Archives quotidiennes : 18 avril 2011

Pensée du lundi 18 avril 2011.


"Le christianisme refuse l’idée de la réincarnation. C’est une
erreur d’autant plus grave que cela empêche les humains de
comprendre comment se manifeste la justice divine. Il ne faut pas
s’étonner si ensuite tout paraît insensé : quand on ne voit pas
la raison profonde des situations, des événements, ils deviennent
incompréhensibles et on en conclut que partout règne l’injustice.
En face de la souffrance et du malheur, le chrétien dit : « C’est
Dieu qui l’a voulu. » Lui-même – c’est extraordinaire ! – n’a
rien fait pour qu’il lui arrive ces malheurs, il n’est
responsable de rien, c’est le Seigneur qui fait ce qui Lui plaît,
et ce qui Lui plaît ne repose sur aucune justice.
En refusant la réincarnation le christianisme n’a fait qu’égarer
les humains. Tandis qu’avec la réincarnation, tout devient
clair : on comprend comment d’une existence à l’autre se
manifeste la loi des causes et des conséquences. Ce n’est plus le
Seigneur qui distribue des biens et des maux sans que l’on sache
jamais pourquoi, c’est l’homme qui est l’acteur de sa destinée.
Dieu reste donc dans sa grandeur, dans sa splendeur, dans sa
perfection, et surtout dans sa justice."

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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En maillot…


Quand je te vois en maillot

Promener ta jolie peau ,

Sous un chaud soleil d’été ,

Je sens l’envie de t’aimer .

Le vent souffle entre tes cuisses

Des parfums pleins de délices ,

Des appels aux évasions ,

Sur des vagues de passion .

Entre tes cuisses , il y a

Un morceau de l’au-delà

Qui me fait mourir d’envie

De commettre des folies .

J’ai envie de te serrer ,

De caresser , d’embrasser

Ton corps si étourdissant

Qu’il réveille les mourants .

Je rêve de pouvoir enfin

Te voir changer mon destin ,

Sur les bords de cette plage ,

Tendrement et avec rage .

                  Sami Chaiban .

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Sauver sa vie ou la perdre ?


Lundi 18

avril


Qui sait ce qui est bon pour l’homme dans la vie ?

Ecclésiaste 6. 12

Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après
moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et me suive : car quiconque
voudra sauver sa vie la perdra ; mais quiconque perdra sa vie à cause de moi la
trouvera.

Matthieu 16. 24, 25

Sauver sa vie ou la perdre ?

Réussir sa vie, n’est-ce pas le but de tout le monde ? La
réussir sur le plan familial, professionnel ou financier, atteindre une certaine
notoriété… chacun a ses ambitions et se dépense parfois sans compter pour les
réaliser.

Un chrétien qui avait créé une entreprise devenue très
importante, avouait à la fin de sa vie : “J’ai atteint tous les objectifs que je
m’étais fixés, mais j’ai perdu ma vie”.

Choisir comme premier objectif notre réussite dans le monde
n’est pas un comportement chrétien, digne du Christ.

Si, “à cause du Christ” (Philippiens 3.
7), nous renonçons à donner la priorité à la réussite matérielle, pour
nous consacrer à la volonté de Dieu, alors Dieu nous donnera ce qui nous est
nécessaire, tout en nous permettant de nous constituer “un trésor dans le ciel”
pour la vie éternelle (Luc 12. 33).

Toute la Bible nous apprend que Dieu est fidèle et saura
récompenser ceux qui vivent pour lui simplement parce qu’ils sont ses enfants et
désirent lui plaire.

Bien sûr, ceux qui se consacrent à lui et acceptent des
renoncements pour Christ dans leur vie sur la terre ne le font pas dans le but
d’acquérir leur entrée ou leur place dans le ciel. Seul le sacrifice de Christ
nous donne cette place (Jean 14. 1-3).

Mais souvenons-nous que nous ne pouvons pas “servir deux
maîtres” : il est impossible de rechercher les richesses du monde et en même
temps les richesses divines (Luc 16. 13). Faisons
bien nos comptes, et amassons des trésors dans le ciel (Matthieu 6. 20).

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C’est quoi un NAS ? – Tech’ You!


C’est quoi un NAS ?

Posté par Vincent Lheur - Tech’ You!
13 avril 2011 à 11 h 37 min

Ils sont de plus en plus nombreux sur le marché, et même des marques comme LG ou Verbatim en proposent depuis peu. Pourtant les NAS sont encore méconnus du grand public. Zoom sur ce périphérique !

Un NAS (Network Attached Storage ou Stockage Relié au Réseau) est en fait un système de stockage, un peu comme un disque dur mais connecté et partageable sur un réseau. Bien entendu, pour plus de sécurité, les NAS, comme les ordinateurs, savent gérer plusieurs utilisateurs et plusieurs volumes de stockage, ainsi que des droits d’accès associés à chacun. Le NAS convient donc à différents usages sur un petit réseau domestique : sauvegarde de données des différents ordinateurs, partage de fichiers entre plusieurs utilisateurs, mais aussi entre plusieurs appareils (lecture de fichiers vidéo, photo ou musiques depuis une console, un lecteur multimédia ou un TV,…). Il est en outre accessible 24h/24h.

Vous avez d’ailleurs peut-être déjà partagé un dossier de votre ordinateur avec un ou plusieurs membres de votre famille connectés sur d’autres ordinateurs du foyer. C’est une façon comme une autre d’échanger des fichiers comme des photos ou des vidéos. Et bien sans le savoir, vous avez fait de votre ordinateur un NAS, c’est-à-dire un serveur de fichiers.

Prenez un ordinateur quelconque, partagez ses dossiers sur le réseau, enlevez-lui toutes ses autres fonctions, et vous obtenez ni plus ni moins qu’un NAS. Il existe d’ailleurs des logiciels qui permettent de recycler des ordinateurs pour en faire des NAS (FreeNAS, unRAID…).

Plus compacts, plus économiques

Par rapport à ces derniers, les vrais NAS dédiés offrent bien entendu de nombreux avantages, à commencer par la compacité. Les NAS sont simplement un peu plus gros que les disques qu’ils embarquent, et les autres composants sont réduits à leur plus simple expression. Si certains n’embarque qu’un disque, beaucoup s’étendent à deux, trois, quatre, voire cinq disques pour augmenter la capacité de stockage et améliorer la sécurité des données qui sont alors répliquées sur plusieurs disques. Les modèles les plus récents permettent même d’agréger plusieurs disques de capacités différentes, ce qui était impossible avec les anciens systèmes de sécurité en RAID.

En outre, leur consommation dépasse rarement les 20 W quand les disques sont au repos. Aucun PC ne peut se targuer d’être aussi économique. Par rapport à ce dernier, le surcoût à l’achat d’un NAS est compensé en moins de deux ans par les économies réalisées sur la facture d’électricité. On peut même planifier la majeure partie d’entre eux pour les mettre en veille ou les éteindre pendant certaines plages horaires.

Du côté des réglages et de l’administration, tout se passe dans un navigateur web, via l’interface graphique du NAS. Les constructeurs proposent aujourd’hui des systèmes de gestion qui mettent l’installation des NAS à la portée de tous.

Et bien d’autres fonctions pratiques

En plus du stockage sur le réseau, les NAS modernes assurent des fonctions supplémentaires qui les transforment en véritables serveurs à tout faire. A commencer par le partage des imprimantes. En plus de partager les fichiers sur tous les ordinateurs du domicile, ils centralisent l’accès à l’imprimante, directement connectée au NAS. Il n’est donc plus nécessaire de laisser l’ordinateur connecté à l’imprimante allumé pour que les autres ordinateurs y accèdent. Il suffit de la brancher sur le NAS.

Autres fonctions bien pratiques, les serveurs web et FTP permettent respectivement d’héberger votre site web directement chez vous sur le NAS, sans passer par un hébergeur, et d’échanger des fichiers par Internet. Très en vogue également, les outils de téléchargement permettent au NAS d’échanger et de récupérer des fichiers web, FTP, BitTorrent, eMule, sans monopoliser un ordinateur. Beaucoup sont également compatibles avec la sauvegarde TimeMachine d’Apple, ainsi qu’avec le système de sauvegarde de Windows. Pour aller encore plus loin, certaines marques intègrent même des outils de vidéosurveillance pour que le NAS enregistre les images d’une caméra, ou mettent à disposition des utilisateurs des kits de développement pour que les plus mordus programment des logiciels complémentaires pour la communauté des utilisateurs les plus experts (accès VPN, plateformes phpBB, WordPress, Joomla…).

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‘Nous refusons le filtrage d’Internet et la répression’ ActuaLitté – Les univers du livre


Le programme du Parti Socialiste pour la présidentielle prévoit l’abrogation d’Hadopi.

Rédigé par Adrien Aszerman, le mercredi 13 avril 2011 à 14h51

Entretien avec Patrick Bloche, député de Paris et secrétaire national aux médias.

Pourquoi revenir sur la polémique loi Hadopi, alors que même au PS certains semblent réticents à son abrogation ?
Tout le monde n’est pas d’accord, je veux bien l’entendre, mais dans ce cas que ceux qui ne sont pas d’accord s’expriment. Dans les débats très ouverts que l’on a eus au Parti socialiste pour l’élaboration du projet tel qu’adopté samedi, et qui amènent à ce que nous revenions sur les lois pénales concernant le droit d’auteur adoptées ces dernières années, personne ne s’est exprimé contre.

La secrétaire nationale à la Culture et moi-même, secrétaire national aux Médias, n’avons rencontré personne qui ait songé à contester cette abrogation. Peut-être que dans les conversations privées ou avec les journalistes, certains se lâchent… Mais nous avons suffisamment prouvé au sein du Parti socialiste que, sur les autres sujets, les divergences savent s’exprimer de façon forte.


Mais pourquoi spécifiquement sur cette loi ?

Il s’agit des dispositions du type Hadopi 2, mais également des dispositions DADVSI et Hadopi 1. Ce qui caractérise Hadopi 2 est sa nature pénale, qui a institué le délit de négligence caractérisé qui sanctionne systématiquement l’abonné et pas l’auteur du téléchargement illégal. Dans Hadopi 2, on a réquisitionné, au nom du droit d’auteur, une procédure expéditive jusqu’à présent réservée au Code de la route : celle des ordonnances pénales. Ces dernières limitent, pour les personnes incriminées, la possibilité de faire jouer leurs droits de la défense.

Si Hadopi 2 est principalement dans le collimateur, c’est qu’elle traduit bien la façon dont la loi a été utilisée ces dernières années par le pouvoir actuel pour contrôler Internet. Mais j’insiste, il ne s’agit pas que d’Hadopi.

Nous abrogerions également Lopsi 2 et son article 4 qui, au nom de la lutte légitime contre la pédopornographie, ont amené un dispositif qui a déplacé de l’autorité judiciaire à l’autorité administrative des domaines entiers de l’Internet. Ainsi, l’accès n’est plus seulement empêché à des sites pédopornographiques, mais aussi à des sites légaux. Nous contestons que le juge ne soit pas chargé de ces contrôles.

Dans les faits et depuis l’époque des débats parlementaires qui ont conduit à son adoption, on sait qu’Hadopi a toujours été à visée pédagogique sans réelle application. Pourquoi ne pas la laisser tomber en déshérence ?

L’abrogation d’Hadopi est à nos yeux utile car si cette loi n’est pas la menace qu’espéraient ses promoteurs, ses dispositions demeurent dangereuses pour les individus que nous sommes. Le délit d’indulgence caractérisé qu’elle a instauré est inacceptable. Cette loi n’est issue que de la tentation d’instaurer des dispositifs répressifs de masse, avec l’idée de faire peur et de provoquer d’un coup d’un seul une mutation des usages des internautes, pour les amener, terrorisés par Hadopi, à faire usage des sites légaux. Ce qui est un échec, prévisible, mais cuisant.

Prévisible, mais cuisant ?
Les débats ont décrédibilisé Hadopi avant même sa mise en place. Et les magistrats affectés à son application ont pris leur temps pour ne pas se faire prendre les doigts dans le pot de confiture. Alors, c’est vrai : pourquoi se donner du mal à abroger ? Parce que, encore une fois, elle instaure des choses inacceptables, comme l’utilisation de l’ordonnance pénale, cette procédure expéditive ne respectant pas les droits de la défense, basée sur l’idée que les faits reprochés sont inattaquables, évidents, ce qui n’est pourtant pas le cas d’un téléchargement illégal. Le délit de négligence caractérisé est inacceptable. Rien que pour ce délit, cette abrogation vaut la peine

Ces abrogations vont impliquer une remise au centre du débat sur la rémunération des auteurs…

Il s’agit d’un sujet qui nous interpelle très directement. C’est la raison pour laquelle nous avions proposé la licence globale lors des débats sur DAVDSI, et la contribution créative lors des débats sur Hadopi. La question nous obsède, à l’ère numérique, de savoir comment rémunérer les auteurs, les artistes et les titulaires de droits voisins. Nous avons d’ailleurs commencé par cette question dans le projet socialiste, en affirmant, au besoin par la loi, la nécessité de créer un cadre équilibré qui permet d’accompagner, de soutenir l’émergence d’un nouveau modèle qui aide à créer nouveaux contenus et mets à contributions les diffuseurs.

Je me suis personnellement engagé sur ces questions dans le débat parlementaire et particulièrement sur le livre numérique. La solution peut passer par les FAI, comme cela a été fait pour le cinéma, par COSIT que nous avons contribué à voter. Mais il faut avant tout que le nouveau modèle soit redistributif, que tout le monde y trouve son compte et notamment les auteurs.

C’est ce que l’on observe pour les discussions sur les enjeux du livre numérique, où l’on voit bien l’intérêt des éditeurs, mais beaucoup moins celui des auteurs, notamment quand nos amendements pour modifier le Code de la propriété intellectuelle en leur faveur ont été rejetés. Le vrai sujet pour nous est de refuser la répression et le filtrage internet. Nous voulons encourager la libre diffusion des contenus, avec un cercle vertueux de rémunération des droits d’auteurs et de tous ceux qui aident à créer les contenus.

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La Belga, une nouvelle bière qui fait déjà polémique


Belgapt.jpgLa Belga, une nouvelle bière qui fait déjà polémique

Cédric Geluk et Jean-Marie Gerson, deux Verviétois, ont lancé samedi sur le marché belge leur bière "La Belga", fabriquée par la brasserie La Binchoise. Il s’agit d’une bière blonde ambrée, non filtrée, non pasteurisée et refermentée en bouteille, avec 8% d’alcool. Ce produit, initialement en vente sur le marché espagnol uniquement, débarque désormais en Belgique. Mais cette arrivée n’est pas du goût de la société GM Sports, basée à Tubize, qui commercialisait déjà la "Belga Pils".

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"La Belga" – "Belga Pils", même combat… Justement pas!

La Belga est commercialisée en Espagne grâce à la "Maison Belge", la société des deux Verviétois, qui exporte depuis 2004 dans la péninsule ibérique bières, chocolat et fromages belges. La maison-mère est installée à Barcelone et le réseau comprend une quinzaine de franchisés. La Belga, actuellement produite à raison de quelques hectolitres, fait partie des produits proposés par la Maison Belge.

La Belga a été présentée samedi au secteur Horeca et les créateurs de la bière attendent de voir l’accueil et l’intérêt pour leur produit de la part des professionnels. Jean-Marie Gerson et Cédric Geluk visent d’abord la province de Liège avant de s’étendre.

Seul hic, "Belga" est un nom déjà utilisé par la société GM Sports, qui commercialise aussi de la bière. L’appellation "Belga Pils" est d’ailleurs protégée.

"Nous n’avons pas reçu d’informations contraires lorsque nous nous sommes renseignés à l’époque du lancement en Espagne", plaide Jean-Marie Gerson.

Mais chez GM Sports, le responsable Salvatore Ingala, informé depuis une semaine de l’arrivée de cette bière au nom similaire, compte bien faire respecter son droit à l’image et à l’appellation protégée.

"Le dossier est dans les mains de nos avocats, tant en Belgique qu’en Espagne, et nous allons attaquer les Verviétois en justice", annonce clairement M. Ingala.

Déjà présente sur le marché international via l’exportation de soft, la société GM Sports essaie depuis 5 ans de conquérir le marché espagnol. Plusieurs clients espagnols ont déjà signalé à M. Ingala qu’ils avaient goûté sa bière. "Or, je n’en exporte pas encore en Espagne alors que je suis présent aux quatre coins du monde. Cédric Geluk aurait pu se renseigner convenablement", souligne-t-il.

La société GM Sports a commercialisé en 2010 plus de 82.000 litres de bières, avec six produits d’appel: une blonde, une brune, une ambrée, une blanche, une pils et une kriek. Depuis 2005, la société brabançonne propose ses produits en canette et fait appel à la Brasserie Martens pour réaliser ce conditionnement.

(belga/ 7sur7)

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La révolution Toyota en Libye


Moyen de transport favori des opposants libyens à Mouammar Kadhafi, le pick-up Toyota est depuis bientôt 25 ans le véhicule favori des guérilleros d’Afrique et du Moyen-Orient. Retour sur cet étrange engouement pour la camionnette japonaise.

Guerre civile en Libye : Des colonnes de pick-ups Toyota foncent vers la ville de Sirte, bastion des troupes gouvernementales. Les véhicules sont équipés de roquettes multitubes, de mortiers, de mitrailleuses lourdes, et même de canons antiaériens, sans compter la dizaine de combattants armés de RPG et de Kalashnikov, assis à l’arrière. Devant cette invasion fulgurante qui s’étend sur des kilomètres, l’artillerie de Mouammar Khadafi entre en action et pilonne l’avancée des rebelles et les Toyota repartent aussitôt en sens inverse, sous le regard médusé des journalistes étrangers, qui se retrouvent quelques heures plus tard à trois cents kilomètres de leur dernier reportage.

Pendant des semaines, le front yoyo s’étend et se détend comme un élastique sur des lignes immuables. Comme l’explique le journaliste canadien Robert Young Pelton, les guerres africaines se font le long des routes, et le pick-up Toyota est devenu l’arme par excellence de cette guerre de mouvement.

La "Toyota war"

Comment cet engin civil, prisé des artisans, est-il devenu une icône de la guerre asymétrique comme le cocktail Molotov ou la Kalashnikov ? La première utilisation de pick-ups motorisés dans la guerre fut le fait des rats du désert, unité de reconnaissance anglaise en Lybie contre l’Africa Korps et les troupes italiennes. Il faudra cependant attendre l’utilisation des pick-ups Toyota par les Tchadiens contre les Lybiens en 1987 pour que le monde découvre la formidable efficacité de cette nouvelle arme made in Japan. C’est la "Toyota war".

Des milliers de soldats libyens furent massacrés dans leurs garnisons, et les 800 chars russes de Khadafi furent anéantis par des Pick up équipés de missiles antichars Milan. Les avions libyens furent détruits au sol par des raids fulgurants traversant les champs de mines à plus de cent kilomètres heures. Les Tchadiens avaient découvert qu’à cette vitesse les mines refusaient d’exploser ou explosaient trop tard. La tactique des Tchadiens était simple et élégante, foncer dans le tas à la manière de la charge de la brigade légère. Les quelques vétérans libyens survivants s’en sont souvenus, avec effroi, et ont ramené l’idée au bled.

Le pick-up devient Technical

C’est en Somalie, dans les années 1990, que les pick-up Toyota changèrent de nom. Ce sont les organisations non gouvernementales, sentant la nécessité de protéger leurs équipes sur le terrain, qui recrutèrent des petites armées privées désignées sous le terme politiquement correct "d’assistance technique". Le nom de "Technicals" symbolisa alors ces véhicules remplis de combattants et équipés d’une arme lourde à l’arrière. La publicité donnée à ces véhicules par les gigantesques campagnes de presse sur la Somalie, transforma le pick-up Toyota en un must pour tous les wanabee guérilleros dans le Moyen-Orient et l’Afrique. La puissance d’un seigneur de la guerre se compta désormais en nombres de Technicals.

Mais cette arme s’avéra être un outil remarquable pour le contrôle des axes de communication, placé à un carrefour, mitrailleuse abaissée, l’engin inspire la peur et le respect aux plus récalcitrants. À tel point que les Technicals devinrent la bête noire des unités d’élite occidentales. Extrêmement mobiles, puissants, difficilement repérables en tant que véhicules civils, les Américains en Somalie avaient ordre de détruire tous ceux qu’ils trouvaient sur leur chemin. Pas fous, les Somaliens les planquèrent en attendant que la chute du faucon noir accélère le départ de l’Oncle Sam.

Omar et son pick up

Plus étonnant encore les concessionnaires Toyotas eurent pour client le Mollah Omar lui-même, son copain Oussama Ben Laden, mais aussi toute une horde de talibans fanatisés qui patrouillaient à la recherche de femmes à battre ou d’exécutions sommaires d’enfants jouant au cerf-volant. Mais des vidéos sur youtube montrent aussi des pick-up Toyota utilisés par les escadrons de la mort du colonel Khadafi qui abattent des opposants d’une balle dans la tête et repartent dans leurs rutilants engins modèles quatre portes.

Le Technical est tellement admiré dans le monde militaire que les services spéciaux et les unités d’élite l’utilisent désormais en Afghanistan et en Irak, comme quoi un véhicule essentiellement utilisé par les jardiniers mexicains aux États-Unis, peut rendre très modeste, même les pires barbouzes de la CIA.

BHL dans un camion de légumes

Les chasseurs Rafales à plusieurs centaines de millions d’euros passent dans le ciel de la Cyrénaïque, mais comme le dit ce nouveau proverbe si tu ne peux pas être technologique soit Technical… En temps de crise, la Libye montre la voie de la raison, car on ne gagne plus les guerres à coups de mirages ou de rafales, mais avec des Toyota. Un retour aux vraies valeurs en somme. Désormais, les taxis pour Tobrouk et Tripoli ont définitivement changé de concessionnaire, d’ailleurs, le philosophe français Bernard Henri Lévy, selon le New York Times, s’est rendu à Tobruk à bord d’un véhicule qui livrait des légumes… Si les Technicals délivrent aussi des philosophes, c’est vraiment la révolution !

Tristan Ranx

Tristan Ranx est un romancier français. Son dernier livre s’intitule La cinquième saison du monde (Éditions Max Milo; 2009)

Photo de Une : Rebelles libyens à l’arrière d’un camion pick-up armé d’un lance-roquette, le 30 mars 2011. Crédit : AP Photo/Nasser Nasser


- Sur Flu : BHL, Al Jazeera et les pipes aux dictateurs

- Sur le net : plus d’infos sur la Toyota war (Wikipedia, en anglais)

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Focus – Quand un auteur délaisse sa langue maternelle… – Newsletter du Magazine Littéraire


Comment dire ? » Si l’expression ponctue souvent les conversations les plus courantes, elle revêt une importance particulière quand elle préside à l’élection d’une langue d’écriture. Nul ne l’a mieux démontré que de grands auteurs comme Beckett, Cioran, ou encore Kundera, ayant délaissé leur langue maternelle pour s’exprimer en français. Deux écrits parus récemment, l’un du Japonais Akira Mizubayashi, l’autre du Kenyan Ngugi wa Thiong’o, complètent et explicitent cette quête du mot juste.

Le français : c’est la « langue venue d’ailleurs » qui donne son titre au récit autobiographique d’Akira Mizubayashi, récemment publié chez Gallimard dans la collection « L’Un et l’Autre ». Il a 20 ans quand le Mai 68 nippon fait éclater à ses oreilles le conformisme d’une langue japonaise sclérosée. La nécessité de trouver un autre langage pour mieux dire les choses s’impose alors à lui. À la manière des héros de Cent ans de solitude qui, ayant oublié le nom des objets, se voient contraints de les renommer, le voilà investi d’une mission de taille : réenchanter sa réalité en conjurant le fait que « nous ne voyons pas les choses mêmes, [que] nous nous bornons, le plus souvent à lire des étiquettes collées sur elles », que « le mot s’insinue entre la chose et nous » (Bergson, Le Rire). Quoi de plus poétique alors que cette tâche qui consiste à poser un regard neuf sur le monde ?

Ce n’est pas tant la langue de Molière qui répondra à ses exigences que celle de Rousseau. L’idéal de pureté du penseur de «la transparence et l’obstacle» répond aux maux de la langue qui font souffrir Mizubayashi, tout en soutenant le fondement de sa démarche : «remettre à neuf son être au monde» face à la «fuite du sens, au déficit de vérité qui frappe le japonais». La lecture du philosophe des Lumières se double d’une fascination pour le personnage de Suzanne des Noces de Figaro, dont l’écoute en boucle achève de persuader le jeune Japonais qu’il existe une langue capable de révéler l’être tel qu’il est à lui-même comme cela lui apparaît dans la musique de Mozart. Arrivé à Montpellier pour terminer son mémoire sur l’auteur de La Nouvelle Héloïse, Mizubayashi suivra l’enseignement d’Arimasa Mori (professeur à l’Institut des langues orientales), pour qui «les paroles produites dans et à travers la langue française finissent par devenir équivalentes à la chose».

Acquis à l’âge adulte et non inoculé à la naissance, le français sera la langue «paternelle» de l’auteur, qui nous charme par un récit défriché de fioritures – récit où les anecdotes valent mieux que de longs discours abstraits sur la traduction ou les différences grammaticales entre deux langues. Quelle n’est pas sa surprise, par exemple, quand il se rend compte que la jolie couleur bleu marine du tailleur de sa future épouse se dit « kon » dans sa langue maternelle ! Et quel n’est pas son embarras de prononcer ce son qui devient si vilain en français !… Au fil de son apprentissage, Mizubayashi prend davantage conscience des infirmités du japonais qui, trop poli, trop lisse, transmue chaque prise de parole en atteinte à la pudeur, là où le français multiplie les appellatifs affectueux.

Aujourd’hui sexagénaire, Akira Mizubayashi s’est établi en France et reste convaincu que le français «fait mieux tenir la vie» que n’importe quelle autre langue. Subsiste une donnée irréductible : ayant «perdu le japonais dans sa pureté originelle» mais restant un étranger en France, il n’est plus ni tout à fait lui-même ni tout à fait un autre. Du moins savoure-t-il le plaisir de jouer des rythmes et des sons du français comme d’un instrument de musique qui résonne «au gré de ses émotions quotidiennes», avec toujours en tête l’air cristallin de Suzanne.

Décoloniser l’esprit

L’écrivain qui passe de sa langue maternelle à une langue étrangère signe donc un double contrat : d’une part l’arrêt de mort à sa langue première, de l’autre l’acte de naissance à la nouvelle élue. Le laconisme de la biographie officielle de Milan Kundera (1) illustre cette irrémédiable dualité de l’auteur tchèque ayant subi la censure et contraint à l’exil : «Milan Kundera est né en Tchécoslovaquie. En 1975, il s’installe en France», peut-on lire sur la plupart des quatrièmes de couverture de ses livres. À l’occasion de la parution des Œuvres de Kundera en Pléiade, le journaliste littéraire Philippe Lançon expliquait récemment dans Libération que l’auteur a «glissé d’une langue à une autre» face à une «impasse, un échec momentané». Si son choix du français relève sans doute de la plus grande intimité, comme dans le cas d’Akira Mizubayashi, la négation du tchèque a aussi recouvert une profession de foi politique.

C’est également la thèse du Kenyan Ngugi wa Thiong’o dont l’essai, Décoloniser l’esprit, rédigé en anglais en 1986, vient de paraître, pour la première fois traduit en français, aux éditions de La Fabrique. L’un des plus grands auteurs africains y raconte son parcours militant pour la défense et l’illustration des langues des peuples africains à la suite des indépendances. Contrairement à Akira Mizubayashi, qui effectuait un mouvement en avant résolument optimiste, il s’agit là d’un élan de retour consistant à purger les esprits de l’impérialisme occidental et permettant de renouer avec les identités multiples des différentes ethnies.

La démarche de l’auteur est intrinsèquement accolée à un discours anticolonial : l’anglais, loin d’être un don du ciel et de tracer le chemin vers la réussite professionnelle et sociale (comme le français pour Léopold Sédar Senghor par exemple), restera toujours la langue de l’oppresseur. Continuer à lire et à écrire en anglais pour un Kenyan c’est donc perpétuer la servitude. « Oliver Twist, Tom Brown – au lieu du lièvre, du léopard et du lion – devinrent nos compagnons d’aventure quotidiens. Cette langue et cette littérature nous éloignaient jour après jour de nous-mêmes – nous arrachaient à notre monde pour nous plonger dans un autre », explique l’auteur en se souvenant de sa scolarité. Car « la langue a plus subjugué que le fusil », mais perdre sa langue c’est perdre sa mémoire collective.

Enfin rendus à eux-mêmes en 1963, les Kenyans durent réhabiliter les langues traditionnelles, et en particulier le kikouyou. Afin de se défaire de cette aliénation linguistique, Ngugi wa Thiong’o se battra pour le réhabiliter en tant que langue littéraire et réclamera une réforme des départements d’anglais des universités kenyanes. Sa vocation de faire pour le kikouyou «ce que Spencer, Milton et Shakespeare ont fait pour l’anglais, ce que Pouchkine et Tolstoï ont fait pour le russe» lui vaudra d’être poursuivi et arrêté. C’est en prison qu’il trouvera cette «chambre à soi» lui permettant d’écrire des romans dans la langue de son peuple (le premier sera publié en 1981).

Il se heurte alors à un écueil de taille, exemplaire des barrières entre les langues et les cultures : là où un théâtre en kikouyou permettait d’exprimer les rites et les traditions des peuples grâce aux passages dansés et chantés, le roman, ayant pris son essor en Occident au XIXe siècle, reste le genre bourgeois et urbain par excellence. Comment, dès lors, écrire un roman en kikouyou ? Comment créer une forme adaptée à un lectorat rural ? Car, analyse l’auteur, « notre capacité à affronter le monde avec inventivité dépend de l’adéquation ou non de ces représentations de la réalité de nos rapports avec le monde – de la façon dont elles éclairent ou non ces rapports ».

Qu’est-ce que la littérature africaine, et quels sont ses critères ? posait en exergue l’essai du Kenyan. Même rédigée en kikouyou, elle ne peut sans doute finalement être, au XXIe siècle, qu’une littérature postcoloniale imprégnée de l’histoire des peuples. L’ouvrage de Ngugi wa Thiong’o n’est dès lors pas tant une croisade littéraire qu’un vaste questionnement sur la crise identitaire d’un pays ayant subi la colonisation. «Ce livre ne parle que de cela au fond : l’émancipation nationale, démocratique et humaine.» Une nouvelle langue associée à de nouvelles formes d’expression doit être forgée : celle des Africains d’expression européenne à l’époque impérialiste ou post-impérialiste.

Peu importe finalement le mouvement qui entraîne l’écrivain vers une nouvelle grammaire et de nouveaux sons. Beckett, Cioran (2), Kundera, Mizubayashi, Thiong’o et d’autres ne disent et redisent que l’aventure intime et personnelle de l’entrée en langue, la transmutation d’une identité à une autre lorsque les lettres qui recouvrent une chose, un fait, une personne à nos yeux deviennent autres par l’intermédiaire de la traduction.

Noémie Sudre

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En Indonésie, la cigarette soigne même le cancer | L’Orient-Le Jour


mercredi, avril 13, 2011

Pour guérir une otite rien de tel que de la fumée de cigarette.
Pour guérir une otite rien de tel que de la fumée de cigarette.

Selon le Dr Zahar, en manipulant le niveau de mercure dans le tabac, on peut guérir beaucoup de maladies, dont le cancer, et empêcher le processus de vieillissement.

Dans une clinique privée de Djakarta, une aide-soignante envoie de la fumée dans la bouche d’une patiente, gravement malade. En Indonésie, même les malades du cancer sont traités à l’aide de… cigarettes. La patiente, occidentale, souffre d’emphysème après avoir fumé pendant des décennies. Avec le cancer et l’autisme, cette maladie des poumons est l’un des maux que la clinique Griya Balur prétend soigner.
Griya Balur serait interdite sur de nombreux continents, mais pas en Indonésie, l’un de ces pays émergents qui font figure de refuges pour les grands fabricants de tabac dont les bénéfices décroissent en Occident. Une forte tradition de consommation de tabac, notamment de cigarettes aux clous de girofle (kretek), une faible réglementation et les milliards de dollars que récolte le gouvernement grâce aux cigarettes font que les cliniques telles que Griya Balur ont pignon sur rue. Le Dr Gretha Zahar assure que sa clinique a traité 60 000 malades avec de la fumée de cigarettes depuis dix ans. Dotée d’un doctorat en nano chimie obtenu à l’université Padjadjaran à Bandung, dans l’ouest de Java, le Dr Zahar pense qu’en manipulant le niveau de mercure dans le tabac, on peut soigner beaucoup de maladies, dont le cancer, et empêcher le processus de vieillissement. « Le mercure est la cause de toutes les maladies. Mes cigarettes, que nous appelons les Cigarettes Divines, contiennent des actifs qui extraient le mercure dans le corps du malade », assure-t-elle. Sur son site, elle dit ne pas avoir besoin de soumettre ses méthodes à des tests cliniques ou publier dans les revues spécialisées. Elle n’a pas non plus l’argent pour « se battre » contre « les scientifiques de la médecine occidentale ».
Semblant ignorer que le tabac crée une dépendance et nuit à la santé, les Indonésiens, jeunes et vieux, répondent avec enthousiasme aux campagnes publicitaires des fabricants. On fume dans les salons de beauté et les salles d’attente des dentistes. Certains parents donnent des cigarettes à leurs jeunes enfants pour qu’ils restent calmes. Des cigarettes sont distribuées gratuitement aux adolescents lorsqu’ils achètent des places de concert. Les lois d’interdiction de fumer dans certains lieux sont rarement appliquées et les publicités pour le tabac envahissent le paysage comme les écrans télévisés.
Un paquet coûte environ un dollar et le tabac représente souvent le deuxième poste de dépense, après la nourriture, pour les foyers les plus pauvres de ce pays d’Asie du Sud-Est. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la proportion de fumeurs en Indonésie a été multipliée par six en quarante ans. L’Indonésie reste le seul pays d’Asie à ne pas avoir ratifié la convention-cadre de l’OMS pour la lutte contre le tabac, à laquelle pourtant 172 parties ont adhéré, ce qui en fait l’un des traités ayant remporté la plus large adhésion dans l’histoire des Nations unies.
Le plus grand fabricant indonésien de cigarettes, Sampoerna, a été acquis à prix d’or par Philip Morris International. En 2009, British American Tobacco avait acheté le numéro quatre du pays, Bentoel, pour 494 millions de dollars. Chaque année, le gouvernement reçoit 7 milliards de dollars de taxes grâce à ce secteur, qui emploie des milliers de personnes autour de la ville de Temanggung, dans le centre de Java.
Pour les antitabac, les industriels du secteur ont recours aux mêmes astuces dans les pays émergents que ceux utilisés il y a quelques décennies en Occident : faire de la cigarette un symbole de virilité auprès des hommes, la présenter comme cool et sexy, voire bonne pour la santé, auprès des femmes et des enfants. Un projet de loi sur la réglementation du tabac en 2009 ne mentionnait même pas que le tabac créait une dépendance. Un simple oubli, avait assuré le gouvernement, avant de rectifier la loi.

(Source : AFP)

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Soldes


cameltoe-08

Dans la rubrique "Commerce" : Soldes

Dans un grand magasin, une femme perd son sac à main, dans la cohue de ce premier jour de Soldes….
Rentrée à la maison et désespérée, l’on sonne à la porte. Un jeune homme apparaît, son sac à main sous le bras !

- Je rêve ! Il y a donc encore des gens honnêtes en ce monde ! Merci, Merci beaucoup !
Devant lui, elle l’ouvre ; tout y est ! Cependant, en ouvrant son porte-feuille… son billet de 50 Euros a disparu, mais il s’y trouve : 2 billets de 10, 1 de 20 et 2 de cinq Euros…
N’y comprenant rien du tout, elle demande au jeune homme

- Comment cela ce fait-il donc ?!
Au jeune de rétorquer :

- L’autre fois, j’avais ramené un sac à main à une personne qui m’a remercié sans me récompenser. Elle n’avait pas de monnaie…

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