Pensée du vendredi 8 juillet 2011.


« Pour être gai il faut être libre, et pour être libre il faut
cesser d’accumuler des fardeaux sur ses épaules. À la gaieté
s’associe l’idée de légèreté. Et qu’est-ce qui nous rend léger ?
L’amour. L’amour réchauffe et dilate notre coeur et alors, comme
un ballon qui s’élève dans l’atmosphère, nous devenons légers,
c’est-à-dire gais, joyeux. La gaieté est une des expressions les
plus poétiques de l’amour. Lorsque vous aimez quelqu’un, il
suffit que vous entendiez prononcer son nom ou que vous
l’aperceviez de loin pour que cela vous rende gai et que votre
âme commence à chanter.
Vous direz que si cette personne que vous aimez ne vous aime
pas, l’apercevoir de loin ou entendre son nom ne peut que vous
faire souffrir. C’est vrai, mais alors c’est que l’amour que vous
ressentez pour elle n’est pas encore le véritable amour. Le
véritable amour se suffit à lui-même, il n’attend rien. Et comme
il n’attend rien, il vous donne tout. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

La bonne sœur et la putain – Le Monolecte


Longtemps, j’ai refusé toute idée de séduction, jusqu’à ce que l’on pense de moi que je suis plutôt un bon copain.

Axe NunUne grande partie de ma vie d’adulte, je me suis appliquée à ne porter que des chaussures sans talon, des pulls informes, des pantalons et non des jupes, les cheveux courts, des coupes amples, des couleurs ternes, et surtout, j’ai réussi à me convaincre que c’était par goût. Le goût du sobre, le rejet de la mode, la nécessité de n’exister que sur le registre mental, de ne jamais incorporer ma pensée. Bien sûr, un bon fond féministe m’a permis de justifier ce genre de choix politiquement, comme refus de subir la dictature de la futilité et de l’apparence. Jusqu’à ne pas me reconnaître dans un miroir. Mais cela me rassurait. Et me donnait l’illusion que je pouvais réussir à exister en dehors de mon statut de femme, dans un strict rapport d’égalité, désincarné, asexué.

Mon modèle de femme ultime était Sigourney Weaver, pour sa capacité à être la survivante et non la victime hurlante dans la série des Aliens, mais aussi et surtout pour sa petite phrase dans Half Moon Street, quand, refusant les fanfreluches et autres accessoires si typiquement féminins, elle déclare du haut de son tailleur pantalon : je le séduirai avec mon esprit.

Je pensais que je pouvais m’affranchir de mon genre, de mon physique, de ma féminité, car cela m’apparaissait comme un carcan, de la même manière que j’avais fait mienne la chute de la fable du papillon : pour vivre heureux, vivons cachés.

La vérité, c’est que j’avais peur. Comme ont peur bien d’autres femmes qui, comme moi, ont subi un jour la concupiscence de l’homme et en ont déduit, largement aidées en ce sens par le contrôle social, que la meilleure façon de ne pas avoir de pépins, c’est encore de ne rien faire pour les attirer, à commencer par vivre dans une bonne grosse burka mentale, dans le déni, le refus et surtout, la négation de soi.
Parce que, finalement, j’avais parfaitement bien intériorisé ce savoir commun qui laisse entendre qu‘une femme qui se fait chopper, elle l’a bien un peu cherché. Parce qu’elle a traîné au mauvais endroit, au mauvais moment, parce qu’elle a peint ses lèvres de la couleur de sa vulve, parce qu’elle a montré une cheville évocatrice que surmonte un mollet bien galbé, parce que la chevelure dansante appelle à l’empoignade, parce que la robe qui souligne sa taille et magnifie ses fesses est un hymne à l’enculade, parce que ses seins qui l’empêchent de courir sont arrogants sous le tissu trop tendu de sa chemise cintrée, parce qu’une femme séduisante et épanouie est forcément un appeau à bites. Parce que nous savons toutes et on nous le rappelle sans cesse, qu’il nous suffit de ne pas être des saintes pour que tout mâle normalement constitué ait une irrépressible envie de nous fourrer son pénis dans notre vagin sans nous demander notre avis. Et c’est tout.

Bien sûr, rien n’est jamais dit aussi crûment que cela. À la place, on utilisera des formules alambiquées qui tournent en rond autour du concept franchement fallacieux de la crédibilité de la victime. Parce que finalement, nous le savons toutes : au bout du bout du bout, en cas de viol, il nous faudra prouver que nous sommes suffisamment tempérantes, effacées, ternes pour ne pas avoir provoqué la concupiscence du mâle.
Concupiscence.
Probablement le mot le plus moche de la langue française.

L’autre vérité, c’est que nous sommes soumises ainsi à une double contrainte indépassable : assumer notre féminité pour nous libérer, pour exister dans une société terriblement superficielle où l’apparence prime et où la réussite sociale est grandement conditionnée par notre capacité à séduire les autres ; et être capable de prouver, en cas d’agression, que nous sommes totalement irréprochables dans notre comportement, non seulement au moment des faits, mais dans l’ensemble de notre vie quotidienne, que nous n’arborons habituellement aucun signe ostentatoire de sensualité, que rien dans notre comportement n’aurait pu attiser le désir ou nourrir le fantasme.
Un peu comme si l’on soupçonnait par défaut le piéton qui se fait renverser de s’être jeté intentionnellement sous les roues ou qu’il doive systématiquement prouver qu’il n’était pas en train de piéger l’automobiliste ou d’attirer les voitures.
En fait, il nous incombe la charge de prouver que nous sommes victimes et non incitatrices à la dépravation, que nous avons subi et non provoqué.
Présumées coupables, jusqu’à preuve du contraire.
Comme dans certains pays où l’on ne condamne jamais l’homme, mais où l’on peut éventuellement liquider la femme pour laver l’honneur de la famille.

Le dernier rebondissement de l’affaire DSK ne raconte jamais rien d’autre que l’histoire éternelle de la femme pécheresse, tentatrice, manipulatrice et coupable par défaut de la chute de l’homme. Qu’importe si l’homme en question avait un lourd passif dans les affaires de mœurs des plus éloquentes, ce qui compte c’est l’idée, finalement, que si la femme n’est pas une sainte, c’est qu’elle est forcément une catin et que ce simple retournement suffit à absoudre l’homme de tout soupçon de viol. Car peut-on parler de viol quand la victime n’est pas une blanche colombe, n’est-ce pas elle-même qui a provoqué, qui a cherché, qui a peut-être même forcé ?
Tout ce battage écœurant me fait penser aussi à ces étranges glissements sémantiques qui faisaient qu’au temps de ma grand-mère, on disait des filles-mères qu’elles avaient été séduites par un homme, qu’elles étaient par défaut considérées comme des traînées, des filles de petite vertu à la cuisse légère. Alors que le plus souvent, il s’agissait surtout de jeunes nigaudes qui ne couraient pas assez vite. J’y pense parce que ma grand-mère en était une, justement, de ces filles-mères, de ces jeunettes qui jetaient l’opprobre sur la famille et qui avaient bien de la chance quand elles trouvaient ensuite un brave gars (ou un sale type, quelle importance!) pas très regardant sur la fraîcheur de la fleur et assez bon pour reconnaître le bâtard. J’y pense parce que la honte était toujours du côté de la fille, pas du séducteur. J’y pense parce que je me souviens avec quelle énergie ma grand-mère a expié son grand péché en devenant une grenouille de bénitier absolument irréprochable. J’y pense aussi parce que c’est elle qui m’a inculqué cette négation de la séduction, de la féminité, de la fanfreluche, de la fantaisie, de tout ce qui sort littéralement des clous de la bien-pensance, jusqu’à ce que l’on dise d’elle, bien des années après, qu’elle était une sainte femme…

Comprendre tout cela m’a pris tellement de temps. Exister malgré tout cela a été tellement long.
Et là, je me dis que depuis tout ce temps, que l’on parle d’Ève ou de ma grand-mère, nous n’avons pas avancé d’un pouce.
Que nous n’avons toujours que deux destins possibles : la bonne sœur oula putain.

Powered by ScribeFire.

L’ islam est-il un frein au développement économique ? – Capital.fr


Le retard des pays musulmans est l’une des causes du «printemps arabe». Il tire ses origines de la reli­gion. Mais pas seulement.

//

L’ islam est-il un frein au développement économique ?

De Paris en 1789, au Caire et à Tunis en 2011, le défi est le même : transformer la Révolution en un progrès durable. S’ils veulent avoir une chance d’y parvenir, les nouveaux gouvernements d’Egypte et de Tunisie vont devoir comprendre pourquoi leurs pays ont pris tant de retard. Personne, en effet, ne peut contester que le monde arabe est à la traîne de l’Occident. Dans une série de rapports publiés par l’ONU, plusieurs intellectuels arabes reconnaissent que le développement du Moyen-Orient a été entravé par un déficit de liberté et de connaissances. Dans de nombreux pays, pointent-ils, le taux d’alphabétisation des adultes dépasse à peine 50%, aucun brevet scientifique n’est déposé et les indicateurs affichent des résultats peu reluisants. Avec moins de 5 millions d’habitants, le petit Costa Rica exporte plus de produits manufacturés que l’Egypte.

Pour beaucoup d’analystes, le principal responsable de la situation n’est autre que l’islam. «On ne peut pas comprendre la performance économique de ces nations sans la mettre en rapport avec la foi et la culture musulmanes», tranche, par exemple, l’historien de l’économie David Landes dans son livre «Richesse et pauvreté des nations» (1998). Selon lui, le monde islamique a développé un complexe d’infériorité face à la montée de l’Occident, rejetant les inventions européennes telles que l’imprimerie et écartant «les nouvelles connaissances et les idées modernes, soupçonnées de véhiculer des hérésies». Selon Bernard Lewis, de l’université Princeton, l’influence de l’islam est si envahissante qu’elle empêche de nombreux Etat arabes de s’interroger sur les vraies raisons de leur retard. «Toutes les réponses apportées sont religieuses… Si les choses vont mal, nous sommes punis par Dieu pour avoir abandonné le droit chemin», indique-t-il dans son livre «Que s’est-il passé ?» (2002). L’idée que la religion joue un rôle central dans le dynamisme économique remonte à Max Weber et à son fameux traité sur «L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme», publié en 1905.

En embrassant un code moral ascétique fondé sur le mérite individuel, les protestants, notamment calvinistes, étaient selon lui particulièrement adaptés pour jouer le nouveau jeu économique : mobiliser des capitaux dans la poursuite rationnelle du profit. Weber n’a pas examiné l’attitude des musulmans envers le travail et l’entreprise, mais les économistes Luigi Guiso, Paola Sapienza et Luigi Zingales l’ont fait il y a quelques années, en s’appuyant sur les données du World Values Survey, un ensemble d’enquêtes multinationales couvrant 66 pays. Dans leur étude parue dans le «Journal of Monetary Economics», ils notent qu’«en moyenne, les religions chrétiennes sont considérées comme propices au développement économique, alors que l’islam y est associé négativement». En comparaison avec les protestants, les catholiques, les hindous et les juifs, les musulmans sont en général moins disposés à partager les credo du libéralisme tels que «la concurrence est bonne», «la propriété privée des entreprises doit être renforcée» ou encore «l’inégalité des -revenus est nécessaire pour inciter à l’effort individuel». On peut dès lors se poser la question : dans quelle mesure l’islam est-il compatible avec une économie prospère du XXI siècle ?

Pour Timur Kuran, un économiste qui a grandi en Turquie et enseigne à l’université Duke (Caroline du Nord), ce sont les coutumes sociales et les règles religieuses des premiers temps de l’islam qui sont en cause. Il n’insiste pas sur l’interdiction par le Coran du prêt à intérêt, contournée depuis longtemps et qui n’a pas empêché l’émergence récente d’une puissante industrie de la finance islamique : des centaines de banques et de fonds d’investissement prétendent aujourd’hui être «conformes à la charia». Mais il estime en revanche que les pratiques ancestrales des affaires et de l’héritage ont freiné l’émergence de grandes entreprises industrielles, comme General Electric, General Motors ou IBM. A l’époque médiévale, les partenariats commerciaux étaient la principale forme d’activité au Moyen-Orient.

Ces constructions juridiques, qui permettaient aux commerçants d’amasser des fonds pour les expéditions lointaines, ont été pendant des siècles en avance sur leur temps. Mais elles se sont révélées mal adaptées à la création d’actifs durables, comme les usines et les chemins de fer. Dans un partenariat islamique, tout associé peut en effet sortir de l’affaire lorsqu’il le désire, et le décès de l’un d’entre eux suffit à remettre en question toute l’opération. Voilà pourquoi la plupart des entreprises créées par ce biais ont été faibles et peu durables. Au XIX siècle, les entités commerciales les plus solides dans les pays islamiques émanaient presque toutes de non–musulmans, tels que les Arméniens et les juifs. «Avant le XX siècle, note Kuran, la région n’a pas produit un seul cas de mobilisation financière privée massive, sauf lorsque les étrangers étaient impliqués.» Le Coran impose aussi de partager au moins les deux tiers de la fortune des défunts entre les membres de leur famille. Combinée à la forte incidence de la polygamie chez les plus riches, cette règle d’héritage égalitaire a, certes, évité aux sociétés islamiques d’évoluer vers des systèmes féodaux. Mais elle a aussi nui à la pérennité des entreprises locales. Le résultat, c’est que le Moyen-Orient a été très lent à développer les outils du capitalisme, comme les marchés boursiers. Et qu’il a laissé s’installer de lourdes bureaucraties, qui découragent encore aujourd’hui l’innovation. «Même si, par magie, tous les régimes autocratiques de la région tombaient, le secteur privé et la société civile ne reprendraient pas leurs droits avant des décennies», prévient Kuran.

L’islam est-il pour autant le principal responsable du retard des pays musulmans ? Ce n’est pas si sûr. Pour commencer, notons que cette religion, du moins dans sa formulation initiale, est loin d’être hostile aux entreprises. «Le marchand honnête sera assis à l’ombre du trône d’Allah», annonce le prophète Mahomet. Le califat qu’il a lui même fondé avec ses successeurs était d’ailleurs un vaste empire commercial, avec des avant-postes sur la côte Atlantique et en Asie centrale. En plus de la vente des épices et des métaux précieux, on y avait développé avec succès des industries manufacturières, telles que le papier, les tapis et les textiles de coton, alors même que l’Europe stagnait dans le Moyen Age. Pourquoi cet empire a-t-il fini par être dépassé par l’Occident ? L’explication la plus immédiate tient moins à l’islam qu’au colonialisme et aux pillages organisés par les pouvoirs politiques successifs. C’est en les écrasant sous les taxes et les réquisitions que les Mamelouks, descendus du Caucase, ont ruiné l’agriculture et le commerce du Moyen-Orient à partir de 1382. Avec l’arrivée des Ottomans au XVI siècle, la situation a empiré. «En l’absence de toute politique de travaux publics, les canaux d’irrigation se sont envasés, la -famine et les maladies se sont multipliées», note l’historien Peter Mansfield. Le détournement progressif de la route commerciale terrestre entre les Indes et l’Europe – les marchandises étant désormais transportées par galion via le cap de Bonne-Espérance – a achevé de saper le fondement traditionnel de l’économie arabe.

Aujourd’hui, le principal problème économique de la région n’est pas la religion, mais la démographie. Au cours des trente dernières années, la mortalité infantile a chuté de plus de la moitié, entraînant une forte croissance de la population. En Egypte, l’âge médian est actuellement de 24 ans, au Yémen, de 18. Et une personne sur quatre de 15 à 24 ans est sans emploi au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, selon l’OIT. Pour fournir des emplois à toute cette jeunesse, les économies arabes devraient croître à des taux similaires à ceux de la Chine et de l’Inde. La situation est d’autant plus instable que beaucoup d’Etats ont développé leurs systèmes d’enseignement supérieur. En Egypte, par exemple, environ 25% des jeunes en bénéficient, mais il n’y a guère d’emplois à la clé. «Les diplômés du supérieur ont presque dix fois plus de risque de se retrouver au chômage que les jeunes qui sortent de l’école primaire, observent les économistes Marcus Noland et Howard Pack. Il n’est pas surprenant que de nombreux leaders de l’agitation actuelle soient diplômés de l’université.» Pour un régime autoritaire, c’est une chose d’avoir à traiter avec des foules de paysans et d’ouvriers réclamant de la nourriture. Mais donner satisfaction à des diplômés qui, comme en Egypte et en Tunisie, exigent la liberté et des emplois gratifiants est un défi autrement redoutable, que la seule démocratisation ne suffira pas à relever.

Heureusement, il existe un modèle de croissance à portée de main. Il y a trente ans, l’Indonésie et la Malaisie étaient encore des nations pauvres et rurales. Depuis, leur PIB par tête a été multiplié par cinq ou six, et ces deux nations musulmanes sont aujourd’hui des pays industrialisés à revenu intermédiaire. Ni l’une ni l’autre n’ont pourtant imité l’Occident : elles ont suivi un modèle de développement fondé sur un parti unique. Autre grand pays islamique, la Turquie a su pour sa part éliminer depuis 1980 les obstacles au commerce et aux investissements étrangers. Aujourd’hui, elle est la quinzième économie de la planète, le deuxième exportateur mondial de ciment et un gros producteur de téléviseurs, d’autobus et de navires.

Pour l’Egypte, la Tunisie et les autres nations arabes, tout l’enjeu est de parvenir à inonder pareillement le marché mondial de produits et de services réclamant beaucoup de main-d’œuvre. Pour attirer davantage d’investisseurs étrangers et le savoir-faire technique qui les accompagne, il leur faudra aussi assurer la stabilité politique, limiter la corruption (l’expérience de l’Indonésie de Suharto démontre qu’il n’est pas nécessaire de la supprimer complètement), faire disparaître les barrières qui hérissent encore le monde des affaires et harmoniser les règles administratives. Selon la Banque mondiale, il faut trois fois plus de temps pour démarrer une entreprise en Arabie saoudite qu’au Maroc ! Si elle s’attelle vraiment à cette tâche, la prochaine génération de dirigeants arabes découvrira vite que celle-ci est bien plus utile que de perdre son temps avec des panégyriques ou des jérémiades sur l’héritage de l’islam.

John Cassidy, Copyright 2011

«The Conde Nast Publication, Inc»

Les « polyamoureux », ces « indignés » de la monogamie | Rue89


Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 06/07/2011 | 09H59

Un roi et ses deux reines (Marthe Poulain).

Françoise Simpère, journaliste et auteure de romans, notamment érotiques, est tombée dans le « polyamour » par hasard, dans les années 70. Elle en est devenue la théoricienne, avec son livre « Aimer plusieurs hommes », publié en 2002 et republié après augmentation en 2009 (éditions Autres mondes), et le « Guide des amours plurielles pour une écologie amoureuse » (Pocket).

Joueuse, cette croqueuse d’hommes et mordue de la vie a inventé le terme de « lutinage », un art d’apprendre à aimer au pluriel qui est aussi une invitation à s’aimer soi-même. Elle n’est pas à la tête du « mouvement » du polyamour, qui se développe notamment sur Internet, mais reste sa meilleure communicante.

Rue89 : Comment êtes-vous venue au polyamour  ?

Françoise Simpère : C’était deux ans avant mon mariage, il y a 35 ans. Lorsque mon mari a été tenté par une autre, j’ai réalisé que je n’étais pas jalouse. J’ai trouvé logique qu’il puisse avoir d’autres élans et n’ai pas pensé une seconde que ça pourrait changer l’amour qu’il avait pour moi.

J’ai été élevée dans une famille classique, monogame. Quand j’ai eu ma première relation hors-mariage, par pur désir, je me suis dit : « Qu’est ce qui m’arrive ? » Et en même temps j’étais ravie.

Depuis, c’est devenu naturel : si on rencontre quelqu’un qu’on trouve intelligent, pour lequel on a de l’affectivité, ça peut arriver aussi qu’on ait du désir. Pourquoi mettre une barrière ? Il ne faut pas sous-estimer le sexe – les relations qu’on a avec quelqu’un avec qui on ne fait pas l’amour ne pourront jamais être les mêmes qu’avec quelqu’un avec qui on fait l’amour ; ni le surestimer – quand une relation dure, le sexe passe au second plan.

Qu’est-ce que l’amour pluriel ?

C’est le fait d’aimer de façon affective, sexuelle et intellectuelle plusieurs personnes à la fois. Ce sont des relations apaisées et égalitaires. Un «  pluri  », on peut lui sauter au cou sans qu’il baisse son pantalon ni que sa copine vienne vous écorcher.

Est-ce un mouvement large dans notre société ?

Quand j’ai écrit « Aimer plusieurs hommes », j’ai reçu énormément de courriers de gens tentés par ce mode de vie. Je vois de plus en plus de jeunes concernés maintenant. Je suis ravie de ne plus être la seule porte-parole de ce mouvement, car je saturais un peu.

Pour moi, le « pluriamour » est une réponse dans la vie privée à ce qui se passe dans la vie publique. J’aimerais que les valeurs véhiculées par les « pluriamoureux », l’écoute, l’échange, la tolérance, remplacent celles de cette société capitaliste dure et possessive.

Vous dites que l’idée selon laquelle si on va voir ailleurs, c’est qu’on n’aime plus son partenaire, est à la fois «  périlleuse et sexiste  ». Pourquoi ?

Un couple solide est un couple qui partage un projet de vie. Mais ne pas avoir envie d’aller voir ailleurs est terrifiant, ça veut dire que le jour où je rencontre quelqu’un, je ferme mon regard, mes oreilles. C’est l’amour aveugle !

Personne ne peut tout vous apporter, et moi je suis ravie de pouvoir déléguer certaines missions à d’autres. Par exemple, beaucoup d’hommes ont besoin viscéralement qu’on les brosse dans le sens du poil, et je ne sais pas le faire.

Néanmoins, comment ne pas faire souffrir l’autre ?

Ça n’est jamais facile car ça va à l’encontre des valeurs dominantes de la société. Parfois, on n’assume pas, alors on arrête. Moi je suis restée avec mon mari même si j’ai parfois eu envie de le fuir. Cependant, il y a des choses que j’ai envie de vivre avec certains hommes et pas avec d’autres, pourquoi blesser les uns en racontant ce que je fais avec les autres ?

Et comment assumer face à la société ?

D’abord, on n’a pas besoin de raconter sa sexualité à tout le monde. Moi je ne l’ai pas cachée car je suis journaliste et j’avais envie de faire connaître ce mode de vie.

A un moment, je me suis demandé si c’est moi qui étais folle ou les autres. Je suis allée voir un psy qui en six mois m’a fait comprendre que j’étais comme ça et les gens pensent ce qu’ils veulent de moi.

Le polyamour peut-il faire durer le couple ?

Je crois que oui car beaucoup de gens divorcent lorsqu’ils font une autre rencontre, alors qu’ils aiment encore leur partenaire officiel. Je leur dis : ne faites rien avant un an, le temps que la passion hormonale soit passée. Quand des hommes veulent quitter leur femme pour moi, je leur dis : « Doucement, on en reparle dans six mois. » Aucun n’a divorcé.

Je connais des femmes qui ont des enfants avec deux hommes, des hommes qui vivent seuls et à qui ça fait plaisir que d’autres hommes s’occupent de leur amoureuse… Il faut accepter qu’on n’est pas unique.

Le polyamour est-il universellement partagé selon vous ?

Je pense qu’on est faits pour aimer plusieurs personnes. Jamais personne n’a su me répondre à la question :

« Pourquoi serait-il mieux de n’en aimer qu’une seule ? »

Le pluriamour est libertaire, anarchiste et révolutionnaire, au sens où il s’agit d’organiser soi-même sa vie, en faisant super attention à l’autre. J’ai rencontré quelques pluri chez les « indignés », preuve qu’on se retrouve dans une contestation du monde.

Quand je suis à des « cafés poly » je me dis que si les gens en couple monogames s’interrogeaient autant sur le lien qu’ils ont avec leur époux, il n’y aurait pas de divorce.

Le sexe est-il différent chez les polyamoureux ?

Le pluri dédramatise les relations sexuelles en général. Il est moins frustré et moins obsédé. En payant dans un club échangiste, le couple monogame achète le droit de coucher avec d’autres devant son partenaire. Moi je n’aurais pas forcément envie que tout le monde me voie jouir avec tout le monde !

Nous, les pluri, vivons la sexualité comme un jeu formidable. Il y a des délires sexuels qu’on a envie de faire avec certains, et puis on est contents de rentrer à la maison. Avoir plusieurs amoureux, c’est avoir plusieurs sexualités avec chacun, découvrir des choses de soi. Moi je suis plus dans le registre de l’amitié amoureuse que dans la passion charnelle et dévastatrice. Je peux avoir des amants depuis plus de vingt ans que je ne vois que deux fois par an.

Pensez-vous qu’on est tous des polyamoureux qui s’ignorent mais que la morale nous empêche de franchir le cap ?

Le pluri peut être monogame de temps à autre, contrairement au monogame pour qui il n’y a qu’un seul modèle possible. On peut vivre tout selon les périodes de la vie. C’est beaucoup une question d’acceptation sociale. Dans les années 60, les divorcés ont été mis à l’index… comme les pluri aujourd’hui. Mais dans cinq ou dix ans, si le monde change comme je l’espère, ce ne sera plus hors-norme.

Comment sait-on qu’on est poly ou pas ?

On se sonde, on essaie, ce n’est pas un chemin facile, mais quand on voit les gens qui y sont arrivés, qu’on les voit apaisés, sereins, joyeux, sensuels, ça donne envie.

Maintenant c’est la monogamie qui me semble bizarre, je me demande pourquoi on impose ça alors que ça ne marche pas dans un cas sur deux.

Les pluri se fréquentent-ils entre eux, et que disent-ils aux monogames ?

D’abord, on ne peut vivre qu’entre soi, car on est ultra-minoritaires, je ne sais pas, peut-être 2% de la population. On fréquente beaucoup de monogames et de gens qui sont dans l’adultère et préfèrent ne pas le dire.

Parfois, on se fait un dîner entre pluri, c’est très bisounours et ça ne finit pas du tout en partouze, il y a une pudeur, surtout chez les jeunes. Quand certaines me disent « ne touchez pas à mon mari », je leur réponds de ne pas s’inquiéter, j’emprunte mais je rends toujours les maris.

Comment vos filles acceptent-elles votre mode de vie ?

Elles ont été élevées là-dedans, elles ont compris intuitivement. La peur des enfants n’est pas qu’on ait plusieurs amoureux mais que leurs parents divorcent. Si elles sont monogames, elles savent que le prince charmant est une illusion, et ça les arme dans la vie. Je remarque qu’elles sont fidèles à leurs ex, ce que je trouve plutôt bien.

Sur le Net, il y a des réseaux de rencontres de polyamoureux ?

Polyamour.info est un forum et pas un site de rencontres, mais il est probable que quelques relations s’y sont nouées, c’est normal. J’ai entendu parler de sites de rencontres où les gens s’affirment « open », mais je ne les connais pas.

Les réseaux sociaux ont surtout permis aux pluri de se sentir moins seuls, et de découvrir qu’ils ne sont pas des monstres.

Illustration : un roi et ses deux reines (Marthe Poulain).

Pornographie juvénile ou délit d’imagination : le Canada sévit ActuaLitté – Les univers du livre


Attention à ce que vous consultez, lisez ou autre…

Rédigé par Mario Geles, le mercredi 06 juillet 2011 à 18h10

Quand cela se passe au Japon, et qu’un texte de loi décide de ce qui peut être édité et publié, dans les manga, on se surprend à sourire. Mais finalement, la question de la pornographie et des images choquantes est une question bien plus universelle…

Basée à New Yrok, la Comic Book Legal Defense Fund, ainsi que l’organisation canadienne Comic Legends Legal Defense Fund ont pris le problème d’un citoyen américain à bras le corps. Ce dernier est accusé d’avoir importé des BD de pornographie juvénile, et inculpé, de par cette possession d’oeuvres, de toutes les choses dont on se doute.

Les douanes canadiennes ont en effet saisi les manga incriminés, stockés sur son ordinateur portable. Parmi les séries, Mahō shōjo ririkaru nanoha, l’histoire d’une fillette de neuf ans, qui fréquente une école primaire, qui découvre un furet blessé qu’elle soigne. Et qui s’avère être en réalité un mage, venu d’un univers parallèle. Si pour le moment, la notion de pornographie infantile vous échappe, vous n’êtes pas seuls…

L’homme a finalement pu quitter le territoire canadien où il était retenu, avec l’interdiction de se servir d’internet aux États-Unis, excepté dans le cadre de son travail – il est programmeur informatique… Mais s’il est reconnu coupable des crimes dont le Canada l’accuse, il pourrait faire face à une peine de prison d’un an, et la mention Délinquant sexuel figurera sur son casier.

De là l’intervention des deux associations, qui ont décidé de prendre en charge les frais juridiques du bonhomme.

C’est que la législation canadienne est ferme : la simple pornographie infantile est condamnée, évidemment, mais toute oeuvre de l’esprit qui met en scène des personnages de moins de 18 ans dans des situations explicites tombe sous le coup de la loi.

Ce qui met finalement les tribunaux dans la position de définir ce que peut être une oeuvre d’art, et ce qu’un artiste a le droit, ou non, de réaliser. Pas mal.

Mais alors quid de cette petite fille de neuf ans dans son école primaire avec son furet ? Effectivement, si elle n’est pas directement et explicitement mise dans des situations sexuelles, plusieurs illustrations, dans le titre, montrent des femmes très dénudées. Et de temps à autre, on voit tout de même un morceau de sa culotte…

Ce qui fait que si vous êtes au Canada et que vous regardez la vidéo qui suit, z’êtes passibles d’une inculpation…

via Ottawa Citizen et Quill & quire

 

actualité suivante

Dans les coulisses d’un jury du bac : expédié en deux heures | Rue89


Par Rafaèle Le-Dû | Professeur de philosophie au lycée | 05/07/2011 | 19H34

Le jury de "La Nouvelle Star" (M6).

Le jury de bac STI arts appliqués : une parodie de délibération. On vote à main levée dans le brouhaha et sans débat. Du jamais vu en 15 ans de participation aux jurys du baccalauréat de toutes les séries générales et technologiques… ou presque.

C’est ma première participation à un jury de délibération pour le bac de la série technologique arts appliqués. J’ai corrigé 152 copies de philosophie (la moitié des candidats inscrits dans ce jury).

Ce lundi 4 juillet, nous sommes convoqués à 9h au lycée Adolphe Cherioux de Vitry (Val-de-Marne) pour délibérer. Je me retrouve assise dans un amphithéâtre aux côtés d’une cinquantaine de collègues de toutes disciplines. Au bureau, l’inspectrice, la vice-présidente du jury et la proviseure du lycée (ou son adjointe ? ) nous font face.

Des erreurs dans les notes sont toujours possibles

J’ai d’abord cru qu’on nous réunissait tous dans cet amphi en raison de la présence de l’inspectrice, pour que celle-ci nous rappelle les consignes générales nécessaires à une délibération cohérente et sereine, avant que chacun ne regagne la salle où nous allions nous mettre collégialement au travail pour vérifier et corriger si nécessaire les résultats des 304 candidats dont nous avions la charge.

D’habitude, en effet, chaque correcteur membre du jury se retrouve « autour de la table » avec ses collègues, son paquet de copies anonymes numérotées et corrigées sous les yeux.. Une partie de notre mission fastidieuse certes, mais essentielle, consiste à vérifier à l’énoncé de chaque numéro de candidat, que la note reportée sur sa collante est bien celle qui figure sur la copie que nous avons sous les yeux.

Vu le nombre de copies et de notes à reporter, des erreurs sont toujours possibles (et il y en a toujours au moins une ou deux chaque année dans chaque jury) malgré la vigilance et le sérieux des correcteurs et des personnels administratifs chargés de collecter et de reporter les notes.

Menacée par l’inspectrice

Rien de tel ce matin. Nous n’avons pas accès aux copies que nous avons corrigées. Une collègue d’arts appliqués me dit que c’est « la tradition » dans cette série. Les autres professeurs sont comme moi, bien étonnés mais aucun ne proteste, comme si c’était inutile.

Avant de commencer l’inspectrice demande si nous avons des remarques. Je me lève et fais part de mon étonnement et de mes réserves quant à cette procédure inédite en 15 ans de jury ! J’insiste sur l’importance d’avoir les copies sous les yeux pour procéder comme il se doit aux vérifications d’usage. L’inspectrice visiblement sur la défensive, me répond que je suis « nouvelle au club » et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, que le travail de vérification a bien été fait.

Je persiste en rappelant que j’ai participé à de nombreux jurys et que quel que soit le sérieux de tous, les erreurs sont humaines et inévitables. Elle ne trouve rien d’autre à me répondre que de proférer une vague « menace » de me convoquer un jour plus tôt que les autres l’an prochain pour que je puisse participer au report des notes sur les collantes avec les personnels administratifs…

« On lève la main et hop ! au suivant »

L’autre élément essentiel d’une délibération est le repêchage possible des candidats auxquels il ne manque que quelques points pour avoir le bac, pour accéder au rattrapage, ou pour obtenir une mention. Dans ces cas « litigieux », on délibère en s’appuyant sur la lecture du livret de l’élève.

Si tout le monde est d’accord pour lui rajouter les points qui lui manquent, ce sont un ou deux correcteurs qui augmentent sa note d’un point ou deux, en fonction des coefficients de chaque discipline. Si par exemple, il manque deux points à un candidat pour avoir son bac, le correcteur de philosophie peut augmenter sa note d’un point (en série technique, la philosophie est de coefficient 2). Dans ce cas, il modifie la note sur la copie, le président de jury la modifie sur la collante et le tour est joué.

Rien de tel cette fois. La présidente lit sur les collantes les moyennes générales obtenues par chaque candidat. Quand il y a « litige » (c’est elle qui a décidé au préalable des cas qui méritaient discussion), elle nous demande si nous sommes d’accord pour rajouter deux, quatre ou sept points au candidat, nous levons ou pas la main, et « hop ! », on passe au suivant.

Un jury qui ressemble à une classe dissipée

De temps en temps, quelqu’un demande à lire le livret, la présidente s’exécute et hop, on lève la main ou pas sans véritable discussion, tout cela dans un brouhaha généralisé peu propice à la concertation et à la concentration. On rajoute des points sans savoir quelle note sera modifiée dans quelle discipline et si cette modification sera reportée sur la copie.

L’avantage d’une telle méthode… c’est qu’en 2h c’est bouclé ! Le trio qui préside s’occupe de tout. Il suffit de lui faire confiance… Pendant ce temps, les membres du jury, conscients de leur inutilité ou du « caractère symbolique » de leur présence, papotent. L’écoute est flottante comme dans une classe d’élèves un peu dissipés… Certains (les habitués) ont apporté un livre, ou leur journal, ou échangent des textos.

Illustration : le jury de « La Nouvelle Star » (M6).

Ibn Battûta » Ma Planète


Ajouté le 07/06/2011 14:52:36 par yacine2312

Ibn Battûta

 

 

Ibn Battûta, né le 24 février 1304 à Tanger (Maroc) et décédé entre 1368 et 1377 (ses dernières années restant obscures) fut l’un des plus grands explorateurs de tous les temps. Ce voyageur termina sa vie au Maroc comme juge appartenant à l’école malikite.

 

Ibn Battûta, le « Marco Polo » de l’islam, parcourut 120 000 km en 28 ans de voyages, de Tombouctou à Bulghar (en actuelle Russie, sur la Volga) et de Tanger à Pékin. Ses récits sont plus précis et moins fabulateurs que ceux de Marco Polo, mais contiennent plusieurs passages qui rélèvent clairement de la pure imagination, notamment ceux décrivant des êtres surnaturels.

On peut distinguer quatre périodes dans les voyages d’Ibn Battûta :

1325-1327 : premier pèlerinage à La Mecque (le hajj) par le Maghreb, exploration de la vallée du Nil, de la Syrie, de l’Irak et des villes d’Iran ;

1328-1330: deuxième pèlerinage à La Mecque en passant par les côtes du sud de la péninsule arabique jusqu’à Kilwa kisiwani et sur les côtes est-africaines de culture swahilie dans son célèbre ouvrage Rilha. ;

1330-1346 : troisième pèlerinage à La Mecque, exploration de la Turquie, la mer Noire, l’Asie centrale, l’Inde puis Pékin par Ceylan et l’Indonésie ;

1349-1354 : traversée du Sahara jusqu’au Mali

 

 

 

Mots-clés: Explorateurs

Les perles du Bac – L’Internaute Insolite


perles du bac

 

Le stress des examens amène parfois nos chères têtes blondes à écrire les pires horreurs sur leurs copies. Pour preuve, ce festival de mauvaises réponses absolument édifiant, mais tellement drôle !

 

 

|

 

 

 

 

Dossier Les Perles

 

 

 

 

Perles du Bac

Réponses Profs

Sommaire

Toutes ces perles ont été collectées sur Internet. Il est évidemment très dur d’en repérer la source et la citation exactes ; il est parfois même possible que ces phrases n’aient pas été écrites à l’occasion d’épreuves du baccalauréat. Néanmoins, celles-ci proviennent effectivement de copies d’élèves un peu trop dissipés, alors régalez-vous !
HISTOIRE

L’armistice est une guerre qui se finit tous les ans le 11 novembre.

Quand les paysans avaient payé leurs impôts, ça leur faisait un gros trou aux bourses.

Les Egyptiens transformaient les morts en momies pour les garder vivants.

Le gouvernement de Vichy siégeait à Bordeaux.

Les dolmens étaient des espèces d’abribus postés tous les 100 mètres.

Louis XV était l’arrière petit fils de son oncle Louis XIV.

La drôle de guerre, cependant, n’a fait rire personne.

Les Allemands nous ont attaqués en traversant les Pyrénées à Grenoble.

Napoléon a fait ses adieux au music-hall à fontainebleau.

Au cirque des Romains, les radiateurs mangeaient des lions pour faire rire les gens.

Le successeur de Lenine fut Stallone.

Les indiens ont refusés la colonisation, et ont eu pour chef Ghandi, Géronimo et Sitting-Bull.

Les Egyptiens écrivaient sur des papiers russes.

C’est Monsieur Champion qui a inventé l’écriture, avec les hieroglyphes.

Lady (l »édit, ndlr) de Nantes a couché avec Louis XIV.

Napoléon est mort guillotiné, tout comme Bonaparte.

GEOGRAPHIE

La Chine est le pays le plus peuplé avec 1 milliard d’habitant au kilomètre carré.

La Suisse est une fée des rations.

Le Vietnam est la capitale du Liban.

On voit qu’un pays est riche ou pauvre à son BNP.

Les USA, peuplés de neuf millions d’habitants…

La Belgique est un petit pays réputé pour ses chocolats et sa neutralité et son accent sympathique.

Le Cuba cultive le cigare.

Les Chinois à l’Ouest sont des mongols.

PVD : Pays en Voie de Disparition

Les pays de l’Europe de l’Ouest sont plus économiques que ceux de l’Est.

La Bretagne possede des gissements de plutonium.

L’Ile de France possède une flotte impressionnante.

 

Dossier Les Perles

Recrutement

Assurances

SAV / Hotlines

E-mails

Perles du Bac

Réponses Profs

Sommaire

SCIENCES

Grâce à la structure de son œil, un aigle est capable de lire un journal à 1400 mètres.

Pour faire des œufs, la poule doit être fermentée par un coq.

L’ozone est un gaz toxique et nocif en même temps.

La finesse de la taille est un des pouvoirs chez la femme.

On s’est rendu compte que si on continuait à perdre des arbres on finirait par ne plus en avoir.

Les conséquences sont la mort des végétaux qui ne pourront pas survivre.

L’enfant ne va pas réagir dans le sens où il ne va pas à son tour fesser l’adulte.

Une espèce c’est tous les individus de la même espèce qui se reproduisent entre eux.

Les ultraviolets grâce à l’atmosphère et certains polluants se transforment en ozone et l’ozone retient ces derniers.

Quoiqu’il en soit, la réaction est inversément identique.

CULTURE GENERALE

Les peintres les plus célèbres sont Mickey l’Ange et le Homard de Vinci.

Les Américains vont souvent à la messe car les protestants sont souvent catholiques.

Le CM2 fait partie de l’ère primaire.

Le bébé est relié à sa mère par le cordon lombrical.

La vaccination est obligatoire pour tous les élèves qui ne sont pas encore morts.

Le mercredi est un jour de congé en souvenir des enfants morts pour l’école.

Le caviar pousse dans des poissons très chers.

Le tabac est une plante carnivore qui mange les poumons.

L’âge de pierre a commencé avec l’invention du bronze.

Une tonne pèse au moins 100 kilos surtout si elle est lourde.

LA THEORIE DU « BON » CHOLESTEROL MORTE ET ENTERREE – site du Dr Michel de Lorgeril, cardiologue et chercheur au CNRS


Ce 26 Mai dernier (nous sommes en 2011), dans l’indifférence générale, deux grandes institutions américaines [la Food and Drug Administration – FDA pour les intimes – et le National Institute of Health ou NIH] ont publié des communiqués annonçant l’arrêt immédiat d’un grand essai clinique financé par le NIH….. pour vérifier l’hypothèse qu’en augmentant le « bon » cholestérol…..

Ce 26 Mai dernier (nous sommes en 2011), dans l’indifférence générale, deux grandes institutions américaines [la Food and Drug Administration – FDA pour les intimes – et le National Institute of Health ou NIH] ont publié des communiqués annonçant l’arrêt immédiat d’un grand essai clinique financé par le NIH.

Le nom de l’essai pour les curieux qui voudraient rechercher des références est le AIM-HIGH trial, pour un acronyme en toutes lettres tellement long que je n’ai pas le courage de le donner en anglais.

Ce qui est important de savoir par contre c’est que cet essai n’était pas du type « commercial » pur et qu’une partie des fonds était apportée par le Ministère de la Santé des USA ; qui avait donc le regard fixé sur les investigateurs : pas le moment de plaisanter, comme d’habitude avec les essais « commerciaux », avec les processus de validation et de classification des complications cardiovasculaires.

Pourquoi cet essai ?

Pour vérifier l’hypothèse qu’en augmentant le « bon » cholestérol avec un médicament (ici la niacine, pas important de s’en souvenir !), on devait diminuer le risque de complications cardiovasculaires.

Que s’est-il passé ?

Ce qui était évidemment attendu par des investigateurs qui ont les yeux ouverts, ou bien ceux qui ont lu les livres et les articles du Dr de Lorgeril : aucune différence n’est apparue entre les deux groupes pour les complications cardiovasculaires malgré une notable augmentation de 20% du « bon » cholestérol et même en plus une diminution de 25% des triglycérides !

Pire, on a observé une augmentation des AVC (accidents vasculaires cérébraux) dans le groupe traité, ce qui a probablement été la principale motivation pour stopper brutalement l’essai, au grand désespoir du fabriquant du médicament qui a perdu environ deux années de vente basées sur de faux espoirs …
En effet, tant que l’essai est en cours, on peut toujours faire rêver !

Je ne vais pas raconter ici toutes les idioties que se racontent les divers experts du cholestérol, j’en ai honte pour eux, mais je ferai deux remarques quand même :
1) nos médias nationaux (par exemple Le Figaro, grand expert du cholestérol) n’ont fait aucun commentaire ; à ma connaissance en tous les cas, si un visiteur de ce blog a vu quelque chose merci de me le dire !
2) nos grands experts nationaux du sujet sont bien muets également alors qu’il s’agit de données scientifiques majeures avec répercussions immédiates sur les pratiques médicales et des économies potentielles pour Madame la Sécu !

Faut dire que nos experts en question sont aussi les experts du Médiator, des gens en qui on peut faire confiance, et qui sont bien occupés par ailleurs …

Un dernier mot : je n’ai pas choisi le titre de ce billet, il n’est pas de moi, c’est celui d’un grand média médical américain. Titre exact : « Is this the death of the HDL hypothesis? »

Très franchement, malgré mon titre, je pense que non, ce n’est pas fini !
Ils repartiront bien vite à l’assaut, probablement avec un nouveau médicament miracle, je le sais, certains sont en préparation active, ils sont très pressés, c’est pas sûr que les gens ne finissent pas par changer d’avis, alors tant qu’ils croient qu’on peut se faire du bien avec des médicaments pareils …

Bon vent, les amis, le vent tourne, c’est le moment de hisser la grande voile !

http://michel.delorgeril.info/index.php?post/2011/06/06/LA-THEORIE-DU-BON-CHOLESTEROL-MORTE-ET-ENTERREE

Planète Québec – La Femme – Blagues à part!


images drôles sophie marceau cannes

La femme, analyse physico-chimique
ELEMENT : Femme
SYMBOLE : Fm
MASSE ATOMIQUE : Poids moyen environ 59 kg. Peut varier de 40 à 250 selon l’âge
DECOUVREUR : Adam

PROPRIETES PHYSIQUES
a) Surface généralement recouverte d’une couche colorée
b) Point d’ébullition très bas, surtout au printemps
c) Peut refroidir très très vite
d) Fond facilement quand elle est bien traitée
e) Devient amère quand elle est mal traitée
f) Plusieurs variétés existent, du métal vierge à la raclure
g) Emission de sons en cas de pressions à certains endroits stratégiques
h) Processus de sublimation très difficile à mettre en œuvre
g) Barycentre (point G) parfois inexistant

PROPRIETES CHIMIQUES
a) Très grande affinité avec l’or, l’argent, le platine et les pierres précieuses
b) Absorbe facilement de grandes quantités de substances hors de prix
c) Peut exploser subitement sans avertissement préalable et sans raison connue
d) Insoluble dans les liquides mais l’activité est fortement augmentée par une solution saturée en alcool.
e) Plus puissant agent connu dans les processus d’argento-réduction

USAGES COURANTS
a) Très ornementale, surtout dans un coupé sport
b) Peut être très relaxante par moment
c) Peut apporter une aide déterminante pour beurrer les tartines du bon côté.

TESTS
a) Les spécimens les plus purs rougissent lorsqu’ils sont découverts au naturel
b) Tourne au vert en face d’un plus beau spécimen
DANGERS
a) Fatale, sauf entre des mains expérimentées
b) Il est illégal d’en posséder plus d’une

%d blogueurs aiment cette page :