Au Mozambique, le rat se mange à toutes les sauces | Slate Afrique


Verrons-nous demain fleurir dans les plaines africaines des fast-foods servant du rat? Au Mozambique, la vie est de plus en plus chère, et pour la population il devient difficile de s’alimenter correctement.

Alors certains habitants du village de Madamba, dans la région de Tete, chassent les rats jusque dans leur terrier ou enflamment des champs d’herbes sèches pour les capturer, afin de les cuisiner et les vendre sur les bords de route, raconte le site Afriquinfos.

Ces vendeurs ambulants proposent des rats rôtis, cuisinés dans diverses sauces ou simplement servis à la sortie de la broche. Une fois grillés, les rongeurs sont enserrés entre deux branches de bois pour les maintenir ensemble. Les vendeurs agitent des lots de six à sept rats devant les voitures et alpaguent les connaisseurs, qui savourent au volant ce met local. Les «brochettes» seraient cédées pour la somme de 10 meticals, soit 20 centimes d’euros environ. Le site Demotix propose un diaporama de ces chasseurs de rats, souvent des enfants.

Le phénomène, qui peut choquer certains tant l’animal a mauvaise réputation, s’explique en partie par la hausse des prix des produits alimentaires de base, qui ne cessent de grimper au Mozambique. Pour répondre à cette urgence alimentaire, le site Global Voices a fait savoir que le gouvernement avait proposé à l’attention de la population de paniers de denrées de première nécessité —paniers dont les Mozambicains attendent toujours la distribution.

Ce qu’on ne sait pas forcément sur les rongeurs, c’est qu’ils sont progressivement devenus des alliés de choix aux multiples talents. France 24 rapporte par exemple que les gerbilles sont utilisées au Mozambique pour détecter des explosifs, en mettant à profit leurs capacités olfactives exceptionnelles. Durant la guerre civile, qui a duré 16 ans (1976-1992), des milliers de mines antipersonnel avaient été dissimulées sur tout le territoire.

Les rongeurs sont aussi capables détecter des mines encapsulées dans du plastique, et comme ils sont légers, ils peuvent passer sur les mines sans les déclencher (il faut un poids d’environ cinq kilos pour faire exploser une mine). Leur entraînement coûte moins cher que celui d’un chien, et un rat peut signaler en une demi-heure des mines sur 200 mètres carrés —ce qui prendrait deux jours à un démineur «humain».

Enfin, selon The World Bank, à quelques kilomètres du Mozambique, en Tanzanie, des rats renifleurs détectent des cas de tuberculose en humant des échantillons de salive humaine, alors qu’un technicien de laboratoire n’analyse que 20 échantillons en une journée à l’aide d’un microscope.

La culture du rat en Afrique n’est décidément pas la même qu’en Occident. Tandis que d’un côté on le considère comme repoussant, sale et vecteur de maladies, sur le continent africain le rongeur sauve des vies.

Le fabuliste Jean de La Fontaine l’affirmait déjà dans Le Cochon, le Chat et le Souriceau:

«Garde-toi, tant que tu vivras, de juger les gens sur la mine»

Lu et vu sur Global Voices, Afriquinfos, The World Bank, France 24

Auteur : samychaiban

Licencié ès lettres modernes de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III, je donne des leçons particulières en langue et littérature françaises, je prépare au Bac français et je compose des notes de recherches ou des memoires pour les étudiants des Universités francophones. Contactez-moi au 96170928822 ou au 9614923322 Né le 26 octobre 1947 , à Beyrouth ( Liban ) , j’ai passé ma jeunesse au Sénégal où j’ai vécu de 1951 à 1962.J’y ai fait mes études primaires et complémentaires chez les Pères Maristes à Hann ( Dakar ).Doté de mon BEPC en 1962, je suis retourné au Liban avec mes parents.J’ai fait mes études secondaires chez les Frères Maristes à Jounieh puis à Champville et ma Terminale A au Lycée Franco-Libanais à Beyrouth.J’ai eu ma « Licence ès lettres modernes » de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III.J’ai enseigné la langue et la littérature françaises de 1962 à 2006,dans différents établissements scolaires tout en ayant comme point d’attache « Saint Joseph School »,Cornet Chahwan. J’ai pris ma retraite en 2006 pour des raisons personnelles. Je suis marié et père de famille.Je suis poète à mes moments perdus,romantique et fidèle à mes amitiés.Je suis AMOUREUX FOU DU LIBAN .

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