Pensée du mardi 5 juillet 2011.


« Vous avez vu des serpents se mouvoir. On dit qu’ils rampent, mais
la forme de leur mouvement s’apparente à une sinusoïde. Or, la
sinusoïde est aussi le mouvement de la lumière. C’est pourquoi,
quand les Initiés veulent expliquer ce qu’est l’agent magique, ce
médium universel qu’ils appellent la lumière astrale et grâce
auquel les ondes se propagent à travers l’espace, ils se servent
de l’image du serpent. Cet agent par lui-même est neutre, il
possède seulement une fonction de transmission, et il transmet le
bien comme le mal. Le serpent astral a donc une double nature,
lumineuse et ténébreuse. C’est cette double nature qui est
représentée dans le symbole initiatique du caducée : un bâton
entouré de deux serpents entrelacés. Les deux serpents sont les
deux courants positif et négatif de la lumière astrale. Le
premier est lumineux et chaud, le second obscur et froid ; l’un
est blanc, l’autre est noir.
Le serpent est une entité unique mais qui, du point de vue
symbolique, possède deux aspects. Nous devons vaincre son mauvais
aspect, et une fois qu’on l’a vaincu, il se met à notre service,
il nous donne ses énergies. Oui, mais tout d’abord, nous devons
le dominer. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

Tristane Banon: « Je souhaite le retour de DSK, pour qu’on aille au tribunal » – L’EXPRESS


Par Claire Chartier et Delphine Saubaber, publié le 04/07/2011 à 17:34

Tristane Banon: "Je souhaite le retour de DSK, pour qu'on aille au tribunal"

« Je n’en peux plus d’entendre dire que je suis une menteuse du fait que je ne porte pas plainte » (contre DSK). Tristane Banon accuse l’ex-patron du FMI d’avoir tenté de la violer il y a huit ans.

Reuters/Charles Platiau

Tristane Banon va porter plainte, huit ans après la tentative de viol dont elle accuse DSK. Elle s’en explique ce mardi dans L’Express. Premiers extraits exclusifs.

« Je n’en peux plus d’entendre dire que je suis une menteuse du fait que je ne porte pas plainte. Depuis huit ans, je porte cette histoire seule, j’entends les rumeurs, les mensonges à mon sujet. Depuis le 14 mai, on décide de ce que veut dire mon silence, on interprète chaque mot de mon avocat sans même l’écouter.

Tristane Banon: "Je souhaite le retour de DSK, pour qu'on aille au tribunal"

En couverture du prochain numéro de L’Express, à paraître ce mardi: l’autre affaire DSK et la longue interview exclusive de Tristane Banon accusant l’ex-patron du FMI de tentative de viol.

DR

On n’a pas non plus compris que je ne vienne pas soutenir Nafissatou Diallo sur les plateaux télé. Je n’ai pas voulu commenter car je ne sais rien de son cas. Si elle a menti sur certains sujets, ça ne veut pas forcément dire qu’elle ait menti sur le viol. Mais pour moi, c’était devenu insupportable. Et puis, aujourd’hui, de voir Strauss-Kahn libéré puis aussitôt dîner dans un restaurant de luxe entre amis, ça me rend malade. Je sais bien que la moitié des gens me croira, l’autre non. Il n’y a pas de bonne solution, seulement une qui fait que je pourrai enfin me regarder dans la glace […] Pour une fois, je voudrais être maîtresse de ce qui m’arrive. Je voudrais qu’on m’entende parce que j’ai peut-être, enfin, une chance d’être écoutée. »

« Quand je suis rentrée dans cet appartement, je me suis sentie tout de suite mal à l’aise. Il était quasi vide, blanc, poutres apparentes, une machine à café, une table ronde, avec à droite de la partie salon, une bibliothèque vide, et tout au fond, une chambre avec un lit. On a commencé à parler un peu, il m’a proposé un café, j’ai sorti mon dictaphone, il a voulu qu’on aille sur le canapé, puis que je lui tienne la main pour répondre. ‘Sinon je n’y arriverai pas’, a-t-il dit. J’ai voulu m’en aller. Il a arrêté le dictaphone, m’a attrapé la main puis le bras, je lui ai demandé de me lâcher, et c’est de là qu’est partie la bagarre. »

« François Hollande, lui, connaissait l’histoire. »

« Je ne souhaite qu’une chose, qu’il [DSK] revienne en France avec sa présomption d’innocence pour qu’on aille devant un tribunal. »

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Strauss-Kahn a-t-il perdu le vote des femmes ? | Rue89

Par Pierre Haski | Rue89 | 03/07/2011 | 12H01

C’est une intuition plus qu’une étude scientifique : mais avez-vous remarqué la différence de réactions entre hommes et femmes aux derniers développements de l’affaire DSK ? Les premiers, me semble-t-il, sont plus prompts à tourner la page en considérant d’ores et déjà le dossier comme clos, tandis que les secondes conservent un goût amer face à tout ce que cette affaire a fait remonter à la surface.

Plutôt que d’interroger les Français selon le bon vieux critère droite-gauche, qui montre que les électeurs de gauche ont plus envie de voir DSK revenir dans le jeu politique que ceux de droite (60% contre 38%), belle découverte, Le Parisien aurait été bien inspiré de faire un sondage selon la ligne de fracture homme-femmes. Le résultat aurait été passionnant.

De quoi s’agit-il ? De l’affaire dans l’affaire : du rapport général des hommes aux femmes, des hommes de pouvoir aux femmes qui les entourent… Il ne s’agit pas de l’affaire criminelle qui l’est de moins en moins, à mesure que la crédibilité de la plaignante se fragilise sous le coup des révélations, au point de la rendre impossible à présenter devant un jury populaire pour un procureur soucieux d’éviter l’échec.

« Je ne voterais pas pour lui aujourd’hui »

Sylvie Kauffmann, qui fut la première femme à diriger la rédaction du Monde, résume parfaitement le propos dans une citation que lui attribue, non pas son propre journal, mais le New York Times :

« Je pense que son image est tellement abimée désormais, qu’il ne sera pas en mesure de retrouver la confiance des électeurs, en particulier dans l’électorat féminin. Je ne voterais pas pour lui aujourd’hui, mais je l’aurais fait avant.

[…] Il y a une tendance chez les hommes à prétendre que rien ne s’est passé.

Il reste le type qui a eu une rencontre sexuelle avec une femme de ménage à midi dans une suite de luxe avant de déjeuner avec sa fille et de prendre l’avion pour rejoindre son épouse. »

Si, comme la plupart des Français, vous avez parlé de l’affaire DSK avec vos amis et votre entourage depuis les révélations de vendredi, vous aurez noté ce décalage hommes-femmes dont parle Sylvie Kauffmann.

Même les femmes qui en viennent à considérer, au vu des dernières révélations, qu’il n’y a pas eu tentative de viol dans la suite 2806 du Sofitel, mais peut-être une relation tarifée qui a mal tourné, se détournent aujourd’hui d’un homme dont le comportement vis-à-vis des femmes n’est plus du registre de la « séduction » française tant vantée, mais plutôt d’un appétit sexuel dénué de tout romantisme.

Tout le déballage sur la vie privée de Dominique Strauss-Kahn qu’a permis son arrestation à New York, a brisé le tabou bien vivant chez les journalistes sur la chambre à coucher. Et ceux qui n’avaient touché qu’avec des pincettes les affaires précédentes concernant DSK, comme sa maîtresse hongroise du FMI, ont étalé ses « performances » sexuelles comme autant de preuves à charge expliquant le « dérapage » new-yorkais.

Qu’on le veuille ou pas, et même si les Français se défendent de tout « moralisme » par opposition aux Américains dont notre ami Bernard Cohen montre bien par ailleurs le complexe biblique du « holier-than-thou », « plus saint que toi », il y a une part de « morale » dans la dégradation de l’image de DSK auprès des femmes.

« En Dominique, il y a aussi Dark Vador »

A l’arrivée, l’affaire de New York n’est plus tout à fait ce qu’elle était. Mais l’image de DSK non plus n’est plus ce qu’elle était.

A l’heure d’un choix politique fort comme l’élection d’un président de la République, les femmes voteront-elles pour l’économiste qui est censé avoir les bonnes réponses aux problèmes de la France (ceux et celles qui ne le pensaient pas avant ne changeront pas d’avis…), ou, un peu aussi, pour l’homme tel qu’il apparaît, nu, dans les portraits pas toujours flatteurs des dernières semaines ?

La question s’adresse aussi aux hommes, mais il semble que peu d’entre nous (c’est un homme qui écrit…) se la posent dans les mêmes termes, sans doute poussés par un lâche soulagement de voir l’affaire de viol se dégonfler, la pression s’atténuer sur la remise à plat du machisme ambiant, et les néo-féministes contraintes de se montrer plus discrètes après avoir soufflé sur les braises new-yorkaises.

Dans un excellent portait publié ce weekend, les journalistes du Monde Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin citent un membre, anonyme, du courant Strauss-Kahnien du PS :

« En Dominique, il y a le type le plus brillant de sa génération, mais il y a aussi Dark Vador [le versant noir des chevaliers de la Guerre des étoiles, ndlr]. »

La trace que laissera l’affaire de New York dans l’esprit des femmes ferme-t-elle la porte à un retour de DSK, sinon dans le jeu politique, au moins dans le circuit de la présidentielle de 2012 ? A entendre de nombreuses femmes qui auraient certainement voté pour lui il y a encore deux mois, refuser aujourd’hui d’envisager cette hypothèse, même s’il sort blanchi du tribunal new-yorkais, la question est assurément posée.

Une crise a bien eu lieu entre Albert et Charlene avant le mariage | Ici et Ailleurs | L’Orient-Le Jour


Ici et Ailleurs

Monaco

lundi, juillet 4, 2011

Les deux époux ont échangé un petit baiser à la fin de la cérémonie. Valery Hache/AFP
Les deux époux ont échangé un petit baiser à la fin de la cérémonie. Valery Hache/AFP

Samedi, l’heure n’était plus vraiment à la polémique, le couple s’étant dit oui devant l’autel.

Une crise entre le prince Albert de Monaco et sa fiancée Charlene a bien précédé leur mariage, selon plusieurs sources proches de l’organisation des noces. Ces sources parlent, sous le couvert de l’anonymat, de « la véracité » du couac entre les deux époux et d’une probable demande de reconnaissance de paternité auprès d’Albert. Elles ont tenu ces propos une fois le mariage civil célébré vendredi.
En début de semaine, la presse du monde entier avait évoqué la rumeur d’une récente tentative de fuite de Charlene à l’aéroport en raison d’une paternité cachée d’Albert. Dès mercredi, Stéphane Bern, proche conseiller de la famille princière, avait notamment déclaré au quotidien Le Parisien : « Une femme peut très bien prétendre qu’elle est enceinte du prince. On ne va pas faire un test ADN pour le vérifier à trois jours du mariage. » Vendredi, le même tentait de minimiser, parlant d’« une petite querelle d’amoureux ». « Il y a eu, certainement, une petite querelle d’amoureux quelques jours avant, mais vous savez, le stress du mariage, ça existe toujours, mais rien qui justifie qu’elle ait décidé de partir pour l’Afrique du Sud », a-t-il dit sur la radio RTL.
Malgré cela, le prince Albert et la princesse Charlene de Monaco se sont dit « oui » samedi au cours d’une fastueuse cérémonie devant 800 invités de marque et d’innombrables téléspectateurs, s’échangeant des regards complices dans la cour d’honneur du palais devenue église d’un jour. Tous les ingrédients étaient là pour faire oublier une semaine tumultueuse. Les Monégasques ont ovationné une nouvelle princesse qui doit perpétuer une dynastie des Grimaldi vieille de 700 ans.
La Sud-Africaine Charlene, 33 ans, vêtue d’une robe Armani, est arrivée samedi au bras de son père sous les yeux de milliers de Monégasques invités à assister à la cérémonie sur écrans géants. Le prince en uniforme de carabinier blanc l’attendait devant l’autel installé dans la cour d’honneur du palais, l’air détendu, lui prenant la main avant le début de la cérémonie et lui adressant des petits mots. L’archevêque Mgr Bernard Barsi a invité le couple à se tenir la main et échanger leurs consentements. Et le prince a gratifié Charlene d’un clin d’œil avant de dire « oui ». L’échange des anneaux a donné lieu à une petite confusion qui a fait sourire les époux, Albert engageant l’alliance à la mauvaise main. Il s’est accompagné d’un chant traditionnel sud-africain qui amène la bonne fortune aux mariés. Son interprétation par la cantatrice Pumela Matshikiza a suscité un large sourire de Charlene et une vive émotion chez son père. Charlene a enfin soulevé son voile, et les deux époux ont échangé un petit baiser.
Jusqu’alors, le prince n’avait jamais semblé pressé de se marier. Après être resté longtemps dans l’ombre de son père ou de ses sœurs archimédiatisées, le souverain semble avoir gagné en assurance pour célébrer à 50 ans passés son mariage.
Parmi les 800 invités, le roi des Belges, l’ex-tennisman Henri Leconte, le musicien Jean-Michel Jarre, l’épouse de l’ancien président Jacques Chirac, Bernadette Chirac, en robe de mousseline marine avec chapeau à plumes assorti. Le chef de l’État français Nicolas Sarkozy faisait aussi partie des personnes conviées, comme les présidents libanais, allemand, irlandais ou islandais, et une série de têtes couronnées comme le prince Edward, fils cadet d’Élisabeth II.
À l’issue de la cérémonie, les nouveaux mariés ont grimpé dans une voiture hybride décapotable pour aller à la rencontre d’une foule par endroits clairsemée – 20 000 à 30 000 personnes sur le parcours selon la police – et honorer la tradition monégasque du dépôt du bouquet de la mariée dans la chapelle Sainte-Dévote (patronne de la principauté).
Charlene de Monaco a fondu en larmes, extrêmement émue, en écoutant dans la chapelle une mère et sa fille de 11 ans entonner un cantique à la Sainte Vierge. Le mariage religieux juste avant venait d’inclure les prestations de grands solistes internationaux comme la soprano américaine Renée Fleming ou le ténor italien aveugle Andrea Bocelli, mais jusqu’au « oui » du consentement, la princesse était restée assez tendue et concentrée.
Dans la soirée, 500 convives ont participé à un dîner méditerranéen. Après le feu d’artifice, 200 amis du couple les ont rejoints à l’opéra métamorphosé en piste de danse pour fêter l’événement jusqu’à l’aube.
Hier, les derniers invités du couple étaient conviés à un brunch avant que les nouveaux époux ne s’envolent mardi vers l’Afrique du Sud, le prince devant assister à une réunion du Comité olympique international (CIO). Aucun détail sur le voyage de noces n’a été publié.

(Source : AFP)

@Slim404, blogueur, cyberactiviste, ex-ministre tunisien… | Dossier Afrique | L’Orient-Le Jour


Par Rania Massoud | 04/07/2011

Slim Amamou, militant pour un Internet libre.
Slim Amamou, militant pour un Internet libre.

InterviewPour Slim Amamou, l’un des militants anti-Ben Ali les plus en vue lors de la «révolution de jasmin , « le temps est désormais à la reconstruction ».

Il se présente comme un « éternel activiste ». Emprisonné pendant la révolution de jasmin, Slim Amamou, alias @Slim404, accède à la notoriété internationale après avoir été nommé secrétaire d’État à la Jeunesse et aux Sports, au sein du gouvernement tunisien de transition, trois jours après la chute de Ben Ali. Le cybermilitant démissionne quatre mois plus tard en expliquant se sentir plus utile en dehors du gouvernement. Rencontré lors d’un séminaire organisé par Canal France International (CFI) à Montpellier, ce jeune informaticien de 33 ans confie à L’Orient-Le Jour sa vision de la Tunisie moderne.

Q- Quelles sont vos principales préoccupations aujourd’hui en Tunisie, notamment à l’approche des élections qui se tiendront le 23 octobre ?
R- Nous sommes mobilisés pour soutenir les candidats indépendants. Après la chute de Ben Ali, les plus grands et anciens partis d’opposition (comme le PDP, al-Tajdid, al-Takattol), ainsi qu’ennahda, le nouveau parti islamiste qui est assez important, reviennent en force. Face à cela, j’ai créé avec un groupe d’amis un think tank qui s’appelle « Afkar Moustakilla ». Sa mission est de créer une plate-forme de débat avec l’aide d’outils technologiques. Nous encourageons les candidats indépendants qui partagent nos valeurs les plus basiques, dont la transparence, la démocratie et la liberté d’expression. Nous voulons que la majorité de l’Assemblée constituante soit tenue par des Tunisiens qui représentent leurs propres idées et non pas une idéologie quelconque. Notre travail, dans « Afkar Moustakilla » est de donner les moyens à ces listes indépendantes en les connectant entre elles et en leur fournissant des services, de la formation et pleins d’outils, notamment informatiques, afin qu’elles puissent gagner les élections de manière indépendante.

Tout cela doit coûter beaucoup d’argent. Comment financez-vous vos projets ?
Non, pas du tout. Cela ne nécessite pas beaucoup d’argent. Nous allons essayer de trouver des fonds, bien sûr. On tient beaucoup à la transparence. Le financement sera nominatif : nous publierons qui a donné quoi et comment sur notre site lorsqu’il sera mis en place. Tous les membres fondateurs vont adresser un message vidéo et toutes nos formations seront diffusées sur vidéos aussi.

La révolution n’est-elle donc pas finie ?
Je pense que la révolution est finie le 14 janvier (date de départ de Ben Ali). Le temps est désormais à la reconstruction. C’est maintenant que le travail commence.

Seriez-vous prêt à répéter votre expérience au sein du gouvernement tunisien ?
Oui, je suis absolument prêt à revivre cette expérience. J’étais entré dans le gouvernement dans l’optique de préparer une élection libre. Je voulais vérifier par moi-même que le gouvernement transitoire était capable de mener des élections transparentes. Il fallait que je le fasse et ça a été fait. Là, les élections sont sur les rails, une nouvelle loi électorale est sortie et il y a une commission qui a été créée pour gérer le scrutin, ce n’est donc plus le gouvernement qui le fait. J’ai démissionné après cela parce que je n’avais plus rien à y faire.

Beaucoup dans la presse internationale évoquent la « crainte » d’une islamisation de la Tunisie. Ce risque existe-t-il vraiment ?
La crainte existe bel et bien chez certains Tunisiens. Il est vrai que des partis comme en-nahda sont très bien organisés et financés, mais personnellement ils ne me font pas peur. On a eu peur pendant 23 ans, cela suffit. Maintenant, il faut bosser. Il faut faire en sorte que la représentation d’ennahda soit insignifiante à l’Assemblée.

Pendant des années, vous avez inlassablement lutté contre la censure dans votre pays. Se fait-elle ressentir encore aujourd’hui en Tunisie ?
Disons qu’elle avait disparu pendant un moment, puis elle est revenue par la petite porte de la loi. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles j’ai démissionné du gouvernement. Avant, la censure était complètement illégale, alors que maintenant elle a été en quelque sorte règlementée. Elle est surtout dirigée contre les sites dits « pornographiques » ou « portant atteinte aux mœurs ». Mais ceci n’est qu’un prétexte, un coup politique qui profite aux islamistes. Nous sommes nombreux aujourd’hui à nous mobiliser contre la censure. Et je suis très optimiste. Nous appelons à ce que le droit à un accès libre au savoir soit inclus dans la nouvelle Constitution. Cela coupera court à toute forme de censure. C’est-à-dire que si j’ai le droit constitutionnel d’accéder au savoir, tout peut être un savoir. Un sociologue peut penser que la pornographie sur Internet est un sujet d’étude et donc la censure de ces sites deviendrait anticonstitutionnelle. Cette question est d’ailleurs débattue depuis plus de six mois en Tunisie. En tolérant la censure, toute forme de censure, les Tunisiens ne réalisent pas les implications sur les libertés individuelles.

Les Tunisiens se sont montrés très solidaires des Égyptiens lors de la révolution anti-Moubarak, leur offrant conseils et astuces. Quelle est votre action aujourd’hui vis-à-vis des activistes syriens ?
Malheureusement, en ce moment, on est focalisés sur la Tunisie. On est tellement occupés par ce qui se passe dans notre pays qu’il est difficile de fournir du support à nos amis syriens, bahreïnis et autres. On se sent tiraillés, surtout qu’on a des amis qui ont été détenus ou qui vivent dans la clandestinité dans ces pays. Mais il est important de savoir que les activistes du monde arabe étaient connectés avant le début de la révolution tunisienne. C’est d’ailleurs ce réseau de soutien mutuel interarabe qui a fait la révolution en Tunisie.

Que pensez-vous du procès de Ben Ali ?
« Je suis très, très content qu’un procès a été ouvert contre Ben Ali. Selon la Constitution tunisienne actuelle, il risque la peine de mort. Mais je suis tout à fait contre la peine capitale et je souhaite qu’elle ne figure plus dans la nouvelle Constitution. En l’abolissant, on donnerait un signe à Ben Ali et au monde entier pour dire qu’on est prêt à juger cet homme dans les conditions de la Tunisie moderne. Pour moi, le plus important dans ce procès, c’est l’histoire qu’il va raconter. J’espère même qu’il écrira ses Mémoires un jour.

C’est un personnage qui vous intrigue…
Je suis un militant de la transparence et je ne suis pas quelqu’un d’animé par le désir de vengeance. Il faut bâtir la nouvelle Tunisie avec tout le monde. Peut-être qu’il est un peu tard pour Ben Ali, vu son âge, mais je souhaite qu’il soit bien traité en prison. Je veux qu’il nous explique quelles étaient ses motivations et pourquoi il a fait ce qu’il a fait. Je voudrais éventuellement qu’il condamne d’autres personnes parce que c’est tout un système qui était en place. Il ne faut pas qu’il porte à lui seul toute la responsabilité.

Christophe Ayad, de Libération, a récemment publié un article faisant état de l’intox qui entourait la révolution tunisienne, notamment le cas de la gifle reçue par Mohammad Bouazizi et qui n’aurait jamais eu lieu. Vous qui étiez au centre de la mobilisation anti-Ben Ali, pensez-vous qu’il y avait un besoin de gonfler certaines histoires afin d’accélérer le mouvement de contestation ?
Non, je ne le pense pas. Bouazizi n’a été véritablement important qu’à Sidi Bouzid. C’est-à-dire que les manifestations qui ont suivi n’étaient plus à propos de Bouazizi, mais en soutien à Sidi Bouzid. Il y avait certainement une activité politique derrière ces histoires, et le mythe de Bouazizi a bien servi. Mais moi, je n’aime pas beaucoup les mythes. Je suis pour une éthique même dans la fabrication des histoires. Le phénomène de l’immolation est navrant. Il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas eu que Bouazizi. Selon le dernier décompte, il y a eu 110 personnes qui s’étaient immolées par le feu. Et c’est un phénomène qui s’est répandu dans le reste de la région. C’est une horreur. C’est dommage qu’on soit dans cette culture de chahid (martyr). Il faudrait véhiculer une meilleure éthique pour le XXIe siècle. Tu n’es pas un héros si tu meurs. Un héros est un héros pendant sa vie.

« Altérez-vous Café » : un espace « citoyen » fondé en Belgique par un jeune Libanais et ses associés | Les Libanais dans le monde | L’Orient-Le Jour


Par Suzanne BAAKLINI | 04/07/2011

Mélange de convivialité et de réflexion.
Mélange de convivialité et de réflexion.

Success storyUn groupe de jeunes ont fondé un café pas comme les autres à Louvain. Qualifié de « citoyen », c’est un espace à multiples vocations. Dans une interview à « L’Orient-Le Jour », Patrick Ayoub, libanais d’origine, revient sur cette initiative pionnière.

OLJ – Racontez-nous la genèse du café citoyen. En quoi consiste-t-il exactement ?
Patrick Ayoub – Le projet « Altérez-vous » entend œuvrer à l’amélioration des conditions de vie de l’homme et à la protection de l’environnement au sein duquel il évolue. Nous avons privilégié l’activité d’un café citoyen afin de réaliser un mélange équilibré de convivialité, d’échange et de réflexion. Le concept revêt deux facettes intimement interconnectées, une marchande et une seconde non marchande. L’activité marchande consiste en plusieurs points : d’une part, il s’agit d’encourager les modes de production respectueux de l’homme et de l’environnement ainsi que la production locale. Pour ce faire, nous privilégions les produits issus du commerce équitable et de l’agriculture biologique tout en encourageant les savoir-faire locaux. D’autre part, le projet vise à financer les activités non marchandes. Enfin, nous cherchons à démontrer qu’une autre forme de commerce est possible et qu’il est imaginable pour des jeunes de se lancer dans l’aventure de l’entreprise d’économie sociale.

Pour ce qui est de l’activité non marchande, le projet aide à sensibiliser autour des trois axes du développement durable : le social, l’environnemental et l’économique. Il permet aussi d’encourager la responsabilisation du citoyen en tant qu’acteur de la société au sein de laquelle il vit. Il sert troisièmement à promouvoir l’interculturalité.

Quel est le public que vous visez et que lui apporte un tel projet ?
Le public visé est très large. Nous espérons toucher les étudiants car ils constituent le moteur du changement et débordent d’énergie. Nous espérons aussi toucher les personnes actives et/ou pensionnées, car elles ont un rôle indéniable en tant que « consom’acteurs ». En d’autres termes, par leur choix de consommation et de vote, elles peuvent bousculer les choses. Pour le moment, le café citoyen n’est pas monopolisé par un seul type de public, nous réussissons à maintenir l’objectif de rester ouverts à tous.

En quoi vos origines libanaises vous ont-elles rendu sensible à la nécessité d’un tel projet, et que peut apporter une idée pareille à votre pays d’origine, le Liban ?
Le Liban a été mon école de discipline. J’y ai appris à faire les choses à fond lorsque j’étais en train de me lancer. Cette démarche m’a poursuivi au niveau de mes études puis au niveau des différents boulots que je mène actuellement en parallèle. Néanmoins, le Liban n’a pas contribué à m’ouvrir les yeux sur les problématiques défendues par notre café citoyen. En fait, le pays a besoin de modification en profondeur. Malheureusement, cela empire au niveau de la jeunesse. Les programmes politiques et économiques de développement du Liban sont quasi exclusivement axés sur une rentabilité à court terme sans aucune vision à long terme.
Pourtant, j’ai rencontré à l’étranger beaucoup de Libanais très ouverts et très compétents. Ils défendent très bien les couleurs de leur pays car ce sont des travailleurs ambitieux, mais malheureusement trop souvent concentrés sur les affaires. Je trouve dommage que très peu d’énergie et de temps soient consacrés à des projets de bénévolat, de développement, d’entraide sociale, etc.
Un café citoyen pourrait donc apporter beaucoup au Liban en termes d’accès à l’information sur ces sujets, d’aide aux petits agriculteurs locaux à travers l’achat de leurs produits et de l’exposition de leur savoir-faire, de lieu de débat et d’expression sur le sens et le but de la vie, de rencontres interculturelles, de discussions politiques (axées sur de vrais programmes et pas sur des personnalités), etc. Il y a tellement de choses à faire !

En quoi votre pays d’adoption vous a-t-il aidé à concrétiser un tel projet ?
La Belgique, et en particulier Louvain-la-Neuve, se prêtait très bien à ce projet car les gens qui y habitent sont fort sensibles aux problématiques que nous défendons. C’est d’ailleurs là que nous avons nous-mêmes pu ouvrir les yeux sur tout ce qui concerne le commerce équitable à travers le magasin de l’organisation Oxfam. Ensuite, de fil en aiguille, nous avons commencé à nous intéresser à l’écologie, à la politique, à l’économie sociale, à l’esprit de coopérative…
À l’ouverture du café, les choses n’ont pas toujours été faciles, loin de là. Mais lorsqu’on travaille dur, on peut être récompensé en Belgique, à travers des subsides qui peuvent constituer un soutien non négligeable pour réussir un projet.

Quels sont vos projets d’avenir dans l’immédiat et à plus long terme ? Envisagez-vous d’ouvrir un café citoyen au Liban ? Si oui, auriez-vous peur d’éventuelles complications administratives et autres ?
Actuellement, nous devons encore travailler pour accroître la clientèle de notre café afin de proposer aux travailleurs des conditions de travail plus justes à nos yeux. Je suis également engagé dans différents projets de recherche très intéressants.
À moyen terme, nous envisageons de partir durant quelques années en Amérique du Sud afin de découvrir les pays et leurs innovations sociales avec le peu de moyens disponibles. Sur le long terme, nous voulons nous installer en Roumanie puis au Liban et nous engager dans des projets de sensibilisation et de développement à travers tout ce que nous aurons appris le long de notre parcours. Le café citoyen ne sera sans doute pas la meilleure solution dans ces deux pays. Il faudra analyser la situation sur place et orienter nos idées en fonction de nos observations et de nos envies.

Qu’aimeriez-vous dire aux jeunes Libanais ?
Un message d’espoir et d’énergie positive. J’espère que les mouvements portés notamment par les jeunes dans les pays arabes voisins permettront d’éveiller aussi les citoyens libanais à la nécessité d’avoir des hommes politiques compétents, intègres, pour guider le pays dans une direction souhaitable et soutenable.
Il est donc important que tout le monde s’implique pour donner son point de vue, et surtout ne pas céder au fatalisme. Avec de l’énergie positive, on peut soulever des montagnes !

Cette page (parution les premier et troisième lundis de chaque mois) est réalisée en collaboration avec l’Association RJLiban. E-mail : monde@rjliban.comhttp://www.rjliban.com

« C’est de l’océan que naîtra le destin des civilisations à venir » | Rue89


Par Emilie Rosso | Journaliste | 03/07/2011 | 13H23

L’architecte des mers Jacques Rougerie a imaginé maisons et vaisseaux sous-marins pour que l’homme « habite la mer ».

C’est l’histoire d’un homme qui avait un rêve : vivre sous l’eau. Un homme passionné par l’océan et mu par le désir de bâtir pour le futur. Devenu architecte des mers, Jacques Rougerie a bâti sa première maison sous-marine, Galathée, en 1977, parce que « c’est de l’océan que naîtra le destin des civilisations à venir ».

Jacques Rougerie.Jacques est un être « hybride, mi-homme mi-poisson, que l’évolution a privé de ses branchies ; il lui faudra donc imaginer de nouveaux habitats », écrit son ami, l’explorateur Jean Louis Etienne. Enfant, Jacques plongeait sous les eaux ivoiriennes avant même de savoir marcher.

« Mes premiers souvenirs de la vie, c’est l’océan, cette immensité bleue, ces grandes plages africaines. L’univers sous-marin me fascinait. »

Fils d’un explorateur, compagnon de route du célèbre Théodore Monod, Jacques entendait « les amis de ses parents parler du pôle Sud, du pôle Nord, de l’Amazonie ».

« J’ai été embarqué dans cet imaginaire. »

Jules Verne : « Dans l’avenir, ne faudra-t-il pas bâtir sur la mer ? »

De « 20 000 lieues sous les mers » aux récits de La Pérouse, Jacques est très vite imprégné de la conquête de la mer, et influencé par des grands hommes, comme Cousteau qu’il rencontre à 11 ans.

« Je voulais dessiner des engins pour aller sous l’eau. »

City in the Ocean (Agence Rougerie).

« Dans l’avenir, ne faudra-t-il pas bâtir sur la mer ? » demandait déjà Jules Verne. Jacques a relevé le défi. Diplômé des Beaux Arts et de l’Institut océanographique de Paris, il commence par construire un village sous-marin. La réussite de ces premiers projets fait taire les plus sceptiques ; Jacques n’est pas un fou mais un visionnaire. « Je suis un rêveur pragmatique », affirme-t-il. Il écrit :

« En dépit du risque de montée des eaux induit par le réchauffement climatique, nos contemporains sont paradoxalement de plus en plus nombreux à se masser près des côtes. Pour accompagner cette tendance, de grands projets voient et verront le jour, adossés à la terre et chevauchant l’océan. »

Alors, Jacques dessine villes flottantes et palais sous-marins. Il imagine la Tour coquillage pour l’émirat de Sharjah, City in the Ocean pour Abou Dabi et le Sting Ray Hotel, édifices futuristes qui plongent dans les eaux littorales. Il explique :

« L’aménagement de la mer doit être le reflet d’une adaptation de l’homme à l’environnement marin, première étape de l’avènement d’une civilisation de la mer. »

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« Il y a des gens que cela peut paniquer »

Parce que pour « habiter la mer », il faut d’abord la comprendre, Jacques commence par construire des maisons sous-marines dédiées à la recherche scientifique.

« Pour dessiner ces maisons, nous n’avions aucun référentiel. Tout était à inventer. Il fallait utiliser de nouveaux matériaux, et s’adapter à des contraintes particulières. On s’est alors inspirés de la vie sous-marine pour créer une architecture bionique en symbiose avec l’environnement marin. »

Avec sa forme ronde, ses grandes baies vitrées, et sa couleur presque translucide, Galathée ressemble à une méduse rattachée au sol par des câbles. Sous l’eau, les journées sont plus courtes, la notion du temps est différente. Jacques, qui a décroché le record du plus long séjour passé sous la mer – 70 jours –, explique :

« On ne dort pas de la même façon, on ne mange pas de la même façon, on ne bouge pas de la même façon. On a besoin de plus de sommeil, de plus d’énergie parce qu’on respire de l’air compensé. »

Les yeux rêveurs, il ajoute :

« Les réactions sont plus lentes, le rythme de vie en général est plus lent. Il faut recaler son esprit. Il y a des gens que cela peut paniquer. »

Le musée de l'archéologie sous-marine à Alexandrie (Agence Rougerie).

Jacques ne pense pas que l’avenir de l’homme soit d’aller vivre définitivement sous l’eau – « L’homme est fait pour vivre sur Terre. » Mais il pourra y aller « se reposer, en vacances ou aire du tourisme », explique l’architecte qui a pour projet de construire un musée archéologique autour du palais de Cléopâtre, immergé sous les eaux d’Alexandrie.

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« Des énergies, de la pharmacologie, des minerais… »

Il en est sûr, « l’océan représente le second souffle de l’humanité », mais il faut « mieux l’explorer, mieux l’exploiter ». Il continue :

« Il y a une telle potentialité dans cet univers gigantesque qui renferme tellement de choses. Au niveau des énergies, du nutritionnel, de la pharmacologie, des minerais. »

Capitaine Némo des temps modernes, Jacques a dessiné le SeaOrbiter, destiné à écumer les mers dans un esprit de recherche biologique et scientifique. « Dans la grande tradition des explorations maritimes », SeaOrbiter est un vaisseau qui doit aider à « la découverte de cette immensité pour favoriser l’émergence d’un nouveau rapport entre l’homme et la mer ». Une « sentinelle avancée sur la dernière frontière » qui permettra de poser les bases de notre avenir, habiter la mer. (Voir la vidéo)


http://www.dailymotion.com/swf/xjmeb6

« Un marin, c’est un aveugle de la mer »

Jacques fait partie du peuple des Mériens, une civilisation nouvelle en train de se bâtir.

« Un marin, c’est un aveugle de la mer, un Mérien, c’est un être en osmose avec le monde sub-aquatique. »

Les Mériens partagent, d’après lui, une philosophie, une culture et une identité propre au monde sous-marin.

« L’homme
s’est toujours adapté aux changements de son environnement et
continuera à le faire. Les Mériens seront les pionniers d’une nouvelle
ère où la mer tient une nouvelle place. ».

L’architecte, fan de science-fiction, affirme :

« Il faut pérenniser l’homme sous la mer, et pour cela il faut lui bâtir une culture propre à cet espace. »

Illustrations : Jacques Rougerie (DR) ; City in the Ocean ; le musée de l’archéologie sous-marine à Alexandrie (Agence Rougerie).

La voiture sans pilote c’est pour quand ?


La voiture sans pilote c'est pour quand.jpgLa voiture sans pilote c’est pour quand ?

Pourra-t-on bientôt être autorisé à conduire sans permis? Ou du moins, à monter dans un véhicule motorisé et se laisser guider sans conduire? On se prépare en tout cas lentement à entrer dans l’ère de la voiture autonome. La démarche du gouverneur de l’état du Nevada abonde en ce sens.

Le 16 juin dernier, il a approuvé une loi demandant à mettre en place des règles autorisant l’utilisation de la voiture « autonome ». D’après slate.fr, qui a pris connaissance du texte, il s’agit « d’un véhicule à moteur qui utilise l’intelligence artificielle, des capteurs et les coordonnées GPS pour se conduire lui-même sans l’intervention active d’un opérateur humain ». Il semblerait que de nombreux prototypes soient déjà au point, les recherches sur le développement des voitures sans pilote remontant aux années 1980. Et depuis, plusieurs prototypes ont vu le jour, comme Shelley, développée par des ingénieurs de Stanford.

Ceux-ci, en collaboration avec Audi, ont testé cette voiture sans pilote sur le parcours de la course de Pikes Peak, une montagne du Colorado, à 4031 mètres d’altitude. Ce test sur une route fermée a apporté satisfaction, un autre, effectué en pleine circulation, s’est montré particulièrement efficace. Le projet VIAC (VisLab Intercontinental Autonomous Challenge) a évalué le comportement de quatre camionnettes électriques entre Milan et Shanghai (soit 13.000 km) sans conducteur. Equipés de panneaux solaires (pour les batteries), de caméras, de lasers, les vans ont serpenté au travers du trafic en détectant piétons, cyclistes ou feux rouges. Mieux, ils décodaient les panneaux de circulation. Bémol, en raison de l’absence de carte géographique électronique de l’Asie, le convoi traçait une camionnette de tête visuellement et grâce aux données GPS qu’elle émettait.

A la lecture de ces tests, la voiture sans conducteur ne devrait plus tarder à faire son arrivée. Et ses promoteurs sont confiants et disposent d’arguments de poids. Selon eux, l’électronique contrôle déjà une partie des systèmes des véhicules actuels, les machines réagissent plus rapidement que l’humain, minimisent les risques dans le trafic et diminueraient les bouchons sur les autoroutes. Et renforcerait la sécurité. Si le nombre de morts sur les routes belges n’a jamais été aussi bas qu’en 2010 (729 au total), la voiture autonome constituerait un moyen de réduire considérablement ce chiffre. Et serait une solution idéale pour éviter de conduire ivre ou trop rapidement.

(7sur7)

Une loi pour punir les blagues sur les blondes ?


blondes.jpgUne loi pour punir les blagues sur les blondes ?

D’accord, le titre est provocateur, mais le sexisme est un sujet bien sérieux. Or, les actes ou les propos sexistes ne sont pas punissables chez nous. Une lacune que la ministre de l’Égalité des chances, Joëlle Milquet, veut corriger, dès l’automne si possible.

Obtenir aujourd’hui une condamnation pour sexisme n’est possible que si le comportement conduit à une discrimination ou à un harcèlement. Refuser un boulot à une femme ou à un homme parce que l’on considère qu’il est l’apanage d’un sexe. Harceler sa collègue en multipliant les envois d’images pornos sur son mail…

“ En vertu de la liberté d’expression, la loi sur les discriminations de 2007 ne couvre pas les injures sexistes, les chansons comportant de tels propos… sauf si elles sont publiques et incitent à la haine, à la violence ou à la ségrégation d’un groupe ”, explique Elodie Debrumetz, de l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes. “ Ce qui semble clair à définir pour le racisme est plus délicat pour le sexisme… ”

C’est bien pour ne pas faire n’importe quoi que la ministre a demandé à l’Institut de plancher sur une définition légale du sexisme. “ Le rapport à l’injure est trop laxiste dans notre pays ”, explique Joëlle Milquet. “ Une définition pénale est utile (sur le modèle de celle condamnant le racisme), même s’il ne s’agit pas de tout sanctionner. Il y a aussi place pour un travail sur la prévention. ”

>Pour déposer une plainte pour sexisme: 0800/12.800 ou egalite.hommesfemmes@iefh.belgique.be.

Le traitement est gratuit et confidentiel

lameuse.be

Guerir.org : Cancer de la peau : comment se protéger ?


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cancer de la peauprévention

Cancer de la peau : comment se protéger ?

En France, les cancers de la peau sont les cancers les plus fréquents, avec près de 60 000 nouveaux cas par an, dont près de 7 500 mélanomes. La principale explication est l’évolution de nos styles de vie avec la généralisation du mode du bronzage.


Quels sont les facteurs de risque des cancers de la peau ?

– L’exposition aux rayons solaires (UVA et UVB). Une exposition ponctuelle mais intense, provoquant de nombreux coups de soleil, est un facteur de risque important de mélanome. Une exposition continue augmente plutôt le risque de développer un carcinome.

– Les phototypes de types 1 et 2, c’est-à-dire les personnes à peaux claires et aux cheveux blonds ou roux, qui présentent un risque plus élevé de développer un cancer de la peau.

– La génétique peut également intervenir : 10 % des mélanomes sont des mélanomes familiaux. Egalement, un antécédent familial de cancer de la peau représente un risque accru de développer ce même type de cancer.

L’été arrive, comment bien me protéger du soleil ?

Pour bien se protéger, inutile de fuir le soleil. Ce dernier est bénéfique pour notre santé morale et physique (les UVB favorisent notamment la production de vitamine D par notre peau, nécessaire à l’organisme). Ce n’est donc pas le soleil qu’il faut interdire, mais les coups de soleil. Voici quelques règles de prévention à respecter en toute circonstance :

– Ne pas s’exposer au soleil entre 11H et 15H

– Utiliser une protection solaire d’indice 30 à 50 à renouveler toutes les deux heures et immédiatement après chaque bain (même pour les protections waterproof).

– Pour les jeunes enfants (moins de 3 ans), la protection vestimentaire est indispensable, car les coups de soleil dans l’enfance augmentent très fortement le risque de développer un mélanome à l’âge adulte.

– Et n’oubliez pas les lunettes de soleil avec filtres UV pour protéger vos yeux.
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En matière de dépistage, quand consulter ?

Il est conseillé de consulter un dermatologue tous les ans pour un examen complet de la peau. S’il est important de surveiller soi-même l’évolution de ses grains de beauté, cela n’est pas suffisant. 60% des mélanomes peuvent en effet apparaître en dehors de tout grain de beauté. De plus, le diagnostic précoce des mélanomes malins a très nettement amélioré le pronostic de survie à 5 ans (de 80%), toutes formes de mélanomes confondues.

Sources: La ligue contre le cancer : http://www.ligue-cancer.net/article/310_cancer-de-la-peau; Institut national du cancer : http://www.e-cancer.fr/prevention/environnement-et-cancers/exposition-aux-rayonnements-uv/les-reponses-a-vos-questions

Crédit photo : fotolia.com

Nouvelle Technologie


plus dure sera la chute !!!

Un jour, Alex se plaint à son ami :
« J’ai vraiment mal au coude, je
devrais sûrement aller voir un médecin. »
Son ami lui répond « Ne fais pas ça,
y a maintenant un ordinateur à la pharmacie qui peut diagnostiquer n’importe
quoi, plus vite et moins cher que n’importe quel docteur. T’as qu’à lui donner
un échantillon d’urine et l’ordinateur va te dire quel est ton problème et
comment t’en débarasser. Ça coûte seulement 10$
Alex figure qu’il n’a rien à
perdre et se rend donc à la pharmacie avec son échantillon d’urine. Y ayant
trouvé l’ordinateur, il y met son échantillon d’urine, y dépose les 10$ et
attend. La machine commence alors à faire toutes sortes de drôles de bruits, des
lumières clignotent et après une brève pause, un bout de papier en sort, sur
lequel on peut lire :
Vous avez une bursite au coude,
Trempez votre bras
dans l’eau chaude,
Evitez les travaux durs,
Vous irez mieux dans deux
semaines.

Plus tard ce soir-là, tout en pensant combien cette nouvelle
technologie pouvait éventuellement changer le monde médical à tout jamais, il
commence à se demander comment on pourrait bien tromper la machine. Il décide
d’essayer. Il mélange de l’eau du robinet, un échantillon d’excrément de son
chien, l’urine de sa femme et celle de sa fille. Comme cerise sur le sundea, il
se masturbe et mélange le tout. Il retourne à la pharmacie et y dépose son
échantillon avec les 10$. L’ordinateur recommence le manège des bruits et des
clignotants, pour finalement pondre ce résumé :
Ton eau est trop dure,
achète-toi un filtre à eau,
Ton chien a des vers, achète-lui des vitamines,

Ta fille se drogue à la cocaine, mets-la dans un centre de réhabilitation,

Ta femme est enceinte (2 filles) et elles ne sont pas de toi, prends-toi un
bon avocat,
Et si tu n’arrêtes pas de te masturber, ton coude ne guérira
jamais.