Le tueur en série Ted Bundy, son histoire


Ajouté le 08/10/2012 23:02:07 par rejir

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Bundy, Ted

Nom : Theodore Robert Cowell, puis Theodore Nelson, puis Theodore Bundy

Surnom : « Ted », « Lady Killer » (Le tueur de femmes)

Né le : 24 novembre 1946, à Burlington (Vermont), près de Philadelphie – Etats-Unis.

Mort le : 24 janvier 1989 (éxecuté sur la chaise électrique) au pénitencier de Starke, en Floride.

Sans doute le plus connu des tueurs en série (avec Jack l’Eventreur). Le plus surprenant aussi. Séduisant, intelligent, sympathique, beau parleur, ayant travaillé pour une commission criminelle et les services de planification du ministère de la Justice, investi dans la campagne d’un candidat républicain, sympathisant des mormons… Bundy avait encore moins que tous les autres « la tête de l’emploi ». Il fut pourtant l’un des tueurs en série les plus immondes et les plus sadiques des Etats-Unis, tuant et violant des jeunes femmes à travers tout le pays.

Informations personnelles

La mère de Bundy, Eleanor Cowell, modeste employée dans un magasin, passa les derniers mois de sa grossesse dans une « maison pour mères non mariées » du Vermont. Elle avait 22 ans mais ses parents, très croyants, voulaient éviter le scandale, les critiques et les ennuis liés à la naissance d’un « bâtard ». À l’époque, il était inconcevable pour une « fille bien » d’avoir un enfant sans être mariée.

Bundy naquit donc Theodore Robert Cowell en 1946. Ted Bundy ne connut jamais son véritable père. Eleanor Cowell expliqua par la suite qu’il se nommait Lloyd Marshall et était vétéran de l’Air Force. Certains membres de la famille Cowell ont exprimé des doutes sur l’existence de ce Marshall et ont pointé le doigt vers le père d’Eleanor, Samuel Cowell, un homme violent et peut-être névrosé.

Peu après la naissance de Ted, sa mère et lui revinrent chez les parents d’Eleanor, à Philadelphie, qui se firent passer pour les parents du petit garçon. Ce dernier grandit en pensant que sa mère était en fait sa grande sœur.

Il n’était pas franchement différent des autres enfants. Sa tante Julia (l’une de deux sœurs d’Eleanor) se souvint plus tard qu’une fois, il avait mis des couteaux sous les draps, à l’âge de 5 ans, mais ne put dire si c’était par méchanceté ou par jeu. Bundy croyait au Père Noël, n’aimait pas les épinards et avait peur des monstres sous son lit.

Quand Ted eut 4 ans, il déménagea à Tacoma, dans l’état du Washington, où sa mère s’installa chez un oncle. Ils changèrent légalement de nom. Ted devint Theodore Robert Nelson et sa mère devint Louise Nelson.

Ted détesta Tacoma. Après la grande ville de Philadelphie, la petite localité de Tacoma semblait uniforme et grossière, un mélange d’affreux bâtiments gris ou bruns sortant des eaux glaciales de Puget Sound (un détroit partagé entre le Canada et les États-Unis). Il finit par surmonter ce dégoût initial, mais ne se départit jamais d’un dédain arrogant pour tout ce qu’il considérait comme « quelconque ».

L’oncle de Louise, Jack, n’avait que quelques années de plus qu’elle et Bundy l’appela toujours « oncle Jack ». Il était professeur de musique à l’université de Tacoma, c’était un homme intelligent et raffiné. Bundy aimait qu’il joue du piano, il lui semblait si cultivé et si particulier. Il décida qu’il allait devenir un homme comme son oncle.

Un an après leur arrivée à Tacoma, Louise Cowell épousa un cuisinier de l’armée nommé John Bundy et Ted prit le nom de son « beau-père / beau-frère ».

L’accent du sud de John Bundy le faisait paraître un peu « balourd », il était illettré et menait une vie simple : Ted Bundy ne l’apprécia jamais. C’était pourtant un brave homme qui travaillait à l’administration de l’hôpital des vétérans de Tacoma.

John Bundy essaya d’élever Ted comme son propre fils. Il l’emmena en camping, à la pêche et à toutes les activités qui pourraient, pensait-il, les rapprocher. Sans succès.

Le seul homme pour qui Ted avait du respect, à part son oncle Jack, était son « grand-père / père » de Philadelphie, pourtant violent et très autoritaire. Il avait eu de la peine lorsqu’il avait dû le quitter pour déménager à Tacoma, un endroit où il ne connaissait personne. La présence de John Bundy irritait le jeune Ted. Très attaché à sa « sœur – mère », il était jaloux de John Bundy et craignait qu’il ne trouble son monde encore plus qu’il ne l’était.

Vers sept ou huit ans, pour échapper au malaise qu’il ressentait, il se mit à rêver, à imaginer qu’un couple de cow-boys de télévision, Roy Rogers et Dale Evans, allaient l’adopter et lui offrir un poney et tout ce qu’il voudrait…

Son premier geste de défi envers John Bundy fut passif : une famille noire allait arriver dans le quartier, totalement blanc, et les gens craignaient que la valeur de leur habitation ne baisse. Ted savait que John Bundy en était particulièrement inquiet. Ainsi, lorsque la famille noire arriva, par bravade, il alla les saluer. Il devint rapidement ami avec l’un des enfants. Pour lui, cette maison était « chaleureuse et douce ». Il adorait venir lorsque la mère faisait la cuisine, car les marmites exhalaient alors des odeurs qu’il trouvait « exotiques ».

Chez lui, Ted Bundy avait l’impression qu’il lui manquait quelque chose. Il était jaloux de son cousin John, le fils du si parfait « oncle Jack » et méprisait le statut modeste de sa propre famille. Il avait honte d’être vu dans la vieille voiture de John Bundy. Il voulait toujours être habillé des plus beaux et des plus coûteux vêtements. Sa préoccupation pour les possessions matérielles s’intensifia avec l’âge.

Louise et John eurent quatre enfants dont Ted s’occupa souvent après l’école. A la naissance du 2ème enfant, ils déménagèrent dans une maison plus grande. Bundy se fit de nouveaux amis, avec qui il allait jouer après l’école. Un jour qu’ils jouaient à la guerre avec des bâtons en bois, l’un de ses amis le frappa sans le vouloir juste sous l’œil. Ted Bundy se jeta soudainement sur son ami et le frappa. Les autres garçons durent le tirer en arrière de toutes leurs forces pour le faire cesser. Cet événement resta dans la mémoire de Terry Storwick, le meilleur ami de Ted parce que, selon lui, Bundy « se détachait toujours des événements. Alors c’était quelque chose de le voir impliqué dans quelque chose. Lorsqu’il a reçu ce truc dans l’œil, il s’est impliqué ».

Ted Bundy se bagarra aussi avec d’autres garçons. Chez les scouts, il jeta son assiette au visage d’un autre scout parce que celui-ci avait coupé un petit arbre. Un autre jour, il frappa un garçon par derrière avec un bâton, juste pour voir ce que ça lui ferait.

C’était Louise et non John qui s’occupa de l’éducation des enfants, mais elle ne leur parlait jamais de sujet vraiment personnel. Selon Bundy, elle ne lui parla jamais du sexe ni d’autres choses du même genre. Elle avait du mal à aborder les sujets intimes et personnels. Elle était assez renfermée. Elle ne parlait jamais de son enfance, excepté le fait qu’elle avait grandi dans la maison de ses « grands-parents » et qu’elle avait été excellente à l’école. Ted Bundy voulut être aussi bon qu’elle.

Adolescent, Bundy était très timide. On se moquait souvent de lui et il était le souffre-douleur de certains gamins au collège. Malgré les humiliations qu’il subit, il parvint à maintenir une bonne moyenne au collège puis au lycée. Personne ne se souvint qu’il soit sorti avec une fille à l’époque.

Il était assez solitaire. Il aimait passer du temps à écouter les émissions de radio, le soir, et s’imaginait être le présentateur qui posait les questions et discutait avec les personnes qui appelaient.

En grandissant, il devenait un grand et beau jeune homme. Mais la maturité mentale, elle, ne venait pas, et ne viendrait jamais. Il était très narcissique et se considérait trop maigre pour entrer dans une équipe sportive. Il essaya néanmoins le basket-ball et le base-ball, mais ne parvint pas à briller au milieu des autres, ce qui le contraria beaucoup. Il se tourna alors vers les sports solitaires et découvrit qu’il adorait skier. Il parvint à obtenir un équipement de qualité (il l’avait en fait volé) et s’entraîna sérieusement.

Il allait à l’église tous les dimanches, était vice-président de l’Amicale des Jeunes Méthodistes et voulait devenir policier ou avocat. Il avait « un bel avenir devant lui ».

C’est à peu près à cette époque que Bundy découvrit que sa « grande sœur » était en fait sa mère et que ses « parents » étaient en fait ses grands-parents. Ce fut pour lui un énorme choc.

Il existe plusieurs versions de cet incident.

Bundy a expliqué qu’il fouillait dans les papiers de sa « sœur » lorsqu’il découvrit un certificat de naissance sur lequel « inconnu » était écrit en face de « nom du père ». Il fut troublé mais décida que c’était l’occasion pour lui de se faire un nom et de devenir quelqu’un.

Mais sa famille raconta l’événement de manière différente. Le cousin de Ted, le fils de l’oncle Jack, lui affirma qu’il était un enfant illégitime. Ted refusa d’abord de le croire mais le cousin lui présenta son certificat de naissance. Bundy ressenti beaucoup de colère envers sa mère (il pensait qu’elle l’avait humilié) mais l’exprima peu.

Quoi qu’il en soit, il en parla à l’un de ses meilleurs amis, qui lui répondit : « En fait, il m’a toujours semblé que tu avais été adopté ou quelque chose comme ça… Mais il y a des gens qui t’aiment maintenant. Ce n’est pas grave« . Ce à quoi Bundy répondit que cela faisait une grande différence, pour lui. C’était très important. Il l’exprima amèrement : « Ce n’est pas toi qui es un bâtard”.

À la suite de cette découverte, l’attitude de Ted envers John Bundy se durcit et il se rebella. Il refusa de l’appeler « Papa » alors qu’il l’avait fait durant des années. Il commença à l’appeler « Père », puis « Johnnie ». Étant plus intelligent que John, Ted se moquait ouvertement de lui et John Bundy finissait par le gifler.

Le premier signe de problèmes sérieux chez Ted Bundy fut un arrêt complet et soudain de son développement social. La plupart ne s’en rendirent pas compte, mais cela fut très douloureux pour lui. Ses amis semblaient avancer, s’améliorer, gagner en maturité, et pas lui. Ses amis proches le trouvaient pourtant intelligent et plein d’humour. Mais il n’avait pas assez confiance en lui pour en profiter. Lorsqu’il rencontrait des personnes qu’il ne connaissait pas, fille ou garçon, il se crispait et ne disait plus un mot. Les gens qui ne le connaissaient pas ne faisaient donc pas attention à lui et Bundy, adolescent sensible, le prit très mal.

De plus, le sexe le rendait perplexe. Lorsque ses amis parlaient des filles, Bundy écoutait sans comprendre.

Il ne se sentait à l’aise que lorsqu’il skiait ou en classe. Dans la salle de classe, il parlait devant tout le monde. Comme il s’exprimait bien et cultivait une image sérieuse pour cacher sa solitude, il était considéré comme un travailleur cultivé par les autres lycéens. Et pourtant, ses notes étaient plutôt bonnes, mais pas excellentes. Il obtint son bac avec une moyenne juste assez correcte pour être admis à l’université de Puget Sound.

Durant sa première année à l’université, il vécut encore chez sa mère et ne s’intégra pas à la vie sociale du campus. Il fut encore plus solitaire qu’au lycée, car ses amis n’étaient plus là. Il déclina la proposition qu’on lui fit de joindre une « fraternité » car il se sentait humilié en présence de « frères » confiants et énergiques. « Je ne me sentais pas assez adroit socialement. Je ne savais pas comment fonctionner avec ces gens. Je me sentais terriblement mal à l’aise ». Il ne se fit pas de nouveaux amis. Il tenta, comme il l’avait fait au lycée, de prendre la parole en classe pour se faire remarquer, mais les cours à l’université avaient lieu dans de grands amphithéâtres et ne donnaient pas vraiment l’occasion de parler.

Puis un jour, il participa à une conférence sur la Chine et comprit immédiatement que ce domaine pourrait lui apporter l’attention des autres. Il ne réfléchit pas à la quantité de travail que ce sujet pourrait lui demander. Ted pensait que la langue chinoise était exotique et élégante.

A la rentrée suivante, il obtint son transfert à l’Université du Washington, à Seattle, dans le programme d’études asiatiques. Là encore, il ne se joignit à aucune fraternité mais prit une chambre en résidence universitaire. Il paya ses études grâce à un chapelet de « petits boulots » qu’il ne tint jamais bien longtemps. Certains de ses employeurs pensaient que l’on ne pouvait pas compter sur lui.

Autant il manquait de sérieux pour ces jobs d’étudiants, autant il se concentrait énormément sur ses études et fut capable d’obtenir de très bonnes notes. Comme il l’avait voulu, sa nouvelle spécialité le mit à part de la population estudiantine et le fit remarquer. Il plongea dans les arcanes des idéogrammes, réussit son année et se fit quelques nouveaux amis.

Il commença à fabriquer « le nouveau Ted » : érudit, intelligent, spirituel, sérieux, sage et… beau garçon

Mots-clés: Rejir Tueur En Série

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