Pensée du mercredi 6 juillet 2011.


« Les humains viennent au monde avec des tendances instinctives
héritées de leurs parents, grands-parents,
arrière-grands-parents, et quelle peine il faut se donner pour
les pousser à s’en libérer ! Ils se cramponnent si fort à cet
héritage que, même si le Seigneur en personne venait s’adresser à
eux, au lieu de dire : « Oui, Seigneur, je T’écoute, je vais
faire des efforts pour changer », ils riposteraient : « Ah non,
Seigneur, moi, j’ai mes points de vue, mes opinions et je suis
très bien comme ça, laisse-moi tranquille. » Ils ne savent pas
que ces opinions auxquelles ils s’accrochent si fort, sont en
réalité déterminées par leurs faiblesses, leurs besoins
inférieurs, leurs passions.
Il ne faut pas se leurrer : souvent ce sont les vices des
humains qui déterminent leur philosophie. Même s’ils justifient
leur point de vue par des raisonnements apparemment objectifs, en
réalité, ce sont leurs besoins les moins nobles qui les poussent
à adopter une certaine conception de la vie. Qu’ils aient des
aspirations plus élevées et leurs points de vue seront meilleurs. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Un Viagra «made in Africa» | Slate Afrique


Problèmes d’érection, éjaculation précoce, piètres performances sexuelles … les Kényans ont trouvé une solution bien de chez eux pour pallier les problèmes de sexualité masculine. Grâce au Mukombero, ce «remède contre les mésaventures et les malheurs du lit», comme le présente le site de Radio Netherlands Worldwide, finies les mauvaises surprises. A tel point que cette plante est en passe de détrôner le traditionnel Viagra.

Vendu à un prix compris entre 20 et 40 shillings kényan l’unité (15 et 30 centimes d’euros), le Mukombero est en réalité issu des racines du gingembre blanc et doit être mâché jusqu’au bout pour devenir aphrodisiaque. «Je suis submergé par la demande, les Kényans ont redécouvert la puissance du Mukombero», témoigne Boaz Romora, vendeur de l’aphrodisiaque kényan.

«Je l’utilise également, et je peux vous garantir que mes deux femmes ne risquent pas de s’en aller d’ici peu grâce à ma performance sous la couette.»

Même son de cloche du côté de Wanyama, un client devenu inconditionnel de cet produit naturel.

«La performance est au rendez-vous, et ma femme est comblée. Le Mukombero me permet de donner le meilleur de moi-même, ainsi que de flirter avec d’autres femmes; les résultats sont garantis.»

Le site Kenyauptodate revient sur les origines de cet aphrodisiaque aujourd’hui très convoité. Le Mukombero, de son nom scientifique Mondia whytei, était autrefois nommé Muhukura par les Kényans des plaines montagneuses du centre, qui le mâchaient pour ses vertus médicinales. Actuellement, les racines de cette variété de gingembre blanc se retrouvent exclusivement dans la forêt de Kakamega, située dans le bassin du Lac Victoria. Bien que la plante se vende désormais dans tout le pays, nombreux sont ceux à partir en quête de la racine aphrodisiaque. Un gynécologue exerçant à Nairobi, la capitale, donne quelques explications:

«Les récentes pénuries de préservatifs dans le pays, qui ont contraint des gens à les laver pour les réutiliser, ont montré le fait que, dans leur chambre, les Kényans ne se contentent pas de dormir. Et cela provient surtout des femmes. Auparavant inhibée, la femme kényane a pris conscience de sa sexualité. Plus sûre d’elle, elle devient exigeante, mettant le pauvre homme sous pression pour la satisfaire par tous les moyens.»

Mais ce Viagra kényan pourrait bien devenir victime de son succès. En premier lieu parce que la plante, cultivée exclusivement dans le centre du pays et quelques régions d’Afrique, est susceptible de devenir une espèce menacée à cause de la surexploitation. Ensuite parce que des scientifiques étrangers, notamment américains et chinois, s’y intéressent dans le cadre d’une culture de masse afin de la commercialiser à plus grande échelle.

«La Chine a d’ores et déjà consacré des études sur la plante et lui a reconnu des vertus pour améliorer les performances sexuelles. En réalité, les Chinois ont fait des recherches dans la région sans en faire part aux populations locales, ni les informer des bénéfices résultant de la commercialisation de cette ressource naturelle», dénonce Kavaka Mukonyi Watai, membre de l’organisation kényane de protection de la nature Kenya Wildlife Service, cité par le journal kényan Daily Nation.

Et pour cause: une étude réalisée en 2010 par le National Natural Science Foundation of China (Fondation nationale de science naturelle de Chine) envisage même que la plante permette de «développer un médicament nouveau et sûr en mesure de concurrencer son rival le plus vendu au monde, le Viagra».

Lu sur Radio Netherlands Worldwide, Kenyauptodate, Daily Nation

Nabila Ben Youssef, musulmane et cochonne | Slate Afrique


Installée depuis plus de 15 ans au Québec, Nabila Ben Youssef bouscule les consciences avec des sketchs intelligents et osés. Religion, sexualité, différences culturelles; cette comique tunisienne n’a aucune barrière.

Nabila Ben Youssef © Stéphanie Trouillard, tous droits réservés.

C’est en habit traditionnel tunisien que Nabila Ben Youssef arrive sur scène. Dans son caftan brodé étincelant, elle se lance dans un baladi endiablé. Tout en remuant les hanches, elle essaie d’expliquer à son public québécois les rudiments de la fameuse danse du ventre. Dans le numéro suivant, ambiance radicalement différente: c’est sous un voile intégral qu’elle apparaît. Nabila marche comme un mannequin dans un défilé de mode imaginaire, en burqa. La nouvelle collection printemps/été des femmes qui vivent dissimulées. Un voile que Nabila finit par jeter rageusement au sol, au profit d’un haut sexy, d’un jean à la mode et de talons hauts. Un geste fort, mais la parodie ne fait pas rire tout le monde.

«Lors de mon dernier spectacle, une fille voilée a quitté la salle», raconte l’humoriste, avec un mélange d’agacement et de fierté. «Je suis agressée par de nombreuses femmes voilées qui me disent que je ridiculise la religion. Mais c’est mon droit! Quand est ce qu’elles vont comprendre qu’on est dans un pays libre?»

Une jeunesse politique et artistique

Un goût pour la provocation qu’elle cultive depuis sa plus tendre enfance. C’est à Sfax, la deuxième ville de Tunisie, où elle est née en 1963, que Nabila transgresse ses premiers interdits. Fille d’un épicier et d’une mère analphabète, elle a été élevée dans un milieu modeste mais tolérant. Ses parents lui inculquent les rudiments de la religion musulmane mais ne l’obligent pas à la pratiquer:

«Mes parents ne sont pas des fanatiques. Ils sont très ouverts. Ils ont toujours vécu leur religion en privé. C’est seulement entre eux et Dieu.»

C’est pourtant en cachette qu’elle s’engage, dès l’âge de 12 ans, dans une voie artistique. Le samedi, elle se faufile discrètement au conservatoire de danse:

«C’était ma première rébellion. J’en ai entendu parler et je me suis inscrite dans cet établissement qui était juste fréquenté par les riches, même s’il était gratuit.»

Nabila s’exerce aussi dans les mariages. Alors que les femmes sont censées faire la fête entre elles, elle est la seule à oser se déhancher avec les hommes. Punie par sa mère, elle n’écoute que son envie et danse nuit après nuit.

Elle retrouve la présence des garçons dans un parti politique qu’elle intègre à 15 ans, le Mouvement des patriotes démocrates (MPD). Nabila devient l’une des rares filles à prendre la parole au sein de ce rassemblement d’extrême gauche, inspiré du marxisme-léninisme. En 1983, elle participe même à la grève dans son lycée lors des émeutes du pain, plusieurs jours de révoltes pour protester contre l’augmentation des prix:

«On a failli avoir une révolution, mais le peuple n’était pas encore prêt.»

Nabila se fait encore une fois remarquer par ses discours. Le directeur du lycée la menace violemment et finit par l’expulser. Des faits d’armes que Nabila se remémore avec un grand plaisir, un petit sourire espiègle au coin des lèvres:

«Il m’a insultée, il m’a intimidée, mais cela n’a pas marché.»

La jeune femme n’est pas plus effrayée par la réaction de ses parents. Sa mère tombe pourtant à genoux en pleurant lorsqu’elle apprend que sa fille a été renvoyée. Mais Nabila a déjà la tête ailleurs. Elle laisse tomber la danse et la politique après avoir goûté à une nouvelle passion: le théâtre.

«La première fois que j’ai mis les pieds à une répétition, ça a été le coup de foudre. J’ai enfin découvert le sens du mot liberté», raconte-t-elle.

Libre, elle ne l’est pas encore tout à fait. C’est encore une fois dans le secret qu’elle s’épanouit:

«Je faisais des tournées en secret avec une troupe amateur. J’inventais que j’étais chez ma sœur ou quelqu’un de ma famille.»

Farouchement éprise d’indépendance, c’est tout naturellement qu’elle décide de partir pour Tunis, la capitale, pour vivre sa vie. Elle décroche un poste de fonctionnaire aux Postes et Communications tout en enchaînant ses premiers rôles professionnels au théâtre et à la télévision. Une grande maison en centre-ville et une popularité naissante: Nabila aurait pu se contenter de cette vie confortable de trentenaire. Mais la Tunisienne se sent à l’étroit sous ce régime cadenassé. La liberté, elle ne l’embrasse vraiment que lors de son premier voyage en France. Elle participe alors à une tournée de la pièce Les Troyennes, une tragédie d’Euripide:

«C’est la première fois que je me suis sentie comme une vraie artiste. On a joué au Théâtre du RondPoint à Paris. J’étais tellement choyée! J’avais même deux amoureux à l’époque.»

Nabila ne ressent pas pour autant l’envie de s’installer dans l’Hexagone.

«J’aime beaucoup la France comme touriste, mais je n’aimerais pas y vivre. Tu as toujours des comptes à rendre. Les Français jugent beaucoup sur l’apparence», reproche-t-elle.

À son retour, elle entend parler de la création de l’Institut de cinéma de Tunis. Elle s’inscrit à la formation et à la fin de l’année, une rencontre bouleverse sa vie. En partenariat avec l’école, la réalisatrice québécoise Louise Carré l’engage comme stagiaire pour le montage de son documentaire sur les femmes musulmanes, Mon cœur est témoin. La première partie du travail se déroule en Tunisie, mais la seconde est prévue à Montréal. Nabila s’envole pour le Canada avec l’équipe en novembre 1995.

Une renaissance québécoise

Pendant trois mois, elle découvre le Québec et vit une seconde naissance:

«Je me suis sentie moi-même pour la première fois. J’ai toujours été libre en Tunisie, mais en cachette. Au Canada, je pouvais enfin vivre mes péchés au grand jour. La mentalité des gens me correspond également. Il n’y a pas d’hypocrisie. Je me suis dit que c’est ici que j’aurais dû naître.»

Quelques semaines plus tard, elle décide de s’installer pour de bon dans la Belle Province. Sans famille, sans argent, ses débuts en terre québécoise sont plutôt difficiles:

«J’ai commencé à auditionner un peu partout, mais il y a quinze ans on ne voyait pas encore beaucoup de comédiens d’origine étrangère.»

Nabila multiplie les petits boulots; danseuse de baladi dans des mariages ou guichetière dans des salles de spectacle.

Tellement désespérée de ne pas décrocher de contrat, elle finit par participer à une formation de gestion de carrière artistique. Pour la valider, elle présente un monologue comique. La recette fonctionne et on lui conseille de tenter le concours d’entrée de l’École de l’humour de Montréal. La comédienne n’en avait jamais entendu parler. Unique en son genre, cet établissement est pourtant une référence et forme depuis vingt ans la crème de l’humour québécois.

À 39 ans, Nabila est sélectionnée et reprend le chemin de l’école:

«Je les ai séduits. J’ai joué le numéro d’une jeune mariée qui arrive à la douane. Elle explique qu’elle a été commandée par un immigrant qui veut une fille du pays encore vierge.»

Elle a déjà un ton original et un sujet de prédilection: l’intégration de la communauté musulmane. Durant un an, elle doit préparer un nouveau numéro par semaine —écrit, mis en scène et appris par cœur. La formation est intensive, les professeurs exigeants et les élèves beaucoup plus jeunes, mais elle ne lâche pas et décroche son diplôme.

Un poil provoc’

Mais le plus dur reste à faire. Pas facile pour une femme —d’origine arabe de surcroît— de se faire accepter dans les salles québécoises:

«Je m’autoproduisais dans de petits théâtres. Je testais les numéros pour voir si les gens étaient intéressés par mon univers. J’ai commencé devant 40 personnes, et puis les salles ont commencé à se remplir.»

Nabila monte un premier spectacle intitulé J’arrive, mais n’attire véritablement l’intérêt des médias qu’en 2005, avec un show au titre provocateur: Arabe et cochonne.

«Il fallait choisir un nom punchy pour attirer l’attention et pour montrer que j’existe. C’était également une manière d’aller contre les préjugés et dire que les femmes arabes ne sont pas toutes soumises. Il y a aussi des femmes avant-gardistes, épanouies et cochonnes», explique l’humoriste.

Le succès est au rendez-vous, mais le spectacle lui attire les foudres des musulmans radicaux:

«Certains y ont juste vu une référence au cochon, interdit par l’islam. Mais on utilise souvent le terme « cochonne » ici; c’est une fille qui s’assume, qui est libre dans son corps et dans son esprit. Qui aime faire l’amour et qui le fait bien. Ce n’est pas une salope, c’est une femme sensuelle et de caractère.»

De toute façon, Nabila est imperméable aux critiques. Elle se moque de tout sans exception:

«Dans mes spectacles, je ris de toutes les religions, pas seulement de l’islam. Il est temps de commencer à faire des blagues sur les musulmans ou sur Mahomet. Cela fait déjà longtemps qu’on fait des blagues sur Jésus, Moïse et le judaïsme.»

Une liberté de ton qui choque aussi parfois les membres de sa famille. Après la représentation de son nouveau spectacle Drôlement libre, sa sœur lui a avoué avoir été gênée par ses blagues sur le Coran. Et ses parents ne connaissent pas son véritable métier:

«Je ne pourrais jamais leur montrer. De toute façon, ils ne comprennent pas le français. Ils sont au courant que je suis comédienne, mais ils ne savent pas ce que je joue.»

Jouer en Tunisie

Pourtant, ils seraient peut-être heureux de voir que leur fille parle avec fierté de son pays. Coïncidence de l’Histoire, elle a mis la touche finale à son dernier show lors de la Révolution du jasmin en Tunisie. Des événements politiques en bonne place dans son stand-up:

«J’étais très heureuse, le jour où Ben Ali est parti. J’étais très excitée, je criais très fort dans ma maison. C’est le rêve de ma vie, une révolution démocratique en Tunisie. Je peux mourir tranquille, même si je sais que cela va prendre du temps. L’étape la plus importante est déjà faite, on ne peut plus reculer.»

Son prochain objectif? Pouvoir, un jour, présenter librement son spectacle sur la terre de ses ancêtres:

«Je souhaite que la grande majorité des Arabes puissent écouter ce que je dis, pour qu’ils réfléchissent et qu’ils évoluent le plus possible. Je ne tue personne, je fais juste des blagues.»

Stéphanie Trouillard

Photo : © Stéphanie Trouillard

Une hache aborigène de 35000 ans découverte en Australie


Les découvertes archéologiques, publié le 08 novembre 2010

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L’outil tranchant le plus ancien au monde a été découvert sur la Terred’Arnhem, ce qui incite les scientifiques à reconsidérer exactementquand la technique de fabrication d’outils tranchants est entré dansl’âge de pierre.

Le Dr Bruno David examine le fragment de hache vieux de 35000 ans,découverte sur le site de Nawarla Gabarnmang site. Photo: RebeccaHallas

Découverte dans une grotte de grès dans une partie reculée du sud-ouestde la Terre d’Arnhem Land, le fragment de hache en basalte mesure 4centimètres de long et a été daté à 35.000 ans au radio-carbone.

La découverte est importante car elle est antérieure d’au moins 5000années aux plus anciens exemples connus d’objets tranchants provenantdu Japon et d’Australie, qui ont été datés à 22.000 à 30.000 ans. Encomparaison, les premières haches d’Europe, d’Asie occidentale etd’Afrique sont datées de 8.500 ans.

D’après l’Archéologue Bruno David de l’école de géographie et sciencesde l’environnement de l’Université Monash :  »Nous avons deux dates àpartir de charbon extraits au-dessus de l’endroit où la hache a étéretrouvée et deux d’en dessous et elles correspondent exactement ».

Cela démontre également que l’Australie était à la pointe del’innovation technique il y a 35.000 ans; et l’équipe internationale àl’origine de la découverte, dirigée par le Dr David, estime qu’ellepermettra de mieux comprendre l’évolution du comportement humain. David précise qu’il y avait des preuvesque la technique de concassage existait entre 40.000 et 70.000 ans,mais pas pour rendre les bords d’un outil de pierre tranchant. Lesrayures parallèles visibles sur la surface de la hache sont la preuvequ’elle a été construite par concasssage. La hache a également étéenvoyée en France pour être analysée par le célèbre archéologue HuguesPlisson de l’Université de Bordeaux.

Le fait que le morceau de hache est fabriqué à partir de rochesvolcaniques est également important, sachant que la zone de sadécouverte est du grès. La source la plus proche de basalte est à 40kilomètres, ce qui suggère que la hache aurait fait l’objet d’unéchange commercial.

L’archéologue Adam Brumm de l’Université de Wollongong, ajoute que ladécouverte est la preuve d’une solution technologique ingénieuse mis aupoint par les premiers Australiens:  »La culture matérielle autochtoneétait considérée par les premiers observateurs européens comme l’unedes technologies la plus primitive sur terre. Pourtant, en même tempsque les premiers chasseurs européens utilisaient des pointes de flèchesen pierre pour chasser des animaux de l’âge de glace, les ancêtres desaborigènes utilisaient un type au moins aussi sophistiqué d’outil depierre afin d’accéder à leur alimentation de base. »

L’abri rocheux de Nawarla Gabarnmang où la hache a été retrouvée estsitué à 40 kilomètres de Nauwalabila, un des plus anciens sitesaborigènes connus en Australie.

 »La Terre d’Arnhem est l’un des plus grand centres du monde de l’artrupestre … il a beaucoup de styles différents, » précise le DrDavid,  »Et cette complexité nous permet de suivre l’histoire desexpressions culturelles. »

Affaire DSK : les quatre clés de la théorie du complot | Rue89


Par Louis Lepron | Etudiant en Journalisme | 04/07/2011 | 13H27

Les services secrets français, Sarkozy, la Russie et le groupe Accor : les conspirationnistes tiennent leur scénario de polar.

Illustration de Marthe Poulain.

On se souvient du sondage publié juste après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, accusé par une femme de chambre de tentative de viol : 57% des Français pensaient que le directeur du FMI était victime d’un complot.

La DCRI et Nicolas Sarkozy

Pour plusieurs élus socialistes, le directeur central du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini serait intervenu dans l’affaire DSK. Ce dernier a formellement démenti au journal Le Monde que son service ait été mis en relation avec le directeur du Sofitel ni avec aucun autre responsable du groupe Accor, premier groupe hôtelier européen au monde.

Le numéro un du renseignement intérieur français a menacé de poursuites judiciaires toute personne accréditant cette idée d’une implication de la DCRI dans cette affaire.

Un commissaire de police décoré par Nicolas Sarkozy

Et c’est au tour de Michèle Sabban, vice-présidente de la région Ile-de-France et fidèle de DSK, d’avancer une nouvelle piste pour expliquer la théorie du complot, n’hésitant pas à parler « d’attentat politique ». Au micro de RCJ, elle a fait des allusions quant au rôle du commissaire de la police de New York, Ray Kelly :

« […] Le commissaire de police de New York […] a été décoré, je crois, de la Légion d’honneur par Nicolas Sarkozy il y a peu de temps… Comment un commissaire de quartier ne prévient pas ses hautes autorités qu’une personnalité internationale est apparemment accusée d’un fait grave ?

Comment expliquez-vous que deux jours avant l’audience surprise de DSK, l’inspectrice spécialisée dans les crimes sexuels a démissionné ? Comment vous expliquez tout ça ? Il y a beaucoup de choses qui restent sans réponse. »

En effet, le 31 mai dernier, sur son blog du Huffington Post, le journaliste américain Leonard Levitt, spécialiste de la NYPD (police de New York), met en avant d’étroites relations qu’entretiendrait Ray Kelly avec Nicolas Sarkozy. Décoré en 2006 par le chef de l’Etat alors ministre de l’Intérieur, Ray Kelly est, selon lui, très « francophile ».

Le groupe Accor (Sofitel) aux premières loges

Dimanche matin, François Loncle, député PS de l’Eure et proche de Dominique Strauss-Kahn, a aussi décidé de plonger dans la théorie du complot. Avançant des collusions « politiques » entre le groupe Accor – propriétaire de l’hôtel Sofitel – et « des officines françaises » sur France Info, François Loncle s’est ensuite confié à l’AFP :

« A qui les gens de l’hôtel Sofitel ont-ils téléphoné à Paris ? Au patron des Renseignements généraux [DCRI, ndlr] ? Qu’est-ce qu’ils ont dit ? A quelle heure ont-ils téléphoné, cette fameuse nuit du 14 mai ? »

Il a ensuite ajouté :

« Tout n’est pas clair dans le comportement des dirigeants du Sofitel et du groupe Accor. »

Selon Europe 1, c’est Renée-Georges Querry, le directeur de la sécurité du groupe Accor et ex-patron de la Brigade antigang, qui a appelé l’Elysée. Il aurait contacté Ange Mancini, actuellement coordonnateur national du renseignement à la présidence de la République. Ce dernier a alors tout de suite prévenu l’Elysée par l’intermédiaire du directeur de cabinet du président de la République, Christian Frémont, dans la nuit du 14 au 15 mai, à environ minuit, heure française.

Dans le cadre de la procédure judiciaire engagée au Sofitel de New York le samedi 14 mai, le groupe Accor a déclaré être « tenu à un devoir de réserve […] et rester à la disposition des autorités américaines pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire ».

« Le Russe du FMI »

Dans un article du Monde rapportant la réunion de la garde rapprochée de Dominique Strauss-Kahn le 28 avril sur Paris, les gestes et paroles du directeur du FMI sont édifiants. Demandant au maire de Sarcelles François Pupponi d’enlever la batterie de son téléphone portable, il déclare :

« Le Russe du FMI veut me faire tomber avant que je ne démissionne. Poutine est derrière, à la manœuvre. »

Un peu plus tôt et alors qu’il est avec des journalistes de Libération, Dominique Strauss-Kahn s’inquiète d’être la probable victime d’écoutes, préférant ne garder que son portable crypté du FMI avec lui. Derrière ces écoutes, il avance le nom de l’actuel ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

Ce lundi matin, l’intéressé a dénoncé les propos de Michèle Sabban et de François Loncle. Il a précisé sur France 2 avoir été informé de l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn « un peu après minuit et demi, par [son] directeur de cabinet ».

Il a rajouté que c’était « parfaitement normal qu’une grande
chaîne hôtelière française informe les autorités françaises de ce qu’il
est advenu : l’arrestation d’une personnalité mondiale de premier plan qui
est de nationalité française ».

Illustration de Marthe Poulain.

Qianlong ou la Chine rêvée


Qianlong (1711 – 1799)

La Chine rêvée

Qianlong est choisi par son père, le médiocre Yongzhen, pour lui succéder sur le trône, à sa mort qui survient le 9 octobre 1735.

Le nouvel empereur va dès lors prendre exemple non sur son père mais sur son grand-père, l’illustre Kangxi, deuxième empereur de la dynastie Qin, fondée par des barbares mandchous en 1644… Et pour ne pas lui faire de l’ombre et ne pas régner plus longtemps que lui, il va volontairement abdiquer au bout de 60 ans de règne, le 9 février 1796.

La Chine à son apogée

Pendant ce long règne, l’empereur Qianlong porte la Chine à son apogée et étend ses frontières plus loin que jamais. La Mongolie, le Tibet, le Népal, la Birmanie… se reconnaissent tributaires du «Fils du Ciel» (surnom de l’empereur). Ils s’astreignent à lui verser un tribut et ses représentants pratiquent la prosternation rituelle, le kotow, en sa présence.

L’empereur, lettré, peintre et poète à ses heures, manifeste comme son grand-père une grande affection pour les savants jésuites qui l’entourent tout en renouvelant l’interdiction de la prédication du catholicisme.

«Chinoiseries»

Par leurs lettres, les Jésuites entretiennent en Europe l’image d’une Chine idéalisée. Les «philosophes», tel Voltaire, exaltent les mérites de l’autocratie mandchoue… pour mieux souligner les défauts de la monarchie française. Celle-ci, sous le règne de Louis XV, emprunte aux Chinois le principe de recrutement des hauts fonctionnaires par concours.

Toute l’Europe aristocratique, au XVIIIe siècle, s’entiche de chinoiseries de luxe : peintures laquées, porcelaines… Certains souverains comme l’Électeur de Saxe ou le roi de France mettent un point d’honneur, d’ailleurs, à imiter et concurrencer les porcelaines chinoises.

Les Anglais découvrent le thé et l’importent en grande quantité au point de s’inquiéter de leur déficit commercial avec l’Empire du Milieu. Ils vont y remédier de la pire des façons, en cultivant de l’opium dans leurs possessions des Indes et en le revendant aux Chinois.

Qianlong maintient à peu près l’ordre à l’intérieur des frontière en s’appuyant sur les lettrés confucéens et les mandarins, de hauts fonctionnaires recrutés sur la base de concours littéraires. Comme ses prédécesseurs, le quatrième empereur mandchou sévit contre les grands propriétaires terriens. Il procède à différents partages des terres, jusqu’à faire de la Chine un pays de petits paysans propriétaires.

Ces mesures, conjuguées à un léger réchauffement climatique et de meilleures récoltes, entraînent une hausse rapide de la population, signe évident de prospérité : d’après les recensements officiels, la population chinoise passe de 60 millions en 1578 à 105 millions en 1661, 182 millions en 1766 et 330 millions en 1872.

Sur la fin de son règne, Qianlong s’en remet à un favori, Heshen, ancien soldat dont la beauté l’a émerveillé. Ministre tout-puissant, il développe dans l’administration le cancer de la corruption. Le nouvel empereur Jiaqing lui imposera de se suicider sitôt après la mort de Qianlong.

Un effondrement aussi brutal qu’imprévisible

Malheureusement, du fait même de leurs succès, l’empereur Qianlong et son entourage de hauts fonctionnaires sont demeurés imperméables aux sollicitations européennes. Ils ont connaissance de la pénétration des Anglais aux Indes et se méfient à juste titre de ces «diables roux», surnom expressif donné aux Anglais.

Intelligents mais dogmatiques et enferrés dans leurs certitudes, les dirigeants chinois ne voient aucun besoin d’ouvrir l’Empire du Milieu à leurs commerçants. Ainsi Qianlong et ses successeurs vont-il laisser passer l’occasion de réformer leur administration.

Il s’ensuivra deux siècles d’humiliations, de guerres civiles et d’invasions, enfin un appauvrissement vertigineux, si l’on songe que les paysans chinois de la fin du XVIIIe siècle n’étaient en moyenne guère plus pauvres que leurs homologues européens et que la région du bas-Yangzi était à peu de chose près aussi développée que l’Angleterre elle-même.

Joseph Savès

Deux prêtres qui s’embrassent: la pub qui choque !


Deux prêtres qui s’embrassent: la pub qui choque !

La marque de crème glacée Antonio Federici avait fait parler d’elle en septembre avec la publication d’une publicité montrant une religieuse enceinte en train de déguster une glace. Cette fois, c’est une image montrant deux prêtres partageant un pot de glace et sur le point de s’embrasser qui fait débat. Le slogan déclare: « Nous croyons en la salivation. » Un porte-parole de la marque a déclaré que cette pub ne se moquait pas du catholicisme mais qu’elle « reflète les troubles graves qui ont affecté l’église catholique ». Six plaintes ont déposée suite à cette publicité qui a été interdite par l’Advertising Standards Authority. Elle estime que la pub est susceptible de heurter les lecteurs et a sommé Antonio Federici d’arrêter avec ses pubs « se moquant de l’église ». Dé.L.7sur7

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Louer une vache pour le plaisir !

En Suisse on trouve des banques et des vaches. Les banques sont partagées par le monde entier, les vaches peuvent aussi être partagées entre les habitants des villes et des campagnes. Alors un paysan suisse a eu l’idée de louer ses vaches. Comme elles ne viennent pas à la ville, les citadins qui recherchent des activités relaxantes se déplacent à la montagne pour les traire et les câliner. C’est le choix de Nathalie qui est comptable et à qui son petit ami a offert une adoption pour une saison d’Urania, rapporte Femina. Elle va lui tenir compagnie pour 280 CHF la saison, (soit 253 EUR). Il est possible de consulter les prétendantes sur le site mavachamoi. Ça se passe à Lécherette dans le canton de Vaud, nous explique le Guide du routard. Les visites à sa vache sont illimitées. Le locataire doit aussi effectuer des travaux à la ferme : rassembler le troupeau, couper du bois, participer à la traite et à la fabrication des fromages. Cela permet également au citadin de partager la vraie vie des fermiers. Alors si ça vous intéresse, vous pouvez consulter le site http://www.mavachamoi.ch/ pour vos demandes de parrainages 2011. Vachement bien, non ?

lepost.fr

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L’idée d’une réforme du bac fait son chemin


Après la fraude du bac S, l’idée d’une refonte de l’examen national progresse. Elle se heurte encore à des hostilités.

Alors que plus de 85,6 % des candidats obtiennent leur diplôme, de plus en plus se demandent quelle est sa légitimité

ÉDUCATION Connus aujourd’hui, les résultats du baccalauréat version 2011 promettent d’être encore meilleurs que l’an dernier. Pour deux raisons principales : la hausse cette année des bacheliers de la voie professionnelle, mais aussi la clémence demandée aux correcteurs en raison de la fuite à l’épreuve de maths du bac S. En 2010, le taux de réussite avait atteint 85,6 %. Mais ces résultats auront certainement un goût amer. Car la fraude qui s’est déroulée lors de l’épreuve de maths du bac S a créé un tel séisme au plus haut sommet du ministère que des répercussions sur l’organisation du bac sont d’ores et déjà envisagées.

AFP Des élèves de terminale pendant l’épreuve de philosophie du baccalauréat 2011 au lycée Camille-Sée, à Paris.Aujourd’hui, officiellement, la mission confiée par Luc Chatel aux services de l’Inspection générale porte sur la sécurisation de cette épreuve, de la conception des sujets à la correction des copies, en passant par les risques multiples de fraude. Mais en filigrane, plusieurs acteurs de la communauté éducative murmurent que le terrain est « mûr » pour une réforme du baccalauréat. Un sujet hautement sensible. Véritable institution, rite de passage, souvent critiqué mais rarement modifié, le bac paraît intouchable, sinon pour le complexifier à l’extrême.

Une réforme avait déjà été envisagée en 2005 par François Fillon, alors ministre de l’Éducation nationale. Ce dernier avait tenté d’introduire une part de contrôle continu dans l’organisation de l’épreuve, dans sa loi d’orientation sur l’école. Mais la vive opposition des syndicats d’enseignants, des organisations de parents d’élèves et surtout des lycéens avait tué dans l’oeuf cette tentative de revenir sur une véritable institution.

Alors que plus de 85,6 % des candidats obtiennent ce passeport pour l’enseignement supérieur, un taux qui n’a cessé d’augmenter ces dernières décennies – il était de 20 % d’une génération en 1970 pour passer à 66 % aujourd’hui –, de plus en plus se demandent quelle est sa légitimité. D’autant que son coût, soit 50 millions d’euros, est important. L’un des principaux obstacles à l’introduction d’un contrôle continu dans l’architecture de la fin de l’examen de la fin du lycée repose sur des inégalités qui pourraient être introduites par des différences de notation en fonction des lycées voire des enseignants. « Si l’on décide de se lancer dans cette voie, on sait compenser ces écarts, ce que l’on fait actuellement avec l’épreuve d’éducation physique et sportive », explique Philippe Tournier, secrétaire général du principal syndicat des chefs d’établissement, le SNPDEN.

Autre reproche fait au baccalauréat dans sa complexité, la multiplication progressive du nombre d’épreuves, entraînant une complexité et des risques importants de fuite et de fraudes. Victor Colombani, président de l’Union nationale lycéenne estime qu’il « faudrait réformer le bac avec des partiels en milieu de première et de terminale pour apaiser les enjeux ».

Mais face à ces pistes, la réforme du lycée, introduite à la rentrée 2010, n’a pas été l’occasion de sauter le pas. Seule modification à la marge : en classe de première l’année prochaine, les pionniers de ce nouveau lycée passeront l’histoiregéographie en fin d’année de première. Mais officiellement, au ministère de l’Éducation nationale, pas question de toucher plus avant au bac. D’autant qu’à moins d’un an de l’élection présidentielle, nul doute que la prudence sera de mise sur ce sujet explosif.

Colopathie ou syndrome de l’intestin irritable : une question de santé publique « Laconnectrice’s Weblog


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De nombreuses personnes de tous âges, enfants et adultes, surtout les femmes, souffrent de troubles intestinaux dérangeants et parfois extrêmement douloureux qui affectent leur vie quotidienne et, en conséquence, coûtent cher au système de santé parce qu’ils rapportent beaucoup d’argent aux spécialistes et aux laboratoires pharmaceutiques. Les perdants sont les patients handicapés par cette maladie chronique et la collectivité qui alimente les fonds de la sécurité sociale.

Fiche technique :

http://www.passeportsante.net/fr/Maux/Problemes/Fiche.aspx?doc=syndrome_intestin_irritable_pm

Question et réponses par le Docteur Zaffran :

http://blogue.passeportsante.net/martinwinckler/2011/05/intestin_irritable_colite_ulcereuse_maladie_de_crohn_des_reponses.html

Autrefois, on rangeait ces symptômes derrière le terme de colopathie. Sous l’influence anglo-saxonne qui les nomme IBS (Irritable Bowels Syndrom) on parle de plus en plus de SIR (Sydrome de l’Intestin Irritable).

Cette affection est à la source de nombreux arrêts maladie et chez les plus jeunes, d’absentéisme scolaire ou d’interruption des études. Sur les forums de Doctissimo, on peut lire des témoignages bouleversants d’étudiants obligés de vivre dans le plus grand isolement et d’abandonner leurs études.

Les gastro-entérologues, pour la plupart, s’avouent impuissants. Toutefois, lors de la première visite, ils prescrivent une coloscopie, un examen qui coûte cher à l’assurance maladie alors que, la plupart du temps, il n’apporte rien à l’établissement du diagnostic ni surtout, au traitement.

Le SIR rapporte beaucoup d’argent aux laboratoires pharmaceutiques qui offrent une large gamme de pansements gastriques ou d’antispasmodiques qui, dans la plupart des cas, n’apportent pas le moindre soulagement au patient.

Par ailleurs, des produits qui ont fait leur preuve ont été supprimés ou déremboursés sans que l’on y trouve d’autres raisons que favoriser les laboratoires pharmaceutiques qui vendent à tour de bras des médicaments inefficaces mais prescrits par les médecins et remboursés par la sécurité sociale.

Un gastro-entérologue avait fait des recherches sur le bismuth qui, selon lui, apportait un soulagement notables aux colopathes. Le bismuth n’est plus autorisé en France, selon son témoignage.

La spasmine, des comprimés à base de valériane et d’aubépine, des plantes connues pour leurs vertus apaisantes, a été déremboursé alors que son coût était modique et que son efficacité était avérée par ses utilisateurs.

Les gastro entérologues se moquent des colopathes car ils sont impuissants à les soigner et il ne semblent pas qu’ils soient intéressés par la recherche d’une solution parce qu’ils sont nombreux à gagner l’essentiel de leurs honoraires avec les coloscopies. La plupart des gastro gastro-entérologues sont équipés d’appareils à coloscopie et pratiquent ces examens sous anesthésie, ce qui suppose la présence d’un anesthésiste et d’une salle de réveil avec personnel infirmier. A cet intérêt s’ajoute bien sûr celui des labos pharmaceutiques qui paient leur formation continue et leur accordent toutes sortes d’avantages en nature en échange de leurs prescriptions.

Certaines thèses affirment que les femmes victimes d’agressions sexuelles dans leur enfance seraient particulièrement affectées par le SIR. Comme l’explique le Dr Zaffran dans le lien donné ci-dessus, l’intestin est une zone particulièrement innervée, sensible et réactive aux émotions. Ne dit-on pas couramment pour exprimer sa contrariété « ça me fait mal au bide » ?

Le SIR est un véritable problème de santé publique car il coûte cher en arrêts de travail, en examens coloscopiques, en prescriptions médicamenteuses inefficaces, en multiples consultations sans résultats et en traitements de troubles psychiatriques et psychologiques. En effet, les personnes qui souffrent de colopathie vivent parfois dans le plus grand isolement car leur souffrance et leur gêne intestinale les privent de relations sociales. Lorsqu’elles ont une famille, le SIR peut sérieusement handicaper leur participation à la vie familiale et les relations avec leurs proches sans qu’ils puissent comprendre ce mal rendu mystérieux par le peu d’intérêt que les autorités sanitaires lui portent.

Quelques remèdes de bonne femme pour soulager la colopathie, au choix :

-pour réduire flatulences et ballonnements : un jus de citron dans un peu d’eau tiède, sans sucre. A boire au moment des crises.

-gingembre frais cru à râper dans une boisson ou un yaourt à prendre le matin au petit déjeuner

-cure de spasmine (valériane + aubépine) : deux comprimés trois fois par jour pendant au moins un mois. Médicament vendu en pharmacie, non remboursé.

-Tisane à l’indienne : cardamome, coriandre (graines), laurier, gingembre, un clou de girofle, anis. On peut les mélanger au thé. Boire à volonté.

-Poser une bouillotte chaude sur son ventre au moment des crises

-Charbon végétal

-Argile fine verte diluée dans de l’eau le soir au coucher

NB Il faut essayer ces produits à tour de rôle pendant au moins une semaine pour savoir s’ils conviennent. A chaque patient ses propres réactions et besoins.

Si vous êtes sous traitement, demandez l’avis de votre médecin, surtout si vous utilisez le charbon végétal et l’argile qui peuvent absorber les molécules de vos médicaments habituels et les neutraliser.

LE THERMOS…


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Ce sont deux mineurs, un Newfie et un Québécois. A l’heure de la pause-café, le Québécois dévisse son Thermos et se sert un petit café tout chaud quand le Newfie lui dit :

– Oh ben, c’est formidable, hein Qu’est-ce que c’est, cet appareil ? Quand je pense que moi, je suis obligé d’amener un réchaud, hein, qu’est-ce que c’est ?

– Ben c’est un Thermos, mon pote! Ça s’appelle comme ça.

– Comment tu dis le nom?

– Un Thermos

Le Newfie revient une heure après et dit au Québécois :

– Comment tu m’as dit le nom là?

– Un THER-MOS

Le soir, le Newfie revient voir le Québécois :

– Comment ça s’appelle, le truc que tu m’as dit? Le Québécois en a marre et lui répond :

– C’est une capote. Voilà C’est une capote! Si tu veux l’acheter, tu vas à la pharmacie et tu demandes une capote.

– Oh ben j’vais y aller, parce que c’est pratique quand même pour avoir le café chaud !

Le Newfie arrive à la pharmacie et demande à la pharmacienne :

– Bonjour mademoiselle, je voudrais une capote, mais au moins pour quatre litres.

– Quatre litres, Mais ça va pas ?

– Oui, très bien mais c’est parce que moi, quand je suis au fond du trou, j’y reste au moins huit heures!

(merci à DENISE GAUTHIER pour cette farce)