Pensée du jeudi 7 juillet 2011.


« Efforcez-vous de ne pas passer une seule journée sans vous
concentrer sur le Principe divin afin de l’attirer à vous ; et ne
relâchez pas votre effort jusqu’à ce que vous sentiez qu’il fait
de vous sa demeure. En réalité, le Principe divin est déjà en
vous, il fait partie de l’essence de votre être, mais des murs et
des murs vous séparent de Lui, des couches d’impuretés que vous
avez vous-même formées par vos pensées et vos sentiments
égocentriques, désordonnés. Toutes ces couches d’impuretés sont
autant d’obstacles qui empêchent l’amour de Dieu et ses
bénédictions d’arriver jusqu’à votre conscience, et qui empêchent
votre conscience de s’élever jusqu’à Lui.
Jésus dit dans les Évangiles : « Celui qui accomplit mes
commandements, mon Père et moi viendrons établir en lui notre
demeure. » C’est seulement quand vous vous déciderez à vous
soumettre aux règles du Principe divin, à agir selon sa volonté,
que vous le sentirez vivre et se manifester en vous. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

À Nakiele, en RDC, des femmes victimes de viol rejetées par leur mari | Moyen Orient et Monde | L’Orient-Le Jour


Moyen Orient et Monde

Reportage

À Nakiele, en RDC, des femmes victimes de viol rejetées par leur mari

mercredi, juillet 6, 2011

Le viol est un sujet tabou en RDC. À Nakiele pourtant, les femmes ont eu le courage de témoigner, ce qui leur a malheureusement valu d’être rejetées par leurs proches. Tony Karumba/AFP
Le viol est un sujet tabou en RDC. À Nakiele pourtant, les femmes ont eu le courage de témoigner, ce qui leur a malheureusement valu d’être rejetées par leurs proches. Tony Karumba/AFP

Dans la nuit du 11 au 12 juin, 121 femmes ont subi des sévices sexuels commis par des militaires.

« Mon mari n’accepte plus de partager le lit avec moi. Je dors par terre » : comme Adèle, des femmes sont rejetées par leur époux depuis qu’elles ont dit avoir été violées début juin par des soldats à Nakiele, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). « Mon mari refuse aussi les repas que je lui prépare. Il mange ce que mes sœurs lui font. Je ne comprends pas pourquoi on doit m’abandonner », poursuit la jeune femme âgée de 19 ans, mère d’un enfant de 6 mois.
À Nakiele, un village de 12 300 habitants perché sur la crête d’une colline dans les moyens plateaux du territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu (Est), 121 femmes ont déclaré au médecin de l’hôpital avoir été victimes de viols commis dans la nuit du 11 au 12 juin par des soldats ayant fui un centre militaire. Depuis, plus d’une dizaine d’entre elles ont été rejetées par leur mari. Le 11 juin en fin de matinée dans ce village isolé – la piste étroite qui y mène s’arrête 2 km plus loin –, à l’arrivée de plus de 150 soldats déserteurs commandés par un colonel, ancien membre d’une milice maï maï, les hommes ont fui dans la brousse. Ils ont abandonné femmes et enfants par peur d’être utilisés comme porteurs par les militaires qui les frappent s’ils refusent. Seuls une poignée sont restés, dont le chef du village et le médecin de l’hôpital avec ses infirmiers. Lors des opérations militaires successives menées depuis 2009 contre les groupes armés dans la région, les soldats passent dans les villages et « demandent des rations, une chèvre, et les femmes restent en toute quiétude. Mais cette fois, ça a mal tourné », explique le chef de la localité de Nakiele, Losema Etamo Ngoma.
Quand son mari est revenu chez lui le matin du 12 juin après le départ des soldats, Sifa, 20 ans, lui a dit avoir été violée. « Il m’a dit que maintenant, j’étais une femme de militaire, que je devais suivre les soldats et ne pas rester ici. Mais il ne m’a pas encore chassée. Je ne comprends pas pourquoi il dit ça », dit-elle en nouant et dénouant machinalement le nœud de l’étoffe qui enserre dans son dos son enfant d’un an.
Souvent en RDC, le viol reste un tabou. Les victimes se taisent par crainte d’être rejetées par leur mari, leur famille et aussi leur communauté. À Nakiele, « les femmes ont eu le courage de le dire, il y a eu un phénomène collectif et la sensibilisation d’ONG pour qu’elles se déclarent », relève Eugène Byamoni, un psychologue qui a entendu une cinquantaine d’entre elles les 16 et 17 juin. « J’ai honte de passer dans le village. Je suis l’objet de critiques, de moqueries, on dit que je suis une femme de militaire, porteuse de maladie (le sida) », dit d’une voix faible Dekila, 28 ans. Son mari lui a dit « de partir et de laisser le lit ». « Il faut réunir les hommes et les femmes, les sensibiliser, expliquer que le malheur qui est arrivé n’est pas de la faute des femmes », ajoute-elle. « Depuis que ce problème a éclaté, j’ai réuni un groupe de dix sages pour parler avec ces hommes, pour qu’ils puissent encore vivre avec ces femmes, leur dire que ce qui est arrivé aux femmes l’a été par la force, contre leur gré, et qu’ils doivent supporter cela », se désole le chef du village. À la fin de l’entretien avec le journaliste, il dit avoir une « recommandation » : « Le groupe de sages n’a pas la méthodologie, il faudrait que des spécialistes viennent leur apporter des méthodes le plus vite possible, sinon les foyers vont continuer à se disloquer. »
Dans deux autres villages proches, 127 femmes ont aussi dit avoir été violées par les soldats.
(Source : AFP)

Viol, souffrance et « résilience » : vos trois témoignages | Rue89


Par Le Yéti | yetiblog.org | 05/07/2011 | 10H20

Une affiche déchirée représentant une femme, en décembre 1997 (Olivier Culmann/Tendance floue).

Mon billet sur les séquelles d’un viol et les possibilités d’en surmonter les souffrances suscita une vague de réactions enfiévrées, polémiques, courroucées. Un peu perdus dans le flot des commentaires, trois témoignages de personnes directement impliquées dans le problème.

Après le vivre avec (ou parfois malgré) évoqué sur Rue89 par Laure_Ta, jeune femme violée qui ne voulait pas porter plainte, ces témoignages explorent les voies du vivre après. Les voici rassemblés, avec l’accord de leurs auteurs.

Enoch67 : « Moi aussi, je veux vivre »

« Un viol est un viol. Autrefois, on était violé et on se le gardait pour soi. J’ai été violé enfant, j’ai serré les dents, je n’ai rien dit, j’ai mal vécu. J’ai perdu des années de ma vie entre alcoolisme, tentatives de suicide, et le reste. Je ne me souviens même plus de tout ce que j’ai vécu – des bribes seulement.

Après un viol, la première réaction est la honte, et se taire. Avant, le silence était imposé. Aujourd’hui, on nous demande de parler, mais pas trop, pas à tout le monde. On est dans une situation assez floue où persiste l’envie de ne pas entendre et l’idée que parler est bien. Contradictions.

Surmonter sa souffrance, c’est aussi ce qu’on appelle “résilience”. Tout le monde n’en est pas doté également. Faut-il pour autant taper sur les doigts de ceux qui en manquent ?

Et puis, la souffrance qui suit le viol est pernicieuse : on n’en voit pas tout. Les conséquences dépassent parfois de loin l’acte sans même que la victime s’en rende compte. On choisit un mode de vie qui exclut l’expérience vécue par toute une suite de micro-choix au quotidien. Une tristesse et une appréhension continues s’installent et donnent une tonalité nouvelle à toute votre existence.

Même vos sourires et vos rires deviennent parfois mécaniques. Si vous ne prenez pas conscience de tout cela, vous risquez de vivre comme un automate – sans l’apparence de la souffrance. Cela aussi, je l’ai fait. On en arrive même, dans certains cas, à recréer la situation qui a mené à l’acte traumatisant, peut-être dans l’espoir que, cette fois-ci, un sauveur viendra enfin dissoudre ce nœud qui fait bouchon dans votre existence.

La vie, c’est également souffrir, mais certains souffrent davantage que d’autres : il y a une distance entre souffrir un chagrin d’amour et être rabaissé au rang d’objet sexuel. Il y a toute une littérature sur le viol et ce qu’il est convenu d’appeler “abus sexuel” (mauvais anglicisme). Ceux qui ne comprennent pas les souffrances liées à ce type de fait ne manqueront pas de s’informer.

Moi aussi je veux vivre, mais les yeux ouverts. J’en ai assez de vivre d’automatismes. »

Maud : se battre contre « les institutions du viol »

« Je ne m’exprime jamais sur les blogs, mais là, je ne peux pas laisser passer.

Pour avoir vécu ce genre de “traumatisme” et pour l’avoir totalement surmonté, j’ai eu affaire à des psys qui me discréditaient totalement (“Tu es dans le déni”) ou pire, des femmes qui, ne voyant que mon statut de victime (et avec un petit côté voyeur malsain), m’enfonçaient encore plus la tête sous l’eau (“Ma pauvre, ça doit être horrible, tu dois te sentir sale”).

J’ai décidé de mener une vie heureuse, une sexualité épanouie, sans être dans le déni (je sais parfaitement ce qu’il s’est passé), mais, PITIE, sans devenir un zombie incapable de se reconstruire. C’est ma réponse à moi, c’est un F..K à mon agresseur, c’est MA VIE.

Moi, ma fille, ce que je lui transmettrai sera : oui, ça peut t’arriver, fais attention dans certaines conditions, mais si ça t’arrive, ce ne sera pas la fin du monde, on agira pour que tu te sentes bien. Car je ne veux pas en faire une victime qui comme moi, n’a pas été capable de se défendre malgré la possibilité de le faire : j’avais déjà intégré que de toute façon je serais une victime. Et j’ai dû faire tout le chemin en sens inverse en me battant contre les “institutions du viol” pour reprendre la main sur ma vie. »

Mona : ne pas condamner la victime à n’être que victime

« Ma fille, toute petite, a vécu une agression sexuelle : devions-nous penser, à l’instant où nous avons su, qu’elle serait “détruite pour la vie”, ou qu’elle pourrait, malgré cela, avec cela, se construire, et devenir la femme épanouie qu’elle est aujourd’hui ? !

“Il y a la façon dont nous gérons nos souffrances.” D’accord avec toi, Yéti, c’est un art de vivre que de faire face aux maladies, aux deuils, aux douleurs… que nous pouvons (devons ? ) transmettre aussi à nos enfants blessés.

Ce n’est sûrement pas le plus simple, le plus facile… Mais on l’a fait, à l’écoute de l’enfant, toujours, et non des oiseaux de mauvaise augure et/ou des curiosités malsaines.

Il ne s’agit en aucun cas de minimiser quelque acte de violence que ce soit, mais bien de permettre à la victime de cet acte, quel qu’il soit, de ne pas être condamnée à n’être que victime… Mais à rester une personne.

Boris Cyrulnik évoque la “résilience”, qui ne se confond absolument pas avec le déni. »

Photo : une affiche déchirée représentant une femme, en décembre 1997 (Olivier Culmann/Tendance floue).

Amour, liberté, plaisir… : Rue89 Le Mensuel parle sexe autrement | Rue89


Par Blandine Grosjean | Rue89 | 05/07/2011 | 20H33

Nombril non identifié (Audrey Cerdan/Rue89)

Le printemps ayant été chargé en actualités politico-sexuelles (vous voyez de quoi on veut parler) et en débats au bord du dérapage, nous avons choisi, pour le numéro 12 de Rue89 Le Mensuel, en vente pendant deux mois, de célébrer l’été avec ce que Rue69 nous a apporté d’autre, de drôle, d’ailleurs. L’amour, la liberté, le plaisir. Rien que ça. Et aussi un peu d’humour. »

Couverture du numéro 12 de Rue89 Le Mensuel (DR)Dans le désordre, vous trouverez, caché sous le nombril de la couverture :

  • l’amour sous la répression arabe et persane,

  • les lesbiennes expliquant aux hétéros, qu’en fait, c’est pas la laideur qui rend les femmes homosexuelles,

  • la marche des reines d’une nuit (vous saurez tout sur le « walk of shame »),

  • les véritables tribulations d’une première fois de l’homme,

  • des idées pour lutter contre la monogamie, euh, la monotonie.

Pourquoi un nombril en couverture, et pas, des seins, ou des fesses, ou les quatre à la fois ? Parce que le nombril, c’est intime et sexuel à la fois, transgenre, secret et unique.

Le casting fut sans pitié. Malheureusement, nous ne pouvons pas révéler le nom de la (ou du) mannequin. De loin, certains prétendent que son ventre peut passer pour un derrière. Chacun voit ce qu’il veut après tout….

Cliquez ici pour feuilleter le numéro 12 de Rue89 Le Mensuel
Cliquez ici pour feuilleter le numéro 12 de Rue89 Le Mensuel

Nous avons rencontré l’écrivaine Catherine Millet, dix ans près « La Vie sexuelle de Catherine M. » Belle et désarçonnante dans sa non-séduction.

Nous sommes arrivées avec un bouquet de roses dans son bureau à la rédaction d’Artpress. Audrey Cerdan est retournée la voir, chez elle, pour la photographier. Elle était d’accord pour tout, souple et naturelle.

Sa liberté nous a inspirés, à titre personnel et professionnel. Elle dit, par exemple :

« On n’arrivera jamais à trouver la bonne formule entre un homme et une femme (ou entre deux hommes ou entre deux femmes) qui permette de s’aimer longtemps, d’avoir du plaisir longtemps et en même temps de se sentir libre quand on fait d’autres rencontres, on ne trouvera jamais le bon équilibre de tout ça, on ne peut que bricoler. »

Elle parle de la jalousie qu’elle a découverte tard, et qui tient, selon elle, de la possession sexuelle. Elle a beaucoup aimé les chaussures étoilées de Zineb (Dryef). Nous nous sommes donc côtisés pour lui en offrir une paire.

Voilà, un bel été à toutes et à tous !

Photo : un nombril non identifié (Audrey Cerdan/Rue89)

Maïmouna Gueye ou l’art d’être insoumise | Slate Afrique


Allure de femme fatale et gouaille ravageuse, la jeune comédienne d’origine sénégalaise, en ce moment à l’affiche des «Monologues du Vagin», trace sa route.

Maïmouna Gueye © Ozal Emier, tous droits réservés.

Levée de rideau. Maïmouna Gueye arrive, juchée sur des talons compensés vertigineux. Elle s’est installée à la terrasse du café en face du théâtre Michel, «pour fumer» explique-t-elle. Quand on la découvre pour la première fois, on est un peu perplexe. La jeune comédienne a des allures de diva d’un autre temps; on craint, à tort, qu’il en soit de même de son tempérament. Chevelure longue et abondante, ongles interminables peints d’un rose flashy et perle rouge au front, elle s’est construit un personnage de vamp ultra glamour. Sa féminité extrême -peut-être sa façon à elle de marquer son engagement féministe- présage aussi d’un goût pour la transgression:

«Ici les gens sont frileux, on ne dit jamais vraiment les choses. Y’en a même qui n’osent pas dire « Noir »», assène-t-elle.

C’est donc assez naturellement qu’elle s’est retrouvée dans la distribution des Monologues du Vagin en 2004, œuvre elle aussi féministe et transgressive. Elle interprète la «femme du milieu» dans cette pièce qui se joue à 3. On décèle chez la comédienne un plaisir certain à délivrer ces mots crus recueillis par la dramaturge Eve Ensler.

Des mots qui choquent les oreilles prudes, mais qui font réagir. Des mots drôles aussi. Car, si la mise de la jolie jeune femme est tout aussi sophistiquée sur scène, la comédienne se démarque surtout par son talent comique. Avec sa gouaille toute particulière, son interprétation intelligente et animée, elle nous faire rire. Dans la salle, on glousse, on pouffe, on s’esclaffe.

«C’est vrai qu’elle a ce look très félin qui intimide au début alors qu’en fait elle est très douce, décrit Sophie Guillemin, sa partenaire sur scène. Elle nous a beaucoup aidées avec Geneviève Casile [la troisième comédienne de la pièce, ndlr]. Quand certains soirs, le public n’est pas réceptif, elle rit à nos monologues pour nous motiver et faire réagir les spectateurs»

L’humour, marque de fabrique de Maïmouna Gueye pour titiller là où ça fait mal. Avec sa première pièce d’abord, Les souvenirs de la dame en noir (2004), puis Bambi elle est Noire, mais elle est belle (2006), deux œuvres qu’elle a écrites et dans lesquelles elle joue. Elle y critique la société patriarcale sénégalaise et l’hypocrisie de la société française.

«Il n’y a que ça qui m’intéresse, l’engagement. Et même quand c’est drôle, on rit mais on rit jaune», explique-t-elle.

«Je ne peux pas vivre dans le juste milieu, je préfère le danger»

Le premier acte se joue au Sénégal. Maïmouna Gueye est née là-bas d’un père chef de gare et d’une mère «qui a passé sa vie à faire des enfants. Elle en est morte. C’est quelque chose qui me poursuit. La femme est un sujet inépuisable pour moi». Maïmouna Gueye a alors trouvé son credo mais ne le sait pas encore. Elle commence le théâtre à la fin de l’adolescence. Ne lui demandez pas à quel âge exactement, comme toute diva qui se respecte, elle ne se souvient pas des dates: «Je préfère les mots aux chiffres», lâche-t-elle. Petite coquetterie qu’on lui pardonne.

La première fois qu’elle est montée sur scène, c’était pour incarner l’Antigone de Sophocle. Gérard Chenet, écrivain haïtien qui l’avait choisie pour le rôle, lui avait lancé «Antigone, c’est vous». Une sentence qui n’a pas eu l’air de l’effrayer:

«Dans ma famille, on disait toujours que j’étais la rebelle, une fille décalée, se souvient-elle. Je ne peux pas vivre dans le juste milieu, je préfère le danger»

Un mantra pour sa carrière à venir. Elle portera les habits de cette héroïne insoumise pendant deux ans.

«Après la mort de mes parents, j’avais 16 ans, il y avait une blessure à fermer. J’avais besoin d’un exutoire et de quelque chose pour remplir un trou affectif», avoue-t-elle à propos de ses débuts au théâtre.

Les planches panseront donc les plaies. Et puis patatras, la jeune femme tombe amoureuse d’un Français, elle se marie vite, très vite: «Par amour, pas pour les papiers», se sent-elle obligée de préciser. Sûrement pour échapper à la pression familiale, aux deux mariages arrangés qu’on lui propose.

«Je voulais mettre des mots sur les maux»

Second acte. L’arrivée en France en 1998. Rude. Les beaux-parents vieille France, Auvergnats pur jus et producteurs de fromage. Ils la gratifient d’un «elle est noire, mais elle est belle» et lui tendent une banane en guise de bienvenue. «C’était le dépaysement total, dit-elle avec un sourire amusé. Je venais avec des rêves et des visions plein la tête. Pour moi la France c’était l’Eldorado!». Elle s’installe à Avignon avec son mariage tout neuf et s’inscrit au Conservatoire. Elle apprend une autre manière de jouer, ajoute une dose de subtilité dans son jeu. Fait face au racisme ordinaire aussi:

«Je ne répondais pas aux remarques, mais j’avais envie d’hurler en-dedans»

Peu avant la sortie du conservatoire, elle divorce. La jeune femme a besoin de nouveauté, le démon de midi frappe à sa porte prématurément —«Je voulais vivre mon adolescence», se souvient-elle— et elle part à Paris. Là, elle monte ses deux pièces où elle parle cash de sexe et de désir, toujours avec ce même goût du politiquement incorrect. Dès lors, s’exprimera pleinement son besoin de dénoncer, un besoin que ressent depuis longtemps la comédienne:

«C’était vital, il fallait que les choses sortent. Je voulais mettre des mots sur les maux des copines que je voyais se faire exciser, marier de force»

Ecouter le récit des autres, un trait de caractère d’après l’une de ses amies qui la définit comme «généreuse»: «Elle s’intéresse vraiment aux gens, elle leur pose des questions même si elle les connaît à peine».

«On ne me propose que des personnages clichés»

Au cinéma, on l’a peu vue: une apparition dans Il reste du jambon? d’Anne Depetrini et un premier rôle féminin dans un film du facétieux et lui aussi rebelle Jean-Pierre Mocky, Touristes? Ho Yes, qui n’a pas trouvé de distributeur.

«On ne me propose que des personnages clichés comme la nounou africaine. Ce sont toujours des participations, ce qui commence à m’importuner, dit-elle poliment. Alors je préfère dire non.»

Pour autant, Maïmouna Gueye ne regrette pas d’être venue en France où elle jouit d’une liberté qu’elle n’avait pas au Sénégal. Il ne manque plus que les propositions professionnelles: «Pour pouvoir faire mon métier, je dois donc écrire mes propres pièces… Mais par exemple, je rêverais de jouer dans des classiques», dit-elle en soupirant.

Troisième acte. Sa prochaine pièce. Pour cette dernière, Maïmouna Gueye a décidé d’aborder un sujet plus populaire, plus universel. Dans Rupture amoureuse ou conversations avec Cupidon elle parlera… d’amour.

«C’est comme si je hurlais mais qu’on n’entendait pas ma voix. Alors je vais poursuivre mon travail d’écriture pour être présente sur scène. Pour me faire connaître.»

Ozal Emier

Maïmouna Gueye sera à l’affiche des Monologues du Vagin d’Eve Ensler jusqu’à fin juillet au théâtre Michel, aux côtés de Geneviève Casile et Sophie Guillemin.

Parcours acrobatiques dans les arbres


Ajouté le 07/05/2011 07:42:01 par NOEMIE
Sports
Parcours acrobatiques dans les arbres
Vous cherchez une activité qui plaise à vos enfants sans vous ennuyer ? MaNews vous dit tout sur le parcours acrobatique dans les arbres : une activité haut perchée !
Vos enfants recherchent l’aventure mais vous en avez assez de les emmener dans le même parc d’attraction tous les ans ? Vous avez soif de grands espaces et d’authenticité ? Le parcours acrobatique dans les arbres pourra faire votre bonheur et celui des vos petits monstres. Quel est le principe ? Il s’agit de suivre un parcours dans les arbres à l’aide de différentes installations. Passerelles suspendues, ponts de singe, tyroliennes ou échelles, le principe est donc de ne jamais poser le pied à terre une fois l’aventure commencée…Un système sécurisé. Pas de panique. Chaque parcours est sécurisé et vous êtes vous-même parfaitement équipés. Baudrier, mousquetons et cordes sont obligatoires et ne vous quitteront pas. Assurez-vous de recevoir les conseils nécessaires avant d’entamer votre parcours aventure.De 7 à 77 ans. Cette activité convient à tout le monde ! Seule contrainte, être suffisamment souple pour pouvoir évoluer à la manière d’un petit Tarzan ! Bien entendu, certains parcours sont interdits aux enfants trop jeunes. Des parcours de découverte sont accessibles pour les plus petits. Il existe cependant des parcours où enfants et parents peuvent s’amuser en même temps. A condition toutefois de mesurer la taille requise !

Des parcours partout en France. L’activité fait de plus en plus d’adeptes chez les petits comme chez les grands. En France, il existe aujourd’hui environ 500 parcs aventures dédiés aux parcours acrobatiques en hauteur. En Bretagne, dans le sud-ouest, dans les Alpes et ses environs, en région parisienne, cette activité fait des ravages. N’hésitez pas à vous renseigner sur la difficulté des parcours afin d’être sûrs de pouvoir évoluer sur le même que toute votre petite famille.

Et l’Accrobranche ? Il faut distinguer l’Accrobranche® qui est une marque déposée par l’association les ACCROBranchés®, des parcours acrobatiques dans les arbres. L’Accrobranche ressemble aux parcours aventure mais est une activité qui n’a pas d’installations prédéfinies. Les adhérents peuvent donc en faire n’importe où après autorisation obligatoire et installation d’ateliers. Cette association possède une charte qui concilie sécurité et respect de l’environnement.

Alors parcours acrobatiques dans les arbres ou accrobranches à vous de voir ! Il faut compter entre 5 euros (enfants) et 20 euros par personne pour ce type d’activité qui dure entre 1H30 et 3H30. Reste que les parcours aventure, qui sont très nombreux en France, ne vous obligent pas à prévoir des semaines à l’avance votre projet, contrairement à l’Accrobranche. Mais il est vrai que ce dernier est peut-être plus authentique !

19 mars 1715 : la querelle des Rites chinois


19 mars 1715

La querelle des Rites chinois

Le 19 mars 1715, à Rome, le pape Clément XI, poussé par son entourage, condamne les rites chinois traditionnels comme incompatibles avec la foi chrétienne. Il promulgue à cet effet la bulle «Ex illa die».

Outré par cette décision, l’empereur Kangxi interdit la prédication du christianisme dans toute l’étendue de l’empire par l’édit du 17 mai 1717.

Prise dans l’ignorance de la réalité chinoise, la bulle papale porte un coup fatal à un siècle de prédication en Chine par les Jésuites. Elle inaugure un long malentendu entre l’Occident et l’«Empire du Milieu».

Alban Dignat

Matteo Ricci, prédicateur et homme de cour

L’extraordinaire aventure des Jésuites à la cour de l’empereur de Chine débute avec Matteo Ricci. Ce jésuite italien plein de science autant que de foi arrive en Chine du sud, à Macao, en 1582.

Il se pénètre de la culture chinoise, s’habille en lettré confucéen et gagne la faveur des hauts fonctionnaires de Canton. Il s’établit ensuite à Nankin et pratique l’apostolat dans le bas-Yangzi, qui était déjà à cette époque, la région chinoise la plus dynamique.

Une vingtaine d’années plus tard, le 4 janvier 1601, il est autorisé à entrer à Pékin puis gagne le privilège d’être présenté à l’empereur Wanli, de la dynastie Ming. Avec humilité comme il se doit, il lui présente des témoignages de la science occidentale : un clavecin, une mappemonte et deux horloges à sonnerie. Ces belles mécaniques démontrent l’avance scientifique de l’Europe en ce début du XVIIe siècle, alors que, deux ou trois siècles plus tôt, elle semblait encore très en retard sur la Chine.

Matteo Ricci reçoit une pension et l’autorisation de résider dans la Cité impériale. Il est aussi chargé d’instruire dans les sciences un fils de l’empereur. Par ailleurs, il traduit en chinois des ouvrages de théologie chrétienne et un catéchisme, mais aussi des ouvrages scientifiques, ce qui lui vaut la reconnaissance de l’empereur.

En marge de ses activités à la cour, ses prédications vont bon train. Il fonde plus de trois cents églises et attire les fidèles par son sens du compromis. Pour désigner Dieu, il se sert de termes familiers aux lettrés comme Chang-ti (Souverain d’En-haut) et Tien (Ciel). Il respecte les traditions et rites chinois tels que le culte des ancêtres, manifestation de piété filiale, et les hommages à Confucius, manifestation de civisme.

Ce pionnier est rejoint par d’autres missionnaires jésuites. Ils se conforment à ses méthodes et poursuivent son apostolat et son service à la Cour après sa mort, le 11 mai 1610.

Le plus remarquable de ces émules est le jésuite allemand Adam Schall (en chinois Tang Jowang). Né en 1591, il gagne en 1619 le comptoir portugais de Macao. La cour impériale lui confie la réforme du calendrier et la construction d’une fonderie de canons. Ces canons ne suffiront pas à briser une rébellion appuyée par des barbares venus du nord, les Mandchous.

Le dernier empereur Ming, Zhu Youjian (aussi appelé Chongzen, du nom de la période), est contraint au suicide le 25 avril 1644. Mais les usurpateurs mandchous ne se montrent pas ingrats à l’égard des Jésuites et d’Adam Schall en particulier. Ce dernier poursuit la fabrication de canons qui se révéleront très utiles face aux Tatares et… aux Russes.

Fatales jalousies de chapelles

Tout irait donc pour le mieux si n’étaient arrivés à Pékin, en 1631, des missionnaires d’ordres rivaux, franciscains et dominicains. Ceux-là se montrent jaloux du statut et des succès obtenus par les Jésuites.

L’un d’eux, le dominicain Juan Bautista de Morales, envoie un rapport au Saint Siège, à Rome, dans lequel il dénonce comme idôlatres et superstitieux les rites chinois tolérés par les Jésuites.

Le pape Innocent X, se laisse convaincre de les condamner par une bulle en date du 12 décembre 1645. Il admet mal que le catholicisme puisse être pollué par de tels rites tandis qu’en Europe, l’on sort à peine des guerres de religion, qui ont vu des millions de gens s’écharper pour des dissonances de détail sur le dogme.

Mais les Jésuites ne restent pas inactifs. Ils obtiennent dix ans plus tard du pape Alexandre VII qu’il reconnaisse l’hommage à Confucius comme «un culte purement civil et militaire».

Pendant ce temps, en Chine, l’empereur Kangxi, comme ses prédécesseurs, ne cache pas sa sympathie pour les Jésuites de son entourage. Il est en particulier reconnaissant au père belge Verbiest, mort avec les honneurs le 29 janvier 1688, et à son successeur le père français Gerbillon d’avoir achevé la réforme du calendrier chinois et organisé son artillerie. Il les récompense par les édits de tolérance du 17 et du 19 mars 1692 qui les autorise à enseigner le christianisme.

Mais dès l’année suivante, la querelle des Rites rebondit avec la prohibition des rites chinois chez les nouveaux convertis par le vicaire apostolique du Fujian, en face de Taiwan, Mgr Maigrot.

En 1705 arrive à Pékin le légat pontifical Thomas de Tournon. Il se montre fermé aux réalités chinoises et si maladroit qu’il se fait expulser par Kangxi. Furieux, il obtient du pape Clément XI une condamnation formelle des rites chinois. Kangxi réagit dès le 17 mai 1717 par un édit qui interdit la prédication du christianisme dans tout l’empire.

La rupture est consommée entre l’Église catholique et la dynastie mandchoue des Qing.

L’empereur Yongzhen, fils et successeur de Kangxi, se montre plus borné que son père. En 1724, il expulse tous les missionnaires, à l’exception des Jésuites de la cour impériale.

En costumes de lettrés confucéens et longue barbe, ils continuent de faire bonne figure. Parmi eux Giuseppe Castiglione (Lang Shining sous son nom chinois, 1688-1766), participe à la construction du Palais d’Été. Il s’illustre aussi comme peintre. Ci-dessous un rouleau de 1757 : vassaux khasaks présentant des chevaux à l’empereur Qianlong.

En Europe, la cabale contre les Jésuites ne fait que s’amplifier. Le pape Benoît XIV renouvelle la condamnation des rites par la bulle Ex quo singulari providentia le 11 juillet 1742. Quelques années plus tard, la Compagnie de Jésus est interdite par les monarques catholiques d’Europe puis par le pape lui-même.

Épilogue

Faute de relations régulières avec l’Occident, les missionnaires en poste à la Cour de Pékin voient leurs compétences s’étioler. À lord Macartney, venu de Londres en ambassade à Pékin en 1793, ils avouent leur ignorance de l’astronomie et des dernières avancées scientifiques.

Leur apostolat est par ailleurs au point mort. Privés du soutien du Saint-Siège, de plus en plus isolés et désargentés, ils assistent impuissants à la dissolution des communautés chrétiennes. Sur un total d’environ 330 millions d’âmes à la fin du XVIIIe siècle, l’empire chinois compte à peine 150.000 chrétiens dont 5.000 à Pékin.

Les missions reprendront activement au XIXe siècle à la faveur de l’affaiblissement du pouvoir impérial. Mais il faudra attendre le 8 décembre 1939 pour que le pape Pie XII reconnaisse aux chrétiens chinois le droit de pratiquer le culte des ancêtres et les rites confucéens, n’y voyant aucune incompatibilité avec l’Évangile.

Ils veulent envoyer un robot sur la Lune | Slate


La Nasa aurait pu envoyer de nouveaux astronautes sur la Lune, mais l’administration Obama et le Congrès ont trouvé le prix d’une telle opération –150.000 milliards de dollars (107.000 milliards d’euros)– trop élevé. Mais la Nasa affirme pouvoir envoyer un robot humanoïde sur la Lune pour une fraction de ce coût (moins de 200 millions de dollars plus une roquette de 250 millions). Et ça, en seulement 1.000 jours, rapporte le New York Times, soit moins de trois ans.

L’équipe qui tente de mettre en place ce projet pense qu’un robot marchant sur la Lune réveillera autant de vocations scientifiques qu’Apollo il y a quarante ans. Mais la Nasa n’est plus autant intéressée par la Lune («On y a déjà été», déclarait Barack Obama en avril), et les ingénieurs ne sont donc pas sûrs de réussir à y envoyer leur robot.

Le Projet M se prépare donc sans beaucoup de moyens depuis un an, en profitant d’autres projets déjà en cours: un robot humanoïde, développé par la Nasa et General Motors, qui doit partir mercredi avec la navette Discovery pour la station spatiale internationale, sera le premier robot humanoïde dans l’espace, et est censé aider les astronautes dans leurs tâches quotidiennes. D’autres projets développent des carburants moins chers ou de meilleurs systèmes d’atterrissage qui pourraient aussi lui servir.

Envoyer un robot sur la Lune serait beaucoup plus simple qu’envoyer un humain (pas besoin de nourriture ou d’eau, ni de trajet retour), mais il pourrait aussi effectuer beaucoup moins de tâches. Le Projet M a d’ailleurs été davantage conçu comme une démonstration technologique que comme une mission scientifique, explique le New York Times.

Photo:  Image d’artiste du module Altair de la Nasa / Nasa

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Guerir.org : Le café, un protecteur contre le cancer de la prostate ?


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Mots clés : caféCancer de la prostate

Le café, un protecteur contre le cancer de la prostate ?

Le café exerce-t-il des effets protecteurs vis-à-vis du cancer de la prostate ? Une étude de grande envergure, ayant porté sur près de 50.000 sujets suivis durant une vingtaine d’années, répond à cette question.

Entre 1986 et 2006, les cas de cancer de la prostate ont été enregistrés : 5.035 personnes avaient développé un cancer de la prostate, dont 642 cas de cancer à un stade avancé.

Connaissant leur consommation quotidienne en café, on constate que les plus grands buveurs de café, à savoir plus de 6 tasses par jour, présentaient un risque inférieur de 18% par rapport à ceux qui ne buvaient pas de café du tout. Mais si l’on considère uniquement les cas de cancer avancé ou avec métastases, la réduction du risque est encore plus importante.

Autre fait intéressant à noter : l’effet protecteur du café vis-à-vis du cancer de la prostate est similaire qu’il s’agisse de café normal ou de décaféiné. Autrement dit, les propriétés anticancer du café ne seraient pas véhiculées par la caféine. N’oublions pas que le café contient de nombreuses autres substances actives, dont des acides phénolitiques, lesquels sont de puissants antioxydants agissant notamment sur le métabolisme du glucose et sur l’équilibre hormonal.

En pratique, il est prématuré de recommander aux hommes d’augmenter leur consommation de café. En effet, les différents composants du café peuvent exercer de nombreux effets sur plusieurs systèmes de l’organisme. Il est nécessaire de les étudier dans leur globalité avant d’établir des recommandations générales en matière de consommation de café.

On retiendra cependant qu’il n’y a pas de mal à boire du café. Que les amateurs poursuivent leur habitude en respectant la modération.

Source : Wilson K.M. et coll., J. Natl. Cancer Inst., 2011; publication accélérée en ligne le 17 mai 2011.

La spécialiste


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Un Québecois arrive à Paris. Il se ballade dans les rues sans savoir où il va. Au cours de sa ballade, il se retrouve par hasard rue St Denis. Là, une personne du beau sexe, légèrement vêtue pour la saison, l’accoste et lui dit :
-« Alors mon tout beau, on fait l’amour ? » Pas follement emballé, il répond tout de même :
-« Euh, ça peut s’envisager. Mais je ne pense pas qu’ici on puisse me faire ce qu’on me fait chez moi. »
-« Il n’y a pas de problème avec moi. Je suis une véritable pro. Tu ne seras pas déçu. »
-« Oui, peut-être. Mais je ne pense pas que tu puisses me faire ce qu’on me fait chez moi. »
-« Je n’ai aucun interdit. Je suis une très bonne spécialiste. Tu risques même d’être surpris. »
-« Euh certainement, mais je ne pense pas que tu puisses me faire ce qu’on me fait chez moi. »
-« !!@!#!@ ah oui… Et qu’est-ce qu’on te fait chez toi de si fabuleux ? »
-« On me fait Crédit. »

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