Archives quotidiennes : 5 janvier 2012

Pensée du jeudi 5 janvier 2012.


« L’Intelligence cosmique a donné un son déterminé à chaque
créature afin qu’elle puisse participer à la symphonie
universelle. Seuls les humains ont la possibilité de se
retrancher de cette symphonie, car le Créateur leur a aussi
donné une volonté libre, et s’ils s’en servent pour se
laisser aller à leurs instincts, à leurs passions, à leurs
caprices, ils s’éloignent de plus en plus de l’harmonie
cosmique et se privent de ses bénédictions.
Le jour où les humains se décideront à prendre l’unité,
l’harmonie pour but de leur existence, de leurs travaux, leur
conscience s’élargira. En vibrant à nouveau en accord avec le
Tout, ils rétabliront le canal par lequel les énergies les plus
pures de l’univers recommenceront à circuler en eux pour les
vivifier. »

Omraam Mikhaël Aïvanhov
 

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Peut-on inoculer le cancer à quelqu’un? | Slate


Hugo Chavez s’est demandé si le gouvernement américain était responsable du cancer de cinq présidents et anciens présidents sud-américains. Est-ce possible?

Hugo Chavez lors d'une réunion avec le ministre des affaires étrangères brésilien, le 7 novembre 2011. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

- Hugo Chavez lors d’une réunion avec le ministre des affaires étrangères brésilien, le 7 novembre 2011. REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

Cinq présidents et anciens présidents sud-américains, dont le Vénézuélien Hugo Chavez, se sont récemment vu diagnostiquer un cancer. Mercredi 28 décembre, Chavez s’est demandé si des espions américains n’auraient pas pu inoculer la maladie à ces dirigeants en leur injectant ou en leur faisant avaler une substance quelconque. Le Département d’État a démenti le lendemain les insinuations de Chavez. Est-il possible d’inoculer le cancer à quelqu’un?

Pas à coup sûr. Il ne suffit pas d’injecter des cellules cancéreuses à une personne pour qu’elle tombe malade –les tissus anormaux doivent encore parvenir à se développer dans d’autres endroits de son corps. Si vous injectez des cellules cancéreuses vivantes à une personne, son système immunitaire va probablement les attaquer et détruire ces tissus étrangers.

Augmenter ses risques d’être malade

En théorie, des agents secrets pourraient inoculer le cancer à un président sud-américain gauchiste dont le système immunitaire est gravement affaibli. Ou ils pourraient aussi lui prélever des tissus, les exposer à un carcinogène puis les réintroduire dans son corps. En l’état actuel des connaissances de l’Explication, ces techniques n’ont jamais réussi à provoquer le cancer chez un humain.

Mais s’il est compliqué d’inoculer un cancer à son ennemi, il est sans doute possible d’augmenter ses risques de contracter la maladie. L’option la plus efficace reste la radiation. Les oncologues implantent des appareils de la taille d’une graine et émettant des radiations chez certains de leurs patients afin de combattre des cancers déjà déclarés.

On ne peut pas dire avec certitude dans quelle mesure ce genre d’appareil est capable d’augmenter les risques de cancer chez une personne en bonne santé, mais en laisser un d’un modèle à haute intensité dans son corps pendant des semaines ou des mois l’exposera à des doses significative de radiations. Cependant, la victime remarquera très probablement l’implant. Ils sont trop gros pour être injectés via une seringue normale et nécessitent le passage par un cathéter.

Contaminer des aliments

Une autre solution consiste à contaminer les aliments de votre victime par de fortes doses d’aflatoxines, liées au cancer du foie. Ou vous pouvez lui injecter bon nombre d’agents biologiques cancérigènes. L’Helicobacter pylori contribue au développement de cancers gastriques et le papillomavirus humain peut causer des cancers du col de l’utérus, de l’anus, et autres.

Mais de telles tactiques ne vont pas probablement déclencher un cancer à court terme et il n’y a même aucune garantie qu’elles aient le moindre effet au final. Dans des pays où les habitants sont exposés à d’importants niveaux d’aflatoxines, comme en Chine et dans certaines régions de l’Afrique, moins d’une personne sur 1.000 développe un cancer du foie.

Des injections de cancer

La plupart des recherches portant sur l’inoculation du cancer à des humains remonte à plusieurs dizaines d’années. Dans les années 1950, le Dr. Chester Southam est devenu célèbre pour avoir injecté des cellules cancéreuses vivantes à des centaines de patients atteints du cancer ainsi qu’à des prisonniers en bonne santé.

Southam n’essayait pas de leur inoculer le cancer. Au contraire, il testait la réaction de leur système immunitaire et l’efficacité avec laquelle il allait rejeter ces cellules. Il était tellement persuadé que ses patients allaient chasser les envahisseurs qu’il ne jugea pas nécessaire de leur préciser ce qu’il leur faisait.

Ses injections ne furent apparemment responsables d’aucun cancer métastatique et les oncologues actuels estiment que l’expérience était très peu risquée pour les patients. (L’un d’eux montra les signes d’un cancer potentiellement invasif avant de mourir d’une autre maladie). Southam fut néanmoins sanctionné pour pratiques frauduleuses et l’histoire permit d’élaborer les procédures actuelles requérant le consentement éclairé des participants.

Les expériences de Southam furent abandonnées dans les années 1950, mais il ne fut pas le dernier médecin à injecter des cellules cancéreuses vivantes à un patient. En 2009, un médecin taïwanais fut accusé d’avoir implanté des cellules utérines cancéreuses chez des patients en bonne santé dans le cadre d’une arnaque à l’assurance. Si les compagnies d’assurance furent allégées de plus de 660.000$ [510.000€], aucune des victimes ne développa de cancer.

Aujourd’hui, les chercheurs respectueux de l’éthique médicale injectent des cellules cancéreuses vivantes à des animaux de laboratoire, comme des rats ou des souris. Dans la plupart des cas, les systèmes immunitaires de ces animaux sont altérés ou les rongeurs ont été génétiquement modifiés pour que les cellules mutantes se propagent rapidement dans leur organisme.

Brian Palmer

Traduit par Peggy Sastre

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Youssou Ndour peut-il devenir président du Sénégal? | Slate Afrique


Le célèbre chanteur sénégalais a annoncé le 2 janvier sa candidature à la présidentielle de février 2012. Peut-il succéder à Abdoulaye Wade?

Youssou Ndour au Forum mondial de l’Economie Responsable le 20 novembre 2009 à Lille, en France. AFP/Denis Charlet

Cette fois, Youssou Ndour ne s’en est pas sorti avec une nouvelle pirouette. De celles dont est coutumier le chanteur de mbalax. Il a vraiment plongé dans le bain de la politique. Après des mois de tergiversations, Youssou Ndour a enfin annoncé sa candidature à la présidentielle de février 2012 au Sénégal.

«C’était devenu un secret de polichinelle. A Dakar, tout le monde savait qu’il allait se présenter», estime Hassan, un étudiant sénégalais.

Pourtant, nombre de ses compatriotes ne voulaient pas y croire.

«Youssou Ndour commet une grave erreur. Que va-t-il faire dans cette galère. Il a arrêté ses études à l’école primaire. Avec un pareil C.V. quelle image va-t-il donner du Sénégal? Les Libériens n’ont pas voulu du footballeur Weah comme président pourquoi vondrions-nous d’un chanteur à la tête de l’Etat», s’exclame Khadiatou, l’une de ses fans qui préfère de très loin le voir se consacrer à son premier métier: la musique.

Un handicap de poids

Combien de Dakarois se disaient, «Youssou en parle, mais il n’osera pas franchir le pas, il a trop à perdre»? Pourtant sa décision ne surprend pas vraiment. A chaque fois que j’ai eu l’opportunité de l’interviewer, il a toujours laissé entendre qu’il n’hésiterait pas à se présenter un jour «si le pays avait besoin de lui».

Ces derniers mois, il a donné l’impression de préparer le terrain. L’enfant de la Médina (quartier populaire de Dakar) a d’abord créé un parti politique «Fekke ma ci bolé» (Je suis là, donc, j’en fais partie, en wolof). Et il s’est inquiété d’une possible dérive monarchique du régime. Youssou Ndour a fait savoir qu’il n’était pas favorable à une succession héréditaire: à un Karim Wade qui succéderait à son père. En outre, il a expliqué publiquement qu’à son avis la Constitution ne permettait pas au président Wade de se représenter à la présidentielle. Dès lors que celui-ci a déjà effectué deux mandats (il est arrivé au pouvoir en 2000).

Reste que pour se présenter à cette élection, Youssou Ndour, 52 ans, a un handicap de poids, comme il l’a expliqué lui même dans sa déclaration de candidature le 2 janvier sur les médias qui lui appartiennent, à savoir la radio RFM et la chaine TFM.

«Il est vrai que je n’ai pas fait d’études supérieures mais la présidence est une fonction et non un métier. A l’école du monde j’ai appris, j’ai beaucoup appris. J’ai appris de mes voyages. Je peux diriger ce pays. Je suis l’alternative à l’alternance. J’ai les moyens de mettre le Sénégal au travail.»

Pourtant aux yeux de bien des compatriotes de Youssou ce handicap pourrait se révéler rédhibitoire.

«Le Sénégal se considère comme la patrie des intellectuels africains. La capitale culture de l’Afrique francophone», explique Almami Ba, un enseignant de la capitale.

La magie du verbe

Le premier président du pays, Léopold Sedar Senghor qui a régné de 1960 à 1980 était agrégé de grammaire, condisciple de Georges Pompidou à l’Ecole Normale Supérieure. Et bien entendu l’un des poètes francophones les plus en vue.

Le normalien était un adepte des discours en… latin. Langue peu usitée au Sénégal. Il a également fait interdire un film du grand cinéaste Ousmane Sembène: l’orthographe du titre en wolof n’étant pas à son goût.

Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000, a accumulé de nombreux doctorats. Il aime à se présenter à tort ou à raison comme le plus diplômé des Africains. Quoi qu’il en soit personne ne lui conteste une certaine culture générale qui peut parfois irriter. Puisqu’il entreprend régulièrement d’asséner des cours à ses homologues chefs d’Etats. Ses cours d’économie notamment ne sont pas les plus appréciés. Le Sénégal est loin d’être l’économie la plus florissante du continent. Mais tous reconnaissent à Wade une parfaite maîtrise de l’art oratoire en français comme en wolof. Une qualité «mitterrandienne» appréciée dans un pays où la magie du verbe est considérée comme une qualité essentielle.

«On n’acceptera jamais un président qui ne possède pas cette qualité. Cette magie du verbe», explique Abdou, un commerçant de la banlieue dakaroise.

La politique est un «sport violent»

La perplexité des Sénégalais vient aussi de leur connaissance de la politique dakaroise. Au Sénégal, la politique est un «sport violent» où il y a beaucoup de coups à prendre, au sens propre comme au figuré. Certes la politique est moins «agitée» du côté de Dakar qu’à Lagos ou Kinshasa. Mais il n’en reste pas moins que maître Babacar Seye, vice président du Conseil constitutionnel a été assassiné en 1993. Et que ses assassins présumés ont été amnistiés par le régime Wade. A Dakar, Talla Sylla, un opposant de Wade a pris en 2005 des coups de marteau sur la tête dans un célèbre restaurant de la place.

Un maire socialiste, Barthélémy Dias, a répliqué à coups de revolver en décembre 2011 alors que des hommes de main du régime attaquaient sa permanence. L’un des nervis a été abattu lors de cet affrontement «politique».

Après qu’il a critiqué le régime, Youssou Ndour a connu, selon ses médias, un avant goût des pressions qui seront exercées sur lui… un contrôle fiscal particulièrement salé.

Youssou Ndour est un chanteur adulé par plusieurs générations de Sénégalais. Dans ses concerts au Thiossane, la boîte de nuit qu’il possède à Dakar, toutes les générations se cotoîent. A ses concerts, il n’est pas rare de croiser, une grand-mère, une mère et ses filles.

Ses performances vocales font salle comble en Afrique, en Europe, au Japon et aux Etats-Unis.

Au Sénégal, il possède un studio d’enregistrement et un groupe de presse prospère. Son quotidien, L’Observateur est le plus lu du Sénégal. Sa radio, RFM est la plus écoutée. Et sa jeune télévision TFM connaît des débuts prometteurs.

Alors bien des Sénégalais se demandent que vient-t-il faire en politique?

«En Afrique, la politique est souvent perçue comme un moyen facile de s’enrichir. Alors pourquoi un homme déjà riche irait se mettre dans une pareille galère», se demande Aïcha, une admiratrice de Youssou Ndour.

Un rêve américain

Dès lors son entrée en politique peut aussi susciter des sentiments ambivalents: admiration ou suspicion.

«Vient-il en politique pour mieux négocier avec le régime. Obtenir une licence de téléphonie mobile ou de nouvelles autorisations pour son groupe médiatique» se demandent des Sénégalais qui n’ignorent rien des qualités d’hommes d’affaires de Youssou Ndour.

D’autres le soupçonnent de vouloir régler ses comptes avec le régime.

«Il a peu apprécié que Karim Wade, le fils du président, tente de prendre le contrôle de son quotidien. Il lui a dit que si Karim Wade voulait un titre, il n’avait qu’à en créer un» explique un Dakarois qui a travaillé pour le groupe médiatique du chanteur.

Quoi qu’il en soit la candidature de Youssou Ndour va compliquer la tâche du président Wade. Celui-ci affirme qu’il peut être élu dès le premier tour de la présidentielle. Mais la multiplication des candidatures rend cette perspective de plus en plus improbable. Même les journalistes entrent dans la danse: Latif Coulibaly, le plus célèbre journaliste d’investigation, s’est lui aussi porté candidat.

Comme le souligne vieux Savané, autre grande plume de Dakar, il semble qu’au Sénégal tout le monde veuille devenir président.

Ce constat déroutant peut être considéré comme un signe de vitalité démocratique. Les Sénégalais aiment à se comparer aux Américains. Dakar n’est-elle pas la terre la plus à l’ouest de l’Afrique? En face de l’Amérique. Dakar est peut-être devenue la terre de tous les possibles? Le pays où Youssou Ndour, un enfant de la médina peut s’imaginer à la présidence. Mais attention, il y a Amérique et Amérique.

Pour justifier sa volonté de succéder un jour à son père, le fils du président Karim Wade avait invoqué la «jurisprudence américaine». George Bush junior après George Bush senior. Une comparaison qui ne lui a guère porté chance. Quelques jours plus tard, il perdait les élections de la mairie de Dakar. Et ses ambitions présidentielles se voyaient renvoyées aux calendes grecques.

Youssou Ndour c’est un autre goût d’Amérique, celui-ci des self made men. Mais sera-t-il au goût des Sénégalais? Trop tôt pour le dire. A Dakar, Youssou a encore tout à prouver au monde politique. Savoir chanter c’est une chose. Danser dans le marigot politique, c’est un art qu’il va devoir maîtriser au plus vite. Au rythme endiablé du mbalax. Meilleur moyen d’éviter les croches pattes en tous genres.

Pierre Cherruau

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Le Cid Campeador, de la réalité à la légende


Le nom de Rodrigo Diaz de Vivar ne vous dit peut-être rien. Cet Espagnol est en effet mieux connu sous son surnom : le Cid Campeador !

Rendu célèbre en France en 1637 par Pierre Corneille, en Espagne il est depuis longtemps un héros national en dépit d’une moralité contestable. Suivons ses aventures et nous verrons comment il est devenu une des figures les plus populaires de ce pays…

Isabelle Grégor

Le cadavre du Cid participe à une bataille aux côtés de saint Jacques, Chronique d’Alphonse X (1429)

Sous le signe de la «Reconquista»

frontispice de la Crónica del famoso cavallero Cid Ruy Diaz Campeador (XVIe siècle)Le héros est né dans le village de Vivar, à côté de Burgos, vers 1043, dans une famille de petite noblesse castillane.

Un de ses compagnons de jeux est Sanche, fils aîné du comte de Castille Ferdinand Ier qui tente de libérer son pays des «Maures». Il s’agit de musulmans qui ont débarqué trois siècles plus tôt dans la péninsule et, depuis lors, semblent se plaire sur les terres d’Al-Andalus, où ils ont développé une culture originale, construisant mosquées aux mille colonnes et palais aux jardins légendaires.

Malgré tous ces apports, les seigneurs chrétiens repliés dans les montagnes du nord ne cessent d’éprouver l’amertume de la défaite et aspirent à reconquérir leurs terres. C’est la «Reconquista» (Reconquête en langue castillane ou espagnole).

À la suite de son père, Rodrigo (Rodrigue en français) s’engage sur les champs de bataille, tant contre les rivaux chrétiens de son roi que ses ennemis musulmans, les «reyes de taifa». À peine âgé d’une vingtaine d’années, le voilà maniant l’épée lors du siège de Graus (Aragon) où il participe à la victoire de Ferdinand Le Grand sur Ramire 1er d’Aragon, un autre roi chrétien.

Devenu roi de Castille, Sanche II offre le poste de chef des armées à son ami, dont les faits d’armes sont déjà légendaires. Un combat singulier contre Martin Garcés, champion du roi de Navarre Sanche IV, lui vaut son premier surnom : Campeador (du latin campi doctor : maître d’armes ou maître du champ de bataille). Mais notre guerrier a d’autres talents : il sait lire et écrire mais aussi s’exprime en arabe, la langue des envahisseurs.

Bataille entre Martin Gomez et le Cid, tirée des Chroniques d’Espagne (1344 - Academia das Ciencias de Lisboa, Lisbonne)

La légende d’Al-Sayyid

Le vent tourne avec la mort de Sanche, assassiné devant Zamora (Castille-et-León) en 1072, certainement sur ordre de son frère, Alphonse.

Devenu à son tour roi de Castille sous le nom d’Alphonse VI, celui-ci ne se montre pas ingrat envers Rodrigo et lui donne la main d’une de ses parentes, Jimena (Chimène en français). Mais il ne tarde pas à prendre ombrage de son ambition, de sa brutalité et de son absence de scrupules.

Contraint à l’exil en 1081, Rodrigo propose ses services aux roitelets tant chrétiens que musulmans qui se disputent la péninsule en cette période troublée.

Il entre d’abord au service du roi musulman de Saragosse, qui lui permet de conserver tous les territoires qu’il pourra conquérir. Il manie alors l’épée dans tout l’est de la péninsule, donnant naissance à cette réputation d’invincibilité qui le suivra jusqu’après sa mort. Il devient à jamais le Cid, «le seigneur» (de l’arabe al-sayyid ou sidi).

Les événements s’enchaînent. En 1087, il s’empare de Valence et en devient le «protecteur», faisant fi des prétentions du roi de Castille et du comte de Barcelone. Mais en 1092, la ville est conquise par les Almoravides, de redoutables guerriers venus du Maroc. Leur victoire est sans lendemain.

Rodrigo impose un nouveau siège à la ville et la reprend deux ans plus tard. Ce premier succès des chrétiens face aux Almoravides a un grand retentissement dans toute la péninsule.

Rodrigo a alors toutes les cartes en main pour se constituer un royaume puissant, mais il meurt dans la cinquantaine, le 10 janvier 1099, après avoir vu son fils unique disparaître. Le royaume de Valence devra attendre le XIIIe siècle pour voir le jour.

Quand trop d’orgueil nuit

Alphonse VI a-t-il exilé le Cid pour le punir de son orgueil ? C’est du moins la thèse reprise par Victor Hugo, qui ne lui consacre pas moins de 700 vers dans sa Légende des siècles. Dans le passage suivant, Hugo donne la parole à l’émissaire du roi :

Quand vous lui rapportez, vainqueur, quelque province,
Le roi trouve, et ceci de nous tous est compris,
Que jamais un vassal n’a salué son prince,
Cid, avec un respect plus semblable au mépris.
Votre bouche en parlant sourit avec tristesse ;
On sent que le roi peut avoir Burgos, Madrid,
Tuy, Badajoz, Léon, soit ; mais que Son Altesse
N’aura jamais le coin de la lèvre du Cid.

Victor Hugo, «Le Cid exilé», La Légende des siècles (1877)

Une dépouille sans repos

L’épouse de Rodrigo, Chimène, va réussir à conserver la ville jusqu’en 1102 mais elle doit finalement l’évacuer face au retour des musulmans. Elle part avec toutes ses richesses, sans oublier la plus précieuse : le cadavre de son époux ! A-t-il vraiment voyagé attaché assis sur son cheval ? Aurait-il même participé ainsi à une bataille aux côtés du fameux saint Jacques ? Rien n’est moins sûr…

Le corps du Cid, assis sur son cheval, est rapatrié en Castille, Chronique d’Alphonse X (1429)

Le Cid Campeador trouve le repos au monastère de Saint-Pierre de Cardeña, mais pas pour longtemps : on dit que ses restes ont été volés par un soldat de Napoléon, avant d’être de nouveau rassemblés, à l’exception de quelques fragments conservés par le grand collectionneur Dominique-Vivant Denon, le fondateur du musée du Louvre.

Si aujourd’hui vous voulez lui rendre visite, il faut vous rendre à la cathédrale de Burgos. Vous l’y verrez aux côtés de Chimène et, bien sûr, d’une reproduction de son épée Tizona, jamais très loin.

Alexandre Evariste Fragonard, Vivant Denon replaçant dans leur tombeau les restes du Cid et de Chimène - XIXe s. (Saint-Quentin ; musée Antoine Lécuyer)

La gloire littéraire

Le Cid doit d’être entré dans l’Histoire à sa réputation guerrière mais aussi à l’intérêt que lui portent les poètes et troubadours. De son vivant déjà, il fait l’objet d’un premier Poème du Campeador puis d’une longue biographie, intitulée Historia Roderici (XIIe siècle).

Si les écrivains musulmans le dépeignent comme un dangereux opportuniste, le roi de Castille Alphonse X le place au côté des saints en lui consacrant plus de 80 chapitres de son Estoria de España (fin du XIIIe siècle). La plus ancienne chanson de geste espagnole, El Cantar de mio Cid, est aussi rédigée en son honneur dès le XIIe siècle.

Rodrigue devient donc très vite un mythe, avec les inconvénients inséparables de ce statut : on commence à critiquer ses exploits, voire à nier son existence ! Heureusement, de l’autre côté des Pyrénées, Corneille a perçu la force du personnage et, s’appuyant sur Las Mocedades del Cid de Guillen de Castro (1618), en fait un des héros les plus attachants de la littérature française.

Le XIXe siècle est aussi en Espagne le temps des recherches historiques : le Cid devient le symbole de la Nation, symbole repris par les franquistes qui font élever à Burgos une grande statue du Campeador.

Pierre Corneille et le Cid

Acte I : L’amour est un tyran qui n’épargne personne.

La comédienne Rachel (1821-1858) dans le rôle de Chimène (XIXe siècle, Bibliothèque de L'Arsenal)Pauvre Chimène ! Son père, le comte de Gormas, s’apprête à lui choisir un époux. Don Sanche ou don Rodrigue ? Elle préfèrerait sans aucun doute le second, un jeune homme tout simplement parfait.

Mais les affaires de cœur et les affaires d’État ne font pas toujours bon ménage au XIe siècle, à Séville. Voici ce qu’auraient dû se dire le père de Chimène et celui de Rodrigue avant d’en venir aux mains.

Comme deux chenapans, ils n’ont rien trouvé de mieux que de s’envoyer des soufflets pour régler leur crise de jalousie.

Peut-être un peu plus sage ou un peu plus vieux, don Diègue a préféré se retirer, vaincu par l’âge : «O rage ! O désespoir ! O vieillesse ennemie !». Il préfère s’en remettre à la fougue de son fils : «Rodrigue, as-tu du cœur ? [...] Va, cours, vole et nous venge».

Acte II : À moi, Comte, deux mots !

Rodrigue se retrouve donc face au fameux dilemme cornélien : faut-il mieux perdre Chimène ou son honneur ? Ce sera Chimène : il part provoquer en duel le comte et le tue. Son amoureuse, folle de douleur, se précipite pour demander justice au roi, lui-même furibond de voir ses meilleurs guerriers s’entre-tuer : « Son sang sur la poussière écrivait mon devoir ».

Acte III : Mon juge est mon amour, mon juge est ma Chimène

Pendant ce temps Rodrigue, conscient qu’il a commis un acte que n’appréciera guère sa promise, se rend chez elle pour mourir de ses mains. Mais la jeune fille refuse de se faire elle-même justice et le repousse : «Va, je ne te hais point».

Acte IV : Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort / Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port.

Don Diègue et le comte – Illustration d’Hubert Gravelot, 1762Les Mores approchent de la ville : il est temps de partir au combat. Rodrigue décide de prendre la tête des chevaliers pour revenir couvert de gloire et ainsi reconquérir à la fois le royaume et le cœur de Chimène.

La bataille fait rage toute la nuit, sous «cette obscure clarté qui tombe des étoiles».

Finalement, «le combat cessa faute de combattants» : devant le courage des Espagnols, les Mores ont fui.

Chimène, elle aussi, est repartie au combat : puisque Rodrigue s’obstine à ne pas être tué par les Mores, elle demande au roi de lui imposer un duel contre le jeune don Sanche. Elle épousera bien sûr le vainqueur.

Acte V : Laisse faire le temps, ta vaillance et ton roi

Dans un dernier entretien, Chimène réussit à convaincre Rodrigue de ne pas se laisser sottement tuer par don Sanche. Mais du coup, c’est à son tour de subir le dilemme cher à Corneille : vaut-il mieux qu’elle épouse l’assassin de son père ou celui de son aimé ?

Voyant peu après revenir don Sanche, elle s’écroule, ignorant que Rodrigue a envoyé le jeune homme se déclarer vaincu. Finalement elle accepte, devant le roi, la main de Rodrigue, à une condition : qu’il s’éloigne pendant toute une année, le temps de chasser les Mores… et de devenir le Cid.

Le Cid au centre d’une bataille de plumes

En 1637, Pierre Corneille n’est déjà plus un inconnu lorsque tout Paris applaudit la fougue de Rodrigue. Un personnage, cependant, fait grise mine : le cardinal de Richelieu, ministre de Louis XIII, en veut en effet à mort au jeune dramaturge.

Deux ans plus tôt, le Cardinal, passionné de théâtre avait rassemblé la fine fleur des auteurs pour mettre en vers les intrigues que lui-même inventait. Et voilà que ce Corneille a osé quitter le groupe, sous prétexte qu’il ne supportait pas d’être dirigé ! Et comment peut-il avoir l’audace de faire l’éloge d’un héros espagnol, alors même que la France est en guerre contre ce royaume ? Pour qui se prend-il ?

On va donc se venger sur son Cid. Première attaque : le dramaturge, rebaptisé pour l’occasion «la corneille déplumée», se serait contenté de traduire un texte espagnol. Seconde attaque, plus subtile : cette pièce qui met en scène une «fille dénaturée» présente le défaut impardonnable de «choquer les principales règles du poème dramatique». La querelle du Cid est lancée…

Pendant des mois, on va se défier et s’invectiver au nom de contraintes d’écriture strictes héritées de l’Antiquité : l’unité de lieu ? mais on passe son temps à naviguer de la maison de Chimène au palais du roi ! L’unité d’action ? mais que vient faire l’Infante dans cette histoire ? Finalement c’est surtout la règle de bienséance qui apporte des cartouches aux adversaires de Corneille : comment Rodrigue peut-il se précipiter chez Chimène alors même qu’il vient de tuer son père ? Ne peut-elle le repousser plus sèchement ? Quel effronté, quelle ingrate !

Finalement, Richelieu fait appel à sa toute nouvelle Académie française qui s’empresse de relever de nombreuses irrégularités dans la pièce. Puis, après un an de controverse, il choisit l’apaisement. Peut-il faire autrement, alors que la pièce ne cesse de triompher ? «Tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue»

Représentation du Cid à la Comédie française

Un visage pour le Cid

Parmi les interprètes qui ont prêté leur visage au Cid au théâtre, un nom domine tous les autres, celui de Gérard Philippe.

Gérard Philippe dans le rôle de Rodrigue en 1951 (DR)Malgré une blessure à la jambe qui limite ses déplacements sur scène, le jeune comédien obtient un triomphe à Avignon en 1951 dans la mise en scène de Jean Vilar, qui n’hésite pas à déclarer : «Personne n’osera plus monter Le Cid avant trente ans»

Victime, à trente-sept ans, d’un cancer du foie, Gérard Philippe reste toujours fidèle à ce rôle qui a marqué sa carrière et l’histoire du théâtre français : à sa demande, il est enterré dans son costume de scène avec une simple orchidée posée sur son habit de velours de Grand d’Espagne.

Au cinéma, Le Cid a été interprété par Charlton Heston dans le film éponyme d’Anthony Mann (1961).

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Les hommes préfèrent les brunes mais draguent les blondes – Sexe & Relations – 7s7


 

Les chercheurs de l’Université de Westminster se sont livrés à une petite expérience pour déterminer l’attractivité d’une femme selon sa couleur de cheveux. Ils ont envoyé la même femme dans trois bars londoniens en blonde, brune et rousse. Ils ont observé combien d’hommes l’ont approchée et leur ont ensuite demandé d’évaluer son attractivité et son intelligence.

Selon les résultats de l’étude publiée dans le « Scandinavian Journal of Psychology », les hommes ont le plus abordé la jeune femme blonde, 60 fois au total. La brune a attiré l’attention de 42 dragueurs et la rousse 18. Mais quand on leur demande qui est la plus attirante et la plus intelligente, c’est la brune qui remporte les suffrages. L’auteur de l’étude, Viren Swami, estime que l’on assiste à un renouveau de l’idéal féminin.

« Dans les années 60 et 70, Jackie Kennedy a représenté pour beaucoup un idéal de beauté. Puis dans les années 80 et 90, les blondes ont eu à nouveau du succès. Récemment, le mythe de la blonde stupide est devenu dominant. » Pourquoi les hommes abordent plus les blondes alors qu’ils préfèrent les brunes? D’après Viren Swami, ils perçoivent les blondes comme plus accessibles et moins susceptibles de les rejeter. (CD)

02/01/12 09h56

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Un enfant de deux ans sauvé de l’emprise d’un python !


 

 

Australie un enfant de deux ans.jpg

Australie : un enfant de deux ans sauvé de l’emprise d’un python !

 

 

Un garçonnet de deux ans a été attaqué par un python géant qui s’est enroulé autour de son corps pour l’étouffer, dans le jardin du domicile familial en Australie, et n’a eu la vie sauve que grâce à l’intervention des voisins, rapporte ce jeudi la presse australienne.

 

L’enfant jouait avec un ballon dans le jardin de sa maison à Port Douglas, dans le nord du pays, une région tropicale, lorsqu’il a été mordu par le serpent qui s’est ensuite enroulé autour de son corps, a raconté sa mère au quotidien local Cairns Post.

 

« J’ai entendu des cris à glacer le sang », a-t-elle dit. « Le serpent mordait sa jambe et était enroulé autour de tout son corps, de son torse. Il commençait à resserrer ses anneaux ».

 

Elle a été incapable de desserrer l’emprise de l’animal, mais les voisins, alertés par les cris de la mère et de l’enfant, ont accouru et sont parvenus à détacher le reptile.

 

L’enfant a été mordu à quatre endroits mais le serpent n’était pas venimeux. La petite victime est sortie de l’hôpital au bout de 24 heures.

 

Les pythons sont en général actifs dans les zones tropicales entre octobre et avril. Rod Gilbert, un vétérinaire de la région, a indiqué au journal que c’était la première fois qu’il entendait parler d’un serpent s’attaquant à un enfant.

 

« J’imagine qu’un petit garçon de deux ans ressemble pas mal à un wallaby. Ca peut donc arriver », a déclaré le vétérinaire, faisant référence à cet animal qui ressemble à un petit kangourou.

 

lavenir.net

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Sept bonnes résolutions à ne surtout pas prendre – Société – 7s7


 

Les premiers jours du mois de janvier sont synonymes de bonnes résolutions. On voit le passage à l’an neuf comme un cap, un nouveau départ, le début d’une vie meilleure. Mais généralement, on ne tient pas les promesses formulées sur la longueur et on s’en veut. Pour atteindre ses objectifs, il s’agit en fait d’être plus réaliste et de ne pas s’éparpiller. Mieux vaut une ou deux petites résolutions prises que vouloir changer tout ce qu’on est, de A à Z.

Voici sept résolutions souvent prises mais rarement tenues et une façon différente de les formuler afin de simplifier leurs réalisations.

1. Perdre 20 kilos. Si vous êtes en surpoids, faire régime est probablement une bonne idée. Mais il vaut mieux se focaliser sur des petits pas quotidiens plutôt que sur une perte de poids générale et peu précise. Vous ne savez pas combien de temps cela va vous prendre de perdre 20 kilos, ni l’énergie que cela va vous coûter. Autant donc voir chaque jour comme un nouveau départ. Commencez par arrêter d’arroser vos plats de mayonnaise par exemple ou supprimez les boissons gazeuses de votre frigo. Chaque petit pas en entraînera plus facilement un autre.

2. Vous remettre à flot côté sous. C’est une résolution difficile à tenir parce que son but est d’éviter quelque chose plutôt que d’atteindre quelque chose. « Dépenser moins », « Arrêtez de gaspiller de l’argent », ça sonne un peu négativement, non? Essayez plutôt de fixer des objectifs à la semaine en réduisant le budget d’un service que vous utilisez et voyez votre petite évolution semaine après semaine. Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Les petites coupes dans le budget font les grandes économies.

3. S’organiser. Plus vague que ça, tu meurs. Commencez par rationnaliser cet objectif. « Donner, recycler ou jeter quatre choses par jour » est bien mieux que « garder la maison en ordre ».

4. Etre une meilleure personne. L’objectif est noble mais comment évaluer le progrès? Choisissez plutôt d’avoir un comportement spécifique dans certaines situations. « Etre bénévole dans une association qui aide les sans-abris pendant l’hiver », « Attendre plus qu’une seconde avant de klaxonner la voiture qui se trouve devant moi quand le feu passe au vert »… La générosité, le civisme, c’est par là que ça commence…

5. Faire plus d’exercice. Pour tenir sur la longueur, vous avez besoin de récompenser vos efforts. Et pour les récompenser à leur juste valeur, il faut savoir les mesurer. Donc optez plutôt pour « prendre l’escalier au bureau tous les lundis », « aller à pied au bureau le vendredi ». Vous serez fière de vous.

6. Arrêter de fumer. C’est un objectif sain mais c’est sûrement le plus frustrant et le moins motivant. Comment savoir quand vous avez atteint cet objectif? A-t-on arrêter de fumer dès la dernière cigarette écrasée dans le cendrier ou au bout de six mois sans clope? On préfère donc se dire qu’on va mettre un patch et utilisez un groupe de soutien en ligne pour tenir au moins une semaine sans fumer à la Saint-Valentin. Ca sera un bon début.

7. Manger mieux. Encore une fois, l’imprécision sera responsable de votre résolution. On vous propose à la place de « manger un repas fait exclusivement de légumes le mardi », « d’essayer une nouvelle recette végétarienne les 15 de chaque mois », etc.

Dé.L.

02/01/12 12h06

Sept bonnes résolutions à ne surtout pas prendre – Société – 7s7

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Un logiciel d’astronomie dévoile les planètes comme jamais auparavant…


 

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Un logiciel d’astronomie dévoile les planètes comme jamais auparavant…

 

Grâce à un tout nouveau logiciel d’astronomie basé sur ce à quoi devait ressembler la Terre il y a 240 millions d’années, il est aujourd’hui possible d’avoir une vision assez précise d’autres mondes.

 

L’astrobiologiste Abel Mendez de l’université de Puerto Rico a mis au point un logiciel capable de retranscrire ce à quoi ressemble la surface des planètes en se basant sur des données scientifiques reçues par les télescopes spatiaux. Ces fameuses données utilisées par le logiciel concernent essentiellement la taille des planètes, leur distance par rapport à leur soleil, leur température de surface et leurs composants chimiques. L’informatique se charge alors de mixer les différents ingrédients pour créer des images en 3D, rapporte le Daily Mail.

 

Des images véritablement surprenantes et différentes de tout ce qu’on a pu voir jusqu’ici. Contrairement aux reconstructions d’artiste, tout est géré mathématiquement. Ainsi comme l’explique le scientifique, les reconstructions de Kepler 22-b « ont la bonne couleur mais je ne crois pas qu’il y ait de tels nuages. Elle ressemble davantage à Uranus ou à Neptune ». En effet, le logiciel est aussi en mesure de reconstruire des nuages et des variations climatiques de façon extrêmement réaliste.

 

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Le modèle informatique mis au point vise essentiellement à reconstruire des exoplanètes (situées hors du système solaire) proches de la Terre. C’est-à-dire des planètes rocheuses possédant des océans. Toutefois, il est également en mesure de donner une image de ce à quoi ressemblent les géantes gazeuses et les étoiles. Encore en phase « alpha », le logiciel définitif devrait être terminé l’an prochain. En attendant, on peut toujours observer les premières images juste fabuleuses.

 

Découvrez la surface des planètes telle qu’elle serait d’après Abel Mendez sur Maxisciences

 

maxisciences

Insolite

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Sida : la discrimination au cercueil sera-t-elle perpétuée ? | Rue89


 

Aurélia Frescaline

Etudiante en journalisme

Une publicité de 1955 pour un corbillard (Miller-Built via aldenjewell/Flickr/CC)

Les personnes atteintes du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) pourraient continuer à subir une ultime discrimination : l’interdiction de soins funéraires.

Un arrêté du 20 juillet 1998 interdit en effet certaines opérations funéraires pour les personnes atteintes de maladies transmissibles. Le ministère de la Santé, qui n’a pas souhaité répondre à nos questions – « rien n’est encore décidé » –, pourrait renouveler cette interdiction sous peu. C’est en tous cas ce que craignent les associations.

Aujourd’hui, une autorisation de soins de conservation peut être refusée par le maire au motif que la personne est décédée du VIH : le corps est alors directement mis en bière puis le cercueil, fermé, empêchant les proches de voir le défunt.

Le Conseil national du Sida (CNS), instance consultative chargée de faire des recommandations au gouvernement sur toutes les questions liées au sida, s’est inquiété que le Haut conseil à la santé publique (HCSP) reprenne l’arrêté de 1998 pour émettre un avis au gouvernement.

Le HCSP avait souligné dans un avis antérieur, daté du 27 novembre 2009, les risques pris par le personnel lors des soins de conservation de corps des personnes atteintes du VIH.

« Les précautions universelles suffisent »

Pour Willy Rozenbaum, directeur du CNS :

« C’est une erreur pour le personnel des opérations funéraires de ne prendre de précautions que lors de diagnostiques avérés car 30% des malades ignorent leur statut.

De toutes façons pour ces personnes, les précautions universelles propres à tous les soins funéraires suffisent. »

Il souligne d’autre part la discrimination prévue par cet arrêté :

« Quand la famille souhaite des soins de conservation ça peut aboutir à un dévoilement indirect du diagnostic et c’est discriminant, alors qu’on sait très bien que si risque il y a, il ne nécessite que les précautions universelles. »

Un corps en décomposition est de fait dangereux, que le défunt soit malade ou pas, les précautions à prendre doivent être les mêmes.

Act Up Paris souligne qu’aucune contamination lors de soins de conservation n’a été décelée depuis la fin des années 80, lorsque les règles de protection obligatoires sont appliquées.

« Les études scientifiques montrent qu’aucun cas de transmission n’a eu lieu dans ce cadre. On considère que l’expertise institutionnelle qui dit le contraire doit être passée au crible. »

Act Up s’est emparé du sujet pour éviter que soit renouvelée une telle discrimination, et cela devrait aboutir à une réunion de concertation entre les associations, le CNS et le ministère début janvier.

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LES HOMMES…


 images drôles Delire de filles

Les hommes sont comme… le café.

Les meilleurs sont riches, chauds et peuvent vous tenir éveillée toute la nuit.

Les hommes sont comme… le ciment.

Après avoir été étendus, ils prennent parfois beaucoup de temps à durcir.

Les hommes sont comme… les lampes magiques.

Plaisants à regarder mais pas si brillants qu’ils n’en ont l’air. Faut leur frotter la lampe magique pour en faire sortir le génie.

Les hommes sont comme… l’horoscope.

Ils vous disent toujours quoi faire et habituellement ils se trompent.

Les hommes sont comme… le mascara.

Ils disparaissent au moindre signe d’émotion.

Les hommes sont comme… les places de stationnement.

Les bons sont déjà pris et ceux qui restent sont pour les handicapés ou sont trop petits.

Les hommes sont comme… le pop-corn.

Ils nous plaisent mais pas pour longtemps.

Les hommes sont comme… une tempête de neige.

Vous ne savez jamais quand ils vont venir, à combien de centimètres vous aurez affaire et combien de temps ça va durer.

(merci à SIMONE DESBIEN pour cette farce)

Hotmail – samichaiban@hotmail.com

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