Pensée du samedi 9 juillet 2011.


« Spontanément, les jeunes enfants ont l’intuition que le monde qui
les entoure est vivant : les pierres, les plantes, les animaux
leur parlent, et ils leur parlent aussi. Mais quand ils racontent
aux adultes ce qu’ils voient ou entendent, ils sentent bien que
ceux-ci ne les prennent pas au sérieux : ils sourient, se moquent
d’eux. Et même s’ils ne se moquent pas tellement, leur attitude
matérialiste finit par déteindre sur les enfants, et à partir de
ce moment-là, on peut dire qu’ils ont vraiment perdu l’essentiel
pour tout le reste de leur existence. Oui, l’essentiel. Car c’est
une très grande erreur de s’imaginer que les humains sont les
seuls êtres réellement vivants et intelligents dans un univers
privé d’âme et de langage.
Toute la nature est vivante et intelligente, elle est peuplée
d’innombrables créatures vivantes et intelligentes, certaines
même bien plus intelligentes que les humains. Et du jour où ils
se mettent à nier cette intelligence et cette vie, c’est en
eux-mêmes que l’aveuglement et la mort commencent à s’installer. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

18.000 soutiens-gorge pour soulager les Africaines | Slate Afrique


Collecter des soutiens-gorge pour soulager les femmes africaines souffrant physiquement de l’absence de lingerie. C’est l’idée née au sein de l’association britannique Bra Bank. Lancée le 1er avril 2011, la première édition s’est terminée le 1er juillet et semble avoir été un succès.

18.000 dessous ont été réunis à travers toute l’Angleterre. Les donatrices avaient donc trois mois pour se mobiliser. Tout type de modèle était accepté. La Bra Bank demandait simplement que le haut ne soit ni en mauvais état, ni trop sexy, ni trop transparent. Les soutiens-gorge de grossesse et d’allaitement étaient particulièrement recherchés.

Les sous-vêtements ainsi collectés seront distribués dans les villages éloignés du Zimbabwe et du Kenya. Notamment, les villages établis par l’association canadienne Village of Hope. Ceux-ci accueillent des enfants en grand danger. Et l’association tente de leur offrir un meilleur horizon en leur fournissant nourriture, éducation et soins. Les dessous collectés par Bra Bank permettront aux femmes de travailler et de s’occuper des enfants plus confortablement.

Une partie ne sera pas envoyée en Afrique mais recyclée au profit d’une autre association britannique, Breast Cancer Care, pour la lutte contre le cancer du sein.

Lors de la campagne Bra Bank, le mannequin et DJ Bianca Gascoigne a joué la porte-parole. Cette pulpeuse brune de 24 ans s’est chargée de la collecte dans les bars et boîtes où elle se produit.

«C’est vraiment bien pour les gens de pouvoir contribuer d’une manière différente que le don d’argent. Nous avons toutes des soutiens-gorge cachés au fond de nos tiroirs. Bra Bank est une bonne occasion de les rendre utiles», a-t- elle expliqué au magazine britannique Sunday Sun lors du lancement.

L’idée a aussi séduit la rédaction et les lectrices du magazine télévisé «That’s Life!», qui a participé à l’opération, note le Guardian. Une vidéo montre l’arrivage de 10.000 soutiens-gorge dans les bureaux. La rédactrice en chef du magazine a confié que deux de ses journalistes se rendraient au Kenya pour prendre la mesure du phénomène et s’assurer que les soutiens-gorge arrivent à bon port.

Lu sur Bra Bank, The Guardian, Sunday Sun

Au service des femmes migrantes | Slate Afrique


Damarys Maa Marchand est l’une des militantes associatives africaines les plus influentes en France. Son crédo: l’intégration socioéconomique des femmes migrantes dans l’Hexagone.

Damarys Maa Marchand à Arcueil (Paris) en mai 2011. © Raoul Mbog, tous droits réservés.

 

«Un proverbe Bassa’a [ethnie du Cameroun, ndlr] dit qu’on ne peut pas attacher un paquet avec une seule main. J’ai grandi avec cette affirmation de solidarité.» Damarys Maa Marchand semble très fière de cet héritage culturel de son Cameroun natal, dont elle a d’ailleurs fait le socle de son engagement pour la cause des femmes. Un engagement qui remonte à ses années d’enfance à Enongal, une petite localité dans le sud du Cameroun où elle voit le jour en 1953.

Elle est la benjamine d’une fratrie de douze enfants —et ses frères et sœurs aînés ont déjà des préoccupations d’adultes. Quand elle n’est pas à l’école, la petite fille accompagne leur mère, Frida, rendre visite et porter nourriture et vêtements à des malades d’une léproserie située dans le coin. Son père est infirmier-chirurgien. Parmi les tout premiers que les missionnaires protestants américains ont formés au Cameroun.

«Quand vous avez seulement une dizaine d’années et que vous êtes confrontés tous les jours à la détresse humaine, ça marque, ça imprime pour la suite, une volonté d’agir», affirme Damarys, qui dirige depuis 18 ans l’une des plus importantes fédérations d’associations féminines africaines en France.

La prière des diaconesses

A Enongal, pendant les offices des missionnaires, Damarys Maa entend sans cesse une prière qu’elle ne comprend pas:

«Nous prions aussi pour la libération de prison de notre fils Nelson Mandela et pour que son peuple voie enfin la lumière.»

Mais qui est donc cet homme dont les pasteurs et diaconesses américains parlent tous les jours? Damarys n’aura la réponse que quelques années plus tard, quand elle s’envolera pour la France pour poursuivre ses études.

Elle atterrit à Orly, l’été 1973, puis débarque en Normandie, à Gisors, dans une petite ville du nord-ouest de la France. Le temps d’évoluer en Nationale II dans l’équipe d’athlétisme de Rouen et de se faire élire Miss Gisors 74. Mais Damarys ne veut plus vivre à Gisors. Elle veut partir. N’importe où.

«Ce n’était plus possible. Je voulais voir des noirs. Et à Gisors, autant dire qu’il n’y en avait pas. J’avais besoin de voir des noirs.»

Où en rencontrer en grand nombre à cette époque, si ce n’est dans la capitale française? Ce sera donc Paris, où elle suivra une formation de documentaliste et, plus tard, d’attachée de presse.

Paris et ses lumières donc! Paris et son cosmopolitisme! Mais aussi le Paris des grandes luttes. Dès la fin des années 70 en France, la dénonciation de l’apartheid bat son plein. La jeune femme comprend alors le sens des prières des diaconesses là-bas, à Enongal. Elle embrasse la cause pour la libération de Nelson Mandela et pour la fin du régime ségrégationniste d’Afrique du Sud. Seulement, elle le fait à sa façon. A l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) où elle travaille désormais, Damarys Maa sera déléguée syndicale pendant 10 ans.

Un esprit contestataire qu’elle essaiera ensuite de mettre au service du consulat général du Cameroun à Paris. Mais les relations seront tumultueuses, et l’aventure durera peu.

«Pourtant, mon seul souci était de rendre à mon pays ce que j’avais reçu de lui», déclare-t-elle aujourd’hui.

Elle part donc de la rue d’Auteuil avec fracas. Et le projet d’informatisation des services, qu’elle avait initié, tourne court. On l’engage alors pour les préparations des cérémonies marquant le bicentenaire de la Révolution française auprès d’Edgar Faure. Et celle qui voulait voir des noirs à Paris va côtoyer à cette occasion une noire d’exception: la diva américaine Jessye Norman.

http://www.wat.tv/swfpu/198910nIc0K112394315

Damarys Maa se souvient:

«Outre ces rencontres, le Bicentenaire a surtout développé en moi le côté militant. Pendant trois ans j’ai plongé dans les problématiques de l’esclavage et du racisme.»

Dès lors, la militante franco-camerounaise embrasse toutes les causes liées aux noirs et aux femmes.

Le levier féministe

Son principal instrument, le monde associatif, qu’elle considère comme le mieux indiqué pour faire un travail de proximité dans les quartiers et créer des ouvertures sur le plan institutionnel. Son dada, la lutte contre les discriminations. Son credo, le combat pour la parité. Son rêve, le droit de vote des étrangers. Ainsi fait-elle partie du collectif Votation Citoyenne, qui se mobilise depuis 30 ans pour le droit de vote des immigrés aux élections locales. Son cheval de bataille, l’essor et l’intégration socioéconomique des femmes africaines en France et en Europe. Un militantisme qu’elle veut pragmatique. En 1992, elle est, par exemple, l’une des premières femmes noires à créer une entreprise de communication événementielle en France.

Aujourd’hui, dans le cadre de l’Initiative des femmes africaines de France et d’Europe , Damarys Maa Marchand essaie de mobiliser les ressources et les énergies pour permettre aux femmes migrantes africaines en France de monter un grand centre commercial exclusivement africain:

«L’objectif est double. Il s’agit de créer des activités génératrices de revenus et promouvoir les cultures africaines.»

Un projet ambitieux auquel s’ajoute l’idée d’un service-traiteur spécialisé dans la cuisine africaine et qui serait tenu par les femmes migrantes. Depuis sa création en 1993, l’Ifafe aide à monter des microprojets et assure la formation des responsables d’associations qui font partie de son réseau. Elle en compte une trentaine. Aujourd’hui, la fédération est quasi incontournable en France.

Sévérité avec les «consommatrices»

Canaliser les énergies et dresser les ponts entre l’Afrique et l’Europe est un autre impératif pour Ifafe. Damarys fonde le collectif Toussaint-Louverture dans le cadre du 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Au Cameroun, par exemple, le rêve de Damarys Maa Marchand est de contribuer à mettre en place une sorte de «Loi 1901» des associations, telle qu’elle existe en France. En attendant, elle effectue des séjours réguliers au Cameroun pour accompagner des femmes dans la mise en place de coopératives.

Mais il y a aussi des actions de solidarité de plus grande envergure. Pendant des mois, elle s’immerge dans les profondeurs du Rwanda post-génocide pour aider à redonner de l’espoir et à reconstruire ce qui pouvait l’être. Les membres de l’Ifafe sont aussi partis au Congo après l’éruption du Nyiragongo en 2002. A chaque fois pour redonner aux femmes l’envie et le courage d’agir là où elles se trouvent. «Parce que les femmes sont à l’avant-garde de tout», explique-t-elle. Une conviction qui ne l’empêche pas d’être sévère vis-à-vis de certaines migrantes:

«Je n’ai aucune excuse pour les femmes africaines qui arrivent comme une fleur et s’imaginent que tout ira de soi. Cessons d’être de simples consommatrices et devenons de véritables actrices de la société dans laquelle nous vivons désormais.»

Est-ce ce franc-parler qui lui a valu d’être élevée au rang de Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’Honneur pour trente ans de lutte contre les discriminations? Ironie du sort, Damarys Maa Marchand est dans un taxi-brousse au Cameroun, pour aider une association de femmes à voir le jour, lorsqu’elle reçoit le coup de fil lui annonçant sa décoration. S’était-elle imaginé cela, trente ans auparavant, là-bas, dans son village d’Enongal?

Raoul Mbog

Nous sommes tous frères – Ginette Villeneuve


. Il y a très, très longtemps, quand j’étais une toute petite fille, j’ai accompagné Grand-père lors d’une de ses visites hebdomadaires à son verger.
— C’est le dernier lopin de terre que je possède depuis que je vis à la ville, dit-il, tout en saluant tous les passants.
— Grand-père, comment peux-tu connaître tant de gens ?, lui demandai-je.
Et je courais pour rattraper son pas. Il s’arrêta pour m’attendre.
— Je ne les connais pas par leur nom, seulement par le cœur, ma Chérie… Pour moi, nous sommes tous frères.
— Comment ça, Grand-père ?, lui demandai-je, tout en lui donnant la main.
Il me regarda en souriant.
— C’est parce que je me sens libre de cœur et d’esprit !
Nous continuions à marcher quand il me demanda :
— Ma Chérie, sais-tu que du temps triste et lointain de l’esclavage, j’avais toujours dans mes poches des semences de pommier et je voulais bien croire que, quand viendrait le grand jour de la liberté, je pourrais les planter sur ma terre, dans ma ferme à moi ?
Je fis non de la tête. Je ne le savais pas.
— Un jour, je me suis mis à penser…, continua-t-il. …Mais ça ne nous arrivera que quand nous nous serons battus nous-mêmes pour la liberté ! Alors, nous nous sommes préparés et, … une nuit… nous nous sommes enfuis !
— Qui entends-tu par «Nous» ?
— Ta grand-mère, Polly, moi, et notre petite fille, encore un bébé, ta mère, dit Grand-père tout en caressant mes cheveux bouclés. Bien sûr, nous avions peur. Mais nous fîmes très attention !
Il s’arrêta de marcher pour laisser le passé revenir en mémoire…
— Nous avions déjà longtemps marché, vers le nord…On avait croisé toutes sortes de gens et de dangers sur notre passage. Nous nous approchions de la rivière Ohio, nous étions presque libres ! Mais la fatigue et la faim nous empêchaient d’avancer et nous nous sommes cachés dans un grenier des alentours. On avait dormi profondément toute la nuit, le bébé aussi. A l’aube, un homme vint traire ses vaches. Et le bébé a justement choisi ce moment-là pour se mettre à pleurer ! On était dans l’obscurité, tenant bien fort notre bébé affamé contre nous ; au désespoir, nous étions prêts à nous enfuir à la nage pour atteindre la liberté de l’autre côté de l’Ohio – prêts à mourir ! Tout sauf revenir sur nos pas !
— Oh, non, dis-je, tremblant à l’idée qu’il ait pu lui arriver quelque chose.
Mais je savais que mon Grand-père était sain et sauf à mes côtés. Je lui ai serré encore plus fort la main.
— Bien sûr, même dans l’obscurité, ajouta mon Grand-père, l’homme sentit la présence de quelqu’un. Écoute la suite…
Je le regardai toujours avec angoisse.
— A ce moment-là, l’homme a complètement ignoré la couleur de notre peau ! Il a tout juste remarqué que nous étions en danger. Lui, il était blanc de peau, mais il nous a aidés ! Et il ne m’a jamais demandé mon nom ! Toutefois, il m’a dit le sien : James Stanton. Il faisait partie du Chemin de fer clandestin [i] !
— Oh ! Ces gens qui aidaient les fugitifs à passer au nord ?
— Oui ! Les gens qui nous ont aidés à nous en sortir ! James Stanton et sa femme, Sarah, n’ont jamais reproché à notre bébé la couleur de sa peau. Pour eux, c’était un bébé affamé comme un autre. Ils nous ont donné à manger et nous ont aidé à traverser la rivière pour atteindre la liberté dès la nuit suivante.
— Vous avez vraiment eu de la chance, Grand-père !, lui dis-je, alors que je me sentais soulagée, ma main tenant toujours la sienne.
— Je ne sais pas si c’était de la chance, ma Chérie.
Il hocha la tête.
—Nous avons dû nous en remettre à Dieu. Nous avions pris la bonne décision et nous avons toujours trouvé de l’aide quand nous en avons eu besoin ! C’est pour ça que je comprends…Quand quelqu’un tombe, peu importe qui il est, je tends le bras pour l’aider à se relever !
Nous marchions en silence, et l’air printanier était chargé de senteurs de pommiers en fleurs.
— Quand nous sommes arrivés au nord, continua Grand-père tout en pressant le pas, Polly et moi avons travaillé très dur comme journaliers, aux labours, aux récoltes, à la couture, à la ferronnerie, à la traite des vaches, jusqu’à mettre de côté l’argent suffisant pour acheter notre lopin de terre, ici même !
— Le voici, dit-il avec orgueil, alors que nous arrivions à un champ couvert de pommiers en fleurs. Tu te souviens des semences que j’avais toujours dans ma poche ? Je les ai plantées dans notre terre… Chaque fois que j’en plantais une, je pensais à ceux qui nous avaient aidés dans notre fuite… Et voilà leurs fruits !
Mon Grand-père retirait une pomme de chacune de ses poches.
— Elles viennent de ton grenier, Grand-père ?
— Oui, je les ai mises de côté pour les manger avec toi, ma Chérie.
Nous nous sommes assis pour les manger.
— Grand-père, est-ce qu’un jour je pourrais planter, moi-aussi, une semence en souvenir…?
Grand-père rit, touché par mes paroles.
— Tu peux le faire tout de suite !
Il me regarda planter de nouvelles semences dans le verger familial, celles de la pomme que je venais de manger. Je suis sûr que tout lui revenait en mémoire…
— Je n’oublierai jamais ce que tu viens de faire, ma Chérie, dit-il en souriant.
— Et je promets, de tout mon cœur, que je n’oublierai jamais tes paroles, Grand-père !
— Maintenant, dit Grand-père, saluant tous ceux qui passaient, le visage resplendissant, tu comprends pourquoi, pour moi, nous sommes tous frères ?

© Ann Grifalconi ; Jerry Pinkney
Ain’t nobody a stranger to me
New York, Hyperion Books for Children, 2007
(Traduction et adaptation)

Le Chemin de fer clandestin (mis en branle dans les années 1780, il n’a été désigné sous ce nom que dans les années 1830) n’était pas un véritable chemin de fer, mais un réseau secret de personnes et de maisons sûres établi pour aider les Noirs à s’enfuir de plusieurs États américains où ils étaient esclaves et à venir s’établir dans d’autres États, ou au Canada. L’organisation utilisait des mots du vocabulaire ferroviaire pour décrire le rôle des personnes qui faisaient partie du réseau et aidaient les fugitifs le long de leur route vers la liberté.

Le soleil africain au secours de l’Europe | Slate Afrique


Avec la fin annoncée du nucléaire en Europe, l’Afrique du Nord rayonne. Le projet européen Desertec, ce groupe de centrales solaires et éoliennes installées dans les déserts, lance la course africaine à l’énergie renouvelable.

Des panneaux photovoltaïques en Algérie by Magharebia via Flickr CC

La dramatique catastrophe de Fukushima au Japon aura au moins fait des «heureux». Le Maroc et l’Algérie sont en première ligne du projet Desertec, une entreprise européenne, dont l’Allemagne est le principal porteur et fondateur.

L’Allemagne, justement, qui vient d’annoncer l’arrêt définitif du nucléaire à l’horizon 2020, suivie par l’Autriche, la Suisse et le Danemark, la France, mis à part le fournisseur français Saint-Gobain qui rejoint l’initiative, qui rechigne encore à se débarrasser de l’atome, cette énergie ultramoderne devenue du coup archaïque.

Quel est le futur? Des centrales solaires alignées dans le Sahara, groupées à des éoliennes sur la façade atlantique marocaine, pour fournir de l’énergie à toute l’Europe. L’idée allemande tient en un calcul très simple:

«le désert reçoit en six heures l’équivalent énergétique de la consommation mondiale d’une année entière», selon les propos de la fondation Desertec.

L’atome peut aller se rhabiller, même si pour l’instant, les jeux ne sont pas encore faits, la production ne devant démarrer que vers l’année 2015, ou 2016, dans le meilleur des cas.

Les premières centrales solaires seront marocaines et algériennes mais d’autres stations seront implantées en Tunisie, au Mali, au Tchad, en Libye, au Soudan et en Egypte (voir la carte d’implantation).

Si la fondation Desertec est à but non lucratif, le projet est piloté par un consortium qui réunit sous le label Dii (Desertec industrial initiative) des industriels comme Siemens et des banques comme la Deutsche Bank, soutenu par le parti des Verts allemands et Greenpeace, et appuyé par l’Union européenne (UE). Coût total: près de 400 milliards d’euros étalés sur 40 ans.

Si l’énergie solaire n’est pas quelque chose de nouveau, l’idée d’une exploitation à grande échelle l’est, et la méthode de Desertec, l’interconnection des projets locaux, est loin d’être une idée bureaucratique qui aurait germé à Bruxelles. En 2012, les premiers éléments doivent être prêts, notamment au plan juridique mais aussi sur l’emplacement des installations, leur financement et la juste répartition entre le solaire et l’éolien. Avec la mise en cause du nucléaire en Europe, le solaire saharien devrait aller plus vite. Signe des temps futurs, une première rencontre bilan devrait avoir lieu en novembre au Caire en Egypte, sous le nouveau soleil de la Révolution.

Algérie et Maroc, dans la course énergétique

Le destin et les recherches de source d’énergie l’auront ainsi voulu. Le Maroc et l’Algérie, frères ennemis historiques, sont une fois de plus liés par un projet: créer de l’énergie pour eux et pour les autres. Mais il ne s’agit pas que d’énergie:

«Desertec, selon ses initiateurs, représente aussi le développement de nouvelles industries en Afrique du Nord, la création d’emplois et d’opportunités économiques et un transfert de technologies et de connaissances.»

Pour les deux pays voisins, dont la frontière est toujours fermée, il s’agit de créer dans leurs déserts, qui souffrent d’une profonde disparité avec les zones côtières, de l’énergie pas forcément solaire mais qui peut pousser au développement local. Dans cette compétition sous le soleil, c’est le Maroc qui a raflé le premier projet pilote: une centrale solaire de 500 mégawatts à Tamezghitene (situé à 10 kilomètres du nord de Ouarzazate) dont la majeure partie sera exportée vers l’Europe, pour un investissement de deux milliards d’euros. Tout comme c’est au Maroc, en avance sur ce coup, que s’est tenue la première réunion du groupe Dii, le 12 mai 2011. Une semaine plus tard, le 19 mai, le ministre de l’Energie et des Mines algérien, Youcef Yousfi, recevait le président de Desertec Industrial Initiative, Paul Van Son.

Hésitante depuis des mois sur son adhésion au projet, l’Algérie signe, habilement poussée par son président, Abdelaziz Bouteflika, qui avait déjà rencontré en novembre 2010 Angela Merkel, la chancelière allemande, et parlé de cette idée lumineuse. D’autant qu’un projet local de fabrication de panneaux photovoltaïques près d’Alger, pourra être intégré à l’ensemble. La compétition est ouverte, ce qui forcément, sera au bénéfice de tous, malgré l’inimitié historique entre l’Algérie et le Maroc.

Reste la polémique, ce projet est-il trop grandiose pour ne pas résister à l’échec? Est-ce simplement une nouvelle entreprise coloniale comme l’affirment ses détracteurs? A In Salah, où il fait actuellement dans les 50 degrés, un habitant du Sahara algérien l’a ainsi résumé:

«Ici, il n’y a rien, tout est bon à prendre. Et s’il y a quelqu’un pour nous prendre du soleil, nous sommes d’accord, on en a vraiment trop.»

Chawki Amari

James Murdoch annonce la fin de News of the World | Slate


James Murdoch, le PDG de la filiale européenne de News Corporation, a annoncé jeudi 7 juillet que la prochaine édition du tabloïd britannique News of the Worldsera la dernière. Le fils du milliardaire Rupert Murdoch, lui-même fondateur et PDG de News Corporation, a déclaré dans un communiqué où il reconnaît ses erreurs:

«Pas besoin de vous rappeler que News of the World a 168 ans. Qu’il est plus lu que n’importe quel autre journal de langue anglaise. […] Le travail de News of the World est de mettre les autres devant leurs responsabilités. Mais il n’a pas pu le faire pour lui-même. […] Après avoir consulté mes collègues, j’ai décidé que nous devons prendre des mesures fermes pour le journal. Ce dimanche sera la dernière édition de News of the World.»

Pointé du doigt ces dernières années pour des écoutes illégales de personnalités, News of the World était depuis plusieurs jours au centre d’un nouveau scandale dont les répercussions politiques et économiques ont pris une ampleur inédite. Le journal est accusé d’avoir piraté des messageries de téléphones portables de victimes de crimes ou de leurs proches, et même de familles de soldats morts en Afghanistan et en Irak.

Le scandale a pris une tournure politique mercredi 6 juillet: le Premier ministre David Cameron a annoncé l’ouverture d’au moins une enquête sur les pratiques du tabloïd, mais a pour le moment refusé de faire intervenir un juge, comme le réclame le vice-Premier ministre Nick Clegg, rapporte le Guardian.

Les divergences entre les deux partenaires de la coalition au pouvoir interviennent alors que les appels se multiplient à l’Assemblée et à la City pour que le gouvernement reporte sa décision sur le rachat total de British Sky Broadcasting, le plus gros opérateur de télévision par satellite du pays, par le groupe de Murdoch, qui en détient actuellement autour de 40%.

Le leader de l’opposition travailliste, Ed Miliband, a pris position contre l’empire médiatique de Rupert Murdoch en demandant la démission de Rebekah Brooks, la PDG de News International, la filière britannique de News Corp, et qui était rédactrice en chef de News of the World à l’époque des faits présumés:

«L’opinion sera incrédule si on prend la décision la semaine prochaine de valider cette transaction alors que News international est la cible d’une enquête criminelle majeure et que nous ne savons pas encore qui sera inculpé.»

Le Financial Times rapporte que l’action du groupe News Corp a perdu 3,6% à la Bourse de New York. Les actionnaires craignent en effet que la tournure politique prise par le scandale au cours des derniers jours empêche le groupe de prendre le contrôle total de British Sky Broadcasting.

Photo: Capture d’écran de newsoftheworld.co.uk

Ma Planète:14 juillet 1958 le Roi Faycal II est renversé en Irak


Ajouté le 11/29/2010 08:08:06 par COSMOS

       14 juillet 1958 le Roi Faycal II est renversé en Irak

 

Le 14 juillet 1958, en Irak, un groupe d’officiers dirigés par le général Abdel Karim Kassem mènent à bien un coup d’État qui aboutira au renversement et à l’assassinat du roi, Faycal II, ainsi qu’à celle du prince héritier Abdul Illah et au suicide du premier ministre Nouri SaïdL’Irak dont les frontières ont été tracées arbitrairement lorsque Britanniques et Français se partagent,

sous forme de mandats, les territoires arabes de l’ancien empire ottoman, est un État dans lequel vivent des populations différentes, et antagonistes : les Kurdes au Nord-Est, les Arabes sunnites au Centre et les Arabes chiites au Sud. 


C’est pour donner une compensation à la famille Hachémite chassée des lieux saints par Ibn Seoud le Grand, et pour éviter une administration directe couteuse, que les Britanniques installe Faycal, fils de l’émir Hussein, roi de Syrie mais, chassé de Damas par les troupes françaises. Fayçal I est proclamé roi, d’une monarchie parlementaire, le 23 aout 1921.

   De 1921 à 1958, l’Irak se caractérise par une grande instabilité politique, 58 cabinets ministériels vont se succéder, 14 seront dirigés par Nouri Saïd. Les débuts de l’économie pétrolière, entrainent de profondes mutations avec l’émergence d’une classe moyenne urbaine tandis que le monde rural sous la coupe de féodaux subit la misère. Le protectorat britannique s’appuie de façon exclusive sur l’élite arabe sunnite, et il étendra sa « protection » en 1925 à la région de Mossoul (territoire Kurde), imbriquant durablement Irak et problème Kurde.

L’Irak accède à « l’indépendance » le 3 octobre 1932, sous tutelle britannique. Fayçal I meurt en 1933. Son fils Ghazi qui lui succède, meurt dans un accident aux conditions mystérieuses en 1939. Fils de Ghazi Fayçal II devient roi d’Irak à l’âge de trois ans, c’est son oncle Abdul Illah , régent, qui dirigera le pays jusqu’en 1953. 


Au lendemain de la guerre le traité de Portsmouth signé en 1948 maintient des troupes britanniques en Irak. Des émeutes éclatent à Bagdad et dans l’ensemble des grandes villes, dès la publication du texte en janvier 1948, les troubles dureront jusqu’en mai où la loi martiale est proclamée. 

En février 1952 débute une grève générale qui réclame la nationalisation du pétrole et proteste contre le déploiement de forces anglaises en vue d’une intervention contre l’Iran (après nationalisation du pétrole iranien par Mossadegh ). Le premier ministre Nouri Saïd démissionne. La prise du pouvoir par les «Officiers libres» en Égypte en juillet a un fort retentissement en Irak

En 1953 le roi Fayçal II atteint sa majorité, des élections législatives ont lieu, elles sont remportées par Nouri Saïd qui redevient premier ministre. En 1954 il interdit tous les partis. Ce régime autoritaire et pro-occidental suscite l’insatisfaction, le mécontentement grandit. 


Le 22 février 1958, la Syrie et l’Égypte s’unissent pour créer la République arabe unie, en réponse, pour renforcer le bloc antinationaliste arabe, le 14 février la Jordanie et l’Irak s’unissent pour fonder la Fédération arabe d’Irak et de Jordanie. En Jordanie des manifestations réclament le rattachement à la République Arabe Unie, Fayçal ordonne l’envoi d’unités blindés vers Amman, lesquelles en profitent en fait pour entrer dans Bagdad le 13 juillet au soir . L’ambassade britannique est incendiée, Fayçal II et son oncle Abdul Illah sont exécutés. Le corps du roi sera enterré, celui d’Abdul Illah , détesté, sera livré livré à la foule, promené dans les rues, pendu devant e ministère de la défense et dépecé. Le premier ministre, Nouri Saïd, «l’ennemi de Dieu» et l’homme-lige des Anglais, réussit d’abord à se cacher, déguisé en femme, le 16 juillet reconnu il se suicide, son corps subira le même sort que celui d’Abdul Illah .

L’Irak est alors un pays dépourvu d’équipements, d’infrastructures de transport, agricole à 80%. La terre appartient à quelques féodaux. 23 familles détiennent 60% du capital industriel et commercial.La République est proclamée, un tribunal révolutionnaire instauré.

Le brigadier Abdelkrim Kassem est nommé Premier Ministre, ministre de la défense et commandant des forces armées. Le nouveau gouvernement comprend une majorité de militaires. Les communistes sont associés au pouvoir car leur influence sur les masses populaires chiite est grande.Les Intérêts de la puissante Irak Petroleum Company sont menacés,

l’agitation atteint le Liban et la Jordanie. Le président américain Dwight D. Eisenhower considère la révolution irakienne comme « la plus grande crise depuis la guerre de Corée ». En vertu de la « doctrine Eisenhower » formulée en 1957 par le président américain; les États-Unis s’octroyaient le droit d’intervenir au Proche-Orient en cas de « danger communiste ». Dès le 15 juillet, les barges de de la VIeme flotte débarquent Marines et matériel sur le plages de Beyrouth. Pour soutenir le président libanais Chamoun, en danger après le coup d’État irakien. Les britanniques eux lâchent leurs parachutistes en Jordanie. La crise dura peu, mais marqua un tournant, l’Irak n’est plus l’alliée de l’occident et rallie le camp soviétique.Hostile aux nationalistes panarabes, aux baasistes et à Nasser,

Kassem s’appuie sur le Parti Communiste et sur les Kurdes. Il promet aux Kurdes de les reconnaitre en tant qu’entité et interdit toute discrimination à leur égard. La constitution de 1958 fait des Kurdes la «deuxième communauté principale» du pays. Mais les séparatistes kurdes continuèrent à réclame la création d’un État kurde indépendant.

Abd-es-Salam Aref, vice-Premier ministre de Kassem, décide d’intégrer l’Irak dans la «République arabe unie» , Kassem l’écarte en février 1959. Le 7 octobre, a lieu un attentat contre Kassem à Bagdad, son chauffeur est tué, sa voiture criblée de balles, il est seulement blessé à l’épaule. Parmi les conjurés figure Saddam Hussein alors un âgé de 22 ans; blessé il se réfugie en Syrie. En Irak militants et leader du Baas sont arrêtés et emprisonnés..Au printemps 1961, des grèves éclatent, ainsi qu’une révolte kurde en septembre, ce qui contraint l’armée à intervenir.

Les baasistes, influents dans l’armée, provoquent un coup d’Etat en février 1963. Kassem est a son tour renversé, puis exécuté. Le 18 novembre, un nouveau coup d’état militaire écarte le parti Baas du pouvoir et Abd-es-salam Aref est proclamé maréchal et président de la République. La répressions qui suit frappe surtout les chiites ceux affiliés au Parti Communiste comme ceux affiliés au Baas. Il meurt en 1966 et son frère, Abd al-Rahman, lui succède. La défaite de 1967 (lors de la guerre des six jours contre Israel, a la quelle l’Irak participait au sein de La Ligue Arabe avec L’Egypte, la Jordanie et la Syrie) met à mal l’image du régime. En juillet 1968 a lieu le nouveau coup d’État du général Ahmed Hassan al-Bakr, il sera remplacé en 1979 par Saddam Hussein.

Mots-clés:COSMOSHISTOIRE

Des bactéries sur les légumes : un problème d’hygiène


Diminuer la quantité de bactéries présentes sur les végétaux par un lavage correct permet de limiter les risques d’infection alimentaire.

Des bactéries sur les légumes : un problème d'hygiène

Il ne faut jamais utiliser la même planche et le même couteau pour préparer une volaille et des légumes destinés à être mangés crus. © Airio/Lehtikuva Oy / Sipa

Par Anne Jeanblanc

« Quatre personnes souffrant de diarrhées sanglantes dues à une forme virulente de la bactérie E. coli ont été identifiées à ce jour en France. Toutes avaient effectué un voyage en Allemagne au cours du mois de mai. » Pour Lisa King, épidémiologiste à l’Institut de veille sanitaire, la situation nationale est rassurante puisqu’aucun patient n’a été contaminé sur le sol français par cette redoutable bactérie. En revanche, son origine reste à déterminer. « Les informations officielles provenant d’Allemagne nous orientent vers un produit d’origine végétale », ajoute la spécialiste, « on ne peut ni confirmer ni infirmer qu’il s’agisse du concombre ».

Il faut bien savoir que, si de nombreuses bactéries sont impliquées dans les infections alimentaires, elles ne se développent pas spontanément à la surface des légumes ou des fruits. Elles y arrivent le plus souvent à la suite d’une contamination fécale directe ou manuportée. « La bactérie la plus impliquée dans ces infections, dans notre pays, est la salmonelle », rappelle le docteur François-Xavier Weill, chef de l’unité des bactéries pathogènes entériques à l’Institut Pasteur (Paris). « On la trouve dans le tube digestif des animaux à sang chaud (bovins, ovins, volailles…) et à sang froid (lézard, grenouille…). Les infections surviennent en général à la suite de la consommation d’aliments crus ou peu cuits issus de ces animaux (steaks hachés, oeufs, lait), car ces bactéries sont détruites par la chaleur. »

L’hygiène, la meilleure prévention

La dernière grande étude menée par l’équipe du docteur Weill a recensé 20 000 infections à salmonelles confirmées par les laboratoires d’analyse médicale en 2008. Le chiffre variait entre 40 000 et 50 000 dix ans plus tôt. Il est en nette diminution dans tous les pays européens en raison des règles très strictes de sécurité alimentaire, des multiples contrôles de la ferme à la fourchette. La situation est plus délicate lorsque les matières fécales des animaux sont utilisées comme engrais. Pire encore, François-Xavier Weill cite l’exemple de la seule salmonelle uniquement présente chez l’homme et qui est l’agent de la fièvre typhoïde (Salmonella Typhi) : « Elle est très fréquente dans les pays en voie de développement et en Asie parce que les populations se servent de l’engrais humain pour les cultures maraîchères. »

Autre bactérie à l’origine de nombreuses infections alimentaires en France : le campylobacter. Toutes les volailles en sont porteuses. D’où la nécessité de bien cuire leur viande. Mais il faut aussi éviter de déposer des légumes qui seront mangés crus sur un plan de travail qui a servi à préparer une volaille, d’utiliser le même couteau et de ne pas se laver les mains après avoir manipulé un poulet, un canard ou encore une pintade. « L’hygiène est le meilleur moyen de prévenir une infection alimentaire », insiste le pastorien.

« Mais ce n’est pas parce que l’on mange une bactérie que l’on va être malade », ajoute-t-il. « C’est toujours un combat, il y a des assaillants et des systèmes de défense : il y a d’abord la barrière gastrique, avec son acidité naturelle, puis l’immunité. » Les risques sont fonction du nombre de bactéries viables ingérées et de la réceptivité de la personne. Et c’est aux âges extrêmes de la vie que l’on est le plus fragile. D’où la nécessité de privilégier alors les viandes correctement cuites et de laver abondamment les fruits et les légumes avant de les consommer crus. Si cela ne permet pas d’éliminer toutes les bactéries, c’est le meilleur moyen de diminuer l’inoculum, et donc les risques.

Planète Québec – Le cercle – Blagues à part!


images drôles Je te vois

Un nioufis et sa femme se baladent en auto et sont interceptés par quatre bandits. Ils forcent le couple à sortir et placent le mari devant l’auto.

Un des malfaiteurs trace un cercle sur le pavé avec de la craie, met le nioufi à l’intérieur et lui dit :
-« Si tu sors de ce cercle, on te tue. »
Ils violent la femme tour à tour et s’en vont. Au bout de 20 minutes la femme reprend connaissance ; elle a été violée à quatre reprises, elle saigne de partout, elle est couverte d’ecchymoses et a un bras cassé. Son mari est toujours dans son cercle et est plié en deux riant aux éclats.

– Puis tu ris en plus!
– Mais oui, je suis sorti du cercle deux fois pendant qu’ils t’agressaient et ils ne m’ont même pas vu HI ! HI!

– de Bob Désy