Reine de la gastronomie des rues, la saucisse au curry a son musée à Berlin !


Reine de la gastronomie des rues,
la saucisse au curry a son musée à Berlin !
 

Les Allemands lui vouent un véritable culte et ont désormais un temple entièrement dédié à la reine de la gastronomie des rues: un "Musée allemand de la Currywurst" a ouvert samedi à Berlin.

 

Le musée de la saucisse au curry, installé sur 1.100 m2 à deux pas du musée Checkpoint Charlie, qui retrace l’histoire du Mur de Berlin et des fugitifs est-allemands, vise à explorer la genèse et "les multiples aspects" d’un must culinaire aussi solidement ancré dans la culture allemande que la bière et les bretzels.

 

Dans un décor rouge ketchup où trois grosses gouttes de ce condiment pendent du plafond, près d’un canapé en forme de saucisse, le musée ausculte la Currywurst sous tous les angles de manière ludique.

 

A l’entrée du parcours trône la réplique fidèle d’une baraque à saucisses. On y entend des bruits de grill et de friture. Ne manquent plus que les odeurs.

 

Le nez se rattrape un peu plus loin dans la "salle aux épices", où les plus fins odorats distingueront les différents arômes du curry.

 

Un jeu interactif met aussi le visiteur au défi de préparer le plus vite possible la saucisse réclamée par le client.

 

Qu’on l’abhorre ou qu’on l’adore, l’omniprésente Currywurst "est un phénomène de société", relève la directrice des lieux et sociologue Birgit Breloh: 800 millions de spécimens sont engloutis chaque année en Allemagne, soit environ 1.500 par minute.

 

Vantée dans les guides touristiques comme une expérience ô combien pittoresque, la Currywurst se présente généralement sous la forme d’une saucisse grillée découpée en morceaux et noyée sous une sauce au ketchup, au curry et au concentré de tomate.

 

On la mange dans une barquette en carton avec une piquette, volontiers à la va-vite et debout, mais elle se déguste tout autant dans les cafés et cantines.

 

C’est d’ailleurs le plat préféré chez Volkswagen, où 2 millions d’exemplaires remplissent chaque année l’estomac des salariés.

 

Servie aux soldats allemands en Afghanistan, elle figure aussi au menu du très sélect restaurant de l’Adlon, palace berlinois – mais accompagnée de champagne.

 

Parmi ses fans figure l’ancien chancelier Gerhard Schröder, qui n’hésitait pas à la vanter à ses hôtes étrangers, tandis qu’un chanteur de rock, Herbert Grönemeyer, lui a consacré une ode, qu’on peut écouter au musée en collant l’oreille sur une bouteille factice de ketchup: "Quand je reviens du boulooooot, y’aaaa rien de mieux qu’une Cuuuuurrywurst…".

 

Certes, Berlin et Hambourg (nord) s’en disputent la paternité mais le musée a tranché: "la Currywurst appartient à Berlin au même titre que la Porte de Brandebourg".

 

Elle serait née il y a 60 ans à Berlin, le 4 septembre 1949, de l’imagination de Herta Heuwer, qui tenait un snack à Berlin-ouest et qui composa avec les moyens du bord dans le Berlin occupé par les Alliés: un peu de ketchup américain, une once de curry britannique, un peu de sauce Worcestershire, quelques autres épices… et la sauce "Chillup" était inventée.

 

La recette a franchi le Mur dès les années 60 et les Berlinois de l’Est ont ainsi pu goûter la saucisse au curry bien avant qu’elle ne s’exporte jusqu’à New York, Bali ou Le Cap.

 

Le musée espère bien devenir une étape prisée des touristes et affiche l’ambitieux objectif de 350.000 visiteurs par an. Moyennant 11 euros l’entrée – le prix d’une bonne demi-douzaine de Currywurst.

 

Dans quelque temps, un café-lounge ouvrira en face, pour proposer des saucisses au curry, des vraies.

 

Pour les fans, la boutique du musée propose des piquettes de luxe en métal chromé et des t-shirts "Don’t worry, be Curry" frappés d’une saucisse.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Currywurst

 
 

A propos samichaiban

Licencié ès lettres modernes de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III, je donne des leçons particulières en langue et littérature françaises, je prépare au Bac français et je compose des notes de recherches ou des memoires pour les étudiants des Universités francophones. Contactez-moi au 9613150447 ou au 9614923322 Né le 26 octobre 1947 , à Beyrouth ( Liban ) , j’ai passé ma jeunesse au Sénégal où j’ai vécu de 1951 à 1962.J’y ai fait mes études primaires et complémentaires chez les Pères Maristes à Hann ( Dakar ).Doté de mon BEPC en 1962, je suis retourné au Liban avec mes parents.J’ai fait mes études secondaires chez les Frères Maristes à Jounieh puis à Champville et ma Terminale A au Lycée Franco-Libanais à Beyrouth.J’ai eu ma « Licence ès lettres modernes » de « l’Ecole Supérieure des Lettres de Beyrouth » , faculté française dont les diplômes sont dispensés par l’Université Lyon III.J’ai enseigné la langue et la littérature françaises de 1962 à 2006,dans différents établissements scolaires tout en ayant comme point d’attache « Saint Joseph School »,Cornet Chahwan. J’ai pris ma retraite en 2006 pour des raisons personnelles. Je suis marié et père de famille.Je suis poète à mes moments perdus,romantique et fidèle à mes amitiés.Je suis AMOUREUX FOU DU LIBAN .
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