Pensée du dimanche 10 juillet 2011.


« Vous entreprenez la construction d’une maison : quelques semaines
ou quelques mois après, cette maison est là, bien visible. Mais
si vous décidez de créer quelque chose dans le domaine spirituel,
personne ne voit rien, pas même vous. Alors, devant cette absence
apparente de résultat vous êtes assailli par le doute, et par
moments vous êtes tenté de tout abandonner pour vous jeter comme
tout le monde sur une activité dont le résultat est bien visible
et tangible. Faites comme vous voulez, mais un jour, même au
milieu des plus grands succès, vous sentirez intérieurement qu’il
vous manque quelque chose. Pourquoi ? Parce que malgré vos
multiples activités vous n’avez pas touché l’essentiel, vous
n’avez pas encore planté quelque chose dans le monde de la
lumière, de la sagesse, de l’amour, de la puissance, de
l’éternité.
Un jour, vous comprendrez que seules vos créations intérieures
sont vraiment réelles, car elles sont les seules à avoir des
racines en vous. Lorsque vous partirez dans l’autre monde, vous
aurez dans votre âme, dans votre coeur, dans votre esprit des
pierres précieuses – des qualités et des vertus – à emporter avec
vous, et votre nom sera inscrit dans le Livre de la vie
éternelle. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

Les femmes saoudiennes forcées d’allaiter les hommes pour pouvoir les fréquenter | Slate


En Arabie Saoudite, les femmes et les hommes ne peuvent se côtoyer ou vivre sous le même toit sauf s’ils ont des liens familiaux, au risque d’être puni par la loi. Pour contourner l’interdiction de mixité, les cheiks ont établi une règle pour le moins surprenante: elle impose aux femmes d’allaiter –oui, comme les bébés– les hommes qu’elles souhaiteraient fréquenter, et ce cinq fois. Car le seul fait pour l’homme de boire le lait de la femme lui permet d’être considéré comme un proche et ainsi de vivre avec elle sous le même toit, dans le respect de la loi.

Il faut se rendre compte de la sévérité de cette interdiction de mixité pour comprendre d’où vient cette étrange histoire d’allaitement: Open Salon rappelle qu’en mars 2009, une veuve de 75 ans avait été condamnée à 6 mois de prison et 40 coups de fouet pour avoir été retrouvée chez elle en compagnie de deux hommes, qui lui livraient son pain.

Mais pourtant, le débat ne se focalise pas sur cette question de mixité, explique Open Salon, «ce qui est le plus bizarre dans tout ça, c’est que la question principale qui se pose est: comment les hommes peuvent-ils boire ce lait?»

Car tous ne sont pas d’accord sur le procédé. Doit-on boire le lait directement au sein de la femme, ou dans un verre? Pour Abi Ishaq Al Huwaini, il faut procéder à une tétée en règle, directement au sein de la femme. Le Gulf News rapporte les propos du cheikh Al Obeikan, conseiller au ministère de la Justice et à la Cour Royale qui lui prône la seconde option, celle de boire le lait mais pas directement de la poitrine de la femme.
Pour la blogueuse Ema Al Nafjan, cette pratique est dégoûtante:

Tout cette histoire montre à quel point les hommes sont perdus. Tous ces va et vient entre les cheiks et personne ne daigne demander à une femme si c’est logique. Si c’est possible d’allaiter un homme adulte cinq fois.

Car les hommes n’ont vraisemblablement pas pris en compte un argument naturel: est-il possible pour une femme d’allaiter un adulte? Normalement le corps d’une femme ne secrète du lait qu’après un accouchement.

Et la blogueuse de pointer du doigt les contradictions d’un régime puritain.

De plus, la vision d’une tête chevelue sur la poitrine d’une femme n’évoque pas de sentiments fraternels ou maternels. Cela va plutôt du grotesque à l’érotique mais il n’y a définitivement rien de maternel là-dedans.

Certains hommes ont d’ailleurs bien saisi la dimension érotique du geste. Une femme a déjà porté plainte contre un chauffeur de bus qui désirait lui téter le sein.

[Retrouvez l’article d’Open Salon ici]

Photo: breastfeeding/ sdminor81 via Flickr CC License by

Les mémoires africaines de Jacques Chirac | Slate Afrique


L’ancien président français tire à boulets rouges sur Gbagbo, salue Bouteflika et encense Mandela. Il revient sur les attentats de 1995 en France. Mais il «oublie» Wade et Ouattara, et passe sous silence le soutien donné jusqu’au bout à Mobutu.

Jacques Chirac avec Blaise Compaoré, Omar Bongo, Paul Biya et Denis Sassou Nguesso, le 16 février 2007. REUTERS/Eric Gaillard

 

Jacques Chirac aime l’Afrique. Il le répète à plusieurs reprises dans Le Temps présidentiel, le second tome de ses mémoires, qui couvre ses deux mandats en tant que président de la République française (1995-2007).

Passons rapidement sur les déclarations vertueuses —plus ou moins suivies d’effets concrets— sur l’aide au développement, la lutte contre le sida et les financements innovants. L’ex-président cite abondamment ses anciens discours.

Ses rapports avec certains dirigeants du continent africain sont beaucoup plus intéressants. Si l’ancien chef d’Etat reste souvent dans les généralités, trois figures africaines se détachent néanmoins à la lecture de ses mémoires: Laurent Gbagbo, en négatif, Abdelaziz Bouteflika et surtout Nelson Mandela, en positif.

Laurent Gbagbo, «fauteur de troubles»

Chirac consacre près de six pages à la crise ivoirienne, un de ses principaux dossiers africains —sinon le principal. Il lance tout d’abord une pique à Henri Konan Bédié, héritier politique de Félix Houphouët-Boigny, qui «est loin de s’être montré aussi habile et exigeant que son prédécesseur dans l’exercice du pouvoir et la conduite de son peuple».

En utilisant dans les années 90 le sulfureux concept d’«ivoirité» pour écarter son rival d’alors —et allié d’aujourd’hui— Alassane Ouattara, Bédié porte une lourde responsabilité dans la crise ivoirienne.

Mais Laurent Gbagbo est évidemment la cible préférée de l’ex-président français. Il souligne le «caractère tortueux et manipulateur», qui ne lui a «jamais inspiré confiance», de celui qui est souvent surnommé «le boulanger» pour son habileté à rouler ses adversaires dans la farine.

Le 24 janvier 2003, Chirac reçoit Gbagbo à l’Elysée, à la fin de la conférence de paix de Marcoussis:

«L’homme est, comme toujours, enveloppant de chaleur et de cordialité mais sa franchise ne me paraît pas garantie. « Tout est négociable, sauf le président! », m’a-t-il prévenu au téléphone avant son arrivée».

Mais c’est le 6 novembre 2004 que les relations entre les deux hommes sont au plus bas. Paris et Abidjan sont quasiment dans une situation de guerre: l’aviation ivoirienne bombarde, «prétendument par erreur» précise Chirac, la base française de Bouaké. Bilan: 9 soldats français tués, 37 blessés.

L’ex-président français «ordonne aussitôt» à la force française Licorne de détruire tous les avions de chasse ivoiriens et de prendre le contrôle de l’aéroport d’Abidjan pour «empêcher toute nouvelle agression du même genre».

Dans la capitale économique ivoirienne, les Jeunes patriotes de Charles Blé Goudé s’en prennent alors aux ressortissants français.

Mais, dans ses mémoires, Chirac n’a pas un mot pour ces 8.000 Français qui sont alors évacués de toute urgence vers la France devant les caméras de télévision. Les images rappellent, toute proportion gardée, le retour forcé des Pieds-Noirs d’Algérie.

Il passe également sous silence l’épisode tragique de l’hôtel Ivoire d’Abidjan: des militaires français encerclés par les patriotes tirent sur la foule, faisant plusieurs morts. Ces images ont fait le tour du monde.

«Dès lors, je ne verrai plus d’autre issue au drame ivoirien que le départ du principal fauteur de troubles». Mais Laurent Gbagbo restera encore sept ans au pouvoir…

A noter enfin que l’ancien chef d’Etat français ne mentionne pas Alassane Ouattara, qui a pourtant succédé à Gbagbo après avoir remporté la présidentielle de novembre 2010 et gagné la «bataille d’Abidjan».

Bouteflika «habile et pragmatique»

Si la crise ivoirienne fut douloureuse pour Chirac, il consacre six pages très positives à l’Algérie d’Abdelaziz Bouteflika, dont «l’œuvre de concorde civile» a été «salutaire» après une longue guerre civile (1991-2002).

«Charmeur, habile et pragmatique», Bouteflika, élu en 1999, était selon lui «porteur d’un souffle nouveau pour l’Algérie et d’une plus grande exigence démocratique». «L’Algérie avait rarement connu dirigeant aussi ouvert et désireux de bien faire» et «nous nous sommes spontanément très bien entendus».

Chirac effectue en mars 2003 la première visite d’Etat d’un président français en Algérie depuis l’indépendance. Il décrit longuement l’accueil reçu par «près d’un million de personnes» à Alger venus scander son «nom avec une ferveur et un enthousiasme bouleversants».

Mais le traité d’amitié entre les deux pays ne sera pas signé. Alger exige que Paris reconnaisse sa culpabilité durant la période coloniale. Chirac ne l’a «naturellement pas accepté». Tout comme, il n’est pas «davantage question de célébrer le bilan positif» de l’héritage colonial.

L’ex-président français reste pourtant philosophe:

«l’amitié franco-algérienne se passerait donc de traité. Ce qui est peut-être pour elle la meilleure façon de se poursuivre».

Les attentats de juillet 1995 en plein cœur de Paris sont considérés comme les premières attaques islamistes dans l’hexagone. Ils sont attribués au groupe algérien GIA.

L’ex-président revient sur ces douloureux événements, qui ont marqué le début de son septennat:

«bien qu’ils fussent revendiqués par les groupes islamistes, l’implication de la Sécurité militaire algérienne était aussi parfois évoquée. […] Alger, qui accusait Paris d’ingérence quand nous appelions son régime à plus de démocratie, s’irritait dans le même temps de notre refus de prendre parti dans la tragédie qui se jouait sur son sol», rappelle-t-il.

Quelques jours plus tôt, le 11 juillet 1995, le Cheikh Sahraoui, cofondateur du Front islamique du salut (FIS), était assassiné à Paris.

Chirac souligne que les «véritables commanditaires» ne sont pas identifiés. Est-ce l’«œuvre du GIA»? «Ou celle de la Sécurité militaire [algérienne], à l’heure où les tentatives de reprise du dialogue entre le FIS et le gouvernement sont loin de faire l’unanimité dans les rangs de l’armée algérienne? La première piste paraît la plus probable», écrit l’ancien chef de l’Etat français.

Avant de poursuivre:

«Mais il est difficile d’évacuer la seconde, dans la mesure où les groupes armés sont souvent infiltrés et manipulés par cette même Sécurité militaire afin de discréditer les islamistes aux yeux de la population et de la communauté internationale».

Mandela, «justice et tolérance»

Chirac consacre de nombreuses pages à Nelson Mandela, icône de la lutte anti-apartheid, «symbole universel de vérité, de justice et de tolérance». L’ex-dirigeant sud-africain est devenu un mythe, lui rendre hommage est un passage obligé de tout homme politique.

Soulignons toutefois que Jacques Chirac affirme s’être engagé «en sa faveur au début des années 70 en participant au financement» de l’ANC «à la demande du roi du Maroc». «Hassan II avait constitué un réseau à cet effet, auquel j’apportais discrètement mon aide personnelle», assure-t-il.

Mohammed VI, l’ami

L’ex-président français consacre quelques lignes au roi du Maroc qui «sait, comme son père, pouvoir compter en toutes circonstances sur mon amitié».

Il l’«encourage» à poursuivre l’ouverture politique en direction des islamistes modérés, «réponse la plus efficace […] aux fondamentalistes et la meilleure façon de préserver la stabilité du Maroc. La monarchie en reste le seul garant à nos yeux».

Wade oublié

Le président sénégalais est brièvement cité dans l’ouvrage, mais Chirac s’abstient de tout commentaire, positif comme négatif.

L’ex-président français a apparemment d’autres références sur le continent:

«en quelques décennies, écrit-il, grâce à quelques hommes d’exception comme Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf et Nelson Mandela, le continent africain a fourni au reste du monde des exemple admirables de courage, de sagesse et de dignité».

Il cite deux présidents sénégalais sur trois —le troisième (Wade) appréciera…

Rappelons toutefois que Chirac n’avait pas fait le déplacement à Dakar pour assister aux obsèques de Senghor, le 29 décembre 2001. Une absence très remarquée au Sénégal.

Mobutu passé sous silence

Jacques Chirac passe complètement sous silence le soutien de Paris au maréchal Mobutu, renversé en 1997 par Laurent-Désiré Kabila, activement soutenu par le Rwanda et l’Ouganda, lors d’une guerre aux fortes implications régionales, souvent qualifiée par les observateurs de «Première Guerre mondiale africaine». Dommage pour l’Histoire.

Pas un mot non plus sur Jacques Foccart, le «Monsieur Afrique» des présidents de droite sous la Ve République, et qui avait repris du service sous Chirac. Il est décédé en 1997, en pleine offensive des troupes de Kabila sur Kinshasa.

Oublié également le président gabonais Omar Bongo, qui connaissait si bien les arcanes de la vie politique française.

Il est vrai que le deuxième tome des mémoires de Jacques Chirac ne fait que 607 pages…

Adrien Hart

Polyamour : « Ma pauvre fille, ton couple est mal barré ! » | Rue89


Par caro | délinquante avérée | 07/07/2011 | 18H43

"Les Chansons d'amour" de Christophe Honoré, 2007.

L’interview de Françoise Simpère sur le polyamour a suscité beaucoup de témoignages intéressants de pratiquants, d’agnostiques bienveillants, d’opposants. Parmi eux, nous avons retenu celui d’une riveraine qui n’est pas dans cette jeune génération que décrit l’auteure d’« Aimer plusieurs hommes ».

En province, tout se sait… Nos arrangements ont fuité dès la première découcherie.

« Tiens, j’ai vu ton mari en voiture avec une belle blonde.

– Oui, je sais, c’est une de ses collègues.

– Simplement collègue ? Si tu veux savoir, ils couchent ensemble. Comment peux-tu le supporter ? Tu vas divorcer ?

– Non, il m’aime et je l’aime. L’amour physique ne fait pas tout dans la vie, s’il veut essayer une blonde alors qu’il a une brunette dans son lit tous les jours, pourquoi pas ?

– Ma pauvre fille, ton couple est mal barré ! »

Inutile de poursuivre, j’ai planté là mon interlocutrice.

Notre vie continue à deux, puis à trois et quatre (deux enfants). La blonde a disparu avec sa mutation. De temps en temps, j’entends parler d’une telle ou d’une telle et puis :

« Tu sais, même si on a du plaisir ensemble, ce n’est pas comme avec toi, elles sont possessives, je ne me sens pas libre. »

« Tu fais bien de te venger »

Et moi ? Eh bien, pareil. La première fois que je lui ai parlé d’un homme avec lequel j’avais couché, j’ai vu un regard un peu jaloux se poser sur moi. J’ai ri.

« Mon cher, c’est l’égalité entre nous, tu peux aimer à l’extérieur, moi aussi. »

Il ne pouvait qu’en convenir.

Les commentaires de notre entourage ont continué, bien peu de personnes ont compris et admis notre mode de fonctionnement. J’entendais :

« Tu fais bien de te venger. Moi, à ta place, je ne le supporterais pas. Vous êtes égoïstes à ne chercher que votre plaisir. Le mariage, c’est pas ça, il faut être fidèle. »

Nous avons tenu bon. Ça n’a pas toujours été facile quand un(e) autre prenait plus de place. On arrivait à se demander s’il était possible d’aimer vraiment deux personnes à la fois. Au bout d’un moment, l’autre ne se contentait plus de quelques visites. Alors se posaient des questions : créer un autre foyer ? Avoir un deuxième lieu d’habitation ? Nous en parlions.

Nos enfants, déjà grands, étaient au courant, mais ont toujours dit que c’était notre problème, pas le leur. Déjà le respect d’autrui, assez remarquable pour leur âge. Eux, ils ont compris très tôt qu’un lien étrange et très fort unissait leurs parents, que ce lien, rien ni personne n’arriverait à le rompre. Nous étions très proches d’eux, très attentifs à leur bien-être, à leur évolution vers leur vie d’adulte. Ils m’ont dit qu’ils n’avaient jamais souffert de la situation.

La fidélité intellectuelle au-dessus de la fidélité physique

La vie n’a pas été très tendre. Plusieurs décès à la file dans nos familles respectives, la trop grande douleur qu’on n’arrivait plus à partager ont fait que nous avons pris la décision d’avoir chacun un lieu de vie. Et pourtant, le lien a tenu, malgré le (ou grâce au) polyamour. Dans les moments difficiles, il était parfois plus facile de s’épancher sur une épaule amie/amante extérieure. Ceux, celles qui ont essayé de se mettre entre nous, de nous séparer, se sont vite fait bien fait retrouvés dehors.

Nous nous sommes débarrassés des faux amis, ceux qui critiquent, ceux qui refusent un autre mode de vie que le leur, dans lequel, pourtant, ils ne sont pas toujours heureux.

La fidélité dans un couple ressemble aux cartes des magasins, elles n’empêchent pas d’aller voir ailleurs… La fidélité tuerait-elle la fidélité ?

Plusieurs couples ont divorcé, pas le nôtre. Nous avons mis la fidélité intellectuelle au-dessus de la fidélité physique pour réussir à rester ensemble jusqu’au bout.

Photo : « Les Chansons d’amour » de Christophe Honoré, 2007.

Plus de sexe sans caméra : DSK booste la sécurité des VIP | Rue89


Par Louis Lepron | Etudiant en Journalisme | 07/07/2011 | 11H51

« Les gens portent des puces électroniques qui enregistrent leurs moindres faits et gestes. Lorsqu’ils décèdent, les images enregistrées peuvent alors être montées et diffusées lors de leurs obsèques. »

Oui, il s’agit bien du synopsis de « Final Cut » (Omar Naim, 2005). Remplacez « gens » par « VIP », « faits et gestes » par « ébats sexuels » puis « obsèques » par « procès ». Vous y êtes. (Voir la bande-annonce)

 

L’affaire Dominique Strauss-Kahn a fait des vagues dans le monde des sociétés de protection des « hautes-personnalités ». Elles ont toutes ce scénario en tête : lors d’une soirée arrosée, une star du football américain a des relations sexuelles avec une femme. Le lendemain, elle l’accuse de viol. Les résultats des analyses scientifiques confirment les rapports sexuels. C’est parole contre parole. Le consentement, comment ça se prouve ?

L’heure est au préventif, en toutes choses, alors pourquoi pas en matière d’accusations d’agression sexuelle ? Plusieurs entreprises de sécurité ont récemment étoffé leurs offres avec la prévention des menaces de fausses déclarations. Notamment de viol.

Caméras cachées et mini-micros

Sur RTL mercredi 6 juillet, le journaliste Georges Brunier racontait cette incroyable évolution :

« D’après plusieurs policiers et détectives privés, certaines sociétés haut de gamme mettent au point depuis quelques semaines un nouveau protocole à suivre.

Leurs clients pourront être équipés d’un très discret système de surveillance : par exemple, une caméra cachée ou un minuscule micro. »

Les sociétés de sécurité américaines anticipent ainsi de futures et probables plaintes pour viol. En fournissant des enregistrements vidéo ou audio de leurs ébats sexuels, elles assureraient des preuves « pour éviter que leurs clients soient malmenés par toute accusation fallacieuse », explique Georges Brunier.

« Des enregistrements entre de mauvaises mains »

Mais ces preuves sont des documents sensibles, susceptibles d’être détournés et utilisés à des fins de chantage ou de campagne de déstabilisation. D’après David Bonne, ancien de la NYPD (New York Police Department) et à la tête du Security USA, interrogé par RTL :

« Ces enregistrements pourraient être rendus publics ou se retrouver entre de mauvaises mains. Cela pourrait créer des situations très embarrassantes. Peut-être même pousser certains à vous extorquer de l’argent. Il faudra donc être extrêmement prudent. »

Ce n’est pas très romantique, ça ne remplace pas la capote, et ça risque de coûter des fortunes aux personnalités à risque : certains politiques, footballeurs ou autres stars du rock françaises.

Un crime mystérieux élucidé 132 ans plus tard par Scotland Yard


 

mains2.jpgUn crime mystérieux élucidé 132 ans plus tard par Scotland Yard

 

Un mystère, vieux de 132 ans, dans les annales criminelles britanniques a été résolu mardi par la police qui a formellement identifié un crâne retrouvé récemment près de Londres comme celui d’une femme assassinée il y a plus d’un siècle par sa servante.

 

Grâce aux dossiers criminels de l’époque et aux méthodes modernes de datation par le carbone 14, le médecin légiste a pu établir sans ambiguïté que ce crâne était celui de Julia Thomas, une riche veuve de 55 ans qui avait été tuée et découpée en morceaux par sa bonne de 29 ans en 1879.

 

Le crâne avait été découvert en octobre dernier par des ouvriers agrandissant la maison du célèbre producteur et réalisateur de la BBC David Attenborough, à Richmond, dans le sud-ouest de Londres.

 

Or cette maison est située tout près de celle où vivait Julia Thomas.

 

Un dimanche, en rentrant de la messe, cette dernière avait été poussée dans les escaliers et étranglée par sa bonne.

 

La servante avait ensuite découpé le corps avec une hache, fait bouillir les restes de la victime et donné, selon les rapports de l’époque, la graisse à manger à des enfants des environs, comme s’il s’agissait de lard.

 

Une boîte contenant de la chair humaine avait également été retrouvée peu après dans la Tamise qui coule à proximité, puis un pied de la victime dans un lotissement. Mais la tête, jamais.

 

La bonne, qui avait également usurpé l’identité de sa patronne et pris ses fausses dents, avait finalement été arrêtée et condamnée à mort par un tribunal londonien.

 

sudpresse

Bienvenue chez les veuves de Kigali – Femmes d’Afrique et d’ailleurs


Femme sur le chantier de la maison

Venus en aide à une population rwandaise meurtrie par le génocide de 1994 qui a fait plus d’un million de morts, les humanitaires sont repartis dix ans plus tard, considérant leur mission accomplie. Ils ont laissé derrière eux nombre de personnes qui peinent encore aujourd’hui à retrouver une vie normale. Dans le quartier de Kimironko à Kigali, elles sont 125 femmes, veuves rescapées du génocide, entourées de 650 enfants, n’ayant connu que la misère et décidées à prendre en main leur destin. Elles sont aidées en cela par l’association humanitaire française Rwanda Avenir, fondée en 2004 lors de la commémoration du dixième anniversaire du génocide.

D’une rencontre est né le projet de construction d’une maison pour les femmes dont les travaux ont débuté en novembre 2009 et se sont terminés en septembre 2010. Construite par les « veuves », La Maison de quartier telle qu’on l’appelle, est un ensemble de quatre bâtiments à l’architecture élégante en briques de terre crue, variant de l’ocre au rouge, entouré d’un jardin exubérant. La maison est un lieu de rassemblement et de rencontres où se tiennent fêtes et réunions. S’y déroulent également des sessions de formation professionnelle ou artistique pour permettre aux femmes d’avoir un travail. 25 d’entre elles ont suivi une formation dans la restauration qui a débouché sur l’ouverture au public d’un restaurant, l’Hibiscus Café. Organisées en coopérative, ces dernières envisagent maintenant d’ouvrir des chambres d’hôtes pour accueillir les touristes, toutefois peu nombreux au Rwanda.

Une fois la maison construite, il fallait lui donner une âme. Les veuves ont été la chercher aux confins du pays, dans une région proche de la frontière avec la Tanzanie, à Nyarubuye dan la province de Kibungo, où elles ont découvert en 2008 un art ancestral, l’Imigongo, qui se transmet de mère en fille depuis le 18ème siècle. Menacé de disparition, il a été relancé il y a quelques années par deux survivantes du génocide. Il s’agit de peintures murales sur bois aux motifs géométriques réalisées avec de la bouse et de l’urine de vache ainsi que des végétaux tels que des plantes médicinales et des minéraux. Ces peintures étaient faites autrefois par les épouses des éleveurs de bétail pour orner l’intérieur des maisons des princes et des membres de la cour. En suivant les mêmes techniques qu’elles ont appris sur place et plus tard à Kigali, les veuves en ont décoré la Maison et réalisent aujourd’hui des petits tableaux que l’on a pourra admirer en France du 6 au 9 octobre 2011 au festival de Géographie de Saint Dié dans les Vosges. Festival dédié cette année à l’Afrique et dont le thème sera « l’Afrique plurielle : paradoxes et ambitions ». La rencontre entre deux communautés, « la découverte, puis l’initiation à ce patrimoine et enfin l’appropriation de cet art a donné un formidable élan à celles qui on tout perdu », reconnaissent les responsables de Rwanda Avenir.

Femme travaillant à la fabrication d’un imigongo

Le Lion indomptable ouvre encore sa gueule | Slate Afrique


Joseph-Antoine Bell, ancien gardien de buts de l’équipe de foot du Cameroun, revient sur des épisodes controversés de sa carrière.

L’équipe de football du Cameroun le 11 mai 1994 (Bell est le gardien de but).

 

Il a encore pris son monde à contre-pied. On pensait que Joseph-Antoine Bell s’était essayé à l’autobiographie. Mais Vu de ma cage (éditions Schabel), le livre qu’il vient de publier aux éditions Schabel et dont tout le monde parle en ce moment au Cameroun, revient simplement sur des épisodes de sa carrière qui l’ont mis non pas seulement sur le banc de touche, mais aussi au ban d’une certaine opinion publique.

Pour l’auteur de Vu de ma cage, préfacé par Gaston Kelman, le besoin d’écrire est né du désir de rétablir des vérités:

«Je savais que ce que les gens savaient ou racontaient était parcellaire et, quelques fois, dirigé. Je peux prendre un très bon exemple de fait public. Quand vous prenez la Coupe du monde de 1990, ce que les gens savent et ce qui a été dit publiquement était quelque chose qui avait un large parti pris.»

Parti évoluer à l’étranger au début des années 80, Joseph-Antoine Bell rejoint les rangs des Lions indomptables pour diverses compétitions internationales. De longues années durant, il évolue dans l’ombre de Thomas Nkono, autre légende du football camerounais. Nkono est le gardien attitré de la sélection et sa domination est incontestée. A la satisfaction du public camerounais.

Seulement, dès 1984, «Jojo», comme on l’appelle, est de plus en plus en forme et en confiance et occupe les buts dès le troisième match du Cameroun à la Coupe d’Afrique des nations en Côte d’ivoire. Le Cameroun gagne alors son premier trophée continental. Jojo a définitivement gagné ses galons.

Seulement, l’environnement des Lions indomptables est assez particulier. Avec des dirigeants qui, manifestement, n’ont pas l’intention de rendre aux joueurs ce que le football rapporte. Dérisoires au début des années 80, les primes diverses deviennent très vite le ballon de la discorde. Les joueurs en veulent plus et Bell, doué de vraies capacités de leader, devient le porte-parole de ses coéquipiers.

Haine contre un paria

Le verbe haut, il porte les revendications sur la place publique. Mieux encore, le bonhomme ne se gêne pas pour critiquer vertement l’encadrement de la sélection et la gestion du football au pays de Roger Milla. Pourtant, les Lions indomptables gagnent. Bell devient la grande gueule et est traité comme tel. Carton rouge!

«Les victoires en sport, explique-t-il aujourd’hui, ne suffisent pas pour juger. Nous avons pris des raccourcis depuis le début. Nous avons toujours voulu juger avec les résultats et même là, nous n’avons pas été honnêtes. Parce que quand il n’y a pas eu de résultats, nous avons refusé de juger. Avec ce manichéisme, quand il y avait des résultats, on disait que c’était bon et quand il n’y en avait pas, on trouvait des excuses.»

Rien ne l’arrête. Le bonhomme est hors-jeu pour ceux qui voyaient simplement les footballeurs comme des gladiateurs du dimanche après-midi. Le «joue et tais-toi», ce n’est pas pour lui. Les représailles arrivent très vite. Les médias d’Etat, les seuls à l’époque, ou plutôt certains journalistes, ne le ménagent pas. Au sein même de l’équipe nationale, ce paysan du Danube accumule les frustrations et n’est pas toujours aligné, alors même, qu’à une époque, il est en pole position et que son rival, Nkono, est en baisse de forme. C’est ce qui arrive à la Coupe du monde de 1990 en Italie. Bell y a encore fait des siennes.

«Nous revendiquions, je revendiquais pour les joueurs, le produit de leur travail et la contrepartie de ce qu’ils faisaient. Et ça me semblait logique.»

Le 8 juin 1990, le Cameroun doit ouvrir la compétition face au champion sortant, l’Argentine. Pas de doute, Bell sera dans les buts. Pas du tout.

«La lâcheté me frappe en plusieurs points: je ne suis pas dans les buts et pire encore, aucun de mes partenaires n’a bronché. Je reste impassible et silencieux; après la causerie, Nepomniachi [le sélectionneur russe de l’époque] m’invite à le retrouver dans sa chambre. En présence de son traducteur Gallus, il m’explique qu’il n’est pas l’auteur de cette décision. Pendant une grande partie de la nuit, il a subi la pression des dirigeants qui insistaient pour qu’il m’enlève des buts. Il s’est refusé à modifier son équipe mais a dû céder lorsqu’on lui a affirmé qu’il s’agissait d’une question de haute politique intérieure camerounaise à laquelle lui, l’étranger, ne devait pas se mêler», ecrit Joseph-Antoine Bell dans son ouvrage.

Ça se complique même après la compétition. Certains journalistes annoncent la radiation du récalcitrant, certains évoquent une déchéance de sa nationalité, le ministre des Sports de l’époque, feu Joseph Fofe, essaye de l’empêcher de revenir au Cameroun avec ses camarades. D’autres envisagent carrément de le faire arrêter. De la haine, estime le paria. Pourtant, Bell est décoré en même temps que les autres par le président Paul Biya. Incorrigible, Joseph Antoine Bell remet le couvert quatre ans plus tard pendant la Coupe du monde de football, aux Etats-Unis, qui sera catastrophique pour les fauves camerounais. Pour lui, la cause est entendue, sa réputation, faite.

C’est définitivement une voix discordante et même dissidente dans le concert de vivats et de youyous des aficionados du football camerounais. Des fans qui se recrutent d’abord au sein même du régime de Yaoundé que l’on soupçonne, à juste titre, d’exploiter les succès des Lions indomptables à des fins politiques. Bell est sans doute, crient ceux-là, un opposant, pour parler comme au Cameroun. Un opposant sur les terrains de foot. C’est ce qu’on lui dira lorsqu’il soutiendra, au milieu des années 80, qu’aucun club camerounais ne pourrait gagner de coupe africaine de clubs dans les dix années à venir.

«Pour tous, j’étais un élément inclassable, gênant et dangereux. Dans leur entendement, mes propos sur le football ne pouvaient relever que d’une opposition à la politique du Renouveau du président Biya, voire plus grave, d’une absence de patriotisme», réagit aujourd’hui l’ancien footballeur.

Trente après, les clubs camerounais, qui ne jouissent certainement pas de la même bienveillance des pouvoirs publics, courent toujours après un titre continental.

Bernard Tapie

Le contexte des ennuis faits au gardien de buts y est sans doute pour quelque chose. Le début des années 90 est marqué au Cameroun, comme dans d’autres pays africains, par une difficile démocratisation. Jusque là en effet, il n’y avait qu’une seule vérité et aucune tête ne devait dépasser. Surtout pas celle d’un footballeur. Du jamais vu. En France aussi, où Joseph-Antoine Bell évolue à partir de mai 1985. En provenance d’Egypte, Bell, premier gardien noir en championnat de France, débarque à l’Olympique de Marseille. Bernard Tapie aussi bientôt. Les deux tempéraments se frottent très vite l’un à l’autre. Bell n’approuve pas toutes les méthodes marketing de l’homme d’affaires. Passes d’armes et joutes oratoires ne manquent pas. Pour Bell, Tapie est «le grand manipulateur».

Dans son livre, on peut par exemple lire qu’après des réflexions assez limites du patron de l’OM à l’égard des footballeurs de couleur, un incident avec Tapie intervient:

«Il me dit qu’il a un combat à mener avec moi: foutre Jean-Marie Le Pen dehors. C’était le temps où le Front national faisait parler de lui lors des différentes consultations électorales et Tapie, aux aguets de la moindre opportunité, avait décidé de tirer partie de cette situation.

Son idée était simple: il allait m’utiliser pour son combat anti-Le Pen et tirer profit de ma situation de sportif de race noire, de surcroît célèbre et apprécié. Je commençai à me faire une idée du personnage qu’était Bernard Tapie. J’avais trouvé incohérent qu’ils souhaite m’associer à son combat contre le Front national après avoir fait de sombres remarques sur les Africains.»

Là aussi, Bell ne marche pas et quitte bientôt la Canebière pour Toulon, puis pour Bordeaux, où il sera le capitaine, et enfin pour Saint-Étienne. Bell gagne en envergure et figure parmi les grands noms de la diaspora africaine et noire dans l’Hexagone. Mais assurément, c’est en France qu’il aura la considération qu’on lui refuse avec acharnement chez lui. Honni par les uns. Adulé par les autres.

Aujourd’hui, Vu de ma cage donne quelques pistes pour mieux comprendre la personnalité de cette forte tête. Né au sein d’une famille où faire des études étaient la règle pour tous, le jeune Bell se retrouve en prison à l’âge de 17 ans. Une détention préventive qui dure tout de même un an et demie. A l’époque déjà, la prison de New Bell, à Douala, la capitale économique du Cameroun, est réputée pour les conditions de vie exécrables des détenus, surtout mineurs. Pourtant, Bell tiendra et en sortira innocenté. Pour retourner à l’école alors même que le milieu carcéral, dans ce pays plus qu’ailleurs, a vocation à casser tous ceux qui flirtent avec lui. Ce qui lui fait dire que décidément, «personne n’a jamais songé que c’était la preuve d’une force de caractère au-dessus de la normale».

Ce à quoi l’on n’a pas fait attention, c’est que Bell est ce qu’il appelle lui-même «un enfant de l’indépendance» du Cameroun survenue en 1960. Même né à l’intérieur du pays en 1954, l’ancien lion indomptable a grandi à Nkongmondo, un quartier chaud de Douala qui, dans les années 50 et 60, abritait une bonne colonie de nationalistes dont les idées ont assurément effleuré les oreilles du gamin de l’époque. Les nationalistes de l’Union des populations du Cameroun (Upc) étaient partisans d’une indépendance qui remettrait radicalement leur destin aux Camerounais. Les choses ne se passeront pas tout à fait ainsi puisque d’autres, les moins résolus, se retrouveront aux affaires. Ce que Jojo appelle «le péché originel». Joseph-Antoine Bell n’a-t-il pas, en réalité, été très tôt politisé avec toutes les conséquences que l’on sait?

«Je ne sais pas si c’est être politisé. J’ai simplement, très tôt, été conscient.»

Stéphane Tchakam

Contre le cancer, pas d’aliment miracle mais combiner alimentation et exercice


Un étal de fruits et légumes (Photo Miguel Medina/AFP/Archives)

Jeudi 26 mai 2011, 13h23
Le comportement nutritionnel peut-il avoir un impact sur les risques d’avoir un cancer ? Oui, répond l’Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), qui conteste l’idée d’aliment miracle et insiste sur l’interaction entre alimentation équilibrée et exercice régulier.

A sa demande, un groupe d’experts s’est réuni pendant quatre ans pour examiner toutes les études parues dans le monde sur les recommandations nutritionnelles dans le cadre de la prévention des cancers.

Rendu public jeudi, leur rapport rappelle que le cancer est « une maladie multifactorielle faisant intervenir des déterminants individuels, comportementaux et environnementaux ».

Parmi les déterminants comportementaux, on compte la nutrition, c’est-à-dire, selon l’Anses, l’alimentation, le statut nutritionnel (de la dénutrition à l’obésité) et aussi l’activité physique, qui modifie le métabolisme -la façon dont l’organisme transforme les aliments.

Un hamburger et des frittes (Photo Paul J. Richards/AFP/Archives)

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L’agence sanitaire balaye des idées parfois évoquées dans des ouvrages à grand tirage : « il n’existe pas d’aliment qui puisse être directement incriminé de façon isolée dans la survenue d’un cancer » et la prévention nutritionnelle des cancers « ne cible pas la consommation ou l’éviction d’un aliment en particulier ».

« Il n’y a pas d’aliment miracle ni de catégorie d’aliments miracle », insiste Irène Margaritis, chef de l’unité d’évaluation des risques nutritionnels, pour qui c’est l’agrégation des aliments qui peut avoir un effet. « Il faut mettre toutes les chances de son côté en allant vers une diversité alimentaire », ajoute-t-elle.

L’Anses classe les facteurs nutritionnels à prendre en compte par niveau de preuve, « convaincant » ou « probable ».

Parmi les facteurs « convaincants » augmentant le risque, elle cite d’abord les boissons alcoolisées. La hausse du risque est de 168% par verre consommé par jour pour les cancers de la bouche, du pharynx et du larynx, et moindre pour ceux de l’oesophage, du colon-rectum chez l’homme et du sein chez la femme.

Le surpoids et l’obésité favorisent les cancers de l’oesophage (+55% de risque), du pancréas, du côlon-rectum, du sein, de l’endomètre (muqueuse de l’utérus), du rein. La consommation de viande rouge augmente les risques de cancer du côlon-rectum (+29% par portion de 100g par jour), de même que celle de charcuterie (+21% par 50g par jour).

Un couple attend le tramway (Photo Paul Ellis/AFP)

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Les compléments alimentaires à base de bêta-carotène augmentent le risque de cancer du poumon chez des personnes déjà à risque, comme les fumeurs.

La relation entre consommation de sel et augmentation du risque de cancer de l’estomac est jugée « probable », par altération de la muqueuse gastrique. « Jusqu’à maintenant, on n’évoquait pas tellement le sel pour les cancers », note le Pr Margaritis.

Parmi les facteurs « convaincants » diminuant le risque, l’allaitement joue un rôle favorable contre le cancer du sein. La consommation de fruits et légumes est « probablement » favorable contre les cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’oesophage, de l’estomac, voire du poumon pour les fruits.

La diminution de la sédentarité est enfin essentielle, l’activité physique ayant un effet direct sur les cancers par son « effet protecteur très fort », relève le Pr Margaritis, qui parle d' »interaction » entre aliments et exercice physique. Cela prévient les cancers liés au surpoids et diminue de façon générale les taux de diverses hormones et facteurs de croissance.

L’Anses relève qu’environ un tiers des cancers les plus fréquents « pourraient être évités grâce à la prévention nutritionnelle, y compris l’alcool, dans les pays développés », et un quart dans les autres.

Pour la prévention du cancer, « on retombe sur les même recommandations que pour d’autres pathologies », comme diabète de type 2, obésité ou maladies cardiovasculaires, note le Pr Margaritis.

POURQUOI LES CHIENS SONT MIEUX QUE LES HOMMES…


images drôles vent en proue

POURQUOI LES CHIENS SONT MIEUX QUE LES HOMMES…

1) Les chiens ne se vantent pas quand ils dorment avec quelqu’un d’autre;

2) Vous n’avez pas de soupçons sur les rêves de votre chien;

3) Les chiens les plus beaux ne savent pas qu’ils sont les plus beaux;

4) La seule chose que votre chien peut vous filer, c’est des puces;

5) Les chiens ne se gênent pas pour montrer leur affection en public;

6) Les chiens vous manquent lorsque vous partez;

7) Vous ne vous demandez jamais si votre chien est assez bon pour vous;

8) Les chiens se sentent coupables quand ils ont fait quelque chose de mal;

9) Les chiens sont contents quelle que soit la cassette vidéo que vous avez choisi de louer, parce qu’ils savent que la chose la plus importante, c’est d’être ensemble;

10) Les chiens n’ont pas peur de votre intelligence;

11) On peut apprendre à un chien;

12) Les chiens savent ce que « NON » veut dire;

13) Les chiens n’ont pas pour habitude de tuer ceux de leur propre espèce;

14) Les chiens vous prennent pour un génie culinaire;

15) Vous pouvez apprendre un chien à être propre à la maison;

16) Les chiens n’éprouvent pas le besoin de vous abandonner pour quelqu’un de plus jeune au bout de quelques années de vie commune;

17) Les chiens plaisent toujours à votre famille;

18) Les chiens se fichent bien que vous conduisez la voiture pendant tout le trajet;

19) Les chiens n’appuient pas sur des freins imaginaires;

20) Les chiens admettent lorsqu’ils sont perdus;

21) Les chiens s’en foutent que vous vous rasiez les jambes;

22) Les chiens ne sont pas embêtés si vous gagnez plus qu’eux;

23) On peut forcer un chien à prendre un bain.

(merci à SUZANNE pour cette farce)