Archives quotidiennes : 10 avril 2011

Pensée du dimanche 10 avril 2011.


"Vous avez chaque jour tellement de précautions à prendre pour que
ce qui vous est utile, indispensable même, ne se retourne pas
contre vous ! Fermer les robinets d’eau et de gaz, surveiller le
feu et les appareils électriques que vous avez allumés et penser
à les éteindre, ne pas laisser traîner des objets sur lesquels
vous-même ou d’autres personnes pourriez trébucher… Et si, sur le
point de vous endormir, vous n’êtes pas sûr d’avoir fermé votre
porte à clé, quittez votre lit et allez vérifier.
Le Ciel n’a pas à monter la garde à l’entrée de votre demeure,
ni à vous protéger quand vous vous montrez négligent. Il vous a
donné un cerveau, des yeux, des oreilles, des pieds, des mains,
et il vous dit : « Vous avez tous ces instruments,
servez-vous-en, c’est cela qui vous protégera. Mettez-les au
travail, et alors des entités lumineuses seront là pour vous
protéger aussi. »"

Omraam Mikhaël Aïvanhov

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Un jour…


Un jour…

Un jour comme une étreinte
Où les émotions se teintent
D’une douce couleur dorée
Semblable aux nuits d’été

J’aurais toujours cet espoir
Que, dans un songe, t’apercevoir
A l’orée de nos sentiments
Là ou personne ne ment

Un jour comme un baiser
D’une dévotion partagée
Dans les soupirs alanguis
D’un amour qui sourit

Je serais toujours dans l’attente
Du jour ou tu entameras ta descente
Pour un moment, rassemblés
Face aux émotions bafouées.

© Lubelune

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L’excellence de Jésus Christ (6)


Dimanche 10

avril


Une femme qui avait une perte de sang depuis douze ans et
avait dépensé tout son bien en médecins, sans avoir pu être guérie par aucun,
s’approcha par derrière et toucha le bord de son vêtement ; et à
l’instant, sa perte de sang s’arrêta. Jésus dit : Qui m’a
touché ?

Luc 8. 43-45

L’excellence de Jésus Christ (6)

Le vrai médecin (Luc 8. 43-48)

Dans les évangiles, chaque page met en évidence la puissance de
Jésus. Cette puissance produisait la guérison du corps chez ceux qu’il
rencontrait. Mais Jésus voulait la guérison de l’âme avant tout. C’est la raison
de la question posée quand cette femme malade vient d’être guérie : “Qui m’a
touché ?”

Cette femme malade cherchait la guérison de son corps, et elle
l’a obtenue. Sa foi s’appuyait sur la puissance et la grandeur du Fils de Dieu
qu’elle a pu approcher. Aussi a-t-elle reçu beaucoup plus, cette parole
personnelle de Jésus : “Bon courage, ma fille ; ta foi t’a guérie ; va en paix”.
C’est le contact avec la Parole de Jésus qui produit la guérison morale et
spirituelle.

Que ne fait-on pas pour obtenir une guérison physique ? A-t-on
la même ardeur pour nourrir et soigner son âme ?

Jésus Christ, ce parfait Sauveur que Dieu nous a donné, est le
Sauveur de nos âmes, capable de nous guérir de la “maladie” incurable du péché.
Pour cela, sa puissance ne suffisait pas, il fallait qu’il donne sa vie sur la
croix ; c’est son amour qu’il a démontré là. Est-ce que je crois, comme cette
femme, que Dieu veut me guérir de ce qui m’afflige, de mes blessures
intérieures ?

Nous pouvons tout remettre à notre Seigneur. Il est la source
de la vie. Il est proche de nous. Nous pouvons faire appel à lui simplement là
où nous nous trouvons. Comme à cette femme, il nous donnera la paix, la guérison
intérieure.

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Mon prochain roman, actualité Le billet de Patrick Besson : Le Point


Patrick Besson

Toute sa vie, il fait semblant, par charité, d’aimer une femme qu’il n’aime pas. Les enfants et les amis du couple finissent par se rendre compte de la supercherie. L’épouse, non. Il lui dira la vérité avant de mourir, afin qu’elle n’ait pas le chagrin de le regretter.

Il remue ciel et terre pour séduire une prostituée de luxe qui sort de prison parce qu’elle a tué, par jalousie, l’amant de son épouse.

Il se demande s’il est le fils de Dieu ou celui du diable, se rend compte – comment ? – que ni l’un ni l’autre n’existe. Il en conclut que lui non plus n’existe pas. Il se suicide et se rate, forcément.

Il tombe amoureux d’une comédienne tenant un petit rôle de serveuse dans un vieux feuilleton télé qu’il a vu en DVD. Il fait de longues recherches compliquées pour la retrouver. Elle a 79 ans (lui 41). Ils dînent au restaurant et passent la nuit dans un hôtel. Le lendemain, il se réveille seul dans la chambre car la septuagénaire est déjà rentrée au domicile conjugal.

Il avait perdu une quinzaine de kilos à la suite d’un régime alimentaire draconien mais il a regrossi par gentillesse envers sa soeur aînée qui se trouve, à juste titre, énorme.

Une amie romancière lui raconte comment, adolescente enceinte d’un routier, elle s’est fait recoudre l’hymen dans une clinique marocaine spécialisée, puis a persuadé son fiancé italien ultracatholique, avec qui elle n’avait jamais fait l’amour, qu’elle était la Vierge Marie réincarnée et portait un second Jésus. Il voit l’enfant en cachette et comprend – à quoi ? – que c’est bien le nouveau Christ.

Il se demande si sa petite amie d’origine thaïlandaise – Kat -, rencontrée à la cinémathèque de Nice pendant une rétrospective Marco Ferreri, n’est pas un chat car son éditeur, allergique aux poils de chat, a toujours une crise d’asthme quand ils dînent tous les trois. Il se rend à Chengmai pour connaître la famille de Kat et se retrouve entouré d’une vingtaine de chats errants qui fêtent la Thaïlandaise.

Un de ses amis est persuadé que, dans une vie antérieure, son épouse était un homosexuel, qu’il couchait avec lui, qu’il a fini par le tuer et que l’autre est revenu dans cette vie sous une forme féminine afin de se venger et de le tuer à son tour. Il traite cet ami de fou, celui-ci finit néanmoins assassiné par l’épouse. Au tribunal, elle ne donne aucune explication à son acte. Au moment du verdict – enfermement dans un asile -, un rire guttural.

Par maladresse, à la terrasse d’un café-restaurant de la place du Colonel-Fabien, il touche le ventre d’une serveuse enceinte. Il la retrouve au même endroit sept ans plus tard et lui rappelle l’incident. Elle dit, radieuse, que son fils est un surdoué. Il pense que c’est grâce à lui et se met à toucher le ventre de toutes les femmes enceintes qu’il rencontre.

Il dit aux filles qu’il est un extraterrestre et que son sperme est bleu. Elles ne le croient pas. Il leur propose de vérifier. Titre possible : " Le sperme bleu ". Ou " Ultrasensible " ?

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Des mots et des lettres: Liberté


Liberté

L’accès au choix, c’est la possibilité de se mouvoir,

de changer de direction, de prendre des risques et

de se donner la permission de faire les choses autrement.

De penser autrement que les autres et d’être différent

ou pareil et d’assumer les conséquences de ses choix.

Nous développons des comportements de responsabilité

pour assumer nos choix

- William Glasser-

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Le mariage princier confirme les amours royales pour le numérique


Le prince William et sa fiancée Kate Middleton, le 25 février 2011 à l’Université de St Andrews, en Ecosse (Photo Danny Lawson/AFP/WPA POOL/Archives)

Jeudi 07 avril 2011, 12h17
Des fiançailles annoncées sur Twitter, un mariage retransmis pour la première fois en direct sur internet: les noces du prince William et de Kate Middleton, le 29 avril, confirment l’histoire d’amour du palais de Buckingham avec le numérique.

Le 29 avril, le prince et Kate seront le 16e couple princier à remonter l’allée centrale de l’abbaye de Westminster, à Londres. Mais ce sera la première fois qu’un tel événement sera retransmis en instantané sur la Toile, de quoi élargir encore une audience publique déjà impressionnante: deux milliards de personnes environ regarderont les cérémonies sur les chaînes de télévision de par le monde, selon le gouvernement britannique.

Un enregistrement sonore et numérique de la cérémonie à l’abbaye sera de plus disponible quasi-simultanément sur iTunes. Et la première application pour iPhone "royale" sera lancée pour l’occasion.

Le palais de Buckingham, résidence londonienne de la reine, a bien compris l’intérêt à tirer des nouvelles technologies. Les fiançailles avaient été annoncées dans un bon vieux communiqué de presse mais aussi sur le site de microblogs Twitter, en novembre.

Kate Middleton et le Prince William à l’université de St Andrews le 25 février 2011 (Photo Carl de Souza/AFP/archives)

La page de ClarenceHouse (@ClarenceHouse), du nom de la résidence londonienne du prince, distille depuis régulièrement les informations sur le mariage princier, au plus grand plaisir de ses quelque 28.000 adeptes.

La reine Elizabeth II est souvent présentée par les services royaux comme une pionnière du Net: elle possède un BlackBerry et un iPod et a été le premier monarque à envoyer un courriel, dès 1976, à l’époque où la Toile en était encore à ses balbutiements.

Le palais dispose déjà de sa propre page sur le site de partage de vidéos YouTube, appelée "Royal Channel" (http://www.youtube.com/user/TheRoyalChannel), sur le réseau de socialisation Facebook (http://www.facebook.com/TheBritishMonarchy) et sur le site de partage de photos Flickr (http://www.flickr.com/photos/britishmonarchy).

La page royale sur Facebook compte plus de 320.000 "J’aime". C’est encore loin cependant d’autres familles royales, comme celle de la reine Rania de Jordanie (600.000 fans sur Facebook et un demi-million sur Twitter).

"En utilisant ces médias sociaux, nous pouvons communiquer avec un public élargi grâce à des moyens nouveaux et créatifs", explique à l’AFP Nick Loughran, attaché de presse du prince William.

Pour Tim Jordan, expert des médias au King’s College de Londres, les nouvelles technologies permettent surtout à la monarchie, financée à coups de milliards d’argent public, de justifier son existence en ces temps d’austérité économique.

"Ils emploient Facebook et Twitter pour montrer tout le travail qu’ils font, en particulier pour les membres les moins importants de la famille royale qui n’attirent pas beaucoup l’attention des médias traditionnels. Ca les aide à justifier leur position", explique-t-il à l’AFP.

Les sites permettent également à la royauté d’être plus en prise avec une population dont elle apparaît parfois détachée, souligne Charlie Beckett, directeur du centre de réflexion sur les médias "POLIS".

L’épisode catastrophique de 1997 l’a crûment prouvé. La reine avait alors dans un premier temps refusé de montrer tout chagrin en public après la mort de Diana, tandis que la nation entière pleurait des chaudes larmes. L’opinion "vacillait vers le camp républicain", se souvient M. Beckett. "La famille royale ne veut plus jamais être perçue aussi déconnectée" de la population, souligne-t-il.

Mais que les traditionnalistes se rassurent: l’internet n’est pas prêt d’envahir le palais. Des pense-bêtes rappelant aux familles royales européennes la date du mariage princier ont été envoyés… par fax.

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Le procès Eichmann, 50 ans après, au Mémorial de la Shoah


Adolf Eichmann lors de son procès le 5 mai 1961 à Jérusalem (Photo /AFP/Archives)

Vendredi 08 avril 2011, 11h11
A procès spectaculaire, exposition exceptionnelle: 50 ans après la comparution du criminel nazi Adolf  Eichmann au tribunal de Jérusalem, le Mémorial de la Shoah revient à Paris sur le "séisme" qu’elle constitua, parallèlement à une autre exposition à Berlin.

Du 8 avril au 28 septembre, "Juger Eichmann - Jérusalem, 1961" revisite les arcanes du "procès du génocide juif", via des centaines de documents, photos et films d’archives, réunis par son commissaire, l’historien Henry Rousso.

Au-delà, c’est "l’énigme" du cas Eichmann, condamné pour crimes contre le peuple juif, contre l’humanité et crimes de guerre, et pendu le 31 mai 1962, qui s’estompe à la faveur de découvertes d’historiens. Mais pas totalement.

Qui était cet Adolf Eichmann, dont le Premier ministre israélien David Ben Gourion avait annoncé, le 23 mai 1960, à la stupéfaction générale, sa capture rocambolesque en Argentine, son arrivée en Israël, et son procès à venir ?

Une pièce de l’instruction, la numéro un, est présentée au président du tribunal Moshe Landau à l’ouverture du procès. (Photo /GPO pool/AFP/Archives)

Raté, monstre, psychopathe ? Bien avant sa comparution, le coresponsable de l’extermination de six millions de Juifs dans 18 pays d’Europe pendant la Seconde guerre mondiale nourrit tous les fantasmes.

Ces spéculations cessent lorsque, le 11 avril 1961, paraît le "logisticien de la mort", celui qui, responsable des questions juives au sein du Reich, organisa les flux des convois et la répartition des déportés dans les camps.

"On s’attendait à une sorte d’ogre, étant donné l’ampleur de ses crimes, mais Eichmann avait seulement l’air d’un petit fonctionnaire. Banal, moche quoi", raconte à l’AFP Marcelle Joseph, qui enregistra tout le procès sur magnétophone.

"Cette image de monsieur Tout-le-monde en a leurré plus d’un, notamment ceux qui n’ont pas assisté à la totalité du procès, d’une durée de huit mois", souligne Henry Rousso.

"Mais, à travers les extraits filmés des 320 heures de tournage de Léo Hurwitz, le public verra un Eichmann volubile, qui participe à son procès, se défend âprement, argumente sur tout et prend des quantités de notes".

Des Israéliens écoutent le procès D’Eichmann près du tribunal (Photo Hirschbain/AFP/Archives)

On y verra surtout certains des 110 témoins qui défilèrent à la barre. "Ce fut un événement considérable: parce que, jusque-là, on accordait très peu d’importance à la parole de la victime", relève le commissaire.

"Il m’est arrivé de me sentir mal, confie Marcelle Joseph. Ce qui, pour bien des rescapés, avait été indicible, devenait pour nous inaudible, insoutenable".

Pour l’historienne Annette Wieviorka, "le procès a constitué une sorte de séisme. Tout d’un coup, des milliers de rescapés des camps – un Israélien sur trois – qui se sentaient ignorés dans un nouvel Etat tourné vers l’homme nouveau, se sentent délivrés du secret de leurs souffrances".

"Pour la première fois, les Israéliens prennent le temps de regarder leur passé. Et c’est un choc. Parce que non seulement les survivants parlent, mais ceux qui n’ont jamais quitté Israël s’approprient le drame de la Shoah".

Henry Rousso souligne d’ailleurs aussi le rôle central que joua David Ben Gourion dans la forme et le calendrier du procès: "Le procès de Jérusalem serait le Nuremberg du peuple juif".

Reste "l’énigme Eichmann": entre l’incarnation de "la banalité du mal" vue par la philosophe Hannah Arendt et le personnage satanique désigné par le procureur Hausner, l’historien David Cesarani fait la part des choses dans sa biographie "Adolf Eichmann" (Tallandier, 2010).

Où l’on découvre, comme le souligne l’historien Serge Klarsfeld, que "si Eichmann n’était pas un tueur-né, il s’est volontairement déshumanisé pour pouvoir mieux remplir son rôle d’exterminateur, outrepassant même les ordres, comme ce fut le cas avec plus de 430.000 Juifs hongrois".

(Mémorial de la Shoah, 17 rue Geoffroy-l’Asnier, Paris IVe)

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"Le syndrome de l’hypocrisie sexuelle arabe"


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Vote de la réforme contestée des soins sous contrainte en psychiatrie – Les news Psycho de Doctissimo


Mercredi 23 Mars 2011
La réforme des soins psychiatriques non consentis par le patient a été votée à l’Assemblée Nationale le 22 mars, malgré les contestations des professionnels de la psychiatrie, mais aussi d’acteurs de la société civile. Cette réforme crée de nouvelles conditions d’hospitalisation et de soins sous contrainte, ce qui concerne une minorité de patients et ne résout pas les nombreuses difficultés actuelles de la psychiatrie. Cependant la secrétaire d’Etat à la santé, Nora Berra, a promis lors des débats un "plan santé mentale" à l’automne qui pourrait compléter ce texte.
Des débats houleux jusqu’au vote
Une manifestation de professionnels de santé, en particulier du collectif des 39 "contre la nuit sécuritaire", a eu lieu le 16 mars, lors du début des discussions sur cette réforme contestée (voir notre reportage devant l’Assemblée).
Puis les orateurs se sont succédés au Parlement, les uns défendant une approche équilibrée d’un texte à la fois protecteur et offrant de nouvelles possibilités, comme l’administration de soins sous contraintes à domicile, les autres contestant une approche qualifiée de sécuritaire, à l’instar de l’ensemble des syndicats de psychiatres publics et privés (voir notre article : Réforme de la psychiatrie à l’Assemblée : les professionnels s’indignent). Le 22 mars, plusieurs amendements ont été proposés aux députés, émanant de l’UMP comme de l’opposition.
Les soins à domicile sous contrainte et l’hospitalisation pour "péril imminent" entérinés
La possibilité de soins sous contrainte à domicile, et non à l’hôpital, a été maintenue dans le texte de loi, ce qui créé donc une nouvelle possibilité thérapeutique. Cependant en pratique il n’est pas évident d’imaginer comment ces soins vont être administrés, et si cette mesure va compenser le manque de structures d’accueil ouvertes, qui représentent pourtant une solution intéressante de suivi des patients non internés (certains risquent de nier leur maladie et donc de cesser leur prise en charge thérapeutique, un suivi ouvert peut donc les aider à maintenir le contact).
Autre nouveauté, la création d’une possibilité d’hospitalisation sans consentement pour "péril imminent". Jusqu’à présent, l’hospitalisation forcée était possible à la demande d’un tiers (proche, famille) ou en cas de danger pour autrui (hospitalisation d’office). Cette nouvelle notion donne donc la possibilité aux médecins de faire interner un patient qu’ils estiment en danger pour lui-même, mais non dangereux pour les autres, que sa famille ne souhaite pas hospitaliser et qui ne souhaite pas lui-même être hospitalisé.
Le "droit à l’oubli" conservé
La notion de "droit à l’oubli", ajoutée en commission des affaires sociales afin d’éviter d’accoler à vie les pathologies psychiatriques au dossier d’un patient, a été maintenue malgré les velléités de suppression de plusieurs députés. Mr Jean-Paul Garraud, magistrat et député UMP, a pourtant soutenu que "les personnes déclarées pénalement irresponsables ou hospitalisées en unités pour malades difficiles peuvent rester dangereuses" et qu’il était donc important de pouvoir les suivre.
Il souhaitait donc, au titre de cette dangerosité potentielle, un maintien du suivi (une sorte de fichier psychiatrique) sans limitation de durée, négligeant de fait les possibilités de guérison (ou de vie normale avec la pathologie) qui heureusement existent, comme pour de nombreuses maladies non psychiatriques. Son amendement a été repoussé.
L’intervention du juge maintenue pour les renouvellements d’hospitalisation forcée
Le Conseil Constitutionnel a décidé en novembre 2010 d’instaurer l’intervention d’un juge dans les 15 jours pour les renouvellements des hospitalisations sous contrainte, ce qui évitera que ce soit uniquement le préfet qui décide, en particulier si les médecins ne sont pas de cet avis.
En effet, comme l’a souligné le député et médecin socialiste Serge Blisko, "depuis la publication d’une circulaire en janvier 2010, nous sommes confrontés à une situation aberrante : des personnes considérées comme aptes à sortir, à condition de bénéficier d’un suivi, encombrent les lits, pourtant rares en hospitalisation complète, parce que le préfet n’a pas daigné répondre à la demande que lui ont adressée les psychiatres de l’hôpital".
Suite à cette décision du Conseil Constitutionnel, la Commission des Affaires sociales a introduit un amendement permettant cette intervention du juge dans les 15 jours, ce qui pourrait être utile en cas de désaccord entre le psychiatre (qui veut autoriser la sortie du patient) et le préfet (qui souhaite le maintien de son enfermement). Les amendements de limitation de cette disposition, également proposés par Jean-Paul Garraud, ont été repoussés.
Une majorité en faveur de cette réforme
Le texte de loi a été voté par 266 voix (députés UMP et Nouveau Centre) contre 147, en première lecture le 22 mars. Deux ans après le drame de Grenoble et le souhait présidentiel de renforcer la sécurisation de la psychiatrie, de nouvelles possibilités de soins sous contrainte pour les pathologies psychiatriques les plus lourdes sont donc créées, sous réserve de vote similaire des Sénateurs bien sûr. Les amendements votés en Commission des Affaires Sociales et confirmés lors des discussions à l’Assemblée ont permis de corriger les aspects les plus unidirectionnels de ce texte, avec en particulier une limitation du rôle des préfets et des possibilités de "fichage".
Par ailleurs il est permis de s’interroger, comme l’a fait le député du Nouveau Centre Jean-Luc Préel lors du vote de cette loi, sur la possibilité de mettre en œuvre cette réforme qui "multiplie le nombre de certificats requis alors que la démographie des psychiatres est problématique" et que les juges des libertés sont déjà débordés…
Un plan santé mentale annoncé pour l’automne 2011
Cet aspect soulevé par Mr Préel a été évoqué par plusieurs intervenants lors des discussions sur ce texte, qui ne concerne que les soins sous contrainte (13 % des cas seulement) : quid d’une véritable nouvelle loi sur la santé mentale, alors que la France manque en particulier de psychiatres, de pédopsychiatres, de lits en psychiatrie ? A cause de cette situation, de nombreux patients, bien qu’en crise, ne peuvent être soignés avant "plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour les adolescents", comme l’a rappelé Serge Blisko.
Le secteur psychiatrique a été exclu de la dernière grande réforme de la santé (la loi HPST), malgré les engagements initiaux de Madame Roselyne Bachelot. Mais Nora Berra, devant les demandes et interrogations répétées des députés, a promis le 16 mars à l’Assemblée nationale un "plan santé mentale pour l’automne prochain".
L’occasion de faire un premier bilan de la réforme votée le 22 mars, de mettre à plat tous les problèmes, actuels et à venir, de la psychiatrie en France et de proposer de nouvelles solutions afin de répondre aux enjeux et besoins majeurs soulevés depuis des années par les professionnels de cette spécialité médicale.
Jean-Philippe Rivière
Sources : "Droits et protection des personnes faisant l’objet de soins psychiatriques", compte-rendu intégral des différentes sessions, accessibles sur le site de l’Assemblée Nationale : 1ère séance, 2ème séance et vote solennel
Photos:
- (illustration) Déplacement d’un patient dans les couloirs du service Psychiatrie du Centre hospitalier Belair, Charleville-Mezieres, 2005, © MULLER FREDDY/SIPA
- Jean-Paul Garraud, 2010, © OBARD/SIPA
- Serge Blisko, 2006, © IBO/SIPA
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Monsieur le curé


efficace

Leçon de grammaire :

La Bonne dit à son Curé :"Monsieur le Curé, notre
vin de messe est arrivé !"
Le Curé répond :"Marie, ce n’est pas NOTRE vin de
messe puisque tu n’as pas le droit  d’en boire, tu dois donc dire VOTRE vin de
messe. "

Le lendemain Marie dit à son Curé :"Monsieur le Curé, votre
bois de chauffage est arrivé !"

Le Curé dit :"Marie, tu dois dire NOTRE
bois de chauffage puisque nous nous en servons tous les 2 ! As-tu compris cette
fois ?" > "Oui, dit Marie".

"Est-ce tout pour aujourd’hui Marie ?"

"Non", répond la Bonne :

"Monsieur le Curé: VOTRE braguette est
ouverte et NOTRE quéquette est sortie….

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