Archives quotidiennes : 15 mai 2012

Pensée du mardi 15 mai 2012.


« Les diables et les ténèbres de l’enfer ne font en général pas tellement peur aux gens, mais de la lumière divine beaucoup ont la plus grande crainte. Et d’ailleurs c’est tout à fait compréhensible : ils sentent au fond d’eux-mêmes qu’ils ont encore besoin de se laisser aller aux instincts, aux passions, ils fuient cette lumière qui leur montrera que l’existence qu’ils mènent est médiocre, criminelle même… Ils ne veulent renoncer à aucune de leurs mauvaises habitudes et ils ne supportent pas ce qui peut leur révéler qu’elles sont, justement, mauvaises. Quand on ne veut faire aucun effort pour s’améliorer, on ferme les yeux, on se bouche les oreilles et on se persuade qu’on est très bien ainsi. Tous ceux qui craignent la lumière ne savent pas très bien pourquoi, mais ils sentent instinctivement qu’il y a là quelque chose qui menace ce qu’ils croient être leur bonheur. Seuls ceux qui ont le désir sincère d’évoluer, de se transformer, cherchent cette lumière qui leur montrera tout ce qu’il y a à améliorer en eux et comment l’améliorer. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Prêts au mariage avec des robots? | Slate


Pour les chercheurs, un jour les humains épouseront des robots. Est-ce vraiment la direction que notre société est en train de prendre?

Le robot humanoïde HRP-4C Miim, en robe de mariée dessinée par Yumi Katsura en 2009 à Osaka. REUTERS/Toru Hanai

- Le robot humanoïde HRP-4C Miim, en robe de mariée dessinée par Yumi Katsura en 2009 à Osaka. REUTERS/Toru Hanai -

Difficile d’imaginer un titre d’article plus racoleur que «Les robots, les hommes et le tourisme sexuel»—surtout dans le monde universitaire.

Écrit par des chercheurs de l’University of Wellington de Nouvelle Zélande, et récemment publié dans le journal Futures, cet article prédit que dans les décennies à venir, les humains iront dans des bordels à robots, se libérant ainsi du sentiment de culpabilité associé à la fréquentation d’une prostituée de chair et de sang. Il fallait sans doute s’y attendre: il a déclenché un débat animé sur les possibilités d’automatisation de l’industrie du sexe—et des réactions pour le moins timorées devant l’idée de relations entre humains et robots.

Il devrait être évident pour tout le monde aujourd’hui qu’au moins certains d’entre nous auront un jour des relations sexuelles avec des robots. Il y aura toujours quelqu’un pour s’envoyer à peu près tous les biens de consommation qui entrent dans la maison (et si ce n’est pas déjà la règle de base du design des objets domestiques, il faudrait songer à s’y mettre).

Les relations entre robots et humains seront-elles cantonnées à la chambre à coucher, ou l’amour intègrera-t-il aussi l’équation? Notre société emprunte-t-elle le chemin d’une telle transition? Au vu des tendances actuelles, je dirai que la réponse est oui, sans le moindre doute.

Cerveau open-source

L’idée de relations sexuelles avec des robots provoque une réaction de dégoût immédiate chez la majorité des gens. L’esprit imagine aussitôt des mixtures d’alchimiste mélangeant caoutchouc, silicone et, je ne sais pas moi, follicules pileux. Difficile de ne pas penser à ces poupées gonflables à la mâchoire flasque et aux yeux glacés, dont les bras pâles sont couverts d’une peau gélatineuse dérivée du pétrole.

Mais ce ne sont pas elles, les femmes-robots amoureuses et séductrices du futur. Une peau réaliste, un regard qui suit le vôtre, une fausse respiration (pour éviter cette sensation de «cadavre ambulant»), des talents oratoires convaincants, une certaine dextérité dans la manipulation d’objets et la capacité de ne pas se prendre les portes en verre dans la figure—on peut raisonnablement penser que tout cela sera possible d’ici les prochaines décennies.

Voyez par exemple le robot «personnel» PR2 de Willow Garage; avec son cerveau open-source situé dans Google cloud, cette machine est d’ores et déjà capable de naviguer dans un environnement domestique pour aller chercher des bières, remplir le lave-vaisselle et bien plier le linge.

Dans son livre de 2007 Love and Sex With Robots, le Dr David Levy prétend que nous, les humains—les hommes et les femmes, vous n’êtes donc pas hors-jeu mesdames—tomberons amoureux des nouvelles espèces de robots humanoïdes supposées arriver dans le prochain demi-siècle.

Notre vie est une liste de données

Beaucoup de nos interactions sociales sont aujourd’hui réduites au transfert d’informations dans leur plus simple expression par le biais de divers médias en ligne: textos, mails, partage de vidéos et de photos, mise à jour de statut, et, heu, pokes.

Nous créons tous les jours des profils qui réduisent nos vies à une liste de données—un peu comme la fiche descriptive de votre jeu de rôle qui réduit votre elfe-archer complexe et à multiples facettes à son intelligence, sa dextérité et son charisme. Pour des gens qui ont grandi dans un monde d’interactions sociales basées sur les textos, la nature haut-débit d’une simple conversation téléphonique peut provoquer l’angoisse.

Le milieu complexe et ambigu des contacts humains est en voie d’être remplacé par des équations simples et modulables. Nous avons des milliers d’amis de plus qu’aucun être humain avant nous, mais au détriment de la complexité et de la profondeur des relations. Chaque minute passée en ligne est une minute de face-à-face perdue.

Pour le meilleur ou pour le pire, de nouveaux modes d’interaction érodent constamment les formes plus «traditionnelles» auxquelles étaient habituées les précédentes générations. Les nouvelles relations épurées entre êtres humains pourront ouvrir les portes aux machines prêtes à nous rejoindre en tant que pairs dans la société, et pas juste comme des objets sexuels.

Le robot, garant des protocoles de demain

L’autre effet secondaire de ces nouveaux modes d’interaction est tout simplement la possibilité d’y mettre un terme. Vous n’aimez pas ce que Truc vous a écrit? Ne répondez pas. Vous en avez marre de Machin? Ne le suivez plus. Cliquez sur «ignorer.» Effacez, interdisez, devenez invisible. La gratification instantanée a infiltré nos relations interpersonnelles, et dans nos interactions en ligne, chacun a le pouvoir ultime d’imposer silence à l’autre.

Il est plus difficile de s’en sortir de cette façon en face à face avec de vrais humains. Cependant, un robot pourrait facilement introduire ces mœurs dans le monde réel en permettant aux utilisateurs humains de les ignorer, de les exclure ou même de les effacer.

Ce sont peut-être des robots qui enseigneront aux générations futures les règles des interactions sociales. Le mignon robot Keepon jaune de la Carnegie Mellon University a montré qu’il était capable de faciliter les interactions sociales avec les enfants autistes. Morphy, à l’University of Washington, enseigne gaiement des gestes aux enfants par mimétisme.

De nouvelles espèces de robots sociaux dotés d’une patience infinie et sans la moindre velléité de jugement sont en plein développement pour devenir d’ultimes professeurs ès-vie sociale sans présenter quasiment aucun risque. Si vous avez été élevé (au moins en partie) par une machine, tomber amoureux d’une autre ne semblera pas si saugrenu.

Au final, ce seront peut-être les vrais romantiques, pas les nerds, qui choisiront de fuir un monde de relations impersonnelles et numérisées, pour se réfugier dans les bras de simulacres au manières venues d’une époque où tout était plus simple.

Daniel H. Wilson

Traduit par Bérengère Viennot

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La leçon de philosophie (Douceur de la Nuit) » Ma Planète


 

Ajouté le 05/11/2012 06:47:36 par Douceur_de_la_Nuit

Un professeur de philosophie est debout face à sa classe et quelques accessoires sont disposés devant lui.

Quand le cours commence, sans un mot, il prend un gros pot de mayonnaise vide et commence à le remplir avec des cailloux d’environ 5 centimètres de diamètre.

Il demande alors aux étudiants si le pot est plein. Ils répondent par l’affirmative.

Le professeur prend alors une boîte de lentilles et verse son contenu dans le pot. Il secoue légèrement le pot. Les lentilles remplissent bien sûr les espaces entre les cailloux. Il demande aux étudiants si le pot est plein. La réponse est positive.

Le professeur prend une boîte remplie de sable et la verse dans le pot. Évidemment, le sable comble les trous. Il demande une nouvelle fois si le pot est plein. La réponse est unanime — oui.

Le professeur attrape alors deux boîtes de bière sous la table et verse leur contenu dans le pot, complétant ainsi l’espace libre laissé par le sable. Les étudiants rient. -Maintenant, dit le professeur, alors que les étudiants continuent à rire, je voudrais que vous considériez que ce pot représente votre vie.

Les cailloux sont les choses importantes — votre famille, votre partenaire, votre santé, vos enfants — celles qui contribueraient à remplir votre vie si tout le reste avait disparu.

Les lentilles représentent les autres choses importantes comme votre travail, votre maison, votre voiture. Le sable correspond à tout le reste — les petites choses. Si vous mettez d’abord le sable dans le pot, poursuit-il, il ne restera plus de place pour les lentilles ou les cailloux. C’est pareil pour votre vie. Si vous consacrez votre temps et votre énergie aux choses secondaires, vous ne pourrez plus vous occuper des choses importantes. Soyez attentifs à tout ce qui est essentiel à votre bonheur. Jouez avec vos enfants. Amenez danser votre partenaire. Il restera toujours du temps pour travailler, faire le ménage, donner un dîner et tout ranger.

Considérez les cailloux avant tout le reste — les choses vraiment importantes. Définissez vos priorités. Le reste n’est que du sable.Une des étudiantes lève la main et demande ce que la bière est censée représenter.Le professeur sourit : « Je suis content que vous posiez la question. C’est pour montrer que même si votre vie semble bien remplie, il y a toujours de la place pour une bière ou deux. »

(Jodorowsky)

Bisous les amis !

Douceur de la Nuit.

Mots-clés: DouceurdelaNuit Pilosophie

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15 mai : Journée Internationale des familles


 

15 mai : Journée Internationale des familles

15 mai : Journée Internationale des famillesProclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993, cette est une manifestation qui reflète l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation des familles dans le monde. Et inciter les gouvernements à faire porter leurs efforts sur la politique familiale.

La Journée internationale des familles est une occasion de mieux faire comprendre les problèmes que connaissent les familles et stimuler les initiatives appropriées. Elle pourrait devenir un facteur de mobilisation puissant dans tous les pays qui cherchent à apporter une réponse aux problèmes qui se posent aux familles de chaque société. La Journée internationale des familles offre également l’occasion de mettre en relief la solidarité qui unit les familles dans leur recherche d’une meilleure qualité de vie.

La situation des familles en France

Les statistiques sont formelles : la famille a la cote en France ! Depuis le début du troisième millénaire, les mariages et les naissances sont en augmentation constante. Avec 778 900 naissances en 2000 et 774 800 en 2001 (source : INSEE), les chiffres de la natalité française restent à un niveau élevé. Le nombre des mariages est lui aussi en augmentation, indépendamment de la progression du nombre de pacs.

Les gouvernements, organisations non gouvernementales, établissements d’enseignement, groupes religieux et individus peuvent aider à faire connaître les fonctions remplies par les familles et leurs problèmes, leurs points forts et leurs besoins, en organisant des manifestations à l’occasion de la Journée internationale des familles. Cette journée est aussi l’occasion de mieux comprendre les processus économiques, culturels, sociaux et démographiques qui ont une incidence sur les familles.

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Les mots


 

by petale

Les mots

Nous nous sommes rencontrés sous la plume, au sein d’une page blanche.

Les liés et déliés de nos langues respectives nous avaient fait découvrir que nos cœurs étaient à l’unisson mais nullement libres.

Tu m’as conquis par ta magie, je t’ai conquise par mon érotisme. Les mots se sont couchés, se sont enchevêtrés, et le Merveilleux nous a enveloppés dans son grand manteau mystérieux d’un amour, d’une amitié, de désirs fougueux.

Les auteurs de ces mots nous ont fait vivre de merveilleux moments, d’une profonde intensité, d’envolées passionnées vers des sons d’une mélodie si douce à nos oreilles.

Je me suis couchée sur la pureté de ce lit, et les lettres je les ai tendues vers toi, comme une bouche sensuelle pour mieux te prendre du bout des lèvres, avec cette gourmandise que tu connais. J’ai avalé les mots, l’alphabet, comme différents nectars exquis, je me suis caressée avec toutes ces ondulations qu’ils formaient.

Il y a eu les lettres, puis les mots. Les phrases ont suivi et nous ont attirés dans une danse lascive irrésistiblement l’un vers l’autre.

Tu as attiré la lettre A, celle de l’amour, et puis la lettre D, de désir, vers tes doigts habiles.

Moi j’ai cueilli la lettre A, comme toi, puis la lettre C, comme cœur, la lettre F comme folie, la lettre P, comme passion.

Nous les avons mélangées toutes ces lettres, nous nous en sommes habillés, mais elles n’ont pas suffit pour nous réchauffer des rigueurs de l’hiver, et de la flamme qui dangereusement s’approchait de la feuille.

La bougie qui brûlait près de la page était là pour éclairer les auteurs, et les lettres et les mots et les phrases.

Mais devant les écrivains, les lettres ont commencé à s’entremêler, prises par des désirs soudains et inassouvis. Deux lettres A se sont fait face, se sont caressées, et se sont écroulées sur cette page prises par un tel vertige, de sensualité, de désir, et d’érotisme. Enroulées l’une dans l’autre elles n’ont plus formé qu’une seule lettre A dans l’union totale et fusionnelle.

C’est à ce moment là qu’un grand coup de vent faillit faire tomber la bougie sur la page remplie de phrases.

Finalement la plume resta en suspens au-dessus du texte inachevé, et se dirigea vers le pot d’encre, s’y plongea, pour continuer un récit qui n’a pas de fin.

Aujourd’hui l’un des auteurs n’écrira plus, son encrier personnel est tombé.

Il ne reste plus que la plume que je tiens dans la main, suspendue dans l’air, à la recherche des mots qui nous ont si souvent, fait tant de fois rêver ensemble, au-dessus de toutes les contingences de l’âme, de l’esprit et rien qu’à l’écoute du coeur.

Mais les écrits, peuvent devenir cruels devant la réalité de l’existence, qui elle ne fait pas de cadeaux, même si les mots et les phrases restent vrais, authentiques.

Les larmes coulent sur le papier, à la recherche, d’une boucle, d’un délié, ressemblant à la courbe de ton corps tant de fois imaginé, enroulé autour du mien.

L’union des lettres était une chose, mais l’esprit s’est emparé des mots et des phrases, le coeur les a accompagnés, et le tout est retourné à l’état du rêve et du fantasme, ce qui était le début de la page.

Les lettres Coeur, Amour, Folie, Désir, et aussi Amitié font actuellement une grande sarabande dans le mot Vie.

Elle nous prend réellement chacun séparément, et nous emporte vers d’autres horizons.

Toutefois, les souvenirs sont tellement beaux, respectueux, merveilleux, que la plume ne peut que se poser sur la page pour continuer seule à chanter l’amour et l’érotisme et tracer en ton nom de nouvelles notes, qui viendront s’ajouter au chant mélodieux que nous avions commencé ensemble et où l’amour pour les auteurs continuera et portera le nom : Amitié.

Alors de ma plume j’écris Amitié tu es, au nom de l’amour que je te porte.

2006

Source de l’image : http://antiblouz.blog.lemonde.fr/2006/06/

petale | 13 mai 2012 at 17:21 | Tags: mini-texte, mots, sensuelle, Une-muse | Catégories: Mini-texte, Nouvelles | URL: http://wp.me/p1emLg-iD

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FRANCE • Meussieu le présidan, je vous fais une lètre | Courrier international


Alors que le ministère de l’Education vient d’émettre une circulaire sur l’enseignement de l’orthographe, une journaliste suisse en appelle à Hollande, lui demandant de procéder d’urgence à une simplification.

10.05.2012 | Anna Lietti | Le Temps

Dessin de Kopelnitsky.

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Dessin de Kopelnitsky.

Permettez-moi d’abord de vous souhaiter un quinquennat semé de pétales de rose.

Le sujet qui m’occupe figure au 542e rang de vos préoccupations. Pourtant, je veux vous suggérer le moyen le plus économique d’entrer dans l’histoire tout en améliorant durablement la vie de vos concitoyens. Cela vaut quelques secondes d’attention.

Il s’agit d’orthographe. Trois jours avant le second tour de l’élection présidentielle (oui, c’est ridicule, mais passons), le ministère de l’Education nationale français divulguait un rapport inédit sur la question. Il documentait une vertigineuse perte de compétence des élèves. Grosso modo, ces derniers ont régressé de deux niveaux en vingt ans et traînent un « boulet orthographique » souvent destiné à rester un handicap à vie.

Les causes du déclin sont connues : d’abord, un enseignement « implicite », qui met la lecture au centre de son dispositif, un peu comme s’il suffisait d’écouter de la musique pour savoir jouer du violon. Or cela ne suffit pas et cela favorise éhontément les élèves de milieux privilégiés, giflant les idéaux de l’école républicaine.

Mais il n’y a pas que les méthodes. Il y a aussi que les élèves d’hier consacraient à la dictée le meilleur de leur temps, tenus à la baguette par des instituteurs choisis en fonction de leur rectitude orthographique. En 2012, les mômes apprennent l’anglais, font de la biologie, de la musique, réfléchissent à leur rôle de citoyens. Et les profs sont recrutés dans l’idée qu’il y a des choses au moins aussi importantes à transmettre que la maîtrise du circonflexe.

A partir de ce constat qui ne fait que valider le nez au milieu de la figure du bon sens, le rapport ministériel propose, triomphalement, la solution : il demande aux enseignants de dispenser, tous les jours, des leçons « explicites » d’orthographe.

Une dictée quotidienne, génial, il faut au moins ça, tout le monde est pour. Mais problème : que va-t-on lui sacrifier? Le sport, la musique, toutes ces choses bêtement (ré)créatives ? Les langues étrangères, ce qui ferait sûrement plaisir à Marine Le Pen ? Ou peut-être faut-il allonger la journée d’école, raccourcir les vacances ? Hélas, sur les choix à faire, les experts n’ont plus rien à dire. Il faut seulement faire plus dans le même temps.

Vous me voyez venir, cher François Hollande. La seule manière courageuse d’empoigner le problème est de répondre à cette question : y a-t-il oui ou non, des choses plus importantes à transmettre que l’orthographe ? Si oui, l’esprit de justice commande que cette dernière ne puisse plus servir d’instrument de ségrégation sociale.

Libérez l’orthographe, Monsieur Hollande ! La graphie française est, au monde, l’une des plus difficiles et des plus chronophages pour l’école. Elle est, comme un vieux château, pleine de charmes, certes, mais elle coûte les yeux de la tête à l’entretien.

Libérez-la ! Voilà qui serait profondément de gauche, et profondément moderne. Promouvez une vraie réforme, pas la timide retouche des traits d’union à laquelle ont abouti les dernières négociations. Ou, mieux encore, pour répondre à ceux qui vous accuseraient de brader le glorieux héritage des ancêtres : renouez avec la marge de liberté en vigueur du temps de Molière.

Face à la postérité, je peux vous garantir que vous ferez un carton. Vous, président de la République, on vous retrouvera, comme Charlemagne, dans les chansons !

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Quand la mort des étoiles engendre la vie sur Terre | Infusion de sciences | Rue89 Les blogs


 

Sarah Fechtenbaum

Etudiante

Publié le 13/05/2012 à 10h27

Les étoiles influencent notre vie. Non, je n’ai pas décidé de laisser tomber la physique pour me mettre à l’astrologie, je vous assure ! Il s’agit du résultat du travail du Danois Henrik Svensmark, qui vient d’être publié. Plus précisément, il a étudié l’influence de la mort d’étoiles massives (plus de huit fois la masse du Soleil) sur le climat de la Terre et donc sur la vie.

Car ce genre d’étoile monstrueuse ne se cache pas pour mourir. Quand cela arrive, toute la galaxie est au courant ! Ce qui n’est pas le cas des petites étoiles, comme notre Soleil. Certes, dans leur vieillesse, elles peuvent passer par des phases boulimiques un peu envahissantes. Notre Soleil, dans à peu près 4,5 milliards d’années, grossira jusqu’à presque avaler la Terre.

Mais rassurez-vous, bien avant cela, la température aura tellement augmenté que nous serons partis depuis longtemps. Après cet épisode, une fois une bonne partie de sa matière éjectée, le cœur du Soleil formera alors une naine blanche. Des voyageurs passant près de notre défunt Soleil à ce moment-là verraient à sa place un gros caillou de la taille de la Terre mais encore assez chaud pour émettre de la lumière blanche, tel un tison chauffé à blanc. Cette naine blanche se refroidira alors très lentement, jusqu’à s’éteindre complètement.

La fin violente des stars

Mais revenons à nos étoiles géantes. Comme nos plus grandes stars, leur vie est courte mais spectaculaire et leur mort, à couper le souffle. Etant très massives, la gravité en leur cœur est beaucoup plus importante que chez leurs consœurs plus modestes. Et grosse voiture implique gros moteur et… consommation élevée ! Ces étoiles utilisent leur carburant, l’hydrogène, à toute vitesse. L’hydrogène est fusionné en hélium, puis l’hélium en éléments de plus en plus lourds, jusqu’au fer.

Et déjà, la mort ! Les étoiles les plus massives meurent en une explosion extraordinairement puissante, appelée supernova. L’étoile est alors à ce moment-là plus brillante que la galaxie toute entière. On pense qu’il s’en produit à peu près trois par siècle dans notre galaxie. Quand la prochaine aura lieu, vous pourrez la voir même en plein jour.

A cet instant, d’autres éléments chimiques plus lourds que le fer sont crées, qui sont alors dispersés dans toute la galaxie par l’explosion. L’or de vos bijoux vient des supernovae qui ont eu lieu dans le coin il y a quelques milliards d’années…

La nébuleuse N49 constituée du gaz expulsé durant l’explosion d’une supernova, appelé rémanent (Courtesy Nasa/JPL-Caltech)

Des étoiles à la Terre

Mais la supernova n’est pas seulement bonne à donner de magnifiques photos aux astronomes, elle génère aussi un intense déluge de particules, surtout des protons ou des noyaux d’hélium, qu’on appelle rayons cosmiques.

Nous sommes en permanence traversés par ce genre de particules, bien qu’une partie d’entre elles est repoussée par le champ magnétique du Soleil, puis par celui de la Terre. En cas de supernova, la quantité de rayons cosmiques reçus sur Terre augmente sensiblement.

Dans son dernier article, Svensmark a observé une forte corrélation entre la quantité de rayons cosmiques reçus sur Terre et les variations du climat et de la biodiversité, sur les 500 derniers millions d’années.

Pour appuyer son hypothèse, il a d’abord calculé la variation de la quantité de rayons cosmiques en estimant le nombre de supernovae ayant lieu à proximité du système solaire. Puis, il a comparé ces variations à celles du climat et de la biodiversité.

Une pluie cosmique bénéfique à la vie ?

Voici son scénario : la pluie de particules en provenance de l’étoile mourante interagit avec les molécules de l’atmosphère et favorise la formation de petites poussières sur lesquelles se forment des gouttelettes d’eau, constituant des nuages bas.

Ces nuages provoquent alors un refroidissement rapide du climat, car une plus grande partie de la lumière du Soleil est renvoyée vers l’espace.

Ce court épisode froid entraîne une baisse du niveau de la mer, engendrant une érosion accrue des terres découvertes et une régression de la biodiversité marine côtière. Les traces de ces événements sont encore aujourd’hui observables et ont servi de base au travail de Svensmark.

Mais les conséquences pour les êtres vivants de l’ensemble de la Terre sont plutôt paradoxales : cette période froide mettra les espèces dominantes en difficulté, favorisant d’autres espèces, les poussant toutes à évoluer. Les habitats, des pôles à l’équateur, sont aussi plus variés dans ce cas. La biodiversité augmente.

A l’inverse, une période chaude entraînera une baisse de la biodiversité car la planète étant plus facile à vivre, l’évolution n’est alors pas encouragée.

Ainsi, les supernovae ont pu ponctuer et modifier l’évolution du vivant. Nous sommes constitués de poussières d’étoiles, mais plus encore, l’histoire de la galaxie s’inscrit dans celle de la vie.

Le rémanent de supernova de la nébuleuse du Crabe (Courtesy Nasa/JPL-Caltech)

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« Violés par notre père, nous restons victimes » – Haute-Garonne : LaDépêche.fr


Publié le 13/05/2012 07:14 | Jean Cohadon

« Violés par notre père, nous restons victimes »

Témoignage

«Mon père m'a violée, a violé mon frère, agressé deux de mes sœurs et violé ses propres sœurs...». / Photo DDM, illustration

«Mon père m'a violée, a violé mon frère, agressé deux de mes sœurs et violé ses propres sœurs...». / Photo DDM, illustration
«Mon père m’a violée, a violé mon frère, agressé deux de mes sœurs et violé ses propres sœurs…». / Photo DDM, illustration

La cuisine s’éclaire d’une lumière douce d’un jour sans pluie, au nord de la Haute-Garonne. Sans violence, sans haine perceptible, Sylvie raconte. À 51 ans, elle est la porte-parole d’une famille qui, longtemps silencieuse, a fait exploser sa douleur. C’était peu avant l’été 2010. « Mon père allait avoir 70 ans et moi j’allais bientôt être grand-mère, pour la première fois. Mon frère allait mal. Je ne comprenais pas. Il a fini par tout me dire… »

Ce frère quadragénaire raconte les viols que son père lui a imposés. Il était enfant. Sylvie reçoit cet aveu comme un coup de poignard. « Enfant j’ai été violée par mon père de l’âge de 6 ans à mes 16 ans… Ma mère était partie. Je pensais que j’étais sacrifiée. J’ai fermé ma bouche », confie Sylvie. Avec les révélations de son frère, tout se bouscule dans la tête d’une femme qui affirme : « Je me suis construite avec mon passé. Je n’avais pas de revanche à prendre mais l’idée que mon père puisse toucher mes petits-enfants m’a fait basculer. »

Sœurs et frère se rencontrent, se parlent. Personne n’a échappé aux désirs pervers du père. « Certains ont subi des viols, d’autres des agressions sexuelles. Une de mes sœurs affirme que non. Peut-être… » Affolée par l’ampleur de la perversité de ce père honni, la fratrie décide de déposer plainte. « Pour nous, ça ne sert à rien, c’est trop tard. Mais les autres. Nos petits enfants et tous les voisins qui vivent à ses côtés. À 72 ans, cet homme continue à vivre normalement, à faire son jardin comme si rien ne s’était passé ! »

Très en colère, Sylvie et ses proches alertent le parquet, répondent aux questions des gendarmes, découvrent que leurs tantes, les sœurs de leur père, ont elles aussi subi les excès sexuels de cet homme. « Pourquoi s’arrêterait-il ?, interroge Sylvie. Les crimes qui nous concernent sont prescrits. Circulez, plus rien à voir. Ce n’est pas parce que j’ai 51 ans, mes sœurs, mon frère un peu moins que c’est fini. Violés par notre père, nous sommes toujours victimes. Ses victimes. Il faudrait que ça soit reconnu. Et surtout, nous voudrions être certains qu’il ne fera plus d’autres victimes ! »


Plainte classée sans suite

Saisi par la famille, le parquet près du tribunal de grande instance de Toulouse a diligenté une enquête, confiée à la gendarmerie en août 2010. « Nous avons été entendus. Notre père aussi. Enfin je crois. Personne ne nous a rien dit. La réponse du parquet a été sèche en début d’année : l’affaire est classée sans suite ! C’est un peu court. Nous ne savons presque rien des investigations. Je veux croire que les gendarmes de Fronton ont bien fait leur travail mais ce silence nous frustre. Il faudrait que nos élus, nos juges, les personnes en capacité de faire évoluer nos lois réfléchissent. Pour trouver d’autres solutions, pour pas nous laisser, nous victimes, dans ces non-dits insupportables ! »

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Japon: les ventes de couches pour adultes dépassent celles pour bébés !


 

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Japon: les ventes de couches pour adultes dépassent celles pour bébés !

 

Au Japon, dont la population jouit d’une longévité record, les ventes de couches pour adultes viennent pour la première fois de dépasser celles pour bébés, a annoncé vendredi Unicharm, le plus gros fabricant nippon.

 

Quelque 23% des Japonais sont âgés de 65 ans ou plus, une proportion unique dans le monde, et si le taux de naissances continue de baisser, ils seront plus de 40% en 2060, indique une étude officielle publiée en janvier.

 

Un porte-parole d’Unicharm a révélé qu’au cours de l’année budgétaire qui s’est terminée en mars, les ventes de couches pour adultes ont «légèrement surpassé» celles pour bébés, pour la première fois depuis que le fabricant s’est lancé sur le créneau des séniors en 1987.

 

Le vieillissement de la population est un casse-tête pour le gouvernement qui doit assurer le financement des retraites et des dépenses de santé avec une population active qui décline d’année en année du fait de la baisse de la natalité.

 

Le Japon comptait 127,799 millions d’habitants au 1er octobre 2011, soit un recul de 259.000 personnes, ou de 0,2%, par rapport au 1er octobre 2010, selon le ministère des Affaires intérieures.

 

La durée de vie moyenne des femmes, déjà exceptionnelle, devrait passer de 86,39 ans en 2010 à 90,93 ans en 2060, et celle des hommes de 79,64 ans à 84,19 ans.

 

D’après une étude officielle publiée fin janvier, si les tendances actuelles se poursuivent, la population nippone va chuter de 32,3% entre 2010 et 2060, et s’établir à 86,74 millions d’habitants.

 

Un chercheur de l’Université du Tohoku (nord-est), Hiroshi Yoshida, a lui poussé l’extrapolation encore plus loin, en annonçant que le Japon risquait de ne plus avoir d’enfant d’ici un millier d’années.

 

Il a mis au point une «pendule démographique» qui montre que l’archipel compte un enfant de moins toutes les 100 secondes. En partant du chiffre de 16,6 millions d’enfants et de faible taux de naissances actuel, le chercheur en arrive à la conclusion que le Japon n’aura plus aucun enfant en 3011.

 

AFP/lejsl

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États-Unis:les ovocytes asiatiques coûtent deux fois plus cher » Ma Planète


 

Le Point.fr – Publié le 11/05/2012 à 12:24 – Modifié le 11/05/2012 à 12:33

Si les donneuses asiatiques sont payées le double, c’est parce qu’elles sont doublement recherchées. Explications.

Cérémonie de remise de diplômes à la Columbia University de New York. © Bertrand Rieger / AFP

Par Victoria Gairin

Les Américaines ont trouvé un moyen pour le moins efficace d’arrondir leurs fins de mois. Le don d’ovocytes. Attention, pas n’importe lesquels. Aux États-Unis, si le don est rémunéré en moyenne 6 000 dollars (soit environ 4 600 euros), ceux qui proviennent de jeunes femmes d’origine asiatique peuvent atteindre 10 000 à 20 000 dollars, soit plus de 15 000 euros !

Car, en matière d’ovocyte comme dans tout autre domaine, ce qui est rare est cher. Si les donneuses asiatiques sont payées le double, c’est parce qu’elles sont doublement recherchées. Pour cause, de plus en plus de couples chinois aisés ne parviennent pas à avoir d’enfants et font appel à la procréation assistée. Et ces couples veulent des bébés qui leur ressemblent – surtout en cette année du dragon qui promet d’être prospère ! D’autant que les jeunes femmes d’origine asiatique sont, aux États-Unis, plus diplômées et mieux payées que la moyenne. Donc bien moins susceptibles de chercher à vendre leurs ovules…

« Wild Wild West »

Résultat ? « Le marché d’ovocytes est devenu le Wild Wild West de la médecine reproductive », s’inquiète Andrew Vorzimer, spécialiste de ces pratiques. Il existe bien des directives de l’American Society of Reproductive Medicine, censées encadrer quelque peu la procréation assistée, mais, comme le rappelle très justement le Los Angeles Times, qui révèle la discrimination, si certains pays, dont la France, possèdent une loi très stricte en la matière, qui interdit toute rémunération, les États-Unis, eux, nagent dans le flou le plus total.

Ainsi, il a beau être clairement indiqué que les critères comme la beauté, l’ethnicité ou des scores élevés à des tests d’intelligence ne doivent pas être pris en compte, les agences américaines n’en font qu’à leur tête. Elles choisissent les mots avec soin, arguent que les femmes ne paient par pour les oeufs en tant que tels, mais bien pour le temps que les donneuses ont sacrifié, et bien sûr pour le désagrément. De là à considérer que le désagrément mériterait une compensation plus importante pour certaines que pour d’autres ? La loi de l’offre et de la demande, répond-on sans le moindre scrupule de l’autre côté de l’Atlantique. Une jeune Sino-Vietnamienne en témoigne au Los Angeles Times. En vendant trois fois ses ovocytes, elle aurait réussi à obtenir… près de 26 000 dollars !

Mots-clés: Adriana Moeurs

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Des nouvelles d’une patiente


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Aujourd’hui 14 Mai, 2012

Une femme téléphone à l’hôpital :

‘Bonjour, puis-je parler à la personne qui donne des informations sur les patients?J’aimerais savoir comment se porte une de vos patientes,Si elle prend du mieux ou pas…’La préposée lui demande : ‘Quel est le nom de la patiente et son numéro de chambre ?’- Madeleine Chamberland, chambre 302.- J’envoie votre appel à la personne responsable.- Service 3-A. Bonjour !  Comment puis-je vous aider?- J’aimerais avoir des nouvelles de Madeleine Chamberland chambre 302.- Un moment, laissez-moi regarder son dossier.Madame Chamberland se porte très bien.  De fait, elle a déjà pris deux repas,sa  pression  sanguine est très bonne,nous allons débrancher son moniteur cardiaque dans quelques heures. Et si tout continue aussi bien, le docteur Beaudoindevrait lui donner son congé dans un jour ou deux.La femme s’exclame : ‘Quel soulagement ! Oh, c’est fantastique.  Quelle bonne nouvelle!’L’infirmière répond : ‘À voir votre enthousiasme,vous devez être de la famille ou une relation très proche?’- Ni l’un ni l’autre!Je suis Madeleine Chamberland dans la 302!Personne ne me dit rien ici!…

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