva Kiir sait très bien qu’il devra dès les prochaines semaines régler la question des groupes armés rebelles qui s’opposent à lui et à son gouvernement.

Et c’est dans un souci de réconciliation et d’unité qu’il s’est adressé à eux, en leur proposant de les amnistier.

« Je voudrais saisir cette occasion pour décréter une amnistie en faveur de tous ceux qui ont pris les armes contre le Soudan », a-t-il dit.

Salva Kiir a également promis d’oeuvrer en faveur de la paix au Soudan, notamment dans les zones du Nord où persistent des conflits.

« Je souhaite assurer aux peuples d’Abyei, du Darfour, du Nil bleu et du Kordofan du Sud que nous ne vous avons pas oubliés. Quand vous pleurez, nous pleurons. Quand vous saignez, nous saignons. Je m’engage aujourd’hui auprès de vous à ce que nous parvenions à une paix juste pour tous », a-t-il dit, en promettant de collaborer avec Omar Hassan al Bachir pour atteindre cet objectif.

Si la présence d’Omar Hassan al Bachir dans les tribunes était une preuve de la bonne volonté affichée par le Nord, celle-ci a dû en revanche embarrasser nombre de diplomates occidentaux.

La Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt à l’encontre du chef d’Etat soudanais pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide au Darfour, une autre province soudanaise en proie à un conflit.

D’ailleurs, environ 200 personnes originaires de cette région s’étaient invitées à l’événement, avec en tête d’affiche le chef rebelle Abdel Wahed Nour.

Si l’indépendance du Soudan du Sud est désormais officielle, les inquiétudes concernant l’avenir demeurent nombreuses.

Les dirigeants du Nord et ceux du Sud ne se sont notamment toujours pas mis d’accord sur un ensemble de questions sensibles, dont les plus importantes concernent le tracé de la frontière et le partage des revenus tirés du pétrole, essentiels pour l’économie des deux Etats.

Avec Ulf Laessing, Andrew Heavens et Khaled Abdelaziz à Khartoum, Olivier Guillemain pour le service français

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Cameroun – Eto’o doit-il rester capitaine des Lions? | Slate Afrique


Les polémiques s’enchaînent autour de Samuel Eto’o Fils, le capitaine des Lions indomptables, l’équipe de football du Cameroun. Lors d’une séance plénière à l’Assemblée nationale, le 5 juillet, des députés ont interpelé le ministre camerounais des Sports au sujet du joueur. C’est ce que rapporte Le Jour, l’un des principaux quotidiens du pays.

Le quotidien rapporte que lors de cette séance, les parlementaires camerounais se sont montrés particulièrement intéressés par le sort des Lions indomptables, avec notamment les dissensions que connaît actuellement la sélection nationale de football. L’un d’eux, tirant à boulets rouges sur Samuel Eto’o, qu’il considère comme le principal responsable des mauvais résultats et de l’ambiance délétère au sein des Lions, a proposé au ministre camerounais des Sports, Michel Zoah, que la star du football soit déchue de son brassard de capitaine des Lions indomptables:

«Eto’o est le plus grand joueur, il est le plus riche, la star. Il est le plus imbu de lui. Il faut trouvez quelqu’un d’autre, quelqu’un de plus consensuel. Nous avons eu dans ce pays des capitaines comme Tataw Stephen qui n’était pas une star. Il faut trouver un autre», a martelé le député dans l’hémicycle, afin de réclamer un capitaine beaucoup plus «consensuel».

Autre sujet ayant alimenté les débats au cours de cette séance particulièrement houleuse, indique Le Jour, une affaire «d’importantes primes» qu’aurait perçues le capitaine des Lions. En même temps que la question du maintien de Samuel Eto’o comme capitaine des Lions se pose, les députés ont aussi remis sur la table l’idée du recrutement d’un entraîneur camerounais pour diriger les Lions. Tous les députés se sont dits favorables au choix d’un Camerounais à la tête des Lions Indomptables.

A ce sujet, le ministre des Sports s’est contenté de répondre que la nationalité d’un entraîneur n’est pas un critère objectif:

« L’idéal serait effectivement d’avoir un Camerounais à la tête des Lions Indomptables. Mais souvenez-vous: quand nous avons gagné la Can en 1984, 1988, 2000, 2002, etc., ce n’était pas avec des entraîneurs camerounais », a-t-il rappelé.

Mais un des députés, déterminé faire entendre raison au ministre, a rétorqué avec un brin d’ironie, rappelant les multiples échecs de la sélection camerounaise:

«On ne peut pas continuer à nous appeler Lions Indomptables alors que tout le monde, les Antilopes, les Eperviers et même les Ecureuils nous battent.»

Lu sur Le Jour

Guerir.org : Quelle est la durée de vie d’un implant mammaire ?


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durée de vieimplant mammaire

Quelle est la durée de vie d’un implant mammaire ?

Selon l’Agence américaine du médicament, la FDA, les implants mammaires devraient être remplacés tous les 10 ans afin de limiter les risques de complications. Quelques précisions sur cette information qui concernent 5 à 10 millions de femmes dans le monde.

On estime qu’entre 5 et 10 millions de femmes seraient porteuses d’une prothèse mammaire, pour des raisons esthétiques ou dans le cadre d’une reconstruction après ablation chirurgicale imposée par une tumeur mammaire.

 

Il existe deux types de prothèses, selon que l’enveloppe en élastomère est remplie d’eau ou de gel de silicone. Dans les deux cas, l’enveloppe peut se rompre avec le temps et laisser son contenu s’échapper, imposant alors son remplacement. Lorsqu’il s’agit de gel de silicone, on peut craindre une réaction locale inflammatoire.

 

Mais selon la FDA, indépendamment du risque de rupture, les implants mammaires peuvent être associés à des complications locales, dont le risque, là encore, augmente avec le temps. Autrement dit, plus l’implant est resté en place longtemps, plus le risque de complications est élevé. Ces effets indésirables sont essentiellement représentés par la contracture capsulaire (formation naturelle d’une sorte de barrière, ou capsule, en réaction à la présence de l’implant), entraînant des douleurs aux seins, une dureté, une asymétrie, un gonflement, etc.

 

En conséquence, la FDA recommande de remplacer l’implant mammaire tous les 10 ans et de se faire surveiller en passant régulièrement une IRM.

 

En pratique, pas de panique, les prothèses mammaires n’ont pas une durée de vie strictement définie. Certaines femmes seront amenées à la changer au bout de quelques années, tandis que d’autres la porteront plus de 10 ans sans aucun problème. En revanche, la surveillance est obligatoire. L’IRM est bien indiquée pour détecter les ruptures« silencieuses » (sans symptôme apparent) et visualiser l’étendue de la capsule. Et enfin, et d’autant plus si la pose remonte à plusieurs années, tout symptôme doit être signalé à son médecin : douleur, dureté, enflure, asymétrie, ride…

 

FDA Update on the Safety of Silicone Gel-Filled Breast Implants, June 2011, http://www.fda.gov.


Crédit photo : fotolia.com

LES BLONDES EN BICYCLETTE…


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C’est 2 blondes qui font une balade en bicyclettes.L’une descend de sa bicyclette et se met a dégonfler ses 2 pneus.

– Mais qu’est-ce que tu fabriques ? demande sa copine.

– Mon siège est trop haut, lui répond l’autre.

Aussitôt, la première descend de sa bicyclette, met son siège a la place de son guidon et son guidon a la place de son siège.

Son amie lui demande a son tour :

– Et toi ? Que fais-tu ?

– Je retourne chez moi, t’es vraiment trop conne…

(merci à DENISE pour cette farce)