Pensée du lundi 11 juillet 2011.


« Nous associons spontanément le bien à Dieu. Non, le bien, comme
le mal, n’est qu’un serviteur de Dieu. Dieu n’est pas le bien, Il
est infiniment plus que le bien. Alors, cessez de vous demander
pourquoi Il permet que le mal existe. Dieu permet tout, et Il
permet tout parce qu’Il utilise tout.
Et vous aussi, vous devez comprendre comment utiliser le mal
dans vos travaux, exactement comme le chimiste qui ne rejette
rien parce qu’il sait utiliser tous les produits contenus dans
son laboratoire, même les poisons ; car il faut de tout dans un
laboratoire. Le chimiste doit donc être un modèle pour nous.
Puisque dans notre laboratoire intérieur nous possédons le pur et
l’impur, le lumineux et l’obscur, ce qui nous tire vers le haut
et ce qui nous tire vers le bas, il faut que nous apprenions à
tout utiliser pour réaliser les desseins de Dieu. Remerciez le
Ciel de vous avoir créé tel que vous êtes, et travaillez ! »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Miss Lebanon Universe 2011 – Yara Khoury-Mikhael

 

 

 

LEBANESE GIRLS SOOO BEAUTIFUL! ©

Ben Ali, le dictateur «bac moins 3» | Slate Afrique


Après 23 ans de règne, une révolution et un procès en cours, le dictateur tunisien déchu reste un personnage mystérieux. Qui est vraiment l’ex-président Zine el-Abidine Ben Ali?

Zine el-Abidine Ben Ali à l’aéroport de Tunis Carthage en 2008. REUTERS/Jacky Naegelen

 

Alors que depuis le 20 juin 2011 les procès et les condamnations le concernant se succèdent à un rythme soutenu à Tunis, l’ex-président tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, est absent, en exil à Jeddah en Arabie saoudite. Ce militaire a forgé l’essentiel de sa carrière au sein des services de sécurité et du renseignement. Personnage de l’ombre, Ben Ali est demeuré en 23 ans de pouvoir, et particulièrement vers la fin de sa présidence, un homme insensible et faussement populaire. Son portrait, placardé dans toute la Tunisie au fronton de la plus petite échoppe est certes connu de tous mais sa vraie nature, elle, est restée mystérieuse.

Cet enfant d’Hammam Sousse, une ville côtière au nord de la Tunisie, a vu le jour en 1936, sous le protectorat français. Quatrième d’une famille modeste de onze enfants (son père aurait été gardien au port de Sousse), Zine el-Abidine (la beauté des croyants), effectue de piètres études secondaires au lycée de garçons de Sousse. Celui qu’on surnommait «Bac moins 3», n’est effectivement pas devenu bachelier.

Il ne s’intéresse pas aux arts, n’a pas les qualités d’un autodidacte, ne lit pas et n’aime pas les intellectuels, une haine des lettres et des arts qui perdurera durant son règne. Son double engagement dans l’armée et le parti indépendantiste Néo-Destour lui offre en 1956 une seconde chance. Au cours de sa vie lycéenne, Ben Ali suit les traces de son ami d’enfance Hédi Baccouche, un militant aguerri qui restera l’un de ses plus proches alliés et qui deviendra son Premier-ministre.

Le jeune Ben Ali bénéficie d’une formation d’officier, lors d’un bref passage à l’Ecole militaire française interarmes de Saint-Cyr (EMIA) en 1956. Il est admis dans une promotion parallèle exceptionnelle en hommage à la récente indépendance tunisienne. Mais cette promotion particulière baptisée «Bourguiba», ne comprend qu’une poignée d’officiers tunisiens parmi lesquels Ben Ali ne s’est pas intégré. Il achève sa formation avec un diplôme d’ingénieur électronicien obtenu aux Etats-Unis:

«Mon intérêt pour l’informatique, a eu une incidence heureuse sur ma façon de travailler; cela m’a donné un goût prononcé pour la logique, la rigueur de l’analyse et une vision prospective planifiée, loin de toute improvisation.»

Premières armes en politique

De retour en Tunisie, il est affecté au service du général Kéfi, le grand patron de la Sûreté militaire, dont il épouse la fille en 1964, Naïma Kéfi. Un amour stratégique qui lui vaut d’être à 28 ans le directeur de la Sécurité militaire, poste qu’il occupe jusqu’en 1974.

Père de six enfants, dont trois filles nées de son premier mariage, Ben Ali se trouve particulièrement à son aise au sein des services de renseignement, à un poste qui convient à sa nature timide et taciturne et qui le garde à distance des chefs de l’armée.

Ben Ali n’est pas vraiment inconnu des Tunisiens. Il apparaît pour la première fois sur la scène politique en 1974, à l’occasion de l’Union tuniso-libyenne et la naissance de la République arabe islamique proclamée par Habib Bourguiba et le colonel Kadhafi. C’est là que le général Zine el-Abidine Ben Ali se forge une réputation de militaire impassible et de référent en matière de sécurité. Mouammar Kadhafi avance son nom pour diriger l’ensemble des services de renseignement et de la sécurité militaire de cette union éphémère des deux pays voisins (de 1973 à 1974). Une fois la République arabe islamique enterrée et les relations avec la Libye refroidies, les conseillers de Bourguiba invitent ce dernier à écarter Ben Ali du pouvoir. Zine el-Abidine se contente d’un poste d’attaché militaire à Rabat, au Maroc .

Il marque son retour au pays quelques années plus tard en 1978, date à laquelle l’agitation sociale menace le régime du «Combattant suprême», Habib Bourguiba. Opportuniste, Ben Ali sent le vent tourner. Il prend en charge la Sûreté générale, alors que Bourguiba lutte pour laisser l’armée en dehors de la politique. Un poste clé sur lequel Zine el-Abidine s’installe pendant trois ans.

Mais alors qu’il se croit définitivement ancré au gouvernement, il commet une erreur qui lui coûte son poste: un commando libyen investit la ville de Gafsa, dans le Sud tunisien, et y séjourne en toute impunité, sans que les responsables de la sûreté générale s’en aperçoivent. Il est aussitôt limogé par Bourguiba et envoyé en Pologne en tant qu’ambassadeur. Il revient en Tunisie en décembre 1983, lors de la «révolte du pain» qui officialise la rupture entre les Tunisiens et Bourguiba. Abandonné, Habib Bourguiba a justement besoin de rigueur militaire et d’expertise en matière de renseignement et rappelle Ben Ali à ses côtés à la direction de la Sûreté générale.

Dès lors, son ascension au sein du gouvernement tunisien est fulgurante. La lutte contre les islamistes qui menacent le régime et le climat de crise sociale, propulsent alors Ben Ali vers le sommet du pouvoir au plus proche de Bourguiba. Après les émeutes de 1984, il passe respectivement de secrétaire d’Etat à la Sûreté, puis ministre de l’Intérieur au sein du gouvernement de Rachid Sfar au poste de Premier ministre le 2 octobre 1987.

Installé à la présidence tunisienne depuis l’indépendance du pays en 1956, Habib Bourguiba est malade, s’enferme dans son palais et règne plus qu’il ne gouverne. Grâce à un «coup d’Etat médical», Ben Ali écarte «sans violence ni effusion de sang», le 7 novembre 1987, le père de l’indépendance devenu sénile. Selon la formule consacrée, Ben Ali «dépose» Bourguiba. Les Tunisiens observent et écoutent en silence ce militaire inconnu à la carrure de déménageur leur promettre sur les ondes de la radio nationale une rupture avec l’ancien régime:

«L’époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie ni succession automatique à la tête de l’Etat qui excluraient le peuple».

Un président manipulateur

Un an après, en 1988, il se sépare de la fille du général Kéfi et s’affiche avec une Tunisoise d’une trentaine d’années qu’il fréquentait dans les années 1980, Leïla Trabelsi. Leur première fille, Nesrine Ben Ali, voit le jour en 1987 alors que ses parents ne sont pas encore mariés. Il épouse Leïla Trabelsi en 1992 l’année de la naissance de sa cinquième fille, Halima Ben Ali. Cette seconde épouse, diplômée de Lettres et coiffeuse de profession, a un caractère beaucoup plus trempé que son mari, qu’elle manipule dans l’ombre. Elle place en outre progressivement les membres de sa famille aux postes clés de l’économie du pays.

Parvenu à la plus haute marche du pouvoir, Ben Ali amadoue les Tunisiens et tisse discrètement sa toile. Il supprime «la présidence à vie», instituée par Bourguiba et limite à trois le nombre de mandats présidentiels. En 1988, il fait même adopter une nouvelle loi sur les partis. Il poursuit le développement d’un système de sécurité sociale et les réformes sur l’éducation et l’émancipation des femmes initiées par son prédécesseur.

Sur la forme, le nouveau président Ben Ali entame une série de réformes politiques et économiques: libéralisation et ouverture des marchés, libération des prisonniers politiques, instauration du multipartisme, scolarisation obligatoire jusqu’à 16 ans. Le Parti Socialiste Destourien (PSD) qu’il dirige est rebaptisé Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD). Ce parti compte plus de 2 millions d’adhérents sur une population de 10 millions.

Sur le fond, les méthodes de sa présidence restent les mêmes que celles employées dans les services de renseignement militaire. Par exemple, on porte à l’actif du premier mandat de Ben Ali une politique dite de «solidarité», avec la création d’un fonds spécial destiné à l’origine aux pauvres, le « 26-26 ». On découvrira plus tard que la moitié de ces fonds spéciaux ont été détournés par le clan présidentiel.

En 1991, il dissout Ennahdha (Renaissance), le grand parti islamiste tunisien, dont il fait emprisonner plus de 20.000 membres. Il interdit le port du voile dans les lieux publics et muselle la presse ainsi que les partis d’opposition. La révision de la Constitution et le Code électoral ne sont que des mesures de démocratisation de façade. En réalité, la Tunisie toute entière est progressivement soumise à une surveillance généralisée et à une propagande massive en faveur de Ben Ali.

À la tête du parti majoritaire le RCD, il est réélu président de la République en 1994, en 1999 et en 2004, recueillant entre 94% et 99% des voix. Son régime est soutenu par les Etats-Unis, Israël, la France et l’Italie, notamment parce qu’il abrite discrètement une base arrière de la CIA et de l’Otan servant aux opérations anti-terroristes régionales et au contrôle de la Méditerranée.

La fin du règne

En 1999, il organise la première élection présidentielle pluraliste de l’histoire de la Tunisie, un événement. Mais dès 2002 il fait sauter le dernier verrou empêchant son maintien au pouvoir à vie: l’adoption par référendum d’une modification constitutionnelle lui permettant de se représenter. L’année 2005 marque la naissance de son fils, Mohamed Zine el-Abidine Ben Ali, «le prince» pour lequel le président réalise les dépenses les plus folles. En 2008, il mate des émeutes dans le sud-ouest tunisien par l’armée sur fond de chômage et de népotisme. L’année suivante, Zine el-Abidine Ben Ali, est réélu pour un cinquième mandat avec près de 90% des voix.

Les méthodes répressives et dictatoriales sont de plus en plus visibles. L’espionnage et la censure de la population créent un silence politique assourdissant. La corruption, les passe-droits, les tortures marquent la fin de son règne. La nature profonde de Ben Ali transparaît dans sa façon de gouverner le pays. Il utilise les forces de l’ordre pour maintenir la population sous une chape de terreur en anéantissant l’âme et l’identité des Tunisiens.

Le 14 janvier 2011 sur le tarmac de l’aéroport de Tunis-Carthage, le Boeing présidentiel 737-700 d’une trentaine de places est prêt à décoller en urgence. Au même moment, les Tunisiens tombent sous les coups de matraques et sous les balles. Zine el-Abidine Ben Ali, lui, ajuste sa cravate rouge sur son costume bleu avant d’embarquer. L’enfant d’Hammam Sousse timide et renfermé sur lui-même, à la scolarité désastreuse, est «dégagé» par les Tunisiens sortis de 30 années de léthargie.

Mehdi Farhat

Algérie – La chasse aux prostituées est ouverte | Slate Afrique


Le plus vieux métier du monde n’est plus le bienvenu dans les rues algériennes. De récentes manifestations ont eu lieu dans de nombreuses villes (Oran, Tlemcen, Annaba, Bejaia, Tizi-Ouzou, Sétif, Tichy et Alger) afin de condamner cette pratique illégale en Algérie. Le quotidien El Watan a publié le 7 juillet un reportage dans le quartier populaire de Chebilia dans la ville de M’sila, quelques jours après que des «expéditions punitives» ont éclaté dans la nuit du samedi 2 juillet.

«On pensait tout connaître des émeutes, mais voilà qu’on découvre des Algériens capables de trouver des raisons originales de se révolter. Le phénomène de la prostitution, qui se propage dans les milieux populaires (cités, quartiers et villages) est en train de pousser à bout les couches sociales qui y sont directement exposées.»

Cet après-midi du 2 juillet, des jeunes se sont regroupés par centaines devant un immeuble où travaille R., une femme soupçonnée de proxénétisme. Un habitant de l’immeuble confirme:

«Tous les quinze jours, il y a une relève. Des filles nouvelles arrivent, les anciennes partent.»

Après que la dite «maquerelle» ait quitté les lieux, les insurgés ont alors incendié l’appartement, au risque de mettre en danger la vie des voisins sortis précipitamment de l’immeuble noirci par la fumée. Cela n’empêche pas un jeune manifestant d’assurer avec véhémence:

«Si les prostitués reviennent ici […] on va les brûler vives.»

Ce n’est malheureusement pas la première fois que des échauffourées de la sorte ont lieu. Début juin, une foule s’était massée en bas d’un immeuble occupée par des «femmes de petite vertu», accusant «la maison de rendez-vous d’attirer tous les voyous du coin, principal objet de la vindicte populaire.»

Les manifestants avaient ensuite bloqué les locaux toute la nuit, tentant même d’incendier la conduite de gaz de l’immeuble.

«Dans le petit immeuble de deux étages, quatre femmes sont prises au piège et courent le risque d’être lynchées si une porte ou une fenêtre cède. Il n’y a pas de voisins. Ils ont tous fui cette promiscuité honteuse. […] La police tente une maigre protection avec une dizaine d’éléments anti-émeutes, mais le risque de les voir réduits en charpie par les milliers de personnes qui encerclent l’immeuble est tel qu’on leur conseille de se retirer vivement.»

Le code pénal algérien condamne le racolage d’une peine de 2 à 5 ans de prison et de 500 à 20.000 dinars algériens d’amende (5 et 195 euros). Cette interdiction n’a pas empêché la propagation du phénomène à travers le pays. A tel point que la station balnéaire de Tichy pâtit des retombées d’une telle activité. Habituellement envahie par les touristes en cette saison, «le tapage médiatique créé autour de la chasse aux sorcières» a sérieusement compromis la saison estivale.

Le quotidien algérien conclut :

«Chassez le naturel, il revient au galop: depuis que les maisons closes l’ont été définitivement au nom d’une morale à quatre sous, c’est toute la société qui a commencé à être gangrenée.»

Lu sur El Watan

La solitude » Ma Planète


07 juillet 2011

Trois conversations par an

Quatre millions de Français souffrent de la solitude, Grande Cause nationale 2011

http://www.figaromadame.fr

Jusqu’à cent vingt-deux jours entre deux véritables échanges – autres que les politesses avec la boulangère : c’est la réalité quotidienne de quatre millions de Français. Ce jeudi, un collectif de vingt-six associations, dirigé par Bruno Dardelet, met en lumière cet isolement et demande la mise en place d’un Observatoire de la solitude.

Le figaro.fr/madame. –Qui sont ces quatre millions de Français qui n’ont que trois véritables conversations annuelles ?
Bruno Dardelet. – Selon ce que l’on observe sur le terrain, ce sont plutôt des personnes entre 30 et 50 ans que rien ne prédisposait à cette situation : des femmes abandonnées par leur compagnon, des hommes veufs, des gens au chômage ou qui prennent leur retraite après une activité qui constituait leur seul lien aux autres. On retrouve ces personnes aussi bien à la ville qu’à la campagne. Mais pour évaluer correctement ce phénomène, nous demandons la mise en place d’un Observatoire de la solitude.

Comment expliquer un tel chiffre ? Par l’arrivée de divertissements plus individualistes ?
Oui, en partie. Dans les campagnes, par exemple, la télé a remplacé les veillées et les agriculteurs sont de plus en plus isolés. Les cas de suicides dans cette catégorie de la population sont d’ailleurs de plus en plus nombreux. Quant à l’ordinateur, certes, il peut permettre aux plus jeunes de correspondre davantage avec leurs grands-parents, de leur envoyer des photos, par exemple. Mais comme ils communiquent de cette façon, ils ne font plus forcément l’effort de faire quelques kilomètres en voiture pour prendre de leurs nouvelles en direct.

Quelles sont les solutions ?
À force de ne plus être en relation avec d’autres, ces gens ont l’impression de ne pas être intéressants et ne font plus d’efforts. Il faut donc créer davantage de structures pour rompre cet isolement. Dans la Drôme, par exemple, des cafés ponctuels s’organisent : des bénévoles en font la promotion via les journaux locaux, dans les mairies ou les paroisses et incitent les personnes les plus isolées à se réunir. Et ça fonctionne. Il faut récréer un cercle vertueux : un geste, un regard, un sourire.


Êtes-vous optimiste ?
Sincèrement, je pense qu’un déclic est en train de s’opérer. On ne révolutionnera pas la France, mais on aidera peut-être à y diffuser un peu plus de fraternité.

Visionner les spots contre la solitude


Ce jeudi 7 juillet 2011, un happening est organisé sur le parvis de la gare Montparnasse, à Paris. Un recueil de textes de personnes victimes de la solitude et de bénévoles est également en vente en librairies.


Mots-clés: ADRIANA Les Moeurs

Palestine : un manuel modifié sous la pression d’assos juives | Rue89


Par Marie Kostrz | Rue89 | 08/07/2011 | 12H31

Des associations ont obtenu d’Hachette la modification de deux pages concernant la question palestinienne de son manuel d’histoire.

A Hachette, Myriam Simonneaux, adjointe au directeur de la communication, cherche à désamorcer la polémique qui enfle depuis le 5 juillet. Oui, des associations se sont plaintes de la manière dont le chapitre consacré à la Palestine (« L’ONU et la question de la Palestine ») était traité et oui, Hachette en a tenu compte :

« L’éditeur et l’auteur l’ont examiné de près et ont décelé sur deux pages des mots et des imprécisions qui peuvent prêter à interprétation. »

Pour le reste, inutile d’insister, il n’est pas possible de parler à un responsable. Ni d’en savoir plus :

« Les modifications sont en train d’être effectuées en toute indépendance, il n’y a aucune raison de s’exprimer sur un processus en cours. »

Cette modification suite à la plainte d’associations est une première pour la maison d’édition.

« Israël n’a expulsé personne »

L'une des pages du manuel d'Hachette consacrées à la question palestinienne (cliquez pour agrandir).Les deux pages constituent un corpus de cinq photos, textes et cartes choisis pour que les élèves de première générale travaillent sur la question suivante : « Comment l’Organisation des Nations unies (ONU) a-t-elle tenté de régler la question palestinienne ? »

Cette présentation des faits déplaît fortement à l’association pro-israélienne (et hostile aux Etats arabes de la région) Europe-Israël. C’est l’été et les professeurs doivent choisir le manuel scolaire avec lequel ils travailleront à la rentrée.

Certains, proches de l’association, l’ont alertée après avoir lu la double page. Le président Jean-Marc Moskovicz n’est pas resté les bras croisés :

« J’ai tout de suite envoyé une lettre au président d’Hachette, au Premier ministre et au ministre de l’Education nationale. »

L'une des pages du manuel d'Hachette consacrées à la question palestinienne (cliquez pour agrandir).Jean-Marc Moskowicz est scandalisé : selon lui, le professeur qui a dirigé la rédaction de l’ouvrage « a pris des positions pro-palestiniennes ». Il déplore qu’Israël ne soit cité « qu’une fois en tout petit » et que le terme « nakba » (« catastrophe » en arabe) soit utilisé. La définition donnée, selon laquelle les populations palestiniennes ont été expulsées par l’armée israélienne pendant la guerre de 1948, est pour lui un pur mensonge :

« Ce sont les armées arabes qui ont appelé les Arabes de Palestine à s’enfuir. Tous ceux qui ont voulu revenir après la guerre ont pu le faire. C’est la Transjordanie, le Liban et la Syrie qui ont parqué les réfugiés dans des camps et les ont empêchés de revenir. Israël n’a expulsé personne. »

Un chapitre qui ne parle pas de la création d’Israël

D’autres associations se sont jointes à l’appel d’Europe-Israël. Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) et son président Sammy Ghozlan redoutent que « cet enseignement puisse amener les enfants à interpréter l’histoire, à haïr les juifs ». Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) conteste également le contenu des pages.

L’auteur, Pascal Zachary, professeur dans un lycée de Nancy, est lui très agacé par cette polémique. Contacté par Rue89, il rappelle que le dossier ne porte pas sur la création d’Israël, qui n’est pas au programme, mais qu’il fait partie du chapitre « Espoirs de paix au lendemain des conflits », qui aborde le rôle de l’ONU. Selon lui, la polémique est creuse et il refuse de s’exprimer davantage. Il assure n’avoir subi aucune pression de la part d’Hachette.

Sur les expulsions, un consensus chez les historiens

L’historien Henry Laurens, titulaire de la chair « Histoire contemporaine du monde arabe » au Collège de France et qui a rédigé de nombreux ouvrages sur le question de Palestine, regrette que l’éditeur soit influencé par les critiques qui ont été formulées par le président d’Europe-Israël, connu pour sa lecture extrêmement partiale de l’histoire du conflit israélo-palestinien. Pour l’historien, sollicité par Rue89, les arguments avancés ne tiennent pas la route :

« Cela fait longtemps qu’il existe un consensus chez les historiens sérieux, israéliens compris, pour dire que les expulsions ont bien eu lieu. Il y a aussi eu des départs volontaires, mais comme c’est le cas à chaque conflit.

Les populations veulent éviter les combats, comme en France en 1940 en France. Les Palestiniens ne sont pas gentiment partis de chez eux. »

Il admet néanmoins que les deux pages rédigées sont maladroites :

« Il est dur de résumer un problème aussi complexe en deux pages. Cela manque d’une mise en contexte. Il ne faut pas oublier qu’en 1947, l’ONU est encore une petite institution qui n’a pas de pratique pour régler ce genre se situation. »

Les modifications demandées par Europe-Israël sont cependant pires selon lui que la rédaction initiale de la double page. Pourtant, des changements vont bien être opérés. Selon Les Inrocks, la définition de la nakba sera étayée, pour préciser qu’il y a aussi eu des départs volontaires. L’expression « conflit entre deux nations » devrait être modifiée en remplaçant « nations » par « peuples ».

Un sujet trop lié à l’actualité évité par les profs

Outre la polémique, la plainte des associations montre à quel point il peut être difficile d’enseigner cette période. Pascal Zachary estime que ce genre de situation risque de s’aggraver, étant donné qu’à la rentrée 2012, les élèves de terminale auront un chapitre entier consacré au « siècle de conflit au Proche-Orient ».

Stéphanie Laithier, chercheur sur le conflit israélo-palestinien et membre de l’Institut européen des sciences des religions (IESR), a effectué un travail sur l’enseignement du conflit israélo-palestinien à l’école. Elle affirme que le sujet est problématique pour les professeurs :

« Je me suis rendu compte que beaucoup ne l’abordaient pas en classe car il est très lié à une question d’actualité. C’est le cas aussi bien dans les quartiers sensibles où l’intérêt pour le sujet est grand, que dans les milieux ruraux et les centres-ville. »

Sensible, la question a jusqu’à présent été facultative et n’est par conséquent jamais tombée au bac.

« Les enseignants ne se sentent pas assez calés pour en parler »

Selon Stéphanie Laithier, l’impasse sur le sujet est cependant plus due au manque de formation des enseignants qu’aux pressions des associations :

« A aucun moment dans le cursus universitaire cette période n’est traitée. Les enseignants ne se sentent pas assez calés pour en parler.

Dans ce cas, les dossiers des manuels scolaires peuvent avoir leur importance car les professeurs ont plus tendance à se retrancher derrière. Un réflexe qu’ils n’ont pas pour les autres questions. »

Elle tient à nuancer l’influence des associations sur l’enseignement. Si l’histoire est souvent réécrite à des fins nationalistes, ce n’est pas plus le cas pour Israël-Palestine que pour d’autres conflits. L’enseignement de la période est totalement possible, en changeant la manière de l’aborder :

« Dans les manuels, elle l’est souvent sous l’angle religieux, ce qui est une erreur. Il faut aussi arrêter de présenter le conflit à partir de 1947 et commencer dès le début du XIXe siècle, afin de montrer qu’il s’agit à l’origine de deux nationalismes, israéliens et palestiniens, qui se construisent. »

Stéphanie Laithier a une certitude : il faut « remettre de l’histoire dans cette question ». C’est de cette manière qu’on arrivera à désamorcer les tensions.

Illustrations : les pages du manuel d’Hachette consacrées à la question palestinienne qui sont en cours de modification.

Où frappera le prochain séisme en France? | Slate


La France connaît environ 1.500 séismes de faible intensité chaque année. Mais un tremblement de terre plus important n’est pas à exclure.

– Dans un centre d’hébergement à Caracas en 2010, REUTERS/Carlos Garcia Rawlins –

 

 

UN SÉISME DE MAGNITUDE 5,3 sur l’échelle de Richter s’est produit en mer Méditerranée, au large de la Corse, jeudi 7 juillet. Cet événement qui n’a fait aucun dégât, vient nous rappeler que, si la France métropolitaine ne comporte aucune zone fortement sismique, il s’y produit environ 1.500 séismes par an, dont une dizaine d’une magnitude supérieure à 3,5, niveau à partir duquel les populations commencent à ressentir le tremblement de terre. Quelles sont les régions les plus exposées au risque sismique en France?

Alors qu’un nouveau zonage sismique de la France a été publié par les autorités en mai 2011, voici les cinq sites les plus susceptibles d’être le théâtre d’un tremblement de terre important en France métropolitaine (en Outre-mer, les Antilles et dans une moindre mesure la Nouvelle-Calédonie sont des zones à forte sismicité).

Les Pyrénées

Ligne de faille: nord-pyrénéenne

Dernier séisme important: 2006

C’est dans les Pyrénées que l’on retrouve la zone sismique la plus active de France métropolitaine, avec 600 séismes par an de magnitude et d’intensité modérées, dont une vingtaine sont ressentis par la population. C’est la faille nord-Pyrénéenne, résultat du passage de la microplaque ibérique sous la plaque eurasienne il y a 40 millions d’années environ.

En 2006, le séisme d’Argelès-Gazost dans les Hautes-Pyrénées, d’une magnitude de 4,9, et le plus fort de la région en 25 ans, et a été ressenti jusqu’à Barcelone et Toulouse. Il n’a occasionné que de légers dégâts dans les environs de Lourdes (chutes de cheminées et brèves coupures d’électricité) du fait de la profondeur du foyer (9km) et de la zone très peu peuplée de l’épicentre. Le plus fort séisme historique de la région aurait eu lieu en 1660 et aurait fait plusieurs milliers de morts, avec une magnitude proche de 6.5. Un nouveau séisme de cette ampleur n’est pas à exclure, surtout dans l’ouest de Pyrénées.

Les Alpes

Ligne de faille: entre les plaques africaine et eurasienne

Dernier séisme important: 2005

En moyenne, les séismes d’une magnitude avoisinant 5 se produit tous les dix ans dans la région. La sismicité de la zone vient de la formation des Alpes et de la collision des plaques tectoniques africaine et eurasienne: depuis 80 millions d’années, la plaque africaine avance vers le Nord (à une vitesse de 0,5 à 1 centimètre par an actuellement), tandis que la plaque eurasienne résiste à cette poussée.

Le séisme de Vallorcine en Haute-Savoie, à la frontière franco-suisse, en 2005 est le dernier séisme en date dans cette zone. Il a atteint une magnitude de 4,9 et a été ressenti à plus de 100 km de l’épicentre mais n’a entraîné aucun dégât significatif, à part de légères fissures sur quelques bâtiments et des chutes d’objets et de pierres. Le séisme d’Epagny-Annecy en 1996 de magnitude 5,2 n’a fait aucun blessé grave mais a entraîné des dégâts matériels importants (principalement des cheminées et des tuiles tombées sur des voitures et sur la chaussée), l’épicentre se situant à quelques kilomètres seulement du centre d’Annecy.

Provence-Alpes-Côte-d’Azur

Ligne de faille: entre les plaques africaine et eurasienne

Dernier séisme important: 2011 (le séisme du 7 juillet a été ressenti sur toute la Côte d’Azur)

C’est la zone la plus proche du séisme qui a été ressenti en Corse et sur la Côte d’Azur jeudi. La région Paca, bien que située à 800 km de la rencontre des plaques eurasienne et africaine, est aussi soumise aux effets de la collision entre les deux. La région a été le théâtre du séisme récent le plus destructeur en France métropolitaine: le tremblement de Terre de 1909, qui a fait 46 morts et causé des destructions importantes en Provence dans les villages de Rognes, Lambesc, Saint-Cannat ou encore Salon-de-Provence. C’est le séisme le plus fort ressenti en France métropolitaine au cours du dernier siècle, avec une magnitude estimée à 6.

Vosges-Fossé Rhénan

Ligne de faille: plusieurs failles actives

Dernier séisme important: 2003

La sismicité dans cette zone est régulière mais modérée. On relève plusieurs séismes de magnitude 3 par an en Alsace et un séisme d’une magnitude pouvant atteindre 5 tous les cinq ans environ, qui peuvent être perçus et faire des dégâts minimes. Un séisme d’une magnitude de 6 voire 7, comme en Haïti, n’est pas à exclure dans cette zone. La présence de la centrale nucléaire de Fessenheim sre une des failles actives de cette zone est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles beaucoup réclament sa fermeture.

Le séisme le plus marquant dans cette zone reste celui de Remiremont, dans les Vosges, en 1682. Plus récemment, le séisme de Rambervilliers de magnitude 5,4 en 2003 a été ressenti jusqu’à Lyon et Paris en France, mais également en Allemagne, en Suisse et en Belgique. Les dégâts ont encore une fois été minimes, avec principalement des bâtiments anciens fissurés.

Massif Armoricain

Ligne de faille: cisaillement sud-armoricain

Dernier séisme important: 2002

Le massif armoricain est également une zone d’activité sismique faible mais relativement constante. La Bretagne connaît plusieurs dizaines de séismes par an, mais n’a été touchée qu’une dizaine de fois environ par des secousses d’une magnitude supérieure à 4 depuis les années 60, principalement au sud, dans le Morbihan.

Le dernier séisme important en date, celui d’Hennebont en 2002, a atteint une magnitude de 5,4 et a été ressenti dans toute la Bretagne, mais sans grands dégâts. La forte présence de roches granitiques (par opposition au calcaire) dans le sol de la région permet en fait d’amortir l’effet de résonance des ondes de surface, et crée un effet tampon qui réduit les destructions en surface.

Grégoire Fleurot

Merci à Christophe Sira, ingénieur d’études au Bureau central sismologique français (BCSF). Si vous avez ressenti un séisme, vous pouvez participer à enrichir la base de donnée de BCSF en témoignant en ligne ici.

Plat du pied, sécurité » Quelle deuxième vie pour Zinédine Zidane?



Zizou sera-t-il un entraîneur raté à la Maradona, un coureur de cachets à la Pelé ou un homme politique à la Platini? Plat du Pied examine le champ des possibles alors que l’ancien numéro 10 se prépare à devenir directeur sportif du Real Madrid.

Zinédine Zidane deviendra lundi le nouveau “directeur du football” (lire directeur sportif) du Real Madrid, deux ans après son retour dans la Maison Blanche comme conseiller du “big spender” Florentino Perez. Un titre abscons avec lequel l’intéressé lui-même ne semble pas très au clair: “Nous verrons. Tout le monde me pose la même question. Je serai là à partir de lundi et jusqu’à la fin de la saison.” Du Zidane dans le texte. N’empêche qu’il s’agit du premier “vrai” boulot de l’ancien numéro 10 depuis sa retraite sportive en 2006. Mais de là à parler d’une reconversion réussie, il y a un pas que nous ne franchirons pas. Où en sera Zidane dans 20 ans ? Plat du Pied examine la question à l’aune de six exemples de grandes stars du foot reconverties.

1- Un maître à penser: ZZ disciple de Johan Cruyff

Par son élégance balle au pied et son talent individuel, Zidane se rapprochait de Johan Cruyff: meneur de jeu, organisateur, cerveau offensif d’une équipe qui tournait autour de lui. Un poste qui doit donner une certaine capacité d’analyse du football et de la manière dont il doit être joué. C’est en tout cas ce qu’en a ressorti le Néerlandais au contact de Rinus Michels, architecte du football total. Retraité des terrains, le Batave devient donc chef d’orchestre. D’abord à l’Ajax, ensuite au Barça, sa deuxième maison. C’est en Catalogne que Cruyff imprime un idéal de jeu qui perdure aujourd’hui via Guardiola, qu’il avait lancé. En huit ans, il remporte quatre Ligas, deux coupes du Roi et une Ligue des champions, et ses prises de position sur la situation du club sont toujours accueillies comme parole d’évangile.

Imaginons qu’il y ait de l’eau dans le gaz entre Mourinho et le vestiaire madrilène, que le Special One fasse une crise cardiaque, ou que l’ancien 10 des Bleus lui savonne patiemment la planche. Zidane, bombardé nouvel entraîneur du Real, organise son équipe en 4-5-1 autour de Cristiano Ronaldo, Eden Hazard et Marvin Martin. ZZ reste coach pendant 10 ans, gagne six Ligas et trois C1. Marvin Martin est Ballon d’or 2014. En 2030, paisible retraité, Zizou s’oppose à la nomination de Ronaldo sur le banc, “trop individualiste”. Florentino Perez choisit donc Eden Hazard comme coach des galactiques IV: son équipe joue évidemment en 4-5-1.

Taux de crédibilté: 5%

2- Un entraîneur raté: ZZ disciple de Maradona

Maradona fut tellement grand qu’une église argentine lui est dévouée. Après une fin de carrière chaotique, il s’essaie au coaching. Dans un petit club, Mandiyu de Corrientes. Échec. Dans un plus grand club: le Racing Avallaneda. Échec. Pas évident de faire passer son génie à des tanches. Diego s’essaye donc au poste de sélectionneur avec l’Argentine après une campagne de com’ de plusieurs mois. Bilan: une qualif au Mondial par la petite porte digne de Domenech, et une tôle de quatre pions contre les Germains en quarts. Heureusement, Al Wasl Dubaï est là pour lui tendre la main et lui signer un chèque. Car Diego est tricard sur tous les bancs d’Europe et d’Amérique.

Imaginons qu’il y ait de l’eau dans le gaz entre Mourinho et le vestiaire madrilène, que le Special One fasse une crise cardiaque, ou que l’ancien 10 des Bleus lui savonne patiemment la planche. Zidane, bombardé nouvel entraîneur du Real, organise son équipe en 4-5-1 autour de Cristiano Ronaldo, Eden Hazard et Marvin Martin. Bilan: une 4e place la première saison, 5 défaites en 10 matchs la seconde. ZZ est prié de prendre du recul. Il rebondit sur le banc d’Evian-Thonon-Gaillard: même punition. En 2021, la France est en difficulté dans les qualifs pour le Mondial au Qatar. ZZ mène tous les médias à la baguette pendant six mois pour obtenir la démission de Francis Gillot. La France se qualifie à la dernière minute d’un barrage contre l’Albanie après que les commentateurs ont retourné leurs vestes et s’interrogent sur les piètres performances de l’équipe. En conférence de presse, Zidane dérape et fait allégeance politique à Olivier Besancenot. La coupe du monde dans le Golfe est un carnage, la France est éliminée au premier tour. Par la suite, ZZ sera entraîneur aux Emirats.

Taux de crédibilité: 5%

3- Un gros cachetonneur: ZZ disciple de Pelé

Meilleur joueur de l’histoire selon les vieilles badernes, le “Roi” Pelé ne s’est jamais cassé la tête à rester dans le foot après avoir raccroché les crampons. Déjà précurseur en fin de carrière du marketing sportif, il s’est imposé en 35 ans de post-foot comme un empereur du cacheton, avec une filmographie un peu légère et de magnifiques pubs, ventant notamment le Viagra. Pelé avait donc déjà tout compris au “personal branding”…

Bon, avouons-le, Zizou a déjà une certaine expérience en la matière. Outre ses nombreux contrats publicitaires – passés ou encore d’actualité (Volvic, Dior, Generali, Danone, Orange, Canal Plus, Leader Price, Adidas) – n’oublions pas l’affaire du fameux chèque de 15 millions de dollars que ZZ aurait touché pour son soutien à la candidature qatarie au Mondial 2022. Mais Zizou sait aussi sentir les coups fumeux: il n’était pas à Grozny pour le match à la gloire de Kadyrov, rassemblant un plateau hétéroclite d’anciennes vedettes internationales (Maradona, Francescoli, Zamorano) et… Alain Boghossian. Zidane n’a pas eu sa montre en or, mais, au moins, l’honneur est sauf. S’il parvient à conserver son statut d’icône publicitaire, nul doute qu’on le verra vanter, dans 20 ans, le sonotone dernier-cri ou un lucratif contrat d’assurance-vie.

Taux de crédibilité: 50%

4- Un président-VRP: ZZ disciple de Rummenigge

“Varane, c’est moi.” Pour marquer son territoire comme successeur de Valdano, Zizou a décidé de frapper fort en allant dégoter un défenseur lensois de 18 ans. Couillu. C’est clair, cet homme est de la trempe des décideurs. Bientôt, son costume de “directeur du football” sera trop étroit. Mais, peu attiré par le terrain, Zidane pourrait bien s’orienter vers les instances dirigeantes du Real. Un peu comme Karl-Heinz Rummenigge, ancien buteur prolifique de la Mannschaft, et installé depuis 20 ans dans le triumvirat du Bayern Munich. Cornaqué par Florentino Perez, Zidane deviendra un cadre qui compte à Madrid, bien plus que l’ambassadeur premium qu’il était censé incarner. En attendant peut-être que Franck Riboud raque un bon coup, se paye la Maison Blanche et nomme Zizou à la tête du CA.

Taux de crédibilité: 30%

5- Un homme politique: ZZ disciple de Platini

Que faire quand on adore le foot, mais qu’on trouve que coach, comme reconversion, ça craint. Prenez Platini par exemple. Après une expérience mi-figue mi-raisin avec les Bleus, il se reconvertit en arpenteur des couloirs de Lausanne, ménageant la chèvre et le chou, les riches et les pauvres, les apôtres du déficit et les ouailles de la DNCG. Platoche est président de l’UEFA, et visera à terme la FIFA. Le temps de grisonner davantage ses tempes et de prendre un peu plus de bidoche au frais des fédérations.

Zidane s’ennuie au Real. Directeur sportif sans pouvoir, coincé entre deux grands malades, Mourinho et Perez, il décide de s’introduire paisiblement à l’UEFA en devenant délégué. En dix ans, il fédère les pardessus des bords du Lac Léman aussi bien que ses équipiers au Mondial 2006. Héritier d’un géronte nordique, il fait la trêve avec Oliver Kahn, qui se verrait bien à la tête de l’institution. Boss de l’UEFA où il tient ses conférences de presse en espagnol, il se place pour la succession d’un maquereau brésilien à la présidence de la FIFA.

Taux de crédibilité: 5%

6- Un consultant vedette: ZZ disciple de Jean-Michel Larqué

Difficile de dépasser le maître incontesté de la catégorie: Jean-Michel Larqué, l’ancien milieu de terrain des Verts de Saint-Etienne et de l’équipe de France, a si bien réussi sa reconversion de consultant footballistique qu’un simple “Jean-Mimi” suffit désormais à le caractériser. L’homme laissera même à la postérité un champ lexical enrichi d’expressions fleuries, telles le “pied en porte-manteau”, “le café-crème”, “le corps trop en arrière au moment de la frappe”

Zinédine Zidane a encore beaucoup à faire pour égaler le natif de Bizanos. Consultant pendant quelques années pour Canal Plus, son charisme digne d’un poteau de corner a rarement convaincu. Il devra forcer son caractère taiseux et aller au-delà du sempiternel “C’est bieng” (ou “C’est pas bieng”, au choix). Point positif, ses grands copains Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu pourront lui donner quelques cours particuliers en indignations télévisées et dézingages radiophoniques.

Taux de crédibilité: 5%

François Mazet et Sydney Maréval

Rassemblés en tenue d’Adam au château de Gaasbeek


nus pt.jpgRassemblés en tenue d’Adam au château de Gaasbeek

 

Le très réputé photographe américain Spencer Tunick prévoit ce week-end de réquisitionner le château de Gaasbeek à Lennik (Brabant flamand). L’artiste est mondialement connu pour rassembler sur ses clichés des centaines, voire des milliers de personnes dans leur plus simple appareil aux différents coins du monde (la mer morte en Israël, leZòcalode Mexico, l’opéra de Sidney, etc.).

Tunick travaillera en Belgique en prévision d’une installation qui sera montrée lors d’une exposition intitulée « Sleeping Beauties » dont le thème central est le rêve. Cette exposition se tiendra également au château de Gaasbeek.

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Le photographe américain va travailler cette fois avec quelques accessoires se rapportant au thème de l’expo, a confié Marieke Debeuckelaere, porte-parole de l’artiste, et notamment des oreillers. La séance est prévue ce samedi sur cinq différents plateaux, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’édifice.

Inscriptions
Tout un chacun peuts’inscrire pour figurer sur la prochaine oeuvre de Spencer Tunick. Le nombre de participants à cette séance de photos exceptionnelle n’a pas été précisé. Selon la porte-parole, des personnes s’inscrivaient encore jeudi soir sur le site de l’artiste.

Ce n’est pas la première fois que Spencer Tunick travaille sur le sol belge. En 2005, l’Américain immortalisa dans le centre de Bruges environ 2000 personnes totalement nues pour le festival « Corpus05 ».

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Un an plus tard, toujours à Bruges, il prit en photo 70 hommes recouverts de chocolat blanc dans le cadre d’un festival nommé « Choca-Laté ».

 

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(mdv/7sur7)

Des lèvres pulpeuses  


Elles n’en finissent pas de nous faire fantasmer, ces bouches charnues, pleines d’un charme qui vacille entre l’innocence de l’enfance et le glamour de la séduction. A tel point que les cosmétologues nous proposent maintenant mille et une façons d’avoir des lèvres pulpeuses. Et si l’effet cosmétique ne suffit pas, quelques séances d’injection chez le spécialiste ajouteront de l’ampleur.

Des lèvres pulpeuses

Pour avoir des lèvres pulpeuses Outre-Atlantique, les femmes se ruent sur les
formules Lip Injection et Fat Kiss de Too Faced (chez Sephora, en France) et
autres lips plump qui, à l’application, sont plutôt cuisants. Et pour cause: ils
doivent leur effet à une molécule, la capsaïne, extraite de graines de piment et
de poivre. Celle-ci provoque un afflux de sang au niveau des lèvres, qui
deviennent immédiatement plus rouges et légèrement gonflées. De plus, elle
stimule des récepteurs nerveux sensibles à la douleur, à l’origine des
picotements. Heureusement, cette sensation désagréable s’atténue au fil des
utilisations, contrairement à l’effet «volumateur». Les lèvres sont alors
pulpeuses.

LA CHASSE…


images drôles Miss America

Dans la forêt, un moineau perché sur une branche aperçoit un vers de terre dégustant un morceau de feuille et se dit,  » je vais attendre qu’il ait terminé son repas avant de m’en saisir « 

Dans un autre arbre, situé non loin du premier, un faucon suit le manège du moineau et se dit :  » je vais attendre qu’il ait mangé le vers avant de me le taper « 

Au bas de l’arbre une chatte n’a rien perdu de la scène et se dit :  » je vais attendre que le faucon ait mangé le moineau avant de l’attraper à mon tour « 

La chatte monte à l’arbre en vue d’attraper le faucon, mais la branche se casse et notre chatte se retrouve dans la rivière qui passe au pied de l’arbre.

La morale de cette histoire est que plus les préparatifs sont longs, plus les chattes sont mouillées.

(merci à MÉLANIE BOUCHARD pour cette farce)