Archives quotidiennes : 27 août 2012

Pensée du lundi 27 août 2012.


« Chaque matin, au réveil, est-ce que vous êtes tout de suite
conscient que vous êtes privilégié ? Vous avez des bras, des
jambes, des mains, une bouche, des oreilles, des yeux… Supposez
qu’un matin en vous réveillant vous constatiez que vous ne
pouvez plus voir, ni entendre, ni remuer un membre… Ça peut
arriver (et il peut aussi arriver de ne pas se réveiller du
tout !)… Mais chaque matin vous vous réveillez avec toutes
vos facultés, et vous n’en avez même pas conscience, vous
n’êtes pas reconnaissant. Vous avez des trésors, vous avez
des possibilités extraordinaires, et parce qu’il vous manque
quelques sous ou que vous n’avez pas remporté les succès que
vous espériez, vous êtes toujours là à vous plaindre, à vous
révolter et à vous rendre malheureux. Réfléchissez un peu et
vous allez mesurer cette ingratitude, ce manque d’intelligence.
Apprenez à remercier chaque jour. Dès le matin, quand vous vous
réveillez et que vous constatez que vous êtes là, intact, avec
toutes vos facultés, prêt à commencer une nouvelle journée,
remerciez, et vous vous sentirez bienheureux… »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Réflexion du lundi 27/08/2012 Le Bonheur


Pierre Trépanier

 

Il ne s’agit pas de passer à la télé pour être heureux,

mais d’avoir le contrôle sur le bouton de la télé

 

 Après une explosion de joie,

on se retrouve souvent dans un cratère de peine

 

Le bonheur apparaît en toute clarté,

quand notre obscurité ne cache plus notre lucidité

 

Derrière toutes nos actions se retrouve un unique motif de bonheur

mais ces actions n’ont bien souvent pour but

que d’échapper à un malaise ou à un simple ennui

 

Il n’y a pas d’autres façons d’être heureux

que de reconnaître ce qu’on est,

essayer de vivre avec soi ou tenter de se changer

 

Pour connaître le bonheur,

il faut souvent avoir atteint un niveau d’ignorance

que seul un grand malheur peut transformer

 

L’être malheureux regrette quelquefois de ne pas avoir,

se plaint souvent de ce qu’il a,

et est toujours déçu de ce qu’il est

 

On a tellement de moyens pour être heureux

qu’ils nous empêchent souvent de l’être

 

Si ma façon d’aborder la vie ne m’a pas rendu heureux,

je ne peux pas changer la vie,

mais je peux changer ma façon de l’aborder

 

Le bien et le mal s’apprécient toujours en fonction

de ce qui nous rend heureux ou nous fait souffrir

 

On n’a pas à être bon ou parfait pour être heureux,

mais seulement en harmonie avec ce qui peut nous rendre heureux

 

Essayer de rendre quelqu’un heureux sans l’être soi-même,

est le meilleur moyen de rester malheureux

 

Le plus sûr moyen d’être heureux

est d’essayer de rendre quelqu’un aussi heureux,

sans attendre de l’être

 

Aimer, c’est essayer de rendre l’autre aussi heureux

qu’on l’est soi-même,

sans toutefois être déçu de ne jamais y arriver

 

On est malheureux à la mesure de ce qu’on refuse

pour être heureux

 

Le bonheur ne commence vraiment à venir à nous

que le jour où nous allons au-devant de lui

 

Ne pas savoir ce qui fait notre bonheur,

c’est ce qui nous empêche d’être heureux

 

Pour être heureux dans la vie,

il faut simplement laisser venir ce qui vient

et laisser partir ce qui s’en va

 

On ne crie pas son bonheur

car il pourrait réveiller le malheur des autres

 

Si être heureux est de se sentir bien avec soi,

c’est aussi ne pas trop se soucier du bonheur des autres,

car il ne se donne pas, il rayonne

 

Le bonheur ne se donne pas,

il se partage entre ceux qui déjà le possède

 

On ne change pas les choses que l’on aime,

mais c’est aussi parce qu’on ne l’aime pas assez,

qu’on veut souvent changer l’autre

 

Aussi longtemps qu’on essaie de changer l’autre,

on n’a encore rien changé dans sa vie

 

Ne pas prendre conscience de ce qui fait le bonheur de l’autre,

nous empêche souvent de le partager avec lui

 

Notre impulsion à rendre l’autre heureux

est toujours confrontée à notre répulsion

devant ce qu’il faut faire pour le rendre heureux

 

On peut refuser de faire un geste ou dire une parole,

mais on ne peut pas s’interdire d’être heureux ou malheureux

 

Le plus difficile n’est pas d’apprendre à être heureux,

mais de savoir ce qu’il faut faire pour le devenir et le rester

 

Le bonheur, c’est à la fois un mélange d’inconscience,

de pardon et de foi, beaucoup de foi

 

Ce ne sont pas les succès ou les insuccès

qui nous rendent heureux ou malheureux,

mais nos propres idées

 

On ne doit pas notre bonheur aux événements,

mais à la façon dont on les envisage

 

Si on ne trouve pas le bonheur,

c’est peut-être qu’il nous faut supprimer la cause de notre malheur

 

Quand la douleur nous pénètre,

c’est le bonheur qui entre à travers une plaie

 

Qui ne se pose jamais de questions

peut espérer un bonheur de tous les instants,

mais ce bonheur est inconscient

 

Chacun de nous est un instrument

entre les mains de celui qui désire être heureux

 

Le plus sûr moyen d’être heureux,

est de ne pas attendre d’être heureux pour le devenir

 

Quand on est heureux,

on s’aime assez pour ne plus attendre le bonheur

que les autres ne nous ont jamais donné

 

L’être humain a en lui toutes les possibilités de créer son bonheur,

mais personne ne peut le garder sans le donner

 

Avoir une raison pour être heureux,

voilà la raison qui nous rend souvent malheureux

 

Ce n’est pas le véritable bonheur si on se sent heureux,

parce qu’on est moins malheureux que les autres

 

On ne peut vraiment s’attendre à être heureux

qu’en devenant un peu bête ou un peu fou

 

On ne fait pas ce qu’on veut dans la vie et avec la vie,

comme on ne mérite pas notre malheur,

il est nécessaire à notre bonheur

 

Dans le malheur on demande l’attention,

dans le bonheur on donne l’attention,

et si en toute occasion on peut le donner, on se l’attire

 

Notre attachement à ce qui n’est pas permanent

et notre renoncement à ce qui l’est ne rend pas heureux,

tandis que l’indifférence nous rend toujours malheureux

 

On ne connaît pas son bonheur

si la cause de ce bonheur est extérieure à nous

 

On n’atteint pas le bien-être en nourrissant notre ego,

on doit plutôt le faire jeûner jusqu’à ce qu’il n’ait plus de force

 

Posséder ne nous rend pas toujours heureux,

car c’est souvent ce qu’on a qui nous rend malheureux

 

Aujourd’hui est le meilleur temps pour être heureux,

demain, il sera toujours temps de se plaindre d’hier

 

On se rend malade à trop vouloir avoir la santé,

comme on se rend malheureux à trop vouloir être heureux

 

Certains courent après leur souffle pour le rattraper,

d’autres courent après le bonheur pour être heureux

 

On n’arrive jamais au bonheur, il survient toujours de lui-même,

car il est le résultat de ce qu’on fait pour y arriver

 

C’est seulement lorsqu’on ne recherche plus ailleurs,

qu’on découvre tout ce qu’on n’avait pas cherché en soi

 

Même les situations heureuses deviennent douloureuses

car elles ne durent pas;

c’est donc triste même d’être heureux

 

Si on croit qu’un jour le bonheur pourra triompher

sur les malheurs de notre vie,

on risque de rester longtemps malheureux

 

Le bonheur se cache souvent là

où on pense que la tristesse habite,

le malheur se cache souvent là où on pense que le plaisir habite

 

 

Le bonheur n’est pas une destination,

mais le moyen pour se rendre à destination

 

Si le bonheur est contagieux pour celui qui le fréquente,

la peur se transmet comme un microbe à celui qui le cherche

 

Pourquoi la lune affecte-t-elle ton humeur à tous les mois,

alors que le soleil est là à tous les jours ?

 

Qui peut te rendre plus heureux que toi-même,

alors que tu passes ton temps à te rendre malheureux !

 

On n’est pas heureux très longtemps,

quand on donne le pouvoir à d’autres de nous rendre heureux

 

Si notre façon de vivre ne nous rend pas heureux,

il faut alors essayer de faire le contraire

de ce qui nous rend malheureux

 

Donner au soleil le pouvoir de nous rendre heureux,

donne en même temps à la pluie

celui de nous rendre malheureux

 

Le roi n’est pas plus heureux que toi,

car sa couronne n’est guère plus qu’un chapeau

qui laisse passer la pluie

 

Si on ne réussit jamais à être heureux en permanence,

c’est que le bonheur tel qu’on le conçoit n’est pas permanent

 

On connaît le bonheur seulement quand on renonce

définitivement à échapper au malheur et à être toujours heureux

 

Si même les circonstances heureuses ne te rendent pas heureux,

c’est qu’il y a beaucoup de tristesse derrière ton sourire

 

Il faut beaucoup de courage pour être heureux,

et encore plus pour tout simplement s’aimer

 

On reconnaît celui qui est heureux par la gratitude qu’il dégage

 

Si le bonheur ne se nourrit pas de gratitude envers la vie,

il prive notre propre vie de nourriture

 

Le bonheur consiste à ne pas évaluer ce qu’on n’a pas

et ce qu’on n’est pas,

pour reconnaître seulement ce qu’on a et ce qu’on est

 

Le vrai bonheur consiste à rester heureux

au milieu de ce que les autres appellent la souffrance

 

Le secret du bonheur

est de ne pas refuser d’être heureux aujourd’hui,

sous prétexte qu’on ne l’a pas été hier

ou qu’on ne le sera pas demain

 

Il n’est pas facile de se sentir heureux

quand on persiste à ne voir que le malheur autour de soi

 

Pour être heureux, il faut se détacher de ce que la vie nous enlève

et ne pas refuser ce que de toute façon elle nous donne

 

Le meilleur moyen de rester malheureux est de se plaindre

de ce qu’on n’a pas ou de ce qu’on n’est pas

 

Si la joie autant que la souffrance est un affront pour le malheureux,

la vie est une insulte pour celui qui refuse sa vie

 

Il faut être malheureux

pour rechercher le bonheur

 

On cherche souvent ailleurs le bonheur

pour fuir le malheur passé

 

On reconnait nos amis parmi ceux qui nous laisse vivre à notre façon

et se réjouissent de notre bonheur

 

Vivre sa vie comme elle se présente,

voilà toute la difficulté du bonheur

 

Ne pas attendre et ne rien désirer,

voilà le secret du bonheur

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Vacances, recrutements, rythmes scolaires : ce qui change à la rentrée


Jacques Pezet | Rue89

Depuis son arrivée en mai, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon prépare sa rentrée scolaire. A de nombreuses reprises, il s’est engagé en faveur du changement : semaine de cinq jours ; allongement des vacances de la Toussaint ; création de 6 000 postes dès septembre ; révision du rythme scolaire…

A quelques jours de la rentrée, où en sont les engagements de Vincent Peillon ?

1

Deux semaines de vacances à la Toussaint

Dans le but de « permettre un véritable repos » aux élèves, le ministre de l’Education nationale avait annoncé le 14 juin que la durée des vacances scolaires de la Toussaint serait portée à deux semaines.

Jean-Marc Ayrault avait alors jugé bon de nuancer les propos de son ministre en considérant cette idée comme une « piste », qui serait traitée lors d’une « concertation dont les contours vont être définis début juillet, et qui aura lieu tout le mois de septembre “.

Finalement, il n’aura pas fallu attendre le début de ladite concertation, lancée le 4 juillet, pour prévoir ses vacances. Dès le 28 juin, on pouvait lire sur le site de l’Education nationale :

‘Les vacances de la Toussaint, dans les trois zones, débuteront le samedi 27 octobre et se termineront le lundi 12 novembre 2012 au matin.’

Pour compenser, les enfants devront se rendre à l’école le mercredi 3 avril ou le mercredi 22 mai, selon les académies. Et les vacances scolaires commenceront plus tard : le 6 juillet après les cours.

Cette mesure a été approuvée par la majorité des organisations syndicales ou de parents d’élèves, mis à part la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (PEEP), qui estime que les enfants travaillent trop peu par rapport à leurs camarades européens (140 jours pour les Français, contre 180 en moyenne en Europe).

2

6 000 postes, dont 1 280 profs, recrutés d’urgence

L’INTERVIEW DE VINCENT PEILLON JEUDI 23 AOÛT SUR EUROPE 1

Ce jeudi, Vincent Peillon assurait au micro d’Europe 1 que 6 000 postes avaient été créés pour répondre aux urgences de la rentrée, venant ainsi pallier les 14 000 suppressions décidées par le gouvernement précédent. Il a également annoncé une augmentation de 10% des inscrits aux concours de l’enseignement pour l’année 2013.

Parmi les 6 000 créations, beaucoup d’aides scolaires : 1 500 postes auxiliaires de vie scolaire, 500 d’assistants d’éducation et 500 d’assistants de prévention et de sécurité seront créés. Ces intervenants devraient conforter les Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficultés (Rased), victimes de 5 000 suppressions en cinq ans.

L’enseignement lui-même ne concerne que 1 000 postes supplémentaires pour le primaire et 280 pour le secondaire.

Faute de disposer de suffisamment de candidats reçus au Capes, 706 postes restaient vacants au mois de juillet dans le secondaire. Les 280 embauches (des candidats sans Capes) ne suffiront pas.

Pourquoi ne pas en avoir recruté plus ? Le ministre de l’Education nationale s’est justifié en rappelant qu’il fallait des ‘professeurs qui aient un certain niveau’. Ces derniers seront recrutés parmi les admissibles à l’agrégation.

Christian Chevalier, secrétaire général de SE-Unsa redoute que le ministère ne réussisse pas à trouver ces nouveaux professeurs d’ici le 4 septembre :

‘Les rectorats devront comme souvent se tourner vers des non-titulaires. C’est une population très hétérogène, où l’on trouve à la fois des étudiants de licence, des professionnels à la recherche de travail tout comme des professeurs non-titulaires qui préfèrent rester là où ils sont plutôt que d’être mutés dans d’autres académies après le Capes.’

3

Des enseignants débutants pris en main

Pour assurer un enseignement de qualité, les classes de CP ne seront confiées qu’aux professeurs expérimentés cette année.

Les enseignants débutants bénéficieront d’un soutien hebdomadaire, par d’autres professeurs, d’une durée de trois heures.

Pour les quatre prochaines rentrées scolaires, Vincent Peillon assure qu’il y aura 10 000 créations de postes par an, ‘dont un certain nombre pour former les professeurs’.

4

L’allocation de rentrée augmentée de 25%

Dès mardi, conformément au seizième engagement de François Hollande,3 millions de familles (soit 5 millions d’enfants) ont pu bénéficier de l’augmentation de 25% de l’allocation de rentrée scolaire, soit plus 70 euros par élève.

Un versement qui atténuera la hausse du coût de la rentrée scolaire évaluée à 1,9 % par l’Education nationale et 2,9% par Familles de France.

5

Une loi pour changer les rythmes scolaires

La révision des rythmes scolaires (temps de la journée et de la semaine) devrait figurer dans la loi d’orientation et de programmation sur l’école, qui sera présentée à l’automne.

Selon un sondage commandé par le SNUIPP, principal syndicat des professeurs des écoles, l’opinion publique est largement favorable aux propositions du ministère  :

  • 72% des sondés sont favorables au retour à la semaine de quatre jours et demi. Sauf si cet ajout se fait le samedi matin (64% y sont opposés).

  • 63% des personnes interrogées sont favorables à un raccourcissement de deux semaines des congés d’été. Durant son intervention sur Europe 1, le ministre a rappelé que les petits Français travaillaient, chaque année, 40 jours de moins par an que la moyenne européenne.

  • L’allègement de la journée de classe, avec une fin des cours à 15h30 en école primaire, ne convainc en revanche que 50% des sondés.

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato, herself

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Louis XVII, l’évadé du Temple


Ajouté le 08/24/2012 01:31:04 par lazar_adriana

Louis XVII, l’évadé du Temple

Est-il bien mort en 1795, où est-il inhumé ? Malgré l’analyse ADN, on n’en a pas fini avec la disparition du petit roi.

Portrait réalisé par Alexandre Kucharski en 1792. Au centre, gravure du petit dauphin au Temple avec son geôlier. À droite, coeur prélevé en 1789, et enterré à Saint-Denis en 2004.© Château de Versailles/Sipa

On pensait en avoir fini avec le mystère de l’évadé du Temple et du petit roi caché, définitivement résolu, en 2000, par les travaux de Philippe Delorme. Après avoir contacté la noblesse française, l’historien avait cette année-là publié une enquête historique et scientifique, basée sur une étude d’ADN du coeur de l’enfant mort au Temple et autopsié par le docteur Pelletan. Un médecin qui avait soustrait le petit coeur sur la dépouille qui lui avait été présentée comme celle de Louis-Charles, fils de Louis XVI et de Marie-Antoinette, puis qui l’avait roulé dans du son, avant de le placer dans son mouchoir. En comparant l’ADN de l’organe desséché à celui des descendants de la reine, les analyses génétiques, réalisées par les laboratoires de Louvain et de Muenster, établirent que ce coeur était celui d’un enfant apparenté à Marie-Antoinette, en lignée féminine. Dès lors, on pensa la troublante énigme enfin résolue. Et on en déduisit que le coeur conservé à Saint-Denis était bien celui de Louis XVII C’était sans compter sur la hargne des tenants de l’exfiltration et de la survie de Louis XVII, qui, un temps anéantis par les révélations de Delorme, allèrent faire renaître l’énigme de ses cendres, à grand renfort d’arguments.

Un palpitant au parcours rocambolesque

Qu’est-ce qui prouve, en effet, que le coeur étudié est bien celui de Louis XVII ? Bien qu’il soit identique pour tous les individus d’une même lignée maternelle, un code génétique mitochondrial n’est pas unique. Dans des cas exceptionnels, des personnes peuvent avoir le même profil ADN mitochondrial (transmis par la mère) sans avoir le moindre degré de parenté. Ce coeur peut donc être aussi bien celui de Louis XVII que celui d’un Habsbourg ou d’un parfait inconnu. Surtout, le parcours rocambolesque de ce petit palpitant, un temps conservé dans un bocal d’alcool, a connu de bien curieuses vicissitudes, changeant plusieurs fois de main avant d’être placé, en 1975, dans la crypte royale de la basilique de Saint-Denis, où sont enterrés ses parents et une grande partie des rois de France. Comment attester sérieusement que ce précieux viscère, qui a été volé, perdu, retrouvé sur du sable, est celui de l’enfant du Temple ? Louis-Charles a eu un frère aîné, Louis-Joseph, décédé en juin 1789, à huit ans, d’une tuberculose et dont le coeur a, lui aussi, été conservé. De là à imaginer une inversion, il n’y a qu’un pas. Et c’est dans cette brèche que se sont engouffrés les « survivantistes », pour qui la mort au Temple est une trop mauvaise fin pour une histoire aussi passionnante.

Le coeur du premier dauphin, profané en 1793

Pour Laure de la Chapelle, présidente du Cercle d’études historiques pour la question Louis XVII  et juriste de formation, le coeur analysé en 2000 ne peut être que celui de Louis-Joseph. Philippe Delorme réfute cette thèse, après l’avoir un temps envisagée. À chaque étape de son périple, depuis la tour du Temple jusqu’à la crypte de Saint-Denis, la relique a fait l’objet de procès-verbaux officiels, de certificats d’authenticité, de déclarations sur l’honneur et d’actes notariés. Pour que l’échange ait été possible, il aurait fallu que le coeur du frère aîné de Louis XVII ait été disponible. Or, celui-ci a été profané par les révolutionnaires en 1793 avec les autres coeurs royaux du Val-de-Grâce. Il réapparaît en 1817, entre les mains du maire du 12e arrondissement (l’actuel 5e), qui le remet à son légitime destinataire, Louis XVIII. Le roi entend réunir les deux coeurs, en vue de les transporter à Saint-Denis. Celui de Louis-Charles échoue à l’archevêché de Paris, avant d’être remis aux Bourbons espagnols. Celui de Louis-Joseph disparaît sans laisser d’adresse. Aucun document historique ne prouve que les deux coeurs se sont retrouvés côte à côte, et qu’il peut donc y avoir eu substitution. Quel intérêt Pelletan ou ses héritiers auraient-ils eu à agir ainsi ? Le coeur qui a été analysé dans les deux laboratoires n’a pas été embaumé, contrairement aux usages royaux. Pelletan s’est contenté de le placer dans un bocal rempli d’eau et d’alcool, comme une vulgaire curiosité anatomique. Or, celui de Louis-Joseph, comme tous les coeurs princiers conservés au Val-de-Grâce, a probablement été embaumé comme le voulait la tradition.

Une kyrielle de faux dauphins

Dès 1795, année de la mort de Louis XVII, des rumeurs font courir le bruit que le dauphin, remplacé dans sa geôle, aurait été libéré du Temple. Ce mythe de la survie du jeune prisonnier se développe tout au long de la première moitié du XIXe siècle. Il est favorisé par la restauration de la monarchie en France, par le goût romantique pour les histoires de conspiration ainsi que par les conditions d’isolement total imposées au dauphin. De quoi semer le doute sur l’identité du petit prisonnier, atteint de la scrofule par manque d’hygiène, vivant accroupi, à demi muet, la tête rasée et pratiquement méconnaissable. De nombreux faux dauphins, suffisamment crédibles pour réunir autour d’eux une cour d’adeptes, vont hanter la France, dont les plus célèbres sont certainement Naundorff, Richemont, Hervagault et un métis du nom d’Eleazar Williams ayant vécu en Amérique. Aujourd’hui encore, la lignée des Naundorff, descendants de Wilhelm Naundorff – le moins folklorique de tous -, continue de revendiquer l’héritage de la couronne de France, bien que déboutée par des tests ADN qu’elle avait demandés sur les restes de son aïeul.

Et si c’était le fils de Madame Poitrine ?

Derrière tous ces prétendants, on trouve une ribambelle de pistes, sans l’approche d’une preuve, qui évoquent des points de chute potentiels pour le petit roi évadé. Il y a la piste « auvergnate », avec le Velay, où plusieurs familles sont persuadées d’être les rejetons du dauphin. Une autre, tout aussi fantaisiste, évoque une survie de Louis XVII dans une ferme de Saulx-les-Chartreux, dans l’Essonne, et même à Saint-Domingue.

De toutes ces pistes, une histoire méconnue du public a intrigué Didier Audinot, spécialiste des énigmes : celle de deux lettres signées Louis-Charles, datées du 27 mars 1867 et dont l’auteur, âgé de 87 ans, prétendait être le véritable Louis XVII. L’une avait été envoyée au directeur du journal Le Figaro, la seconde au Grand Journal, une gazette qui avait publié une étude sur les usurpateurs. La première, acquise en 1972 par un collectionneur, faisait suite à un article sur le décès du comte de Ligny-Luxembourg, l’un des prétendus dauphins recensés. L’auteur avance que le comte de Ligny-Luxembourg n’est autre que le frère de lait du premier dauphin, décédé en 1789. Louis avait, en effet, une nourrice, Madame Poitrine, qui alimentait d’autres enfants en sevrage. Si on s’en tient à cette hypothèse, l’un de ses fils aurait été éduqué à la manière de Louis XVII pour, à un moment donné, prendre sa place, pendant ou après l’enfermement dans le Temple. Par la suite, cette doublure aurait abusé des connaissances acquises et serait devenue l’un des faux prétendants, en l’occurrence le comte de Ligny-Luxembourg. L’auteur mystérieux de ces deux missives se présentait comme un pauvre vieillard, oublié du monde. Il est clair qu’il ne supportait pas la concurrence, imposée par une bonne quarantaine de faux dauphins !

Les enveloppes qui auraient permis d’en identifier la provenance ont été perdues. Quant à l’envoi imminent de ses Mémoires, accompagnés prétendument de pièces authentiques, on l’attend toujours. Seule la lettre autographe, celle du Figaro, fut soumise à une expertise graphologique. On la compara aux devoirs effectués par le dauphin au début de sa détention. Et curieusement, les deux écritures semblaient se confondre, tant par l’orthographe que par la forme des lettres et la manière dont elles ont été rédigées. Le vrai Louis XVII a-t-il fini sa vie obscure, sous les cocotiers, à la veille… de la désastreuse guerre de 1870 ? Après plus de deux cents ans, la disparition de Louis XVII fait toujours fantasmer. Chaque année, un livre est publié sur le sujet et un prétendant au trône de France se manifeste. Souvent des personnes de naissance inconnue ou nées sous X.

L’enfant du cimetière Sainte-Marguerite

Le 10 juin 1795, à 21 heures, un cortège d’une trentaine d’âmes quitte la prison du Temple en direction du cimetière Sainte-Marguerite, affecté aux inhumations des guillotinés. Dans le cercueil de bois blanc se trouve l’enfant mort deux jours plus tôt. D’après le témoignage du fossoyeur, Pierre Bertrancourt, surnommé Valentin, qui a procédé à l’enterrement, le corps du gamin a été jeté dans une fosse commune, avant d’en être exhumé, pour être réinhumé dans un cercueil de plomb, contre le mur de fondation de l’église.

En 1846 et 1894, des exhumations eurent bien lieu, mais les ossements retrouvés dans la bière étaient ceux d’un enfant de 15 à 18 ans, alors que le dauphin n’avait que 10 ans lorsqu’il est mort. En 1979, une troisième exhumation a eu lieu sans apporter d’élément nouveau quant à l’identité de ce corps. Mais les hypothèses continuent de fleurir : le corps du dauphin aurait été subtilisé et remplacé par celui d’un autre. Et puis, a-t-on cherché au bon endroit ? Au moins quatre témoins se contredisent sur le lieu d’inhumation. Dans ce cas, le corps du dauphin repose toujours quelque part dans l’enceinte du cimetière.

En 2004, pour les besoins d’une étude de la population parisienne sous l’Ancien Régime, la terre du cimetière est retournée, le caveau de l’enfant du Temple ouvert. Étrangement, aucun examen ADN n’a été pratiqué sur les ossements prélevés : enfermés dans des sacs-poubelles, ils ont été mis dans les sous-sols de l’église. Si l’énigme n’a toujours pas été élucidée, l’enquête se poursuit. En juin dernier, le CEHQ Louis XVII a acquis quatre mèches de cheveux provenant de l’exhumation de l’enfant du Temple en 1894. Si l’on retrouve la même signature ADN que celle inscrite dans les gènes de la reine, on aura la preuve que l’enfant du Temple est bien Louis XVII. Affaire à suivre.

À lire L’énigme Louis XVII par Jean-Baptiste Rendu, Larousse .2011.

Louis XVII, la vérité par Philippe Delorme, Pygmalion, 2000.

Louis XVII, son enfance, sa prison et sa mort par R. Chantelauze, d’après les documents des Archives nationales, 1884. À télécharger sur :www.archive.org/stream/louisxviisonenf00louigoog#page/n6/mode/2up

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Le diable et la beauté


Pays de collecte : Mauritanie

Illustration : Malang Sène

Poussé par la solitude, le diable sort de son palais et rencontre une belle fille dont il tombe amoureux. Il lui demande sa main mais elle refuse. Vexé, il arrache la beauté de la fille. Lorsqu’il se décide à revenir sur terre, la fille s’est mariée et a vieilli. La force de l’amour qui unit les deux époux rend le diable aveugle.

Le diable vivait dans son palais, sous la terre ! Son palais était confortable et la nourriture y était abondante. Mais le diable était seul et au bout de quelques années, il commença à s’ennuyer. Un matin, il décide donc de remonter sur la surface de la terre.

En arrivant, il lève la tête, il voit au loin des jeunes filles qui jouent, il s’en approche et remarque l’une d’elle qui était d’une rare beauté. Il lui dit :

- Belle jeune fille, si tu acceptes de m’épouser et de me suivre dans mon beau palais sous la terre, je te donnerai toutes les parures et tous les joyaux de la terre !

- Toutes les parures et les joyaux de la terre ? Mais que pourrais-je en faire, cela ne m’intéresse pas du tout.

Le diable, sentant qu’il n’avait aucune chance d’amener avec lui cette belle jeune fille, se jette sur elle et d’un geste violent et sec lui arrache sa beauté ! Il arrive dans son palais, jette la beauté de la fille sur les murs qui se mettent à étinceler de beauté !

De longues années plus tard, le diable, toujours seul dans son palais s’ennuie toujours ! Il décide de revenir sur la surface de la terre et d’aller voir ce que la belle ancienne jeune fille était devenue. Il se renseigne au village, on lui apprend qu’elle vit dans une cabane au fond de la forêt. Il s’y rend donc. Il trouve la cabane et en regardant à travers les fenêtres, il voit une vielle femme très ordinaire assise à côté d’un vieil homme tout aussi ordinaire.

La porte de la cabane étant entrouverte, le diable y entre furtivement. Et il sent monter entre les deux vieilles personnes une telle force d’amour qu’il en perd la vue et surtout le sens de l’orientation à tel point qu’il ne parvient plus à retrouver le chemin qui le ramènera dans son beau palais.

Depuis ce jour-là, le diable court toujours.

Le premier qui respire ira au Paradis.

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Disparition. Le monde de la télévision rend hommage à Jean-Luc Delarue


Jean-Luc Delarue répond à des journalistes, le 24 février 2011 à Quimper, lors d'une rencontre avec des lycéens sur les dangers liés aux drogues - Fred Tanneau AFP/Archives ()

Jean-Luc Delarue répond à des journalistes, le 24 février 2011 à Quimper, lors d’une rencontre avec des lycéens sur les dangers liés aux drogues – Fred Tanneau AFP/Archives

On le savait atteint d’un double cancer depuis la fin de l’année dernière. Jean-Luc Delarue a perdu son combat contre la maladie cette nuit à l’hôpital américain de Paris. Depuis l’annonce de son décès, ceux qui l’ont côtoyé, ses anciens collègues, ses mentors ou ses protégés se relaient pour rendre hommage à l’un des animateurs les plus appréciés des Français.

JEAN-PIERRE ELKABACH : « SA MORT EST INJUSTE »

L’ancien patron de France Télévisions et d’Europe 1 a très bien connu Jean-Luc Delarue et s’est dit « sincèrement bouleversé » par son décès. « Sa mort est injuste », confie l’homme de télévision. « Pour moi, ça a été l’un des plus doués de sa génération. Il avait tous les talents : il avait la présence, l’humour et un appétit constant des découvertes et de la vie. Il a connu tous les succès, il les a connus très vite, sans doute trop vite. C’était le symbole d’un univers qui dévore ses enfants ». Un monde de la télé impitoyable qui aura eu raison de Jean-Luc Delarue : « Il n’était pas marqué par une ambition féroce, il avait besoin de s’affirmer, il avait besoin d’être aimé, un besoin d’amour incommensurable (…). Il a brûlé sa jeunesse. » Elkabach conclut : « Pour moi, il va laisser un vide dans l’audiovisuel ».

PIERRE LESCURE : « D’UNE CURIOSITÉ PRESQUE ENCYCLOPÉDIQUE »

L’ex-patron de Canal + a vu éclore le jeune Jean-Luc Delarue et garde de lui le souvenir d’un homme au grand talent : « C’est sans doute l’un des garçons qui nous a le plus sidérés par son accomplissement, déjà lorsqu’il s’est pointé à Canal alors qu’il devait avoir 25 ans. Il y avait une précision, il y avait ce sourire et cet oeil précis dans ce visage extrêmement séduisant. Il y avait une volonté d’être précis, d’être cursif, d’être exemplaire et en même temps d’être compris par tous qui était incroyable pour un môme de ce genre. Il était d’une curiosité presque encyclopédique, il avait du goût en plus. »

SOPHIE DAVANT : « C’ÉTAIT UN ÊTRE HORS DU COMMUN »

L’animatrice de France 2 a hérité de la présentation de « Toute une histoire » après l’annonce de la maladie de Jean-Luc Delarue, son confrère et ami : « C’était un être hors du commun, d’une résistance exceptionnelle, je pensais qu’il vaincrait. J’ai une admiration profonde, un respect, car c’est quand même lui qui a d’abord une grande capacité en tant qu’animateur, c’est lui qui a importé cette télé testimoniale et qui l’a fait avec brio, des émissions comme Ça se discute ou Toute une histoire, et puis je retiens de lui une intelligence hors du commun, vive, rapide, perspicace, et puis un entrepreneur incroyable, un meneur d’équipe. Les équipes qui travaillaient avec lui l’admiraient profondément. Je n’étais moi aussi qu’admirative de son parcours. Hélas, il a payé très cher sa réussite. »

LAURENCE FERRARI : « UN ÉCORCHÉ VIF »

Comme Jean-Luc Delarue, Laurence Ferrari a connu des hauts et des bas dans sa carrière télévisuelle. Des expériences qui ont rapproché les deux présentateurs : « Je suis très émue car c’est quelqu’un que je connais depuis longtemps et on s’est suivi comme ça tout au long de notre parcours respectif avec les hauts et les bas, il a toujours été là et moi j’ai toujours essayé d’être là pour lui donc c’est d’abord beaucoup d’émotion pour moi ce matin. C’était un work addict, c’était quelqu’un qui travaillait 12 heures à 15 heures par jour, il adorait ça et au-delà du métier il aimait les gens et c’est ce qui m’a beaucoup appris (…) il m’a dit la première fois que j’ai travaillé avec lui, écoute les gens, les questions, c’est important, mais écoute les réponses et tu t’adaptes aux réponses. Ça, c’est un enseignement qui m’a servi tout au long des années. Les autres l’intéressaient et c’est ça que je retiens de lui. C’était quelqu’un de profondément humain, ultra-sensible, écorché vif et une vitalité et une force de travail incroyables. »

MICHEL DRUCKER : « UNE SUCCESS STORY UNIQUE »

Michel Drucker a croisé la route de Jean-Luc Delarue sur France Télévisions et Europe 1. Il ne cache pas son admiration pour l’animateur-producteur disparu : « Jean-Luc, c’est une success story unique dans l’histoire de la télévision. Je veux garder de lui l’image d’un grand pro. Il avait sans doute encore beaucoup à nous montrer ».

CHRISTOPHE DECHAVANNE : « SA MORT EST UN SIGNAL »

Bouleversé par la nouvelle, l’animateur de TF1 n’a pas caché son émotion ce midi sur RTL : « Je connais Jean-Luc depuis fort longtemps… je vais essayer de rester digne, je sais bien sûr que c’est ridicule, parce qu’il y a de tels malheurs dans le monde, c’est un mort de plus mais, je trouve que cette maladie est d’une grande injustice… Je suis extrêmement choqué par la rapidité avec laquelle il a été foudroyé. C’était un mec brillant, très drôle… il était un peu fêlé oui mais qui ne l’est pas dans ce métier de ouf. » Et de considérer que la disparition de Jean-Luc Delarue est l’occasion d’une piqûre de rappel : « Ça veut dire que c’est un signal : quand on a mal quelque part il faut aller voir un médecin parce que ça peut donner des catastrophes comme celle-là. »

PHILIPPE GILDAS : « UN GRAND GÂCHIS »

Sur Europe 1, l’ancien patron de Nulle part ailleurs sur Canal + où il a côtoyé Jean-Luc Delarue, ne cache pas sa tristesse et son admiration : « C’est un grand gâchis, c’est une tragédie. C’est quelqu’un que j’aurais aimé avoir comme fils. Il a fait la preuve qu’il était fantastique. C’était un très grand animateur, un très grand journaliste. »

FLAVIE FLAMENT : « IL M’A APPRIS À POSER UN REGARD SUR LES GENS »

Flavie Flament a longtemps travaillé au côté de Jean-Luc Delarue qui représentait une sorte de mentor pour elle : « Je suis extrêmement émue évidemment, il y a beaucoup d’images qui passent devant mes yeux au moment où je réalise l’ampleur de cette nouvelle, la tristesse aussi qui tout à coup s’empare de moi. Il comprenait les attentes du public, il les précédait parfois… C’était une personnalité très riche, complexe, extrêmement attachante. Il m’a appris la rigueur du travail, le respect des autres, je pense souvent à lui quand je présente même mes émissions sur RTL, parce que c’était quelqu’un qui essayait toujours d’aller au plus profond du détail qui allait permettre à quelqu’un de se révéler. Il m’a appris l’empathie et puis il a aussi su aller chercher chez moi des ressources d’émotion. Il m’a appris à poser un regard sur les gens. Je savais toujours qu’il était là, il y avait toujours l’esprit de Jean-Luc ».

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Cyclisme : Armstrong abandonne et va perdre ses sept titres du Tour de France


Ramses Kefi | Journaliste Rue89

Lance Armstrong en juillet 2010 à Rotterdam (Jöel Saget/AFP)

Jusque-là, Lance Armstrong avait échappé à toutes les charges qui l’accusaient de dopage. Mais Travis Tygart, directeur de l’agence antidopage américaine (Usada), a finalement eu la peau de l’ancien cycliste, ce dernier ayant décidé de ne pas continuer son bras de fer judiciaire contre l’Usada et de ne plus s’opposer à ses décisions.

Jeudi soir, celle-ci a annoncé qu’Armstrong serait radié à vie du vélo – il est retraité depuis 2011 – et surtout, qu’il serait dépossédé de tous les titres qu’il avait glanés depuis le 1er août 1998, parmi lesquels ses sept victoires sur le Tour de France de 1999 à 2005. Travis Tygart :

« C’est un triste jour pour tous ceux d’entre nous qui aimons le sport et nos athlètes. »

« Il a pris ce que nous prenions tous »

En février, la justice américaine avait pourtant abandonné les poursuites contre l’US Postal, l’équipe d’Armstrong de 1998 à 2004, soupçonnée par l’Usada d’avoir fourni au cycliste des produits dopants, en dépit des dizaines de témoignages qui l’accablaient. Tyler Hamilton, son coéquipier de 1999 à 2001, champion olympique à Sydney (il a depuis rendu sa médaille d’or) :

« Il a pris ce que nous prenions tous…la majorité du peloton. Il y avait de l’EPO, de la testostérone, des transfusions sanguines. »

L’américain Floyd Landis, vainqueur déchu du tour de France 2006, avait consigné ses années de dopages dans un journal. En 2010, il n’épargnait pasArmstrong dans ses aveux, en l’accusant, entre autres, de l’avoir initié à la tricherie :

« Durant ce Tour de France, j’ai été témoin que George Hincapie, Lance Armstrong, Chechu Rubiera et moi-même avons reçu des transfusions sanguines.

Johan Bruyneel [ancien coureur cycliste belge, désormais dirigeant, ndlr] m’a donné comme instruction d’aller chez Lance et de récupérer de l’EPO auprès de lui. La première EPO que j’ai utilisée m’a ensuite été remise dans l’entrée de son immeuble à la vue de son épouse d’alors. »

Des allégations qu’Armstrong a toujours balayées d’un revers de main – « j’ai été dans les meilleurs de mon sport depuis mon premier jouer »- en refusant systématiquement de collaborer. Pierre Bordry, ancien président de l’agence française antidopage, en juin dernier :

« En 2009, quand il (Armstrong) a voulu refaire le Tour de France, il assurait à tout le monde qu’il n’était pas dopé (…). Je lui ai proposé de refaire l’analyse des échantillons que l’on détenait (et qui prouvait le dopage). Il a répondu que ces analyses n’étaient pas utiles. C’est dommage ça aurait permis de clarifier la situation. »

« Il y aura d’autres accusations vous pouvez les mettre en bas de la liste »

L’Usada, malgré les preuves qu’elle avait réunies, n’avait jusqu’à présent pas pu atteindre Armstrong, que le journaliste américain Neal Rogers comparait au personnage de Neo, qui échappait aux balles dans le film Matrix. Sûr de son coup, il se permettait même de la narguer, comme dans cet entretien accordé à L’Express en 2010 :

« Un jour, vous viendrez me trouver sur la plage avec cinq gamins autour de moi. Il y aura d’autres accusations, vous pouvez les mettre en bas de la liste. En 13 ans d’accusations, je n’ai jamais perdu aucun contrat, il n’y a eu aucun dommage pour mon image. »

« Par lassitude », « The Boss » a fini par abandonner – sans reconnaître sa culpabilité- après que le tribunal d’Austin (Texas) l’eut débouté de sa plainte contre l’Usada, dont il contestait, entre autres, sa compétence pour mener une enquête contre lui. Lance Armstrong disait jeudi :

« Je ne m’occuperai pas plus longtemps de cette question. étant donné les circonstances […]. Je me consacrerai au travail que j’ai commencé avant même de gagner le Tour de France : servir les gens et les familles affectés par le cancer. »

Travis Tygart :

« Il s’agit d’un exemple poignant de la manière dont la culture du gagner-à-tout-prix peut, si elle n’est pas contrôlée, submerger la compétition juste, sûre et honnête.

Mais pour les athlètes sains, c’est un rappel rassurant qu’il y a un espoir pour les générations futures de concourir sans l’usage de drogues qui améliorent les performances. »

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Moi aussi je peux devenir l’ami(e) de Nicolas Sarkozy ?


François Krug | Journaliste Rue89

Les cinq questions qu’il faut se poser avant d’adhérer à l’Association des amis de Nicolas Sarkozy, qui se réunit à Nice ces vendredi et samedi.

Nicolas Sarkozy au Cap Negre, le 17 août 2012 (ROBERT ALAIN/SIPA)

C’est une réunion d’anciens combattants très combatifs. Ces vendredi et samedi, à Nice, Christian Estrosi et l’Association des amis de Nicolas Sarkozyattendent une centaine d’élus et près de 3 000 sympathisants pour célébrer l’héritage de l’ancien président – et entretenir le doute sur son retour.

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Nicolas Sarkozy a-t-il vraiment besoin d’amis ?

Difficile à croire, tant l’UMP semble unanime à l’égard de l’ancien président. Son quinquennat ? Un enchaînement de réformes courageuses. Sa défaite à la présidentielle ? Un malentendu injuste. L’Histoire jugera.

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Certains amis, encore plus fidèles que les autres, n’ont pas voulu se contenter de mots. Mi-juin, ils ont donc officialisé leurs sentiments, en déposant les statuts de cette Association des amis de Nicolas Sarkozy :

« L’association contribuera au débat public afin de promouvoir le bilan de Nicolas Sarkozy, défendre son action comme sa personne, et poursuivre la réflexion autour des valeurs qu’il a portées comme président de la République. »

« Un espace d’unité » à droite

Ces amis officiels de Nicolas Sarkozy ? Ce sont Brice Hortefeux, le président de l’association, Christian Estrosi, son secrétaire général, Nadine Morano, sa trésorière. Ou encore Xavier Bertrand et Claude Guéant, deux de ses vice-présidents.

Deux mois plus tard, Nicolas Sarkozy peut être rassuré sur l’amitié qu’on lui porte à l’UMP. Malgré leurs rivalités, tous les prétendants à la présidence du parti seront présents ou représentés à Nice. La preuve, se félicite Brice Hortefeux dans Le Figaro, que cette petite amicale est devenue « un espace d’unité ».

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Comment devenir l’ami(e) de Nicolas Sarkozy ?

L’Association des amis de Nicolas Sarkozy n’est pas réservée aux anciens ministres ou aux élus. Pour exprimer l’amitié que vous portez à notre ancien président, la démarche est simple.

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Il vous suffit de fournir vos coordonnées sur le site, d’y télécharger le bulletin d’adhésion et de le renvoyer à l’adresse parisienne de l’amicale, qui se trouve être la même que celle de l’UMP.

N’oubliez pas d’y joindre un chèque de 25 euros. Que les nostalgiques du bouclier fiscal se rassurent : cela ne représentera que « 8,50 euros après déduction fiscale ». L’association bénéficie en effet de la déduction applicable aux partis politiques. A ce prix-là, l’amitié avec le grand homme est donnée.

Officiellement, les adhésions ne seront ouvertes que samedi. Mais les candidats à l’amitié avec Nicolas Sarkozy sont impatients : chez Christian Estrosi, on nous explique avoir reçu « environ 5 000 demandes d’adhésion » depuis que le bulletin a été mis en ligne.

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Que font des amis de Nicolas Sarkozy quand ils se réunissent ?

Ils constatent que « sa discrétion est légitime, mais son autorité et sa parole manquent », et se félicitent de participer à une « démarche de fidélité et de reconnaissance », comme le fait Brice Hortefeux, interrogé par Le Figaro sur l’objectif du rassemblement de Nice.

L’ancien ministre de l’Intérieur et les autres membres fondateurs de l’association se réuniront dès ce vendredi après-midi. Pour les autres amis de l’ancien président, les célébrations auront lieu le lendemain matin, avec un rassemblement en plein air.

Selon l’équipe de Christian Estrosi, 2 800 sympathisants se sont pour l’instant inscrits, ainsi qu’« une centaine de parlementaires » et autant de journalistes. Cela suffira-t-il à concurrencer l’université du PS à La Rochelle, qui se tiendra au même moment ?

Au programme, un film sur Sarkozy

« C’est une association naissante, ce ne sont pas les moyens des meetings qu’on a pu organiser pour Nicolas Sarkozy », prévient Gérard Askinazi, président d’Agence Publics, la société chargée d’organiser cette petite fête entre amis.

C’est elle qui avait déjà organisé les grands meetings de la campagne de Nicolas Sarkozy : ceux de Villepinte, de la place de la Concorde et duTrocadéro. Cette fois-ci, le budget est modeste. Il tournerait au total autour de 25 000 euros.

LE DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY AU TROCADÉRO EN MAI 2012

Les nostalgiques pourront tout de même vibrer, quand sera projeté le film réalisé pour l’occasion : un montage résumant les grandes heures sarkozystes en trois minutes, selon le patron d’Agence Publics. « Un film sur l’amour de la France, avec beaucoup de drapeaux », se réjouit-on chez Christian Estrosi.

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Au fait, qui finance les amis de Nicolas Sarkozy ?

Pour l’instant, personne. Chez les organisateurs de la réunion de Nice, on explique que les prestataires ont accepté d’attendre deux mois pour être payés. Christian Estrosi met à disposition sa police municipale pour assurer la sécurité de l’événement, mais ces services seront bien facturés. Et chaque parlementaire a même dû contribuer à hauteur de 35 euros au financement du dîner de ce vendredi.

Pour un ami comme Nicolas Sarkozy, on est aussi prêt à redécouvrir le système D. Fin juillet, Mediapart a révélé que Christian Estrosi avait profité d’un courrier envoyé aux frais de l’Assemblée nationale à ses électeurs niçois pour leur proposer de s’inscrire à l’association. Pas très réglementaire.

Fauchés, mais pas pour longtemps

Les Amis de Nicolas Sarkozy seraient donc fauchés, mais ça ne devrait pas durer. Les 5 000 demandes d’adhésion annoncées à ce jour laissent déjà espérer une rentrée prochaine de 125 000 euros.

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Surtout, l’amicale créée par Brice Hortefeux et Christian Estrosi n’est pas une simple association loi 1901 : elle a le statut de parti politique.

Comme le veut la loi, elle dispose donc en parallèle d’une association de financement. Celle-ci est présidée par deux autres amis de Nicolas Sarkozy : Alain Joyandet, son ancien secrétaire d’Etat à la Coopération, qui a démissionné après un vol en jet privé, et Philippe Blanchetier, avocat de l’ancien président et de l’UMP.

Grâce à ce statut, l’Association des amis de Nicolas Sarkozy n’aura pas à se contenter de ses cotisations à 25 euros. Les parlementaires qui le souhaiteront pourront lui reverser leurs indemnités. Elle pourra recevoir des fonds d’autres partis – au hasard, l’UMP –, ou inversement, leur en verser elle-même.

Les Amis de Nicolas Sarkozy pourront surtout récolter des dons, dans la limite légale prévue pour un parti politique : 7 500 euros par donateur et par an. Mais la loi n’interdisant pas de verser ce montant à plusieurs partis à la fois, les sympathisants les plus généreux pourront financer à la fois l’association et l’UMP.

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Mais pour qui roulent les amis de Nicolas Sarkozy ?

Pour personne, et même pas pour Nicolas Sarkozy. Les fondateurs de l’association le répètent : celle-ci n’est qu’une amicale destinée à se souvenir des bons moments et, comme le prévoient ses statuts, à « poursuivre la réflexion ». Rien de plus.

Nouvelle démonstration avec l’interview de Brice Hortefeux dans Le Figaro de ce vendredi. Son ami Nicolas Sarkozy doit-il revenir en politique ?

« [Il] a indiqué le soir du 6 mai qu’il entendait redevenir tout simplement “un Français parmi les Français”. Nous devons respecter sa décision et son choix, mais, naturellement, beaucoup de sympathisants le souhaitent. »

Et la campagne pour la présidence de l’UMP ? L’ancien ministre de l’Intérieur ne se mouille pas davantage :

« Chacun sait que j’apprécie Jean-François Copé et que je respecte François Fillon […]. Au sein de l’association, notre ambition est aussi de souligner que ce qui rassemble tous les candidats, c’est précisément qu’ils appartiennent tous, au-delà des critères d’âge, à la génération Sarkozy. »

Estrosi se voit à la tête de l’UMP

L’amitié résistera-t-elle pourtant à la réalité ? A défaut d’un retour de Nicolas Sarkozy, son ami Christian Estrosi se verrait bien, lui, incarner une troisième voie à l’UMP, entre François Fillon et Jean-François Copé.

Début août, sans être officiellement candidat, le maire de Nice annonçait avoir recueilli 3 000 des 8 000 parrainages prévus par les statuts du parti pour participer à l’élection interne.

Grâce, en partie, à l’Association des amis de Nicolas Sarkozy : selon Le Canard enchaîné, Christian Estrosi avait profité d’un courrier invitant les militants de la réunion de ce samedi pour leur proposer de parrainer sa candidature. Nicolas Sarkozy devrait se méfier de ses amis…

MERCI RIVERAINS ! Pierrestrato

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Le plus grand labyrinthe du monde » Ma Planète


 

Ajouté le 08/24/2012 03:38:10 par cherokee85

Le plus grand labyrinthe végétal du monde à Reignac-sur-Indre, Indre-et-Loire, France (47°13’N – 0°54’E). En 1996, année de la création à Reignac-sur-Indre, en Touraine, du plus grand labyrinthe végétal du monde, 85 000 visiteurs sont venus se perdre au milieu d’un dédale de 4 ha. Depuis, chaque été, un labyrinthe éphémère de maïs ou de tournesols sort de terre. Récolté à l’automne, il renaît l’année suivante sous une forme différenteâce à une technique éprouvée de semis et de traçage. Cet espace s’inspire d’une tradition plus ancienne dans l’art du paysage. À la Renaissance, les jardins italiens multiplient les labyrinthes : on s’y promène, on s’y perd, on y complote, on y badine. Cette légèreté efface un peu le caractère sacré et parfois menaçant des grands labyrinthes anciens, ceux des cathédrales gothiques, ceux de la Grèce du Minotaure, et plus loin encore les centaines de  » châteaux de Troie  » ainsi qu’on nomme ces labyrinthes de pierre qui parsèment les rivages de la Baltique. Rites solaires, pistes de danse, chemins de croix, parcours initiatiques ? Il reste dans le labyrinthe moderne un peu du mystère symbolique qui animait les  » chemins de Jérusalem  » et les  » remparts de Jéricho « .

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Et si le sperme rendait les femmes heureuses


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Et si le sperme rendait les femmes heureuses ()

Et si le sperme rendait les femmes heureuses

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Le sperme bon pour le moral ? C’est ce que révèle une étude américaine. Le sperme serait composé d’au moins trois antidépresseurs : la mélatonine, la sérotonine et la thyrotropine. Leur présence dans le sang des femmes favoriserait « le bien-être mental et le sentiment d’affection ».

En comparant les pratiques sexuelles de 293 femmes ainsi que leur santé mentale, des chercheurs américains de l’Université d’État de New York sont arrivés à la conclusion suivante : les femmes qui ont régulièrement des rapports sexuels non protégés sont moins déprimées que celles qui ont des rapports avec un préservatif. Les résultats de l’étude, publiés dans les Archives of Sexual Behaviour Journal, révèlent que les femmes qui ont des rapports protégés sont tout autant déprimées que les femmes abstinentes.

En plus de contenir des antidépresseurs, le sperme est composé de cortisol, un agent chimique qui augmente le sentiment d’affection et qui aide à dormir. L’ocytocine et l’estrone, également présents dans le liquide séminal, favorisent la bonne humeur.

Mais attention, avoir des rapports non protégés nécessite au préalable d’avoir réalisé un test sanguin.

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La blonde et le postier


images drôles Tablier de cuisine

Une blonde venue de Pologne se rend à la poste, dans un petit village, afin d’envoyer un message à ses parents restés au pays.

Le postier lui dit:

- Pour la Pologne, ça vous fera 250 euros.

Elle s’exclame:

- Mais je n’ai pas autant d’argent… Et il faut ABSOLUMENT que j’envoie ce message à ma mère en Pologne ! Je ferai N’IMPORTE QUOI pour ça !

Le postier saute sur l’occasion :

- Vraiment n’importe quoi?

Et le blonde répond:

- Oui, n’importe quoi!

Alors le postier lui dit de le suivre dans l’arrière-salle. Il ferme la porte et demande à la jeune blonde de se mettre à genoux avant d’ouvrir sa braguette :

- Allez, maintenant vous pouvez y aller, indique-t-il à la cliente.

Alors la blonde avance sa bouche… puis elle s’écrie :

- ALLÔ, MAMAN ? TU M’ENTENDS ?!

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