Pensée du mercredi 29 février 2012.


« Avoir la foi et adresser des prières au Seigneur est inutile si
on n’a pas commencé à faire un travail en mettant au moins,
comme le jardinier, une graine en terre. À celui qui se contente
de dire : « Seigneur, je T’en prie, donne-moi l’amour, la
sagesse, la force, la paix, la joie… » le Seigneur
répondra : « Je veux bien, mais pour que je puisse
t’exaucer, il faudrait que tu en aies au moins semé une
graine. Tu ressembles à un jardinier qui demanderait au soleil
et à la pluie de faire pousser des légumes et des fleurs, alors
qu’il n’a rien semé ni planté. – Mais, Seigneur, on nous
a enseigné que si nous T’invoquons… – Ceux qui t’ont
enseigné, répondra le Seigneur, sont des ignorants, s’ils
n’ont pas appris que les lois du monde psychique sont
identiques aux lois du monde physique, et je ne peux pas modifier
ces lois pour faire plaisir à des paresseux. Si tu veux que Je
t’exauce, tu dois commencer par travailler. »
Voilà une petite conversation très intéressante que beaucoup
pourraient avoir avec le Seigneur. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov

À quoi servent les 29 février ? – Le Point


Pourquoi notre calendrier prévoit-il un jour de plus tous les quatre ans ? Le mathématicien Jean Lefort répond aux questions du Point.fr.

Les calendriers "grégoriens" prévoient un jour de plus tous les quatre ans... sauf les années séculaires non divisibles par 400.

Les calendriers « grégoriens » prévoient un jour de plus tous les quatre ans… sauf les années séculaires non divisibles par 400.© Jan Woitas / Maxppp

Par Marion Cocquet

Les malheureux nés un 29 février ne se voient octroyer le droit de fêter leur anniversaire qu’une année sur quatre. La faute à la Terre, qui n’a pas l’élégance d’effectuer une rotation complète autour du Soleil en exactement 365 jours. Ainsi qu’à Jules César et au pape Grégoire XIII, qui décidèrent d’ajouter au calendrier un jour tous les quatre ans afin de compenser ce décalage. Les explications de Jean Lefort, mathématicien et auteur de La saga des calendriers (Bibliothèque Pour la science).

 

Le Point.fr : Qui est l’ « inventeur » des années bissextiles ?

Jean Lefort : C’est César le premier qui, sous les conseils d’un astrologue égyptien, Sosigènes d’Alexandrie, décide d’imposer une année bissextile. On cherchait alors, comme aujourd’hui, à ce que le calendrier suive l’année des saisons – qui compte un peu plus de 365 jours. On avait calculé, avec les moyens de l’époque, qu’elle en comptait 365,25 jours : il s’agissait de compenser ce « quart » en ajoutant tous les quatre ans une journée au calendrier qui prend, en référence au nom de Jules César, le nom de calendrier « julien ». Or on s’est aperçu, avec le temps, que les saisons se décalaient.

De quelle manière ?

Le problème venait de la date de Pâques : elle était établie à partir de l’équinoxe de printemps, fixée à l’époque au 25 mars. Les saisons tournaient à ce rythme : 25 décembre, 25 mars, 25 juin, 25 septembre. Or l’année des saisons ne compte pas 365,25 jours comme César le pensait, mais légèrement moins : 365,242199. Petit à petit l’équinoxe de printemps est venue au 24 mars, puis au 23, au 22, au 21 : elle se décalait de 3 jours tous les 400 ans. On a d’abord cru qu’il s’agissait d’une erreur de calcul. Mais le décalage s’est poursuivi.

Quand décide-t-on de réformer le calendrier julien ?

Une première tentative a lieu vers 1350… qui tombe à l’eau à cause de la peste noire. L’Église et les pouvoirs politiques avaient d’autres sujets de préoccupation devant un fléau qui a décimé en quelques années un quart de la population européenne. Au XVIe siècle la question revient sur le devant de la scène. Le pape Grégoire XIII, qui dirige la réforme, souhaite y associer les chrétiens orthodoxes. Parce qu’il avait une santé fragile, les catholiques décident de précipiter les choses et les orthodoxes rompent leur accord. C’est finalement seul que le pape décide de fixer l’équinoxe de printemps au 21 mars… et de sauter une dizaine de jours pour rattraper les décalages antérieurs. En Italie, en Espagne, au Portugal, on passe directement du 4 au 15 octobre 1582.

Ce saut de dix jours a-t-il été appliqué partout ?

Non. En France il n’est décidé qu’au mois de décembre de la même année. Et, de leur côté, les pays protestants refusent évidemment avec vigueur d’appliquer la décision du pape. Dans l’Allemagne d’alors, ainsi, on ne suivait pas les mêmes calendriers suivant que l’on vivait sous régime protestant ou catholique. Or, les années passant, l’écart ne fait qu’empirer : il passe à 11, puis 12, puis 13 jours… Parce qu’il engendre des problèmes commerciaux, l’Angleterre décida au XVIIIe siècle d’adopter le calendrier grégorien qui est encore en usage aujourd’hui. La Russie, elle, ne lui emboîtera le pas qu’après la révolution d’Octobre, la Chine en 1949. Et dans beaucoup de pays coexistent aujourd’hui plusieurs calendriers.

Y a-t-il eu d’autres effets à ce décalage ?

Il a causé quelques aventures amusantes. Sainte Thérèse d’Avila est morte ainsi dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582. Et la date de décès de Shakespeare et celle de Cervantès par exemple sont la même : 23 avril 1616, alors qu’ils sont morts en réalité à 10 jours d’intervalle, l’Espagnol Cervantès trépassant le premier.

En dehors de ce saut, quelle est la différence entre le calendrier julien et le calendrier grégorien ?

Le calendrier grégorien prévoit une année bissextile tous les quatre ans, sauf lors d’années séculaires (1600, 1700, 1800…) à moins que celles-ci ne soient divisibles par 400. Ça a été le cas de l’année 2000 (5 X 400). Ce ne sera pas le cas de 2100. On supprime de cette manière trois année bissextiles tous les 400 ans, afin de supprimer le décalage du calendrier julien. Le calcul n’est pas encore tout à fait juste… mais nous sommes tranquilles pour plusieurs siècles encore !

Je suis musulmane, madame, et je suis chez moi | Rue89


 Malama

J’ai 30 ans, je suis française d’origine sénégalaise et musulmane. Je ne suis pas une victime, mais la société, ma société, me donne des coups.

Mes parents, des Sénégalais arrivés en France dans les années 70 pour mon père, et 80 pour ma mère, me l’assurent : je suis confrontée à des situations qu’ils n’ont jamais connues. Plus jeune, je me souviens d’eux pratiquant leur foi sans encombre. Mon père me confirme qu’il y a quarante ans, quand tu disais être musulman, ça ne provoquait rien chez les gens, même pas de questions.

Making-of

Malama nous a d’abord envoyé une tribune sur la place des musulmans en France, générale, sans anecdotes personnelles. Quand je l’ai appelée pour lui dire de la reprendre, d’aller plus loin, elle m’a dit : « Sérieux ? Mais j’ai l’impression de m’être vachement livrée déjà. »

Elle a fait un effort immense d’impudeur pour écrire ce deuxième texte. NLB

Un de ses amis tente d’expliquer ce qui a changé, nous sommes devenus visibles avec nos lieux de culte :

« Avant, les musulmans vivaient dans des foyers et c’est là-bas qu’on faisait nos prières. On ne gênait personne. »

Maintenant, on gêne beaucoup de monde. Ce qui me fait peur c’est le fait de voir qu’en plus de la sphère publique touchée par cet anti-islam, c’est maintenant mon monde, mon quotidien qui, petit à petit, est touché.

Quand certaines personnes apprennent que je suis musulmane, par hasard, à l’occasion du ramadan par exemple, j’ai l’impression qu’on me redécouvre, qu’on me regarde autrement. Limite avec des gros yeux. « Toi, musulmane ? Arrête ! J’aurais pas dit, t’es quelqu’un d’ouvert ! » Cela me glace.

Une de mes proches amies me raconte qu’elle doit sans cesse jurer que ses parents ne l’obligent pas à pratiquer, que c’est elle qui veut. Elle travaille dans une banque. Elle est choquée quand on ne laisse pas entrer, pour raison de sécurité, une femme qui porte un simple voile qui ne masque pas son visage. Il faut que la multiplication des fantasmes s’arrête.

Je lave mon visage, trois fois

Comme si modernité et islam ne pouvaient pas faire corps. Je porte des jupes un peu courtes, des jeans près du corps, des slims, des jeans skinny, je n’ai pas été mariée de force à un cousin du bled par mon père, ma mère travaille, j’ai fait de longues études. Je fume de temps en temps. Je vais en soirée, j’ai des petits amis (pas plusieurs en même temps). Je ne devrais pas.

Et pourtant, je suis musulmane. Croyante depuis toujours et pratiquante depuis plusieurs mois. Cinq fois par jour – quand je suis en repos, ou après ma journée de travail – je fais mes ablutions : je lave mes mains, trois fois, jusqu’aux poignets en commençant par la droite. Je rince ma bouche, trois fois, aspire de l’eau par les narines avant de la rejeter, trois fois, par le nez. Je lave mon visage, trois fois, puis l’avant-bras droit et gauche… trois fois. Je passe de l’eau sur ma tête, du front à la nuque, et inversement. Je me lave les oreilles, le pied droit, puis le gauche. Je recouvre ma tête d’un voile, enfile ma djellaba, me tourne vers la Mecque et prie Dieu.

Je ne bois pas d’alcool. Jamais. « Quoi ! Etre bourrée, tusaispascequec’est ? », me demande-t-on souvent. Non. Peu importe si ça dérange. J’ai pas besoin de

boire pour me désinhiber ou pour faire la fête.

Je ne mange pas exclusivement halal, mais au possible. Question d’éducation. Petite, mes parents, en France, ne consommaient pas toujours selon le rite. J’ai gardé cette – mauvaise – habitude qui me vaut d’être placée par certains dans la catégorie « fausse musulmane ». Le Quick halal et sa polémique, je ne l’ai pas comprise. En quoi est-ce gênant qu’une partie de la population française puisse aussi croquer dans un Giant ? Je pense cependant que le client du Quick devrait avoir le choix entre le halal et le pas halal.

Porter le voile ? Je n’en suis pas là. Je ne le souhaite pas. Pourquoi ? Quelque part, j’ai peut-être peur de porter le voile, j’ai peur de ce que ça va impliquer et du regard des autres. C’est une faiblesse que j’assume.

Ma ligne de conduite ? Je n’en ai pas vraiment. Je vis, simplement. Loin d’être parfaite, j’essaie juste d’être au maximum en accord avec moi-même, mes valeurs, ma religion. Alors oui, je suis en proie à des moments de doute, tiraillée entre ce que je dois faire, peux faire – ou pas. Le paradoxe, les ambiguïtés, les contradictions, les compromis, la liberté sont possibles, chez les musulmans aussi. Ce n’est pas une religion qui envahit les personnalités, qui est « englobante » comme le Front national le dit parfois ou qui nous tire vers le passé.

En vingt ans de boîte, un seul arrêt maladie

Comme si islam rimait avec danger. Je ne suis pas un danger pour la société. Je ne suis pas délinquante. J’ai grandi en province, je suis noire, je n’ai jamais trafiqué – désolée M. Eric Zemmour. Ma religion est compatible avec les principes de la République. Je n’ai pas de casier judiciaire, je mesure 1,60m pour 52 kilos, pas de quoi faire peur.

Je ne suis pas non plus un danger pour les comptes de mon pays. Je ne vis pas sur les aides. J’ai un bon travail, je paye des impôts. Je vais de CDD en CDD, et je gagne assez bien ma vie. Mes parents, même s’ils ne me le disent pas et ne me le diront jamais, sont fiers. Ma mère fait des ménages. Mon père gère une équipe de nettoyage. En vingt ans de boîte, mon père n’a eu qu’un seul arrêt maladie. Alors la valeur travail, on sait ce que c’est.

Chez moi, on a toujours bossé, qu’on soit pratiquant ou non. Sur mes six

frères et sœurs, quatre sont pratiquants (personne n’est obligé à rien).

Je suis chez moi ici

Comme si l’islam voulait changer la France et son identité. La France, c’est mon pays, et je suis aussi imprégnée de traditions sénégalaises. J’ai grandi dans une petite commune de Bretagne, dans un quartier bétonné. Depuis que j’ai 5 ans, je vais régulièrement au Sénégal.

Chez moi, on parle le soninké et le français. On mange du thiéboudjene, du mafé, du yassa, et de la ratatouille, du hachis parmentier, des quiches… On écoute du mbalax, la musique sénégalaise, et du Gainsbourg. On parle politique française et sénégalaise. Bref, chez moi, on jongle entre deux mondes.

Je ne veux rien. Je ne cherche pas à imposer ma religion, ni même ma vision des choses. Je ne suis pas une menace pour l’identité de la France. Je compose cette identité, je suis cette identité.

La seule chose que j’attends de la France, pour les musulmans ? Qu’on arrête de nous pointer du doigt pour nos croyances. Qu’on cesse de faire des amalgames entre islam et islamisme. Des extrémistes, il y en a. Ils nous desservent. Mais ça reste une minorité. Ils oublient le principe de base : l’islam est une religion de tolérance. On ne peut tuer au nom de l’islam.

J’attends de la France qu’on cesse de nous faire culpabiliser lorsque des projets de mosquées sont proposés, comme dans la ville de province où j’ai grandi. Je veux qu’elle nous laisse être français et musulmans.

Comme ce jour où j’ai dû me rendre chez un couple. Sur le pas de sa porte, la femme, essoufflée, épuisée, me fait rentrer chez elle. Son chien me saute dessus, instinctivement, je recule. « Vous avez peur ? », m’interroge-t-elle. Je lui dis que je ne suis pas à l’aise, mais que ça va. Elle reprend, sans méchanceté :

« Quand même, on n’est plus chez nous. Je viens justement de me disputer avec une Arabe, son fils a eu peur de mon chien. Elle portait le truc-là, le voile. Quand même on n’est plus chez nous. Ici, c’est un pays chrétien à la base. Alors les musulmans, s’ils ne sont pas contents, qu’ils rentrent chez eux. Faut aussi nous comprendre. »

Je suis musulmane, madame, et je suis chez moi.

Le Pakistan achève en deux jours de raser la dernière maison de Ben Laden


 

Des policiers marchent à côté de l’emplacement de la maison de Ben Laden qui vient d’être rasée, à Abbottabad au Pakistan, le 27 février 2012 (Photo Aamir Qureshi/AFP)

Lundi 27 février 2012, 14h20

Les autorités pakistanaises ont achevé lundi de raser la villa d’Abbottabad où résidait Oussama Ben Laden depuis au moins cinq ans lorsqu’il a été tué par un commando américain le 2 mai 2011, devenue depuis un encombrant symbole pour Islamabad.

Il aura fallu moins de deux jours aux bulldozers pour détruire complètement la large bâtisse blanche de trois étages installée à Bilal Town, quartier périphérique bucolique de cette paisible ville de garnison du nord située à une cinquantaine de kilomètres de la capitale Islamabad.

Ben Laden, chef d’orchestre des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, y aurait vécu pendant plus de cinq ans avec trois de ses femmes et au moins neuf enfants ainsi qu’un de ses fils adultes et plusieurs gardes.

Entamée samedi sans avoir été annoncée à l’avance et sous haute protection policière, la démolition, menée tambour battant et sans interruption, s’est achevée lundi matin. Quelque 500 policiers ainsi que des soldats avaient été déployés aux alentours pour empêcher l’accès aux abords du site.

Désireuses d’éviter que le bâtiment ne devienne un lieu de pèlerinage islamiste, les autorités pakistanaises ont choisi de le raser rapidement avant le premier anniversaire du raid nocturne américain, vécu comme une humiliation dans un pays arc-bouté sur sa sécurité et sa souveraineté territoriale.

Cette opération militaire a largement contribué à dégrader les relations déjà très houleuses entre Washington et Islamabad, son allié clé dans la région depuis la fin 2001.

La présence du chef d’Al-Qaïda dans cette ville de garnison, qui plus est à quelques centaines de mètres de la plus importante académie militaire du pays, avait également instruit le procès en incompétence ou en complicité avec les islamistes de l’armée pakistanaise, notamment aux Etats-Unis où Islamabad est régulièrement accusée de jouer un double jeu avec certains réseaux extrémistes.

Montage de deux photos montrant la maison de Ben Laden, pendant et après sa destruction, les 26 et 27 février 2012 au Pakistan (Photo Aamir Qureshi/AFP)

« La démolition est terminée, l’immeuble de trois étages a été rasé », a déclaré lundi matin à l’AFP un responsable des forces de sécurité pakistanaises à l’extérieur du site.

Seul le haut mur de protection de la villa, une paroi de plus de quatre mètres, restait debout, entourant désormais un tas de débris.

Un responsable du gouvernement provincial a assuré que la maison avait été détruite « car la structure avait été affaiblie et des fissures étaient apparues » à la suite du raid américain, constituant donc un risque pour le voisinage et les passants. Il a également indiqué que l’afflux de visiteurs sur ce site avait conduit les autorités à « mettre en place des dispositifs de sécurité spéciaux » coûteux.

Les autorités pakistanaises, extrêmement discrètes sur ce dossier, avaient bouclé les lieux juste après le raid américain, empêchant l’accès aux abords de la maison. Plusieurs journalistes pakistanais et étrangers ont été brièvement arrêtés ces derniers mois pour s’en être approchés trop près.

Décrite dans un premier temps comme luxueuse par des responsables américains, la dernière demeure de Ben Laden s’est révélée être bien plus modeste et au confort spartiate.

Lors de leur raid éclair, les commandos américains y avaient saisi des documents et des ordinateurs après avoir tué Ben Laden, son fils adulte et les gardes chargés de le protéger.

Dans les heures qui ont suivi, la maison a été passée au peigne fin par les services de renseignements, qui ont arrêté les trois femmes du chef d’Al-Qaïda et emmené les enfants qui se trouvaient sur place, puis par l’armée et la police. « Nous n’avons rien trouvé dans la maison. Tout avait déjà été emporté par les enquêteurs », a ajouté le responsable local de la sécurité.

Peu après le raid, Islamabad a mis en place une commission d’enquête pour déterminer comment Ben Laden avait pu vivre ainsi clandestinement au Pakistan et, question potentiellement explosive, s’il avait bénéficié de complicité au sein du gouvernement ou de l’armée. Elle doit en principe rendre son rapport dans les prochaines semaines. Fin janvier, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta avait réaffirmé croire que Ben Laden avait bénéficié de complicités au sein de l’appareil pakistanais.

Quelques heures après le raid, les Américains avaient annoncé avoir immergé le cadavre du chef d’Al-Qaïda au large des côtes du Pakistan pour éviter qu’une tombe n’attire ses sympathisants. Aucune photo de sa dépouille n’a été publiée.

Ginette Villeneuve : Victor, sa femme & maîtresse‏


 

Victor Hugo et sa maîtresse

Juliette Drouet, de son vrai nom Juliette Gauvain, est une comédienne de théâtre. En 1833, elle joue le rôle de la Princesse Négroni dans la pièce Lucrèce Borgia écrite par Victor Hugo. Ils s’éprennent l’un de l’autre et entament une longue liaison, alors que l’écrivain est déjà marié. Rapidement, Juliette arrête sa carrière et lui consacre entièrement sa vie. Elle est à la fois sa collaboratrice et son inspiratrice. Ils s’écrivent des milliers de lettres passionnées, qui témoignent du réel talent d’écriture de l’amante. C’est elle qui le sauve de la mort lors des événements violents suite au coup d’Etat du 2 décembre 1851. Hugo, qui s’oppose à Louis-Napoléon Bonaparte, s’exile à Bruxelles puis à Jersey, toujours accompagné par Juliette et sa femme Adèle. A la mort de cette dernière, Juliette partage davantage la vie de Victor Hugo.

Elle s’éteint le 11 mai 1883 après 50 ans de dévotion.

Une pièce de théâtre a été créée au festival d’Avignon 2007. Cette pièce est un bouleversant hommage à la merveilleuse histoire d’amour qui a uni durant 50 ans Victor Hugo et sa maîtresse Juliette Drouet.

50 ans de passion, de joies, de bonheur intense mais aussi de souffrances, de querelles, qui furent couchées sur le papier par les deux amants sur 40,000 lettres d’amour.

A partir de la lecture et du choix de certains de ces écrits, Anthéa Sogno a conçu un spectacle théâtral ; bien loin de la simple lecture à deux voix. De ces lettres échangées sans relâche naît en effet un dialogue qui retrace l’histoire des deux amants, dont chaque étape marquante est jouée avec entrain, humour, colère ou désespoir.

Les dialogues reconstitués constituent une enfilade de scènes qui racontent tout de leur vie, de la première rencontre lorsque Juliette passait une audition pour jouer dans « Lucrèce Borgia », une des pièces d’Hugo, jusqu’au jour où 50 ans plus tard, elle ferme les yeux. Ce jour là, il se passa une chose inouïe : Victor Hugo cessa d’écrire, ferma son encrier pour toujours.

Juliette Drouet fut donc non seulement son grand amour mais aussi sa muse.

« Aimer, c’est plus que vivre » vous fera pénétrer dans l’intimité du grand homme, et découvrir Juliette Drouet, qui a vécu dans son ombre et qui est désormais reconnue comme l’un des grands écrivains de son siècle.

Cette pièce sensible a enchanté par ses textes, le jeu épatant de ses comédiens et un rythme virevoltant où se succèdent changements de costumes, empoignades et embrassades.

© Merci Capri pour cette découverte…

Ordinateur vs professeur


 

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L’ordinateur peut-il remplacer le professeur à l’école ? Telle est la question lancée lors d’un débat mené en classe de 3e, au collège de la Sainte-Famille Française, Jounieh.

Oui : L’ordinateur peut remplacer le professeur

• L’avantage d’un ordinateur c’est qu’il est objectif : étant une machine, il n’a aucun préjugé sur les élèves. (Patrick Oueiny)

• L’ordinateur peut favoriser un travail plus rapide et personnalisé. (Vanessa Younès)

• Grâce à l’ordinateur, on a accès à Internet: une source inépuisable de savoir. En un clic, les informations sont à notre portée. (Clara Atallah)

• L’ordinateur est un outil éducatif par excellence. Alors, pourquoi ne remplacerait-il pas le professeur ? Grâce aux logiciels installés, il peut nous fournir une multitude d’informations. (Cynthia Farah)

• Naviguer sur des sites interactifs et éducatifs est très intéressant et amusant. (Josébel Saadé)

• Le fait pour chaque élève d’avoir son propre ordinateur nous évitera de porter des cartables bien lourds. (Souad Nammour)

• Travailler avec un ordinateur évitera le bruit et le bavardage en classe. (Michèle Lattouf)

• Cette méthode de travail sera une source de motivation pour apprendre. (Georges Khairallah)

• Un ordinateur pour professeur ? Sympa,  ça éviterait bien de sanctions. (Rouba Khalil)

Non : L’ordinateur ne peut guère remplacer le professeur

• L’ordinateur peut être une source de distraction et causer un manque de concentration chez les élèves. (Yara Geara)

• Travailler longtemps devant l’écran de l’ordinateur peut engendrer des problèmes aux yeux. (Joya Simon)

• Dangereux parce que l’ordinateur peut être piraté par certains élèves et programmé à leur guise. (Patrick Oueiny)

• Un élève a besoin de conseils  et d’encouragements de son professeur durant son parcours scolaire, ce qu’un ordinateur ne pourra jamais lui fournir. (Richard Cheikh)

• Notre professeur a beaucoup plus d’expérience humaine. Il peut nous diriger dans la vie et répondre à nos questions. Par contre, si l’ordinateur se bloque et tombe en panne, on ne peut plus avoir recours à lui. Les documents sur ordinateur peuvent se détruire un jour, mais nos livres et nos professeurs, on pourra toujours y retourner après quelques années. (Clarita Khalil)

• Le professeur peut varier les techniques, adopter des méthodes plus faciles et ne cesser de donner des exemples, jusqu’à ce que l’élève comprenne. (Marie-Jo Hadwane et Vanessa Younès)

• Un ordinateur n’a pas de sentiments : il ne comprend pas nos craintes et nos angoisses. Interagir avec lui, lui poser des questions  si nous n’avons pas compris est impossible. (Paméla Mir, Jimmy Moussa et Joanna Boughaba)

• Le professeur suit le rythme de l’élève alors que l’ordinateur va très vite. (Ricardo Kamel)

• Si les ordinateurs remplacent les professeurs, des milliers d’éducateurs se retrouveront au chômage. Ce qui est grave pour la situation économique. (Joanna Barakat) Le professeur gagne sa vie grâce à son métier (Magalie Assaf)

Et pour conclure ?

Finalement, tous les élèves se sont accordés à dire que l’ordinateur est un outil éducatif très utile mais qu’il ne pourra jamais remplacer le professeur qui reste pour eux la personne qui explique et les écoute le mieux.

Un professeur sensible, qui a de l’humour, et du charisme peut à travers le dialogue et l’interactivité laisser un souvenir inoubliable. Bel hommage au professeur.

Stéphanie JABRE

Natural Cleaning Co.: une entreprise qui propose des bricoleurs ou des femmes de ménage… nus !


 

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Natural Cleaning Co.: une entreprise qui propose des bricoleurs ou des femmes de ménage… nus !

 

Une entreprise sud-africaine se targue d’être « la seule société de services tout nus au monde ». Elle propose ainsi d’envoyer à domicile des comptables, hommes et femmes de ménage, informaticiens ou plombiers qui feront leur travail dans le plus simple appareil.

« Le nettoyage est le plus populaire, suivi par le bricoleur-réparateur pour les dames », a indiqué Jean-Paul Reid, 29 ans, qui a fondé Natural Cleaning Co. il y a un mois, faute de trouver un emploi dans la comptabilité.

La société propose ménage, cuisine, assistance juridique, informatique et autres services, le personnel se présentant soit torse nu, soit totalement nu, à la demande du client.

M. Reid dit qu’il a actuellement environ un client par jour, généralement des hommes blancs âgés de 30 à 50 ans.

« Pas de prostitution »

Ses employés travaillent pour lui à temps partiel. Ils vont du modèle à l’étudiant en droit en passant par l’entraîneur personnel et le comptable.

Le service est un « simple divertissement », jure-t-il. « Nous ne proposons pas de prostitution, rien de tout ça! »

Jusqu’à 45 euros de l’heure

Les prix varient de 175 rands (17 euros) de l’heure pour le topless à 450 rands (45 euros) pour les avocats, les comptables et les plombiers. « Vous choisissez votre prestataire de services et ce qu’il porte », garantit le site.

« Je ne fais pas beaucoup d’argent, mais je couvre les frais. C’est encore le début », note Jean-Paul Reid, qui garde une commission d’environ 20%.

L’initiative n’est pas totalement originale. Fin 2010, un salon de coiffure à Sydney proposait ainsi de se faire une nouvelle coupe par des coiffeuses topless.

 

lavenir.net