Comment l’odorat guide nos décisions | Slate


On accorde trop peu d’importance à l’odorat qui influence pourtant, bien plus que nous le croyons, notre humeur, notre comportement et les décisions que nous prenons.

Les humains sont connus pour avoir un très mauvais odorat comparé à celui des chiens par exemple. Erreur! Plusieurs études récentes montrent combien l’odorat humain est un sens excessivement fin qui nous guide bien plus que nous le croyons, et souvent sans même que nous ne nous en rendions compte, selon un article du New Scientist du 19 septembre. Nul besoin de l’expliquer à certaines boulangeries ou cafés qui attirent leurs clients en diffusant d’alléchantes odeurs artificielles.

L’odorat a toujours été négligé comparé à la vue ou l’ouïe, considérés comme des sens plus vitaux. Pierre Paul Broca, un anatomiste célèbre du XIXe siècle, soutenait que les humains –au même titre que d’autres primates et mammifères marins– sont dotés d’un «nez petit et inutile». Et effectivement, des études récentes de génétique montrent que les humains n’ont qu’environ 400 différents types de récepteurs olfactifs, quand les chiens en ont 800 et les rats 1.200.

Mais de récentes analyses, basées sur des radios du cerveau, ont prouvé la puissance de l’odorat humain. Ainsi, une personne peut reconnaître des odeurs extrêmement diluées, comme par exemple l’odeur de quelques gouttes d’éthanethiol, diluées dans l’équivalent de l’eau d’une piscine olympique.

Les études de Charles Greer de l’université de Yale aux Etats-Unis montrent aussi que le nez et le cerveau humains sont mieux reliés que ceux des animaux à des récepteurs eux-mêmes connectés à bien plus de zones neurologiques.

L’article du New Scientist met en avant également à quel point l’odorat influence nos émotions, nos peurs et notre mémoire.

L’odeur de l’orange, de l’eau de mer ou de menthe poivrée par exemple donnent la pêche et envie de faire la fête et celle d’agrumes l’envie de rangerselon des études universitaires réalisées aux Pays-Bas.

L’odorat permet aussi de détecter dans quel état émotionnel sont les gens qui nous entourent. Les travaux de Mujica-Parodi montrent que l’on peut reconnaître que quelqu’un a peur à l’odeur de sa transpiration.

Autre résultat étonnant: une étude de Yaara Yeshurun, de l’Institut Weizmann en Israël, a montré que l’odeur presque imperceptible des larmes des femmes provoquait une diminution du désir sexuel chez les hommes dans un article paru dans JournalWatch en février 2011.

Photo: odorat twistitivia Flickr CC License by

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